Bonsoir. Donc ce soir on a un sujet qui est un peu, qui n'est pas simple en fait et donc
c'est une réflexion collective qu'on va faire sur ce sujet. Il y a beaucoup d'affirmations
et il n'y a pas énormément de choses qui sont prouvées sur ce phénomène dits des
vagues d'innovation. Je vous en montrerai pas mal. Souvent les gens vous disent c'est
simple, il y a 4 vagues, 60, 70, 80, 80 comme si le monde était né en 1960, comme ce qui
s'est passé avant. Est-ce que ce qui a été observé sur deux fois ça marche aussi après
et donc on va voir qu'il y a beaucoup d'affirmations par rapport à ce qu'on peut mesurer même
si c'est un outil clé de voir ce phénomène cyclique, disons. Donc 5 points j'évoquerai,
continuité ou discontinuité, on va voir est-ce qu'il y a vraiment des vagues ou est-ce
que le phénomène de l'innovation est un phénomène continu. Souvent on dit il faut innover de
façon continue. Pourquoi est-ce que ça se limiterait à des périodes ou par rapport
à de la continuité? Qu'est-ce qui génère une discontinuité alors que le progrès des
connaissances est relativement continue? Les courbes de diffusion dites courbes en S,
vous avez déjà vu, on appelle courbes en S, on va voir tout ce qui affecte le S qui fait
que c'est rarement une courbe en S, elle va prendre différentes formes et il y a rien
à comprendre. Les différentes approches de ces vagues d'innovation, je ne parlerai pas
de toutes mais il y a différentes façons de les appréhender, des exemples surtout
Europe et puis j'ouvrirai sur Asie mais on n'approfondira pas là, on le fera quand
on traitera l'Asie pour voir. Et puis un peu la vague actuelle que je ne développerai
pas complètement vu que c'est le sujet la prochaine fois mais on posera le problème
puisque l'intérêt de voir comment ça s'est passé avant c'est de voir si ça nous éclaire
aujourd'hui, en quoi ça peut permettre de mieux appréhender la grande vague d'innovation
actuelle, est-ce que c'est comme d'habitude ou est-ce que c'est quelque chose qui est
dur à gérer? Notamment s'il y a vraiment innovation gap.
Alors continuité ou discontinuité? J'ai parlé des grandes vagues d'innovation qui
dit grande vague, c'est à dire qu'on a un paquet d'innovations qui arrivent, développement
simultané de nombreuses innovations, un paque, donc discontinuité. Pourquoi? Alors
on a quelques explications, après la mesure est très délicate surtout pour revérifier
dans le passé. Pour par exemple connaître exactement qu'elle a été le taux d'adoption
d'une innovation qui a démarré au milieu du XIXe siècle, il faut 5 thèses quoi parce
qu'il n'y a pas les chiffres qu'on n'a pas été captés en temps réel, on n'avait
pas les retrouver. Les gens inventent beaucoup de données, ils ont 3-4 indicateurs, ils
vont prête ce qu'on appelle une porteuse qui est une série statistique qui a proximité
sur lequel on va dire que ça s'est sans doute passé comme ça. Mais vu la loi du moindre
effort, la plupart des gens affirment sans avoir rien vérifié et quelquefois la vérification
s'avère très différente de ce qu'était la prévention de départ. Alors pourquoi
est-ce qu'il y en a beaucoup en même temps? On a le concept d'innovation transverse,
qui se répand en transverse et qui va servir à tout. L'exemple absolu c'est l'électricité.
On a eu une première vague qui a été d'utiliser l'électricité pour l'éclairage, principalement
Paris s'appelle City of Life, ville lumière, parce que c'est la première ville au monde
qu'il a mis en place. L'opéra garniée s'appelait l'opéra électrique, c'est le premier
opéra qui avait l'électricité. Les gens qui venaient à l'exposition universelle
1889 ont vu quelque chose d'exceptionnel, des centaines de milliers de lumière, des
rues éclairées et donc c'était pour l'éclairage public et fournir énergie des premiers moteurs
électriques. Tout ça a très bien marché jusqu'en 1903-1904 et là on a une crise
d'électricité, pourquoi? Et par exemple en Allemagne qui était très en avant sur
l'électricité, ils sont restés puissants, on avait une soixantaine d'entreprises sur
l'électricité qui avait démarré partout. L'électricité étant inventée, vous avez
des générales électriques, compagnies générales, l'électricité en France, AUG, c'est-à-dire
compagnies générales, l'électricité en Allemands, un Nippon électrique, générales
électriques, c'est-à-dire je vais faire avec l'électricité tout ce qu'on peut faire
avec de l'électricité. Mais passer ces deux applications les plus évidentes, les plus
obviuses comme les américains, il y a eu crise violente et les soixante ont fondu, ont bouffé
les uns les autres, il y en a resté deux, Siemens et Uge, qu'ont ramassé tout le monde.
