Je vais maintenant vous proposer d'accueillir les quatre invités de Marx, le moins qu'on
puisse dire.
Je vais commencer par appeler Caroline de Haas, être invitable.
Le troisième invité est une grande figure du féminisme, Florence Morel, et enfin,
l'anthropologue. Elle était professeure au Collège de France, elle a beaucoup étudié
les systèmes de famille, d'alliance, de parenté.
J'invite madame Françoise Héritier.
Le général n'est toujours pas terminé, on n'avait plus d'argent, on n'avait pas
de musique. Est-ce que je peux commencer par vous madame Héritier? On aura tous remarqué
une opposition biologique entre les hommes et les femmes, comment expliquons qu'à partir
de cette différence biologique, on est construit deux groupes sociaux hiérarchisés, les hommes
dominant les femmes.
Avez-vous une explication?
C'est-à-dire qu'il n'y a pas de société au monde qui était une société de pouvoir
féminin, il n'y a même pas eu de société d'égalité entre les sexes, il y a certaines
sociétés où on voit des femmes âgées, ça veut dire menoposées, de venir avoir
un statut quasi masculin, mais c'est seulement certaines femmes.
Au politique inférieur, c'est-à-dire à plus de 500 000 ans, il a fallu que cet humain
plutôt, qui se met à penser, à parler, à être debout, à agir sur les choses, il
doit donner du sens à son existence et il le fait à partir de ce que ses sens observent
en répondant à des questions d'une simplicité enfantine, qui sont toujours des questions
qui sont toujours posées devant nous, c'est pour y a-t-il de sexe, mais surtout l'incroyable
question, c'est pourquoi des de sexe insolent à la capacité de se reproduire à l'identique
de faire des filles, et puis il fait en plus un sexe différent de sa forme corporelle,
et puis l'autre sexe, il ne peut pas le faire, à quoi servent les hommes, à quoi servent
les hommes, si les femmes ont la capacité de faire les enfants toute seule, à quoi servent
les hommes.
Mais comme on l'a remarqué aussi à notre point, c'est qu'il faut du rapport sexuel
pour qu'il y ait une procréation, et bien la réponse qu'a donné toutes ces micro-sociétés
du début et qui ensuite, avec les retransmises générations après générations, c'est que
si les femmes font les enfants dès de sexe, ce n'est pas qu'elles aient un petit moteur
à elles qui leur permet de le faire, c'est que c'est les hommes qui, avec le fameux
phallus, mettent les enfants dans les femmes, donc les femmes elles sont donc à réceptat
de la matière, ou une marmite, on dit dans certains états forts, qu'elles cuisent
les enfants que l'homme a mis en elle, il faut se les approprier, un homme donne sa
sœur à un autre homme qui lui donne sa sœur en échange, et ses deux mariages se tiennent
si vous voulez, et les enfants dont appartiennent au père, elles sont données en mariage,
elles ne peuvent souvent pas voir un médecin si elles n'ont pas l'autorisation de leur
mari, elles ne disposent pas du nombre d'enfants, du choix, du nombre d'enfants qu'elles
auront et de la temporalité où les avoir. Au motel là où j'ai fait une bonne partie
de mes études de terrain, j'avais remarqué que les femmes avaient deux manières de se
comporter quand elles avaient un bébé dans le dos qui pleurait, alors de temps en temps
elles le prenaient, et parfois elles continuaient ce qu'elles avaient à faire, et parfois
même l'enfant les a cassés, elle le refilait à une petite fille qui passait par là, jusqu'au
jour où je me suis rendu compte, avec étonnement que c'était au petit garçon qu'on donnait
le sœur quand il pleurait tout de suite, et les petites filles qu'on faisait attendre.
Alors là j'ai demandé, j'ai posé le monsieur à tracé aux femmes alors demandant
pourquoi elles m'ont répondu avec une raison biologique pour les garçons, sociologique pour
les filles, en disant les garçons ils ont par nature le corps rouge, ça veut dire ils
sont violents, donc si on leur donne pas ils vont piquer des grosses colères, et cette
grosse colère risque de leur être fatale, et si nous voulons leur pas qu'ils meurent
une grosse crise de colère, il faut les satisfaire tout de suite, et pour les petites filles
les femmes vous savez, elles voient attendre toute leur vie, donc il faut leur apprendre
la patience tout de suite, et savoir qu'elles ne pourront pas toujours avoir tout ce qu'elles
souhaitent, donc on fait dès la naissance, dès que l'enfant ouvre les yeux, on crée
systématiquement, on appelle ça des races, deux races, d'individus, ceux à qui on va
donner la satisfaction immédiate de beaucoup de soins, et ceux à qui on apprendra l'attente.
