Bonsoir, ben j'amène André, donc je suis co-fondateur de Cosy Cloud, une start-up, ça fait deux ans que mon associé et moi ça m'a plein temps sur ce projet et mon objectif ce soir est triple.
D'abord, l'idée c'est dans la continuité de ce qui vous a été exposé, c'est d'essayer de partager une vision de ce que pourrait être le futur de l'usage de nos données personnelles, c'est d'ouvrir des cartels irido d'un futur possible.
Un second objectif qui est d'essayer de réfléchir à un chemin pour passer d'une vision à une innovation, passer d'une idée à quelque chose qui prend corps dans la vraie vie.
Et puis un troisième objectif que m'a soufflé, j'offrais, qui est de caser dans la discussion et la police n'y peut rien. C'est mon objectif de ce soir.
Alors avant de démarrer, je voudrais juste quand même insister sur le fait que notre contexte informationnel est extrêmement déterminant pour nous tous.
C'est à partir des informations qui nous arrivent, qu'elles soient numériques ou pas, que l'on se détermine en tant qu'individus et il se trouve qu'aujourd'hui ces informations sont de plus en plus numériques.
Quelque part, je suis, parce que la manière dont je procède aujourd'hui pour choisir mes vacances, ma destination, mon itinéraire, mes dépenses, le modèle de voiture que je veux acheter, etc.
Énormément des informations que j'utilise au quotidien pour prendre des décisions de quelque nature que ce soit, passent par un intermédiaire numérique.
Or, cet intermédiaire numérique, ce n'est pas juste un écran avec des gens qui pédale derrière, ce sont des algorithmes, ce sont des programmes qui travaillent, qui traitent les données, qui les préparent et qui me les mettent à disposition.
Donc il y a une vraie question de la pente de ces algorithmes.
Quelle est leur pente, quel est leur intérêt, quelle gouvernance préside à leur rédaction, leur écriture, leur développement.
Et la question est absolument essentielle puisque ces données personnelles sont très structureantes dans nos vies et qu'elles nous déterminent et que ces algorithmes ne sont pas naturellement bons.
Je ne sais pas si l'homme l'est naturellement bon, mais en tout cas les algorithmes, je vous garantis, je suis informaticien.
L'algorithme n'est pas naturellement bon. Il peut être biaisé, il peut se baser sur des hypothèses ou des données erronées.
Il peut avoir une intention, vous manipulez, on parlait tout à l'heure du retargeting, on peut assez facilement, quand on achète un produit aujourd'hui, avoir l'impression que le marché de la poussette est limité à 2-3 marques.
C'est qu'en fait, selon l'idée que les marketeurs se font de votre profil, les marques sur lesquels vous êtes les plus sceptibles de traquer, on va optimiser l'acte d'achat, c'est quelques modèles de poussettes et de marques.
Donc on va chercher à quelque part à vous donner une vue différente de l'arité de ce qu'elle est. Les algorithmes peuvent profiter de votre dépendance.
Par exemple, on n'a pas conscience de tous les mécanismes qui ont lieu derrière cet écran où on clique et il se passe quelque chose, on a une impression d'objectivité absolument terrifiante.
Je crois que je suis dans une école de commerce donc je pense que je ne vais pas parler dans le ville. Vous savez qu'aujourd'hui, quand vous faites une recherche de prix pour un billet d'avion, la deuxième recherche, le prix va baisser un peu, puis la prix va remonter et tout ça, c'est bien calculé pour suivre votre parcours d'acheteur et optimiser encore une fois l'acte d'achat au meilleur prix et vous faire craquer.
Donc ils exploitent ces algorithmes, un peu votre ignorance, votre banque d'autonomie et puis au-delà de ces exemples-là, ils peuvent être franchement malveillants et chercher à vous voler.
Mais paradoxalement, et ce n'est pas l'objectif maintenant, paradoxalement, ces deux derniers points pour moi sont les moins importants.