Et puis l'électricité repartie ensuite pour une croissance longue, pas tellement dans
l'application directe, mais on a fait de l'électrochimie, de l'électrométalurgie,
de l'électronique, de l'onde électrique, l'électricité rentrée partout, qui fait
que l'on a trouvé, tout marche ici, on coupe le courant, vous voyez, tout s'arrête, ce
qu'ont un Pismaker, il y a aussi de l'électricité, donc on fait de gaffe, donc l'électricité
est typique d'une quelque chose de transverse comme l'internet, comme certains matériaux,
comme des matériaux plastiques par exemple ou autres. Donc beaucoup considèrent et on
l'observe assez que c'est deux, trois innovations génériques transverses qui vont déclencher
le système, c'est-à-dire qu'on avait un état de l'art et là on va avancer grâce
à quelque chose qui va traverser la société, le symbole de l'électricité, on met d'ailleurs
une ampoule électrique quand quelqu'un a une idée, on mettait pas une lampe à huile
avec, ça ne représentait pas Dieu qui est clair comme les apôtres, c'est parce que
l'électricité, vous vous rappelez-vous, les nines a dit le communiste, c'est l'électricité
plus les soviets. On pensait que c'était tellement révolutionnaire qu'on allait passer
une révolution sociale, les soviets sont partis, il y a toujours électricité. Donc
voilà, c'est ce grand innovation qui arrive d'un coup qui peut être aussi scientifique,
l'arrivée de l'Algebre par exemple à la Renaissance, les Chépras-Rabes, etc. Donc
des innovations qui ne vont pas être dues dans un domaine mais qui vont nourrir tout
le système de façon radicale pour l'emmener aujourd'hui, digitalisation qui va se balader
dans tous les secteurs. La SNCF il y a 15 jours a présenté sa stratégie digitale,
assez ambitieuse, il y a 5 ans, elle n'avait pas de compétences particulières en digitale.
Et le directeur de la SNCF, le premier concurrent aujourd'hui c'est, d'après vous, British
Rail, Google. Voilà, deuxième, Blablacar. Donc vous voyez, il s'est passé quelque chose
puisque un organisme qui est très infrastructure dit bon, concurrence dans le domaine du digital.
Donc généralement des innovations génériques, un pack qui va déclencher le système, transverse,
et l'arrivée de toute une série de courbants S. Alors je vous montre, par exemple, là
sur 1740 aujourd'hui, donc 250 ans, de vagues de grandes innovations. En verticale, c'est
des grandes innovations et me dire comment c'est défini, ben parce qu'elles sont grandes,
je ne vais pas rentrer dans l'analyse qui a été faite par l'université américaine,
c'est aucun impact qui est long et durable. Vous apercevez ici que ce qu'on appelle les
vagues d'innovation sont pas si évidentes et là en plus, elles sont mesurées en Angleterre.
Et donc vous voyez ici, la première révolution industrielle, il faut la chercher pour la
voir. Elle est allée sur 100 ans passées. Il faut savoir que les techniques révolutionnaires
qui vont arriver en Angleterre, qui vont marquer la première révolution industrielle, donc
au début de transition 18e, 19e siècle, elles mettront des décennies à passer le
Chanel. Elles arriveront dans le pays beaucoup plus tard et donc on fera pas le lien. Et
pour voir une révolution, il faut la regarder à un endroit puisqu'il y a un temps de diffusion
qui est assez long. Et vous voyez aussi, bon l'investissement sur le rail, mais ça
serait apparemment que sur une période de 10 ans, mais on va revenir dessus. Vous voyez
la grande vague d'innovation, ce qu'on appelait la belle époque, ce que les Anglais appellent.
Seconde révolution industrielle, la première, on était en pleine révolution. On coupait
la tête au savon, enfin on n'était pas dans cet esprit-là. C'était une révolution
mais pas industrielle, ce qui a d'ailleurs été un peu un frein au développement. Et
nous, la grande vague, les Américains appellent ça, c'est la grande vague des biens pour
tout le monde, qui arrive la machine à laver, tout ces choses-là. Nous, on parle de belle
époque quand on est en Europe. 30 glorieuses, vous voyez, on les voit à peine, déjà c'est
pas 30 et c'est pas glorieux, mais on va pouvoir revenir dessus. N'est époque aujourd'hui,
vous voyez une petite pointe, mais sur un seul domaine. Et donc première chose qu'on
va voir, c'est que, suivant l'endroit où on mesure, on va pas avoir du tout la même
visibilité. Et c'est pareil, dans le passé, la Renaissance a mis 100 ans arrivant en
Angleterre, vous voyez, par exemple. Il y a déjà quelques décennies arrivant en France.
