Nous, on a fait un tour du monde de l'innovation pédagogique et l'innovation pédagogique
qui utilise en fait les technologies, donc qu'on appelle les EdTech, d'où notre nom.
Donc on s'est rendus dans tous ces pays-là, plus la Nouvelle-Zélande qui est arrivée après,
donc dix pays en tout et on a dans chaque pays rencontré des acteurs de l'enseignement supérieur,
du K-12, donc du primaire, du secondaire, on a aussi rencontré des acteurs publics,
on a rencontré des start-ups, des entrepreneurs, plein plein de gens différents mais qui étaient
tous concernés par l'éducation et les technologies dans l'éducation.
Et ensuite on a regardé quelle pratique, quelle meilleure pratique, il existait dans ces pays-là
qu'on aimerait aujourd'hui partager dans un rapport qu'on est en train d'écrire sur les
meilleures pratiques qu'on a vu pendant ce tour du monde.
L'éducation c'est une question très locale, il ne faut pas l'oublier, c'est un enjeu souverain
qui est très lié à la culture, c'est-à-dire qu'on ne peut pas répliquer un modèle,
on ne peut pas répliquer un système éducatif qui fonctionnerait par exemple en Finlande,
j'entends souvent les gens me dire mais la Finlande c'est génial, il faut faire comme
en Finlande, non c'est pas possible, d'accord, on n'a pas la même culture, donc on ne peut pas répliquer
le modèle de la Finlande, par contre ce qu'on peut faire c'est s'en inspirer et la comparaison
en fait internationale nous aide à avancer, nous aide à accélérer le changement dans nos
propres pays, ça oui, et ça on en est persuadés et c'est pour ça qu'on a entrepris sur du monde
et c'est pour ça qu'on est là aujourd'hui et qu'on essaye de parler à un maximum de conférences
pour essayer de transmettre tous les messages qu'on a vu et tous les bonnes pratiques qu'on a
observé, donc voici quelques takeaways qu'on a appris pendant ce tour du monde, les attaques pour nous
c'est une façon en fait de repenser l'éducation, c'est une façon de la repenser au 21e siècle
en utilisant la technologie comme un outil comme un autre, un outil comme une feuille de papier ou un
stylo, c'est pas une fin c'est un moyen, donc ça il faut que ce soit bien clair et les edtech en
fait c'est toutes les technologies qui gravitent autour de l'éducation, ça peut être je ne sais pas
moi une app qui facilite la vie étudiante dans l'université, ça peut être un software d'adaptive
learning qui permet aux enfants d'apprendre de façon personnelle et adaptée à leur niveau,
ça peut être plein de choses différentes, ça peut être dans le corporette learning, les LMS,
il n'y a pas, voilà c'est tout ce qui gravitent autour de l'éducation et de la formation.
Ensuite les étèques nous permettent de repenser l'enseignement supérieur, pas de le remplacer c'est
à dire tout simplement faire en sorte de repenser son rôle, est-ce que l'enseignement supérieur a
toujours le rôle qu'elle a, qu'elle a eu il y a 50 ans, ou est-ce qu'aujourd'hui elle ne nous prépare
pas forcément au métier de demain, parce que les métiers de demain on les connaît pas, donc est-ce
que le rôle de l'enseignement supérieur est même je dirais le rôle de l'école en général, et de
nous former au métier de demain, ou est-ce que c'est autre chose, et donc ça aussi c'est une
réflexion qu'on peut avoir avec les technologies, de faire en sorte que finalement l'apprentissage il
peut avoir lieu partout, il nous suffit d'avoir un internet, une connexion et on peut avoir accès
au mot que des plus prestigieuses universités du monde et apprendre tout ce qu'on veut apprendre
n'est pas forcément du droit si on fait du droit par exemple. Ensuite ce qu'on a observé c'est que
le prof ne doit surtout pas être oublié dans ce processus d'innovation dans l'éducation, il est au
centre de cette de l'éducation donc il faut le prendre en compte. The teacher is a killer app ça
veut dire qu'il n'y a aucune application qui pourra remplacer le prof en lui-même, par contre
qui pourra l'aider, qui pourra le supporter, ça oui. On a vu un très bon exemple notamment en
Nouvelle-Zélande avec The Mind Lab qui est un organisme de formation des profs aux nouvelles
technologies, à l'intelligence artificielle, à la robotique, faire en sorte que ces profs s'y
intéressent et ensuite puissent parler à leurs élèves de ces nouvelles technologies qui vont
faire partie de leur futur et pour qu'ils sachent exactement ce à quoi s'attendre et encore on
peut pas vraiment savoir étant donné comme j'ai dit que les métiers de demain n'existent pas encore
et que c'est à eux, aux élèves, de les inventer. Ensuite, Head Surge aux États-Unis qui fait des