Parce que quelque part, je veux dire, là le méchant, il est visible, il est clair, il s'annonce, il se déclare, il y a une nique jaune, elle a été franchie. Alors que les premiers, le biais, la manipulation et le tiré-profi d'une asymétrie, ça c'est beaucoup plus insidieux, c'est beaucoup plus...
Ah, ça c'est pas moi ça. Et aujourd'hui, je pense que justement les enjeux auxquels on est confrontés sont des enjeux qui tournent plus autour des trois premiers points que des deux derniers.
Voilà, vous êtes étudiant, je ne peux pas résister à l'idée de vous exposer cet exemple. Je ne sais pas peut-être que certains d'entre vous ont besoin d'un prêt, d'un prêt étudiant pour accéder à vos études, pour pouvoir accéder à une formation supérieure.
Imaginons que le prêt qui vous a été octroyé est été en fonction de critères d'un profil extrait, je ne sais pas, votre profil Facebook, donc de tous vos amis, vos origines sociales, qu'aujourd'hui, une banque ne peut pas trouver des informations qu'aujourd'hui on ne s'est pas récupérées.
Imaginons que sous prétexte que votre profil ne soit pas entre guillemets ultra-bright, qu'on vous mette des conditions plus difficiles d'accès au prêt. Concrètement, ça veut dire que la prédiction devient autoréalisatrice parce qu'on considère que vous avez un profil à risque, on vous rend l'accès aux études plus difficiles et de fait, statistiquement, on vous enferme dans un schéma.
Donc il y a vraiment des enjeux absolument colossaux derrière cette neutralité des algorithmes et d'où la question, comment peut-on aligner les algorithmes avec notre intérêt d'individu? Comment est-ce qu'on peut se garantir, se prémunir de tous les biais que je viens de lister?
Bon, là, c'est un peu une anecdote. Est-ce qu'on peut leur faire prêter serment? Ce n'est pas complètement ridicule. Aujourd'hui, il y a des machines pensantes qui prennent des décisions importantes pour nous, un docteur, un juriste, un avocat, un militaire, un policier. Ce sont des gens à sermenter.
Bon, quelque part, l'algorithme qui prend une décision médicale, qui vous envoie une dose ionisante pour traiter votre cancer, la décision qu'il prend est de même nature que la décision d'un docteur. On peut se poser la question de la légitimité à ce que le développeur ait un engagement de résultats de même nature que celui que peut prendre un médecin.
Bon, là, c'est un peu une anecdote. Après, on peut essayer de voir les choisies en fonction de leur intérêt, leur business model. On peut se chercher à les maîtriser techniquement. Est-ce qu'on doit devenir des experts informaticiens ou avoir des garanties techniques de leur honnêteté?
Comment rééquilibrer ce rapport entre eux et nous? Et c'est là-dessus que je vais chercher à réfléchir avec vous. À partir de la question, qu'est-ce qui fait que les GAFA, donc les Google, Amazon, Facebook et Apple, sont aujourd'hui si puissants?
On ne peut pas ne pas rappeler qu'aujourd'hui, les deux principales capitalisations boursières dans le monde sont quand même Apple et Google. On ne vient pas aussi puissant par hasard. Il y a une réelle symétrie dans notre rapport d'utilisateurs, consommateurs, clients à ces entreprises.
Quelle est cette origine? Mon point de vue, je le livre un peu en bloc, c'est notre hypothèse, c'est que Google n'est pas qu'un développeur de logiciels, il y en a plein d'autres.
Ce qui rend Google spécifique, c'est cette conjonction de l'hébergement du serveur, donc la maîtrise technique physique de la machine, et du code qui s'exécute dessus.
Et ça, c'est ce qu'on développe avec cette idée du fait que l'administrateur du serveur choisit les règles de gestion qui s'exécute sur la machine, donc c'est la phrase de Lawrence Lessig, code is low, le code devient la loi, ça devient la règle.
Ensuite, le serveur est une boîte noire, vous ne savez pas quelle est les règles de gestion que le développeur a implémenté dans son code.