Et donc suivant, on va regarder, on verra pas la même chose. Et après, on ramasse les
données, mais on ajoute des choses qui n'ont pas été constatées par la société à l'endroit,
à l'endroit particulier. Alors ici, est-ce qu'il y a une relation entre l'innovation
et ces grandes vagues? En amont des brevets, alors ici, je vous montre ceux qui ont la
meilleure state sur les brevets, c'est-à-dire nos amis allemands. Vous voyez l'évolution
depuis la création de l'office des brevets, en 1812, en Allemagne, l'évolution des brevets.
Vous voyez, pendant une longue période, ça se voit à peine. Peu de gens breufs s'écoutent
à faire, c'est compliqué à faire, et puis après, ça va s'envoler. Alors ici, on va
voir quelque chose. Donc, si je mets là, dans les trous, c'est parce que c'est les guerres.
Première guerre mondiale, deuxième guerre mondiale. Vous pouvez pas être dans les tranchées,
dans les labos en même temps. Et donc, on a une chute des inventions pendant les guerres.
Et puis, on va voir les périodes. Ici, vous voyez la montée de les brevets de façon
spectaculaire, qui est cette période dite belle époque, seconde révolution industrielle.
Les deux pays-leaders, c'est la France et l'Allemagne, pas l'Angleterre, qui reste
plus sur la première, qui a du mal à passer à la seconde. Les années folles, on oublie,
années 20, ça va pas durer longtemps, c'est une reprise violente, assez rapide, qui va
durer jusqu'à 29, ça vous dit quelque chose, crise de 29. Et là, ça se dégrade puisque
le PNB va baisser dans les pays européens pendant toutes les années 30. C'est un glissement
continu vers la guerre. Ce n'est pas comme ça. On s'abaisse de 1,5-2% par an. Le salaire
des instituteurs est baissé 15 fois de suite entre 1929 et 1939, quand vous donnez une
idée. Et puis, la chute de la 2e guerre mondiale. On voit ensuite les 30 glorieuses,
donc reprises des des brevets. Vous voyez, on a bien des innovations, des inventions
pendant la pré-guerre. On a la longue période dite la crise, entre 1973 et le début de
ce qu'on appelle la belle et la nette époque. Là, il faut voir, parce que sur des séries
longues comme ça, il n'y a pas les 10 dernières années. Après, on appellera ça la bulle,
Internet, parce qu'il y aurait... Mais on voit bien qu'il y a une corrélation entre
des périodes où il y a beaucoup plus de dépôts de brevets, si vous voulez, à une
période qui va être une période de prospérité, de vision dynamique. Les deux sont assez liés
parce qu'il y a d'énormes effets d'anticipation. Quand il arrive quelque chose de nouveau, on
promet que ça va changer le monde, etc., donc il y a une désanticipation positive.
Alors, si je regarde ce que ça donne au niveau financier, ici, c'est un ratio que
peu utilisent. En fait, c'est la valorisation constatée par la bourse par rapport à la
valeur réelle. Je ne rentrerai pas dans les détails, c'est un outil qu'on utilise en
finance, notamment pour le financement des grands projets. C'est-à-dire que là, quand
on est au-dessus de un, on va avoir des anticipations positives. C'est-à-dire que tout le monde
se met à croire au futur, avec un risque de bulle. On investit dans les secteurs nouveaux.
On veut des actions d'IBM, des actions du NASDAQ, etc. Quand on passe en-dessous, on
est en phase dépressive. On pense que c'est la fin des récours, la fin du monde, tout
foulecant, tout va mal, etc. On sous-investit. Et ici, je l'ai mis volontairement parce que
la série commence plus tôt, mais là, sur le trait des brevets, on ne peut pas constater
l'évolution des brevets. Ici, j'ai mis en phase. On voit bien qu'ici, on a une longue
période d'anticipation positive. On va survaloriser, surperformer l'indice de référence,
dire nos amis banquiers. Après, quand évidemment la guerre ne s'arrange personne, la reprise
qu'on constate pendant les années 20, la guerre est terminée, on repart. Beaucoup
d'entreprises se créent à cette époque. Il n'en est pas resté beaucoup parce qu'elles
sont, avec 10 ans, et survivent après à 15 ans de baisse, plus de moitié de perte
de PNB pendant la guerre. On a très peu d'entreprises qui ont survécu. On en a un peu, mais plutôt
ceux qui étaient liés à l'armement comme par hasard parce qu'ils n'ont pu survivre
parce qu'ils avaient des contrats d'État. On voit la reprise d'après-guerre, des 30
glorieuses, entre guillemets, chute et reprise avec la bulle internet. On voit une corrélation
assez directe quand même entre le progrès des connaissances actées par les dépôts
de brevet et la valorisation qui est faite d'anticipation positive par rapport à ce
mouvement de découverte qui est relayé, bien sûr, par la société. Je vous montre juste,
c'est le moment de voir que ce n'est pas. On retrouve bien ces périodes de valorisation.
