Éric, Roan et Mar, c'était envolé avant moi pour Katmandu. Pierre avait ses obligations
professionnelles assumées en Inde, et Zeng était rentré en France. Au Népal, nous nous
apprétions alors à poursuivre notre aventure à quatre. Capitale du Népal est peuplée
de un million et demi d'habitants en incluant sa vallée, la ville de Katmandu fut notre
premier camp de base. Abrité au cœur d'une vallée verdoiante dont j'avais pu admirer
les relais à fin d'avion, elle me conqui tout de suite par ses montagnes avoisinantes.
Destination privilégiée pour les hippies du monde entier dans les années 60, la ville
s'est aujourd'hui vidé de cette population. J'avais trouvé un Space Invader, oeuvre d'un
célèbre artiste français qui s'est mis en tête d'enveiller le monde. Nous avons
négocié des sabres finalement pas achetés, et avons surtout pris le temps de marcher
au hasard des ruelles pour nous rendre compte que nos coûts de cœur étaient partagés.
Au centre de la ville de Katmandu, on trouve la place de Durbar Square, qui en plus de
comporter les palais des rois Malaïsha, détient quelques temples. Car à l'instar des indiens,
les Népales sont extrêmement croyants. Chaque coin de rue est une louange au bouddhisme,
jusque dans ces fameuses bandes roll de drapeaux que vous avez sans doute déjà vu en photo.
Tiens au fait, vous vous rappelez de Céline, cette huissesse rencontrée à Tadusac au
Canada? Eh bien figurez-vous que nous nous retrouvions à Katmandu. Elle voyagait avec
Alex depuis l'Inde, où ils avaient acheté une moto. Et c'est d'ailleurs à leur compagnie
que je découvris Soyambunat, autrement surnommé le Monkitampol. Ils se trouvent en fait en
haut d'une colline à l'ouest de la ville, et ils tiennent son surnom de la multitude
de singes qui y vivent. On y trouve en son sein une stupa, divers sanctuaires et temples.
Lorsque l'on vient à bout de 365 marches qui permettent d'accéder en haut, on découvre
alors ce gigantesque dôme, censé représenter le monde entier. Tandis qu'en dessous sont
dessinés des yeux de Bouddhas crutant dans les 4 directions. D'ailleurs, bien que très
prisés par les voyageurs, Soyambunat a le mérite de ne pas être devenu un piège
à touristes. Quelque part au bord de cette route qui
menette au Tibet, à environ 13 km à l'est de Kathmandu, se trouve Bactapur. Fait important
à savoir, la ville a dominé économiquement et politiquement le pays jusqu'au XVIe siècle.
Depuis le milieu des années 1700, Bactapur cultif sont notes assis sous une forme prononcée
d'indépendance. Et cela s'illustre par des faits marquants. Dans la cité par exemple,
la plupart des personnes âgées ne comprennent pas le Nepali, qui est pourtant la langue
officielle au Nepal. Mes amis et moi visitions une école de peinture
dédiée au Mandala. Ces cercles de prières représentant l'entourage sacré d'une
date. Ma dernière soirée à Kathmandu, je m'en souviendrai toute ma vie. Nous l'avions
tranquillement commencé à manger des momos, ces raviolis locaux terriblement délicieux,
avant de nous rendre à Durbar Square, où se massait une foule impressionnante.
Nous avions une chance incroyable d'assister à la cérémonie Dine d'Ajatra.
Depuis le 17ème siècle, on ne célébrait pas la tradition des kumaris. Elles consistent
à isoler de très jeunes filles pour ensuite les adorer. Elles deviennent alors aux yeux
du peuple l'incarnation vivante de la DS Sinto Taliju. Et chaque apparition d'une
des sept kumaris en public donne lieu à des bains d'hystérie collective. Malheureusement
pour nous, la scène tournera mal. Et lorsqu'un amin peut exciter sortir à son sabre, nous
reprendrons mes jambes à notre fois.