Et enfin, l'administrateur de la machine, le propriétaire de la machine, contrôle qui accède à quoi et à quelle condition. Donc quelque part, ce qu'on dit, c'est que le pouvoir est du côté du serveur.
La puissance d'un Google, la puissance d'un Facebook provient d'une seule et unique chose, c'est le fait de détenir la machine et les programmes qui s'exécute dessus.
Parce que vous avez perdu la main, vous avez délégué à ces tiers le contrôle de cette machine et du code qui s'exécute dessus, vous leur conférez un pouvoir énorme.
On a créé la symétrie en leur confiant nos données sur leur machine qu'ils contrôlent. Donc la conséquence de ça est assez triviale.
C'est que si la symétrie provient d'une détention par ces tiers de la machine, il faut se réapproprier le serveur. Il faut démocratiser le serveur, il faut que tout achète.
Il faut avoir son propre système d'information, son propre code personnel, on peut appeler comme sur le titre un personnel System Information Management, on peut mettre différents termes, enfin on serait approprié la couche basse qui est à l'origine de cette rupture de symétrie entre les fournisseurs de service et nous.
Une manière de dire, c'est qu'il y a eu le passage du computer, des mainframes, des gros ordinateurs, alors remontés dans les années 50-60, au personnel computer, années 70-80. Aujourd'hui on est dans l'ère du cloud, notre vision c'est de dire qu'il faut aller vers l'ère du personnel cloud, d'accord?
Un cloud que l'on se réapproprie et où on n'est plus dépendant d'un tiers qui administre nos machines et nos serveurs.
Alors ça peut paraître un peu fou, mais enfin on est ici pour parler d'innovation et généralement pour qu'il y ait une innovation, il faut commencer par pouvoir se dire que ce n'est pas possible, sinon il faut qu'il y ait une rupture, il faut qu'il y ait quelque chose qui change et que donc par rapport au quotidien on se dit qu'est-ce que c'est ce délire?
Alors pour comprendre pourquoi il y a une opportunité d'innovation, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a eu 40 ans d'efforts de porter sur la démocratisation du personnel computer. 40 ans d'efforts d'innovation, de créativité ont été investis pour passer de l'Apple 1 ou de la première souris de Dengelbart, qui est le 67 au-delà des 40 ans,
pour arriver à ces interfaces modernes qui sont responsives, fluides, intuitives, mobiles, tout ce que vous voulez et que tout le monde peut domestiquer sans être informaticien. Donc il y a eu un effort colossal de réaliser alors que du côté du serveur, pendant ces 40 même années, rien n'a changé.
On pourprend de cette photo à l'identique, aujourd'hui un informaticien qui administre un serveur, on enlève le noir et blanc et on a la même chose. Les bobines ont changé de taille, aujourd'hui la mode c'est plus la barbe que la moustache.
Par contre les lunettes sont toujours obligatoires parce que les écrans c'est toujours les mêmes, ils n'ont rigoureusement pas bougé en 40 ans. Il n'y a eu aucun effort pour domestiquer cette bête poilue et piquante qu'elle serveur, ce qui fait que la plupart des gens vont y arriver pour y avoir votre serveur, de quoi ils parlent, ça paraît déplacer.
Parce qu'il y a un retard qui a eu un décalage ou une évolution qui s'est faite vide d'un côté et qui n'a pas bougé d'un autre, ça crée des opportunités.
Et nous notre approche, dans la continuité du projet Mes Infos qui cherche à restituer aux gens leurs données, nous on cherche à restituer le serveur sur lequel les gens vont avoir leurs propres données. Donc avoir leur cloud personnel, passer du serveur de cet objet technique à un objet grand public, faire du serveur un nouveau device, un nouveau terminal grand public sur lequel l'utilisateur va pouvoir avoir le contrôle non seulement de ces données mais aussi des services qui accèdent à ces données.