Belle époque, un éfol, 30 glorieuses, net époque avec anticipation positive, mais on
voit que ce n'est pas qu'une relation simple. Puisqu'on a des guerres qui viennent tout
vous par terre également, c'est-à-dire qu'il y a une garantie que ça monte pendant 50
ans, ça remet 15, ça remonte 50, ça remet 15, et une interprétation qui ne serait
que mathématique. Donc voilà, innovation et création de richesse, on a bien eu anticipation
positive ou reprise de confiance dans ces périodes-là. 30 glorieuses en repartant de
niveaux quand même qui étaient très bas. Et on voit le phénomène de la bulle internet
typique. On arrive des valorisations trop élevées par rapport aux potentialités du
nouveau secteur. Diffusion d'innovation de courbes en S, caractéristiquée d'une courbe
en S, les nombreuses variantes, et ce n'est pas le portant. Tout ne se diffuse pas en
courbe en S. On reviendra notamment sur le cas des innovations inclusives. Est-ce
veut dire qu'on a un démarrage lent? Alors après, ça va vous donner les théories
du early adopters, les premiers, ceux qui ont les moyens, ceux qui veulent acheter
leur iPhone à 800 dollars en couchant devant l'entreprise, parce qu'ils sont des passionnés,
ceux qui achèteraient quand le prix aura nettement baissé. Donc une montée et après
on a les derniers, ceux qui ont moins de moyens. Or, on a des innovations qui sont
directement pour tout le monde. On va revenir dessus. Quand on a vacciné les gens avec
le BCG, c'était tout le monde. Quand on a mis une innovation radicale pour tous,
tous les enfants sont rentrés à l'école, pas une partie. Quand on a mis l'électricité
dans les villages, on a mis dans toutes les maisons pas une sur trois, pas un early adopteur.
Quand on a mis les réseaux d'eau, c'est vital, loupotable. Non, je déterminais sur
la planète, on a mis de l'eau à tout le monde. Maintenant, c'est les Indiens qui
rappellent qu'il y a de vraies innovations, elles sont inclusives. C'est-à-dire qu'elles
n'excluent personne, donc je ne vois pas pourquoi il y aurait qu'une partie d'un
early adopteur, c'est-à-dire que c'est une décision qu'elle soit disponible pour
tous comme un vaccin, comme chose comme ça. Donc il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas
que ces trucs. Et le mythe de l'accélération. Alors ici, je vous montre des cours, vous
allez du les voir assez souvent. Alors faites attention, il n'y a qu'une base de données
statistiques pour ces cours, une seule. Donc c'est toujours les mêmes, sauf qu'elles
sont bien arrangées selon les cas de figure. Donc ici, on vous dit, voilà, comment le
téléphone, l'électricité, l'automobile, les réfrigérateurs, la radio, etc. se sont
diffusés dans la société. Donc quand c'est pas inventé, c'est simple, personne n'en
a, peut pas avoir une voiture, tant elle n'a pas conçu. Et à la fin, pratiquement,
tout le monde en a, voire plus que 100%, il n'y en a qu'en en deux, c'est le cas
d'aujourd'hui des téléphones mobiles. Et entre les deux, donc on a une période qui
va être une période très importante pour la croissance, du fait que ça s'envole.
C'est-à-dire, ce moment, le développement du téléphone mobile, l'an dernier, c'était
8%, c'est d'année, c'est quinze, les prochaines, c'est 30, c'est un moment où tout ça
monte. Et si on a une série de secteurs qui décollent, on est dans une période donc
d'innovation importante. Et généralement, ceci est montré pour dire, la diffusion des
produits s'accélère. Généralement, vous allez voir le commentaire, ça s'accélère.
Pourtant, ne le vérifie pas du tout. Et les cours qui sont mis sous notre nez nous
montrent que c'est pas le cas. Mais par facilité, on dit que ça s'accélère. Alors déjà,
on voit ici, premier respect, vous voyez l'impact, ici, c'est la guerre. Enfin, c'est la crise
de 29 dont on va sortir par la préparation de la guerre. La crise de 29 qui mène les
années 30, la grande dépression américaine, c'est mesure aux Etats-Unis. Alors vous
voyez ici, le taux d'équipement en automobiles, donc ça chute pendant les années 20, ça
remonte un peu avec des véhicules. On avait analysé la crise de 29 beaucoup plus moins
coûteux, notamment avec les partis en bois sur les véhicules américains, etc. Et puis
on a la guerre, évidemment. Les moyens sont mis au service de l'armée pour faire des
jeeps, etc. Et on va redémarrer plus bas avant de repartir les années 60. Et puis après,
on va avoir, on reviendra là-dessus, le fait que pour les biens d'équipement, il
est dur de dépasser 80 à 90 % d'équipement. Donc on voit ici cet impact. On voit par
contre une technique là qui passe à travers la crise et la guerre, sans problème, parce
qu'elle est très pratique pour les gens. La radio, il y a des produits dans la courbe
s'accélère pendant la crise. Le réfrigérateur, par exemple. On avait regardé les 29 parce
qu'ils permettent de faire des grosses économies. On allait chercher à la campagne tout un
de produits. On pouvait garder du lait et tout ça. C'était à faible consommation.
