En plein cœur de Paris, un terrain de 3,2 hectares. Dans les anciens bâtiments de la maternité désertée par l'assistance publique,
naissent aujourd'hui d'autres histoires solidaires et collaboratives, et s'y façonnent d'autres destins.
Je sais pas si vous avez des questions.
Oui, donc actuellement sur le site il y a 600 personnes qui sont hébergées.
C'est des centres d'hébergement, d'urgence ou de stabilisation, et chaque centre a ses propres publics.
Pour nous c'était important de pouvoir faire cohabiter des publics si différents, et je pense par exemple aux personnes en situation d'hébergement.
D'habitude elles sont dans un centre et personne va à leur rencontre.
Au sein du projet des grands voisins, ça permet vraiment d'avoir des gens qui viennent vers l'autre, que ce soit dans un sens ou dans l'autre,
et ça crée des choses, des amitiés, des projets.
Dans le cumul des besoins humains, il n'y a pas que la nécessité d'avoir un toit sur la tête,
et un truc à bouffer, avoir un lieu de sociabilisation, pouvoir s'exprimer, créer, interagir.
Il y a des architectes qui par exemple donnent des cours de français,
le luthier lui va donner des cours de guitare, donc c'est plus dans ses cordes.
Et donc nous on le fait via le camping, via des choses très simples du quotidien, un barbecue,
un café restaurant qui est très ouvert, où on peut venir faire réchauffer son plat qu'on a fait chez soi au micro-monde,
des petits aménagements sur les espaces extérieurs,
et l'idée c'est de vraiment bosser sur des imaginaires qui peuvent un peu plus parler à tout ce qu'un hôpital les affectait pas.
La bienveillance au quotidien, l'attention et la disponibilité pour l'autre,
bonjour, t'existe quoi, on peut construire des espaces tant,
qui sont différents de ceux qui existent d'habitude,
où il y a de la cohabitation pacifique entre des publics qui n'ont rien à voir.
On a encore toujours la difficulté de vraiment faire que ces personnes se l'approprient complètement,
donc on est toujours en train d'essayer d'ajuster, on a essayé de mettre en place plusieurs choses.
L'aspect FMR, c'est peut-être aussi ce qui rend cet espace si attractif.
L'histoire racontée par ce laboratoire urbain montre qu'il est possible d'utiliser intelligemment des espaces laissés vacants.
Les travaux pour construire un futur éco-quartier devraient commencer en juin 2017.
Les associations devront alors rendre les lieux.
Souhaitons que les sourires de Maud, Saloum, Léa, Norbert et tous les autres trouvent une nouvelle place pour rayonner.
