On ne peut pas faire comme si ce n'était pas l'un.
Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans cette maison?
Écoutez, le cadre est déjà extraordinaire.
C'est un endroit pas très loin de Paris, 40 km, mais on est à la campagne.
Et c'est vrai que quand je viens ici, c'est un moment de respiration.
J'adore Paris, mais c'est quand même une ville très dense.
Et ici, il y a la nature, les oiseaux, ça permet de se ressourcer.
Pour une Islandesse, c'est important d'avoir un petit rapport avec la nature régulièrement.
Je m'appelle Austice, je suis historienne de l'art.
Je suis en France depuis un peu plus de 30 ans.
Je suis venue au Tepa pour faire mes études.
D'abord, j'ai été jeune fille au père à Nîmes.
Ensuite, j'ai été à Montpellier.
Et puis, je venais à Paris assez rapidement, puisque mon rêve, c'était Paris.
Je suis quelqu'un d'assez cosmopolite, je pense.
Je suis né au Danemark.
Après, j'ai vécu aussi le ferroé.
J'avais 6 ans quand on est retournés en Islande.
Après, mon père a travaillé à droite et à gauche en Somalie, en Israël, Gaza.
J'ai beaucoup voyagé.
Ce qui me plaît à Paris aussi, c'est le côté cosmopolite.
C'est le fait d'avoir toutes sortes de cultures à portée de main.
C'est la maison dessinée par Alvarado pour le galeriste français Louis Carré dans les années 50.
C'est une maison où Louis Carré vivait avec sa femme Olga.
Il recevait aussi beaucoup de artistes et amis des clients.
Et Louis Carré utilisait la maison aussi pour exposer sa collection.
Il y avait des cantables, des sculptures, etc.
Nous allons également organiser des expositions.
C'est quand même une maison dessinée pour ça, sortes de maisons si maises.
Nous allons montrer des artistes contemporains, mais aussi des artistes contemporains internationaux.
C'est un programme qui est en train d'être mis en place.
L'Islande a des côtés fantastiques évidemment, mais c'est vrai que le petit test de la société fait aussi que les gens s'observent beaucoup.
Et dans une grande ville, on est un peu plus anonymes.
Ça a du bon et du mauvais, mais en tout cas, ça me convient bien.
Est-ce que vous pourriez nous parler de Arnor?
Arnor, c'est une revue fondée en 1997 à Paris.
Au départ, c'était une revue universitaire.
Le premier numéro n'est même pas d'image.
Au fur et à mesure, c'est une revue qui s'est offrée.
Nous avons fait appel à un graphiste.
Au début, elle n'était que en français.
C'est une revue annuelle à peu près, fondée par des passionnés de l'art nordique qui avait envie de mieux connaître l'art nordique en français.
Depuis quelques années, nous sommes ouverts au marché avec des extraits en anglais.
Maintenant, la revue est entièrement en français et en anglais.
Vous venez d'où en Island?
Je vais essentiellement de Reykjavik.
Je pense que mes parents viennent de Reykjavik.
C'est là qu'on a vécu quand on est retourné en Island.
Après, j'ai vécu quelques années à négiscope stadeuse dans l'est.
Quelle est, selon vous, la particularité du design scandinave aujourd'hui?
Par rapport aux années 50 où il était très reconnu et reconnu sur la scène internationale?
C'est vrai que le design dans les années 50 était très en vogue aux États-Unis, en Europe.
Avec les dizaines d'Annois comme Anéa Kopsen avec Nair, Yfi Nyul et en Finlande, Alvaralto, Verkala, etc.
Après, il y a eu un petit passage à vie dans les années 70-80.
Mais depuis plusieurs années, le design nordique est vraiment revenu sur la scène internationale.
Et je pense que ce qu'apporte le design nordique, c'est une certaine authenticité, une approche naturelle des matériaux.
C'est vrai qu'il y a une conscience écologique qui fonctionne bien.
Il y a peut-être une fraîcheur qui parle aux gens aujourd'hui et qui correspond bien à ce style plus épuré, plus léger, qui marche actuellement.
Alors on a parlé du design scandinave. J'aurais bien aimé savoir si vous trouvez que le design français a une identité aussi forte que le design scandinave.
Le design français, non, je pense qu'il n'a pas une identité aussi forte. Il y a été personnel du fort dans le design français, Philippe Stark évidemment.
Aujourd'hui, les frais bourrelais font des choses formidables, mais ils sont assez différents de Philippe Stark.
Donc c'est plus une question de personnalité, je dirais, qui apporte des choses qui s'expriment un peu comme des artistes.
Il y a des structures assez fortes en France comme le VIA par exemple qui encourage la création.
Donc à ce niveau-là, ça fonctionne. Il y a une industrie de l'ameublement, etc.
Mais non, je ne vois pas une très forte identité dans le design français.
Parce qu'Alto, il est dessiné des choses qui mettent sur le garage.
Mais au début, le toit devait végétaliser. Et puis là, je ne sais pas si vous voyez là, à l'arrière, il y a des petits jambois blanches qui sont faites pour que du lyre qui monte.
Que pensez-vous de la politique mise en place par le gouvernement islandais pour promouvoir les artistes islandais?
Depuis plusieurs années, il y a eu une vraie politique pour soutenir les artistes identés à l'étranger, comme la création du Icelandic Centre of Arts.
Voilà, avec des bourses, etc. Mais malheureusement, actuellement, nous constatons que le gouvernement est en train de couper les fonds destinés à la culture.
Ce n'est pas seulement pour les artistes, mais pour d'autres disciplines et pour la recherche également. Ce qui est très dommage, à mon avis, c'est une erreur de couper les fonds destinés à ce genre d'activité.
Ah oui, donc il y a pas mal d'activités? C'est Cécile Mantel, qui a fait ses lampes-là, une superbe table aussi.
Et puis la fralente, donc avec la messe encarrée bien représentée. Et puis bon aussi, tapis au bercat-là, c'est magnifique.
Il y a beaucoup d'ouvrages sur le design Scandinave. Vous avez notamment participé à celui-ci qui regroupe toute l'histoire du design de 1945 à 9 jours. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus?
Oui, donc j'ai participé à ce livre, l'art du design publié chez Cécile Mantel et Masneau. Sur le design Scandinave, j'ai écrit sur les peines nordiques de 1945 à aujourd'hui.
Et je suis heureuse d'avoir pu y inclure un chapitre sur l'Islande, parce qu'on ne parle pas souvent du design islandais, mais nous avons une histoire du design qui n'est pas très ancienne, mais qui est intéressante, qui est assez liée à celle du Danemark au début,
puisque les designs islandais allaient faire leur sétude au Danemark. Donc voilà, là je parle de Suède Carval, de Café Morka, qui est toujours identique.
C'est marrant, donc le bout des pièces sont un peu avec le... C'est-à-dire qu'il y a une pièce là où il y a des placards au fond? Oui, du profond.