Donc réfrigérateur, c'est le moyen de garder des produits alimentaires qui avant étaient
périssables. Et donc il va bénéficier de la crise. Et donc ici, on voit des évolutions
rapides. Vous voyez la radio, par exemple, la vitesse à laquelle ça monte. Un réfrigérateur
aussi. Alors là, comme par hasard, il n'y a pas la télé. Il n'y a que la télé couleur
plus tard. Il manque plein de choses. Ici, on va voir, il y a 25 innovations majeures
qui ne sont pas chiffrées. Alors, faire attention, s'appuyez sur une partie. On va revenir
sur ce schéma sous forme différente. Alors généralement, beaucoup d'articles vous verrez
ont répondu à l'accélération de la diffusion de l'innovation. En disant, vous voyez, l'automobile
s'a mis ça, s'a mis des plombes, le téléphone s'a mis l'on, l'électricité aussi. Télévision
radio, ça a été rapide. Et maintenant, c'est plus rapide. En disant, on part de la
date de conception. Sauf qu'on va revenir dessus. Si vous regardez les dates, c'est
très difficile de dire que ce produit était inventé à telle date la télé. Elle est
démontrée, enfin, des années 20 en Angleterre. On ne mettra des réseaux de télévision qu'après
la 2e Guerre mondiale, parce qu'avant, il n'y a pas d'argent pour le faire, c'est
la crise des années 30. C'est la guerre. Et on mettra les premiers réseaux, même
aux États-Unis. CBS, NBC, ABC, c'est début des années 50, milieu des années 50. Ils
invendront le concept de ménagère de moins de 50 ans pour mesurer l'audience et chaîne
de télé. Et donc ici, vous voyez bien qu'il y a des courbes à évolution hyper rapides,
qui apparemment sont plus rapides que l'évolution du PC et du cellulaire, et qu'on déclare
être moins rapides en les décalant par rapport à une date de conception qui, si on la vérifie
ne correspond pas. Et en disant, voilà, à travers le temps, vous voyez, ça, c'est
un peu accéléré entre la radio, entre ici la télévision noire et blanc, le câble,
autre. Si je transpose cette courbe-là pour la mettre ici, elle monte plus rapidement
que celle qui est ici. Il n'y a pas eu cet effet. Ici, je vous remonte encore, voilà,
l'accélération, la vitesse de diffusion des produits vers les foyers américains. Alors
là, on va passer un peu de temps là-dessus. Vous allez voir quatre catégories différentes.
Ici, vous avez ces nouvelles innovations. Le papier est mis comme ça pour dire, voyez,
tout va plus vite. Avec développement internet, téléphone cellulaire et PC. Ici, vous avez
au pardon, je pensais que c'est sur suicide que j'avais les... Non, je ne vais pas les...
Apparemment, j'en ai un autre un peu plus loin, alors pour l'analyse, oui, je l'ai
fait un peu plus loin, excusez-moi, je l'ai prévu. On va voir que ce n'est pas le cas.
Ici, on a ces innovations qui sont très particulières parce qu'elles demandent des investissements
colossaux. Ici, on a des innovations qui passent dans les infrastructures existantes.
Alors, vous mettez un signal qui est digital sur un réseau téléphonique plutôt canalogique.
Vous n'avez pas fait un investissement. Pareil sur le réseau électrique, etc., où va avoir
à la fin un réseau de routes, etc. Donc, on compare des choses qui n'ont rien à voir.
On va avoir donc des autres activités à croissance extrêmement rapides. Alors ici, vous voyez
toujours, les nouvelles technologies atteignent plus rapidement les consommateurs et plus
rapidement qu'avant. Je peux vous dire que chaque courbe est soigneusement choisie, parce
que sinon, ça n'émontre pas ça du tout. Alors ici, je vous montre. Ici, vous voyez,
les avions, les avions, faire les avions, faire les aéroports, faire tout. Vous voyez,
la rapidité à laquelle se sont développées les avions. Là, c'est une période où c'était
interdit, c'était l'année à l'armée. Il y a des aspects d'interdiction qui sont très
importants au niveau des produits nouveaux. Ici, vous voyez l'automobile. L'automobile,
c'est un des usines d'automobile, des routes, il faut le faire. On ne développe pas comme
ça un réseau de routes. Vous voyez, le réseau qui a été développé avec Michelin qui mettait
ses bornes, etc. C'est colossal. L'un n'a toujours pas de réseau de routes. C'est
une infrastructure importante. Téléphone, eh bien, il faut mettre le réseau avec les
fils que vous voyez partout pour faire passer le téléphone et ça s'est développé rapidement.