Donc concrètement, j'ai amené un petit boîtier parce que là, en termes de délais, on n'a absolument pas le temps de faire une démonstration à l'écran alors que c'est quand même de loin ce qu'il y a de plus parlant.
Mais en tout cas, concrètement, vous pourriez imaginer avoir un petit boîtier comme ça à la maison sur lequel vous avez un disque dur, c'est branché au réseau.
Et dedans, vous avez non seulement toutes vos données mais aussi tous vos services, vos mails, vos contacts, vos agendas, vos relevés bancaires qui sont récupérés automatiquement chez vos banques, vos écritures, vos histoires de consommation.
C'est connecté à vos terminaux, vos objets connectés, l'univers du quantified self et toutes ces données sont réunies sur votre serveur pour que de nouvelles applications que vous installez en un clic depuis un marketplace,
de nouvelles applications vont pouvoir réutiliser vos données et vous en apporter de nouveaux usages qui ne sont pas possibles aujourd'hui dans l'organisation actuelle du cloud.
Parce qu'aujourd'hui, le cloud, l'intérêt économique des acteurs des services en ligne est tourné autour de la prédation autour de vos données. Leur business model, c'est quand même de vous accaparer clairement vos données.
Ces acteurs mettent en place des freins techniques pour qu'on ne puisse pas facilement créer de nouveaux services autour de vos propres données et vous êtes obligés de rester dans un silo.
Vous êtes obligés de rester dans l'univers iCloud d'Apple, de rester dans l'univers Google et sa suite d'applications ou Facebook.
Mais entre tous ces univers, les ponts sont extrêmement limités.
Bon, là, j'ai mis quelques références qui marquent un peu cette évolution. On n'est pas les seuls à aller dans ce sens-là.
Il y a un certain nombre de projets ou d'articles un peu fondateurs qui montrent la direction.
Il y a une tendance de fonds qui est de projets qui vont dans le sens de je veux avoir mes données sûrement hardware synchronisées avec mes devices.
Donc là, j'en ai mis quelques-uns. Chaque exemple est très intéressant et mérite vraiment d'être creusé.
J'ai mis les montants de leurs levées parce que c'est un site que j'utilise plutôt pour les investisseurs en ce moment.
Donc ça me montre qu'il faut investir.
Au-delà de ces quatre exemples-là, je tire très rapidement sur un cas que je trouve vraiment marquant et qui structure en nous dans notre approche.
C'est OVH. OVH, donc c'est un hébergeur. C'est quand même le troisième hébergeur au monde aujourd'hui.
OVH a lancé cet été un petit serveur dédié à 5 euros par mois.
Et cet été, ils en ont loué 15 000 en 10 jours.
Et là, je peux vous dire qu'il faut être geek-geek pour avoir des compétences informatiques pour pouvoir louer son serveur et l'administrer.
Alors même qu'il s'adresse à un sous-ensemble de la population des informaticiens et dans ce sous-ensemble, ceux qui vont encore avoir envie d'en faire le week-end,
ils ont une réponse forte du marché, d'accord? Les gens disent à ce prix-là, enfin les gens, cette audience-là dit je veux mon serveur.
Je veux avoir mon espace personnel sur lequel j'installe mes propres services.
Et ça, c'est très important, ce genre d'opportunités parce que c'est un début de go-to-market.
Je reviendrai sur le notion de go-to-market juste après.
Bon alors là, en temps normal, je vous ferai une démo, je vous montrerai comment vous vous connectez à votre serveur,
vous accédez à vos données depuis une haume, comment ça fonctionne, à quel point c'est fluide, à quel point c'est un paradigme qui au final est plus simple
que ce que vous connaissez aujourd'hui en ligne, c'est un peu perturbant, mais c'est vraiment le cas.
Pourquoi? Parce qu'une fois qu'on a son propre serveur avec toutes ces données et tous ces services, j'ai un véritable single sign.
En une seule connexion, j'accède à tous mes services.
