Aimer rouler, prendre du plaisir, avoir ce sentiment de liberté,
sentir le vent, les odeurs, les vibrations. En fait, la moto, c'est aimer rouler différemment.
Mon métier, c'est créer des motos de caractère et j'ai la chance de partager cette passion avec mon père.
J'ai toujours aimé la mécanique de Pustone. J'ai transmis le virus à mon fils et on a commencé à
bricoler des becans pour nos plaisirs en fait. Puis on s'est fait remarquer et nous a demandé
mais pourquoi ne pas monter votre atelier pour proposer votre savoir-faire aux autres.
Et un jour, un ami un peu déjanté nous a donné un surnom, les French Montaise,
en rapport au fameux préparateur d'Amour. Nous on a trouvé ça marrant et surtout ça
creulait bien notre état d'esprit. Au début, on achète une becane de série. Puis on se rend
compte qu'on a la même que son pote. Alors il lui colle un autocollant. Au pire, on change le
phare pour la différencier. Et on finit par vouloir rouler avec un objet particulier, un objet unique.
On prend notre pied quand on échange avec un client qui nous explique son projet, ses envies,
et qui nous fait ensuite confiance, qui nous laisse expliquer toute notre activité. Et ça, c'est
vraiment primordial pour nous. C'est frustrant de laisser partir les motos qu'on a créés.
On aimerait tout les garder quoi. Au moins, on a le plaisir d'être les premiers à les essayer.
Et quelles sont les modèles différents? C'est l'occasion du coup de partager nos ressentis sur les réglages.
Il n'y a rien de mieux que de traiter avec son fils. Alors on a une complicité du coup, on se
connait par cœur. Et on ne se prend jamais la tête, on crée plus que ça. Ce qui est génial,
c'est que j'ai un père qui m'a tout appréhend mécanique. Moi, j'ai pu apporter mon côté créatif.
Je vous pense qu'on peut être parfaitement. Aujourd'hui, on a plein d'idées en tête,
plein de projets qu'on aimerait réaliser. On aimerait arriver à se faire des motos pour nous,
et pour pouvoir rouler plus ensemble, et à continuer à nous éclater dans cette façon que vous.
De toute façon, tant que je tiendrai de goût, on continuera à faire des vitels.