Automobile, vous voyez ici, cette période-là, c'est la période de la guerre, ça a démarré
extrêmement vite l'automobile. Après, il y a une pause pendant la guerre et c'est
reparti, mais infrastructure, route, etc. Electricité, investissement colossaux. Il
faut des centrales électriques, il faut des réseaux de distribution d'électricité.
On ne dit pas juste, ah tiens, j'ai envoyé un nouveau service internet, ça s'est diffusé
en six ans. On ne parle pas du tout de la même chose. Et si je prends le siècle d'avant,
par exemple, le chemin de fer, tout le 19e siècle, de 1800 à 1900, le train arrive vers
1848, le rail en fer, ce rail en fer, cela commence les gros investissements. Plus de
moitié de tous les investissements réalisés pendant le 19e siècle vont sur les chemins
de fer pour montrer l'ampleur. Et vous, vous allez à l'Europe, vous verrez des tunnels,
des ponts, des actus, tout ça. Ça a amené d'ailleurs au fait que les TGV l'ont emporté
sur les aérotrains malgré tout l'argent qu'il a mis sur les aérotrains parce qu'ils
rentrent dans les villes et vous rentrez dans toutes les capitals d'Europe sans faire des
nouveaux trous, sans mettre tout en l'air. L'investissement aujourd'hui correspondra
à 5 milliards d'euros. Et donc après dire, moi je compare avec mon service internet,
c'est une plaisanterie, on ne parle pas de la même chose. Et c'est pour ça qu'on
va avoir des innovations. Gap, ici vous voyez l'impact des guerres, là c'est la période,
crise 29, guerre, etc. Pendant la guerre on réquisitionne l'acier, on dit renaut vous
faites des équipements pour l'armée, vous arrêtez de faire vos voitures pour les gens,
ils sont, c'est la guerre quand pas acheter une voiture. Ici vous avez des innovations
dont les nouvelles, dont on veut nous parler, et vous avez au milieu des innovations en
diffusion extrêmement rapide qui sont venus avant. La radio, vous faites un micro-ondes,
la télévision était une rapidité exceptionnelle. Donc je dirais, on part de choses souvent
non comparables. Donc je vous remets ce tableau sur longs périodes, ici entre 1905 et 1915,
il y a 25 innovations majeures qui ne sont pas chiffrées. Le cinéma par exemple, la
spirine et les premiers médicaments chimiques, les réseaux d'adduction d'eau, tout ça
n'est pas chiffré. On va juste mettre le téléphone, avec l'infrastructure, le téléphone,
tout le temps les États, ils ont hésité à lâcher le téléphone ou pas, ils voulaient
le garder pour des raisons militaires, ce qui a été le cas en France, qui nous a amenés
un retard phénoménal à un moment donné. Électricité, je vous dis équipement, quand
vous voyez la consse, ici vous êtes à peu près à l'électricité qui représente
un quart de tous les investissements industriels. Vous avez vu ce qu'une centrale nucléaire,
pas une nucléaire encore plus après, mais une centrale électrique, leur réseau de
communication électrique, la distribution, les courants forts, les transformateurs,
l'équipement électrique de la maison, c'est une des plus rapides diffusions qu'on a
eu dans l'équipement de cette taille-là qui change la vie des gens. Autos, vous voyez,
le décollage est hyper rapide avant la crise, il monte. C'est-à-dire, avant la guerre,
on a passé 50% de gens quand une auto aux États-Unis, vous donnez une idée. Niveau que nous, on
atteindra au milieu des années 60, bien qu'ayant inventé l'auto, parce qu'on aurait eu des
guerres qui auront retardé tout le phénomène. Et donc, si je prenais l'époque, vous voyez,
ici, j'ai mis en rouge les choses qui ont été mesurées. L'électricité, le téléphone,
la radio, l'automobile, l'électricité au réseau électrique, c'est complètement
big. On n'arrive pas à savoir ce qui mettait derrière l'électricité. C'était à la
diffusion des ans en poule, si c'était à la distribution de courants, machine à laver,
mais chimie fine, rien, anesthésie, médicaments, vaccins, sans les vaccins, le monde change,
le pétrole, les plastiques, les parfums cosmétiques, agroalimentaire, biologie, télégraphe, photographie,
rotative, cinéma. Après, c'est en eutique, paquebot, les trains longues, grand glin,
grand magasin, les sucurs salles, tout ça n'est pas chiffré. Or, ça s'est développé
extrêmement vite. Si je prends le cas du cinéma, l'année d'après l'invention du
cinéma par les frères Lumière, il y avait des salles de cinéma dans toutes les capitales
du monde, vous donnez une idée. Quand on a maîtrisé la liquefaction des gaz, l'air
liquide six ans après était déjà présent pratiquement sur toute la planète. Vous donnez
une idée. Il était déjà au Japon, il était partout. On a eu des évolutions ultra rapides.