J'ai pas besoin de mes mots de passe pour me connecter au service Pierre-Paul Jacques, à mes différentes banques,
avec des systèmes de clavier virtuel Tartampion qui me mettent une friction importante pour accéder à mes données.
Ou à mes historiques de consommation.
Je peux faire une recherche globale dans toutes mes données en une seule requête.
Je n'ai pas besoin de me connecter à mon Gmail, à mon Evernote ou à mon Dropbox.
Mes apps collaborent.
Aujourd'hui on a de la collaboration mais qu'au sein des silos.
Là, toutes mes apps sur mon serveur se mettent à interagir.
Mon serveur devient mon hub, mon collecteur de données de mon internet des objets.
Je n'ai pas à craindre les silos des fabricants de devices qui vont isoler, qui vont chercher à cloisonner leur environnement
de capteurs.
Mon serveur devient la gateway, le chef d'orchestre entre mon internet des objets.
En réunissant toutes mes données, je vais pouvoir faire du big data aux bandes de mes données personnelles.
Les entreprises sont du big data.
L'individu va pouvoir faire du personnel big data, va pouvoir avoir des analytiques,
ce qui permettant d'avoir une lecture de ce qu'il est, de ce qu'il consomme,
de façon à être plus proactive dans la gestion de son temps, de ses finances, de sa consommation d'énergie ou de sa santé.
Et ça, ce n'est possible que si on a un accès, que si les services ont un accès bas niveau aux données pour réussir à les croiser.
Et puis enfin, la confidentialité.
J'ai déjà un système un petit peu dessus.
Je vous ferai avant moi.
Pour nous, clairement, la fin de la privatie n'est pas pour demain.
C'est vraiment une vision de bisonours de penser que demain, il n'y aura pas de gens qui chercheront à vous voler,
à vous doubler, enfin, en tout cas, à utiliser vos propres informations à leur intérêt.
Et là, vraiment, je pense que c'est considérablement mentir que de dire que les enjeux de vie privée sont derrière.
C'est même clairement l'inverse.
Voilà.
Avec votre cloud personnel, vous luttez contre la dispersion de vos données qui aujourd'hui se retrouvent éclatées
et vous abaissez la friction pour les services, les réutiliser dans le respect de votre confidentialité.
Ça c'est un peu une vision transverse de la vision.
Alors voilà, ça, c'était justement la vision.
C'était l'idée.
Maintenant, comment une idée devient réalité?
Comment on passe d'un concept à un produit?
Il y a quelque chose qui trouve son audience, qui trouve son marché.
Notre premier argument qu'on a trouvé, c'est qu'aujourd'hui, il y a un besoin d'acteurs pour un système d'exploitation pour leur box.
Alors de quoi je parle?
En fait, il y a aujourd'hui beaucoup d'acteurs qui font de la...
C'est un peu condensé comme Slime, mais qui font de la box.
Vous pensez à votre box, à DSL, à la maison.
Mais c'est aussi le boîtier NAS, le serveur NAS, le disque du réseau, si vous voulez, que vous pouvez avoir.
C'est l'énergie éthicien qui est en train de se transformer en domoticien,
parce que avec la Smart Energy, il a besoin d'être de plus en plus connecté à votre habitat.
Google, ayant racheté Nest, c'est à ne pas oublier.
C'est le coffre-fort numérique d'une banque, qui aujourd'hui est une vision restrictive d'une box.
Mais c'est un espace de données personnelles, hébergé à distance, qui n'est pas chez moi, qui est chez la banque.
Mais c'est un espace de données personnelles, donc pour moi, c'est une box.
Et tous ces acteurs sont en train de faire des boxes selon des verticales métiers.
Le problème de ces verticales métiers, c'est qu'elles vont se faire balayer par des géants américains
qui arrivent avec des services transverses sur l'ensemble des données personnelles,
et qui sont en train de faire les verticales métiers les unes après les autres.
