J'ai commencé par la flûte traversière à l'âge de 7 ans.
Ça me plaisait beaucoup et par un coup de hasard, il se trouve que je me suis mis à commencer le basson aussi.
Et ça a été un peu le coup de foudre, c'est-à-dire qu'au bout d'un an, je savais très bien que je voulais en faire mon métier.
Je remercie d'ailleurs ma prof.
Suite au conservatoire de Nîmes, je suis allé étudier un an au conservatoire du dixième dans la classe de Philippe Anand,
qui est un très grand bassoniste français.
Et ensuite, je suis rentré au CNSM de Paris l'année d'après avec Gilbert Rodin, comme professeur principal,
qui est un autre très grand bassoniste.
Je les remercie tous les deux pour leur enseignement.
J'ai terminé mon cursus de basson au conservatoire.
Je suis actuellement dans un cursus de musique de chambre, en cas de tête avant.
Ça m'a fait arriver par bonheur à l'adamie, à être révélation classique de l'adamie.
Gilbert Rodin, mon professeur, me dirait que c'est l'instrument ambivalent par excellence.
C'est-à-dire que c'est ni masculin, ni féminin, ni triste, ni joyeux, ni grave, ni aigu.
C'est un peu de tout à la fois.
J'adore les mille facettes de l'instrument et toutes les couleurs possibles.
Ça peut être inquiétant, gogenard, ironique, très poétique aussi, très triste, mélancolique.
C'est ce que j'adore particulièrement dans le basson.
Et bien être révélation classique de l'adamie, c'est tout d'abord une chance de pouvoir montrer le basson.
Tout simplement parce que c'est un instrument qui est assez méconnu, finalement,
qui est très peu exposé, qui a un répertoire soliste qui a été assez faible, on va dire,
c'est-à-dire qu'il est faible en quantité, je parle.
Et du coup je suis très content de pouvoir à mon niveau défendre les couleurs du basson,
défendre toutes ces qualités.
Et puis voilà, ça me fait très plaisir que soient aussi des instruments rares qui soient sur le devant de la scène.
Merci d'avoir regardé cette vidéo.
Merci beaucoup.