Deux diômes boutons étaient présents sur la terre entière. Il avait un catalogue de
350 véhicules, tous les taxis de New York, tous les autobus du Chili, enfin tous les
véhicules partout. Pendant 20 ans, il a dominé toute l'automobile mondiale avant d'arriver
de la fortes de thé. Donc tout ça n'est pas chiffré. Il faut faire attention de mesurer
les innovations d'infrastructures lourdes avec des choses toutes récentes en disant
mon nouveau... Et d'en tirer des conclusions, parce qu'on ne constate pas. Ici, c'est
un tableau intéressant qu'on va agrandir. Wall Street Journal avait mis en disant, voilà
un peu ce qu'on voit. En blanc, les petits carrés blancs, je ne veux pas vous les faire
tous, c'est toutes les innovations arrivées. Jusqu'ici, les deux chiffrages chez radio,
téléphones. Et après, on dit, il y a plein de choses. Attendez, aujourd'hui, on a les
chiffres, chaque distributeur ou entreprise publie la densité de ces choses. Et je vous
montre deux choses très différentes. Vous allez voir. Ici, la télévision. Et ici,
si je retransfère la télévision ici, par rapport au téléphone sans fil, et par rapport
au téléphone mobile, sans fil, c'est dans la maison, au mobile, qui démarre au même
moment, voilà, la télé était ici, le téléphone mobile, il est là. Parce que téléphone mobile,
il faut refaire un gros dépense d'infrastructure. Ce qu'on doit se coltiner toutes les gros
travaux d'infrastructure, eh bien il faut mettre des réseaux partout avant que ça
démarre. Ce n'est pas, comme dire, la première génération nette, elle est passée dans les
fils qui étaient installés partout. C'est-à-dire qu'elle a juste à utiliser les fils existants,
on ne peut parler pas la même chose. Mais je vous montre la trajectoire télévision par
rapport à celle du téléphone. Vous voyez, deux évolutions radicales. Alors, on serait
en Russie. On sait pourquoi. Stalin était violemment pour la télé, parce qu'il parlait
à tout le monde, tout le monde se taisait. C'était l'outil idéal du centralisme
démocratique. Il était violemment contre le téléphone, qui ne pouvait que favoriser
la contre-évolution. Les gens, ça les plaît entre eux. Et donc, ça a été interdit très
longtemps. Au point que même, quand il y a eu la perestroïca, il n'y avait toujours
pas d'annuaire téléphonique en Russie. L'annuaire téléphonique a été autorisé. On en a publié
dans la société que j'avais avant, pour savoir tous les gens qui travaillaient dans
le même secteur, qui ont publié le premier annuaire des gens qui travaillaient dans l'espace,
par exemple, parce qu'on dit, mais les gens vont s'appeler entre eux, donc vous pouvez
l'appeler quelqu'un de vous connaissiez parce que c'est son numéro. Vous ne pouvez pas
dire, tiens, je vais aller voir qui je pourrais appeler dans une autre ville. C'était interdit.
C'était contre-révolutionnaire. Donc, une technologie peut-être considérée comme
contre-révolutionnaire. Mais là, on est aux États-Unis. Ce n'était pas tout à fait
le même cas. Mais toujours est-il quand même que le téléphone longtemps a été bloqué
en France? Vous pouvez revoir des commentaires de l'Assemblée nationale en disant, oui,
mais imaginez qu'on ait eu ça. Alors à ce moment-là, quelqu'un, il est passé un
coutu et lui dit qu'il a caractéristique du Canon 75 en un magne et c'est foutu. C'est
incontrôlable comme truc. Tout le monde appelle tout le monde. C'est le bordel total. N'importe
qui va pouvoir faire n'importe quoi. Et donc, ça a toujours été lâché petit à petit
avec possibilité d'écouter les communications, avec des contraintes fortes. Donc ici, ce
décalage-là, il n'est pas tellement lié à la difficulté du système. Il est lié
à la posture. Et pendant la guerre, on dit attention, ça devient... Les ennemis nous
écoutent, les murs ont des oreilles. Donc, on bloque le téléphone plus qu'à d'autres
moments. On ne peut pas passer n'importe quoi. C'est contrôlé. Et après, ça va se libérer
pour arriver à ce niveau. Alors que le réseau télévision est très coûteux au début. Par
exemple, les grandes chaînes de télé, encore aux U.S., on les appelle les networks. Les
grands networks NBC, ABC, 6 billets. Parce que, soit vous aviez le network, tous ces
pylônes pour émettre, émettre partout, soit vous ne pouviez pas faire de télé. C'est
la possession du network qui donnait la possibilité de diffuser de la télé. Donc l'investissement
était colossal. Et c'était pareil pour la radio au début, avec RCA, avec ses émetteurs
et les autres qui ne les avaient pas. Maintenant, vouloir un répéteur sur un satellite, le
coût de diffusion d'une chaîne de télé a été divisé par 100 000 par rapport à
cette période. On ne parle plus de la même chose. C'est moins cher de créer une chaîne
de télé qui a une revue papier. Vous avez plein de canaux libres, si vous avez l'utilisation.
