A Madrigal, c'est d'abord une forme poétique. Aujourd'hui, on pense, on dit « Madrigal », on sait tout de suite que c'est en fait de la musique polyphonique.
A cette époque-là, donc, début du 17e, c'est une forme musicale qui est devenue très célèbre.
Il était particulier à plus d'un titre, en fait, puisque c'était un noble, déjà, prince de Vénosa et donc un poste très important, enfin, un statut social très important, très haut.
Et c'est un homme-prince qui faisait de la musique, mais qui a fait de la musique, mais lui, elle n'a fait vraiment, pratiquement, sa profession.
Il n'avait pas besoin pour vivre, mais enfin, c'était une immense partie de sa vie.
Ce qui est très particulier, c'est qu'il est, on peut presque dire, extrême, extrême, exuberant, surtout dans ses compositions.
Sa musique est d'une audace et va très loin dans l'exploration de ce qu'on appelle les « écritures polyphoniques », le contrepoint.
C'est une musique qui va se charger de plus en plus au cours de sa vie, de dissonance, de choses tout à fait extraordinaires.
Même à l'époque, ça a dû choquer certains de ses collègues la façon dont il met un musique, donc c'est poème qu'il a choisi.
Et c'est aussi pour ça que ça a fasciné des compositeurs de la fin du XXe siècle, dont Stravinsky, qui a lui-même complété certaines œuvres de Jésus Aldo, dont il manquait une partie.
Je l'aime beaucoup parce que je suis très habituée. C'est assez dissonant pour l'époque. Même au Clavecin, mon mari pensait même que c'était faux, mais non, c'est dissonant.
Il était bien accordé puisqu'il l'a accordé avant.
On a écouté ça religieusement, très intéressant, très captivant. Oui, vraiment, ça m'a passionné.
Il est aussi particulier par sa vie amoureuse, très tumultueuse puisqu'il a fait assassiner sa femme et l'amende de sa femme.
Oui, j'adore ces spectacles. J'aime l'ambiance.
Le fait que les concerts se passent comme ça dans des endroits de patrimoine, c'est une musique du XVIe siècle. C'est vraiment très adéquate de le jouer dans une église aussi ancienne que celle de Houdan.
C'est une église, c'est une église, c'est une église, c'est une église.