Ils ont le statut d'assureur, ils ont le statut de producteur d'énergie,
ils ont racheté par les Nest le thermostat connecté à 3 milliards de dollars,
ils font joujou avec les lunettes et les voitures connectées.
Enfin, ils sont en train d'arriver sur tous les secteurs,
et avec ce backbone transverse sur les données personnelles, ils pulvérisent,
ils vont arriver avec une force de frappe que ces solutions verticales ne peuvent pas affronter.
Et c'est là où nous, on arrive en disant, il faut réagir avec la même approche que dans la téléphonie.
Pour faire face à iOS, les fabricants de téléphone avaient deux stratégies,
faire bande à part ou se regrouper derrière une plateforme commune pour éviter de morceler le marché.
Donc concrètement, se regrouper derrière Android.
Ceux qui ont fait bande à part, c'est Nokia et Blackberry, et ceux qui ont survécu, c'est les autres.
Donc concrètement, ce qu'on dit sur la box, c'est pareil.
Si vous faites bande à part, on ne vous dit pas que c'est la box et la bonne plateforme,
mais en tout cas, si vous faites bande à part, c'est plier d'avance.
Redonner vos sous à vos actionnaires, c'est encore comme ça que vous afficherez le meilleur théorie.
Et cette approche a un certain succès.
Et c'est important parce que pour avoir, pour passer de la vision à la réalité,
il faut trouver des aides.
Être seul à évangéliser, c'est pas possible.
Trouver des acteurs qui ont le même intérêt que nous à ce que l'idée se mette en place, est essentielle.
Et bien, on trouve aujourd'hui des acteurs qu'on besoin de se positionner
autour d'alternatives au système, on va dire, GAFA, Google.
Et aujourd'hui, on travaille avec des acteurs comme la Poste, Orange ou OVH,
on est en discussion avec d'autres acteurs, parce qu'on leur apporte une opportunité
d'être une alternative à un acteur qui est, entre guillemets, leur ennemi commun.
De la même manière qu'IOS était l'ennemi commun aux fabricants de téléphone,
aujourd'hui, tous ceux qui gèrent des données personnelles avec une un peu de sensibilité
ont à faire à gérer la concurrence d'un Google.
Le deuxième argument, alors là, je le passais super vite parce que là, c'est le projet Mes Infos,
c'est une réinvention de la relation client.
Ça a été exposé, ça a été expliqué.
Ce qui est très intéressant, c'est de dire que la récitution des données personnelles
devient un argument de vente.
Ça devient un facteur différentiant pour aller sur un terrain qui permet des services
qui aujourd'hui ne sont pas possibles avec le paradigme actuel.
Donc ça, c'est vraiment génial de se dire qu'aujourd'hui,
les prénumériques, s'ils veulent survivre face aux géants du web,
doivent réagir et une manière de se positionner,
c'est justement cette approche de la restitution des données personnelles.
Et dernier point, c'est que dans cette stratégie de diffusion,
d'essayer de faire passer cette idée à une réalité,
il faut mettre en place un go-to-market.
Aujourd'hui, moi, je considère que ce slide, c'est le résultat de plus de deux ans de travail.
C'est vraiment l'aboutissement de beaucoup d'hésitation, de réflexion, d'opportunité.
Alors que je peux vous dire que du boulot,
on n'a plus de 9 hommes dans notre code,
enfin, je viens à côté, j'en ai du boulot.
Et pourtant, c'est quand même ce slide que je mets le plus en avant
parce qu'il a fallu un certain recul pour se dire ok,
on n'évangélise pas par nous-mêmes,
on ne va pas aller nous-mêmes,
quasi convaincre les gens d'avoir leurs serveurs,
on utilise des relais.
Deuxième point, on vise Madame Michu,
on vise le grand public, mais on y va par étape.
Et nos étapes, c'est première étape,
le early adopter, ce qui est le Geek Hacker.
C'est le client d'OVH, notre relais, c'est un OVH.
Ensuite, une deuxième audience, c'est le Power User.