Donc, vous voyez ici deux trajectoires qui ne sont pas liées que maintenant, ça va plus
vite parce que c'est digital. C'est lié aussi, on peut dire, à un moment donné, attention,
big data, big browser, interdiction, NSA, enfin ce que vous voulez. Il y a un aspect réglementaire
très important. La société n'accepte pas comme ça toute innovation de façon simple.
C'est juste pour montrer deux trajectoires. Et ici, vous voyez des travaux plus récents
qui disent, attention, on s'aperçoit qu'on avait strictement les mêmes façons de diffuser
quand on parle de la même chose. La courbe de diffusion est comparable. En fait, la radio
s'est développée très vite et notamment pendant la guerre parce que c'était le moyen
de rester en contact ici, l'onde, enfin tout ce que vous voulez. Chacun, il y avait une
guerre des radios parce que c'est le moyen de prévenir rapidement sa population, d'être
tenu au courant, on en est les nouvelles du front, les américains, savoir où étaient
leurs troupes. Vous voyez l'arrivée de la télé et la télé se fait une vitesse exceptionnelle.
Pratiquement rien n'est séduisé plus vite que la télé. Et on voit que l'internet, il
est plutôt moins rapide que la télé. Il n'y avait pas de guerre à ma connaissance avec
aussi le mobile internet smartphone. On est dans des courbes. Après, on met des périodes
de récession. On a eu toute petite récession pour de rire. Ce n'est pas la crise des années
20 non plus et ce n'est pas la guerre. Donc, c'est pour ça qu'on parle maintenant du
mythe, par exemple, d'autres aspects. La courbe, elle va connaître des aléas. Par
exemple, aux États-Unis, où la population est dispersée, vous avez tout le middle east
avec des américains qui ont encore des paquets de dollars avec un élastique autour pour
vous payer si vous arrêtez quelque part. Et puis, vous avez la région de Houston,
vous avez la région de New York, vous avez la région de Californie qui vont adopter
très vite des choses et après, ça ralentit tout de suite. C'est-à-dire qu'on monte
très vite à 30 %, et après, vous avez un long palier de croissance plus faible pour
que le middle east et tout l'appareil américain roule. Et on sature assez vite. On sature
vers 80 % pour les gros biens d'équipement. Très en dessous de l'Europe. Exemple des
machines à laver. Machines à laver, on le verra après. Aux États-Unis, on ne dépasse
pas 80 % avec une machine à laver. Et on a toute une culture du lieu, des endroits
où on va. Vous avez vu James Dean qui passe son temps dans les laveries automatiques.
C'est un lieu de rencontre, c'est un lieu qui est dans tout l'imaginaire américain.
On ne trouve pas forcément intelligents d'avoir une machine à laver pour soi-tout seul.
C'est le lavage, ça c'est plutôt en bas de l'immeuble. Il y a un aspect culturel.
C'est juste montrer qu'il y a un aspect culturel. On n'a pas la même pratique. Et donc, on
a un taux d'équipement en France très supérieur aux États-Unis en machine à laver.
Les gens sont assez plus individualistes à ce niveau-là. On n'a pas le même niveau.
Et donc, voyez, aux États-Unis, dès qu'on arrive dans les parties hautes, là, c'est
moins évident que dans d'autres pays. Parce qu'on va toucher une population relativement
pauvre. On va toucher des gens qui sont... C'est pas la même population ethnique.
C'est les Hispanos, c'est les blacks, c'est les gens, les blancs pauvres, etc. Ce qui
fait qu'on n'a pas une belle courbe comme au Japon. Ou comme en Allemagne, une immense
classe moyenne. Aux États-Unis, ça va vite. Sur la Californie, ça va vite. Sur le tour
de Houston, ça va vite dans ces trucs-là. Ça ralentit après parce que l'Amérique
profonde est assez conservatrice, donc elle passe pas comme ça. Et à la fin, on arrive
plutôt par rapport aux pauvres institutionnels, elles, si vous voulez, qui vont plutôt avoir
une consommation qui sera aidée à ce moment-là ou collectif.