C'est quelqu'un qui a un avantage,
un usage avancé du numérique qui regarde ce que font les Geek Hacker
et qui attend une opportunité.
Et cette opportunité, elle est apportée par un range
qui vous met à disposition votre serveur personnel
sur votre box dans votre salon
et vous n'avez rien à faire.
C'est déjà là où personnel, ça fonctionne.
C'est votre banque, c'est votre énergéticien, etc.
Et ensuite, on va vers le mass-market.
Et enfin, un contexte porteur.
Technique, je ne peux pas détailler,
mais il y a une maturité logicielle absolument fabuleuse.
Ce qu'on a fait dans Cozy, il était infaisable il y a quatre ans.
Enfin, c'est colossal.
Aujourd'hui, la puissance d'abstraction des couches logicielles
qui sont à disposition sur le marché, c'est fabuleux.
Et un point très important, c'est le prix du hardware.
Aujourd'hui, on peut faire des offres très peu chères
parce que les coûts hardware se sont effondrés.
Et quand je dis très peu cher,
ça veut dire qu'on peut atteindre des prix
qui commencent à concurrencer le gratuit.
On peut faire des offres payantes qui ont le goût du gratuit.
Quand on paye 5 euros par mois,
la friction n'est pas la même,
qu'à 15 euros par mois, même à 9 euros par mois.
Quand on se dit c'est deux canettes,
tout d'un coup, je balance mes deux canettes.
Et si j'ai une valeur ajoutée différenciante,
le système de micro paiement fait qu'on est prêt à passer à l'acte.
Et là, il y a vraiment un jugement énorme innovation
autour du business model basé sur le micro paiement
et rendu possible par le prix du hardware
et de l'hébergement très très peu cher.
Ensuite, il y a une opportunité de marché.
Aujourd'hui, tous les acteurs cherchent à imiter Google et Facebook,
cherchent à fabriquer un nouveau stylo
dans lequel on s'approprie des données personnelles des gens.
Mais celui qui tourne la tête et qui voit la lumière,
c'est une opportunité pendant que la masse court tout le monde
dans la même direction.
C'est une petite chance de se différencier.
Et puis le dernier point que j'ai évoqué précédemment,
c'est le fait que les prix numériques
ont réellement besoin de se positionner face au GAFA.
C'est ce qui fait qu'alors qu'on n'a que deux ans,
qu'on a rencontré trois fois Orange au bout de trois réunions,
on a démarré un projet avec Orange.
Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que ça représente,
mais c'est assez incroyable.
Bon, là je passe parce que le temps passe.
Donc en conclusion,
comment est-ce qu'on a aligné les algorithmes avec nos intérêts?
Justement, en adoptant un business model payant,
payant mais très peu cher.
Et ça, c'est absolument central dans l'approche.
C'est-à-dire que ça devient complètement un dollar.
C'est le principe de l'abonnement, c'est le principe du marketplace
sur lequel on a tous piraté des apps.
Mais quand l'app coûte 1,50€,
on ne se pose plus de questions, on achète l'app.
C'est le même logique.
Ensuite, on a une plateforme
où je n'ai pas pu vous présenter l'architecture,
mais sur votre serveur personnel,
vous avez une architecture qui vous garantit
techniquement une intégrité
des services qui travaillent pour vous.
Donc vous avez
retrouvé une forme
de maîtrise technique de vos données
et on restaure par ces deux points-là
l'équilibre.
En résumé, la vision c'est de dire
que hier nos pages web, enfin le web
était centré sur des pages statiques.
Aujourd'hui, il a organisé
autour de hubs sociaux et collaboratifs
et notre vision est de dire qu'il va évoluer
vers une structure de plus en plus décentralisée
en paire à paire où chaque individu
est son propre neu dans le réseau
et c'est vraiment notre vision
parce qu'une fois que vous avez votre serveur personnel,
tout est chez vous, vous avez votre propre
domicile numérique
et Google peut rien ne faire.
Peut-être pas la police mais Google, voilà.