Tech for School Summit, donc en gros ils mettent ensemble des profs et des startups ensemble et
ils les font communiquer, les profs donnent du feedback pendant toute une journée à toutes les
applications qu'elles voient pendant ce summit et donc les entrepreneurs ont un feedback direct
des profs, ce qui les aide énormément ensuite à itérer et à améliorer leur produit. Donc ça
c'est très innovant et ensuite tout le réseau Teach For All, je sais pas si vous en avez déjà
entendu parler, c'est un programme de deux ans où on envoie les brillants cerveaux d'un pays,
les brillants jeunes enseignés pendant deux ans dans des quartiers populaires, des quartiers
défavorisés et ce programme existe maintenant en France pour la première année Teach for
Friends ça s'appelle. Donc en fait ce programme après deux ans les enseignants soit restent dans
l'éducation et continuent à enseigner, soit ils créent leur boîte ou ils restent en fait dans
l'éducation et les entrepreneurs les plus inspirants qu'on a rencontrés c'était des
alumnits de ce programme parce qu'ils savaient exactement ce dont en fait les élèves et les
profs avaient besoin dans les quartiers qui en ont le plus besoin et donc c'était vraiment des
rencontres très très inspirantes avec ce réseau de Teach For All. L'école est le nouvel
incubateur d'innovation, on a vu en Australie deux écoles très intéressantes qui avaient construit
à l'intérieur de leur mur un centre d'innovation où les profs allaient pour réfléchir à l'école
le demain et donc un proviseur très visionnaire souvent était à la tête de cette initiative et
poussé les professeurs de l'école à se réunir deux trois fois quatre fois par semaine pour réinventer
leur école ce qui fait que dans ces deux écoles maintenant il n'y a plus de salle de classe ça
est complètement c'est un espace qui est ouvert il n'y a plus de niveau et ça fonctionne très très
bien donc quand l'innovation est l'idée par les profs c'est là où elle a le plus d'impact selon nous
c'est vraiment quand on met les profs dans la boucle et pas quand on leur impose quelque chose en
top down on disant voilà maintenant vous avez travaillé avec des tablettes et débrouillez vous
la maker culture c'est super important aussi c'est en fait tout simplement les compétences du 21e
siècle c'est quoi c'est les forces c'est donc la collaboration le critical thinking c'est la
créativité et la communication et donc aujourd'hui notre système éducatif ne nous permet pas
finalement de transmettre ces nouvelles ces nouvelles compétences aux élèves par contre si on
commence à intégrer la maker culture dans le curriculum par exemple avec les maker space
faire en sorte que les enfants soient vraiment créateurs et pas consommateurs c'est à dire que
voilà on leur fait créer des apps on leur fait travailler avec des robots avec avec de la 3d
faire en sorte que ils inventent et ils sont beaucoup plus inventifs on aura besoin de cette
invention plus tard ils en auront besoin pour inventer leur futur métier et leur future compétence
ensuite ce qu'on a remarqué c'était que être une start-up de la technologie c'est dur c'est
comme faire un marathon mettre une start-up de de l'éducation ou de la et tech c'est vraiment
comme faire un iron man je sais pas si vous savez ce que c'est un iron man mais en gros ils vous font
courir pendant 42 kilomètres ensuite nager pendant 50 kilomètres et ensuite faire du
vélo pour 120 kilomètres d'un seul coup donc c'est une épreuve sportive qui est très complexe
très complexe et en gros pour qu'un écosystème fonctionne il faut qu'il soit basé sur une
communauté il faut qu'il y a un média qui parle de et tech il faut qu'il y ait un fonds d'investissement
qui investisse dans les start-ups de l'éducation ou de la et tech pas comme elle investit dans
les start-ups de la finance parce que c'est pas du tout pareil il y a un impact social aussi à
avoir et ensuite il faut qu'il y ait des incubateurs des accélérateurs des pépinières de
start-up qui soient spécialisés dans la et tech pour faire en sorte qu'il puisse y avoir une plus
grosse un plus gros impact en fait donc c'est selon nous ce qui manque un peu en france parce que ça
tout ça c'est présent aux états unis c'est à dire que voilà ils ont un système qui est très
spécialisé sur ça sur l'éducation donc quand on crée sa start-up aux états unis mais c'est
simple on peut aller dans un des nombreux incubateurs spécialisés dans le domaine de
éducation et on peut réussir bien plus facilement qu'en france voilà c'est tout pour moi si vous avez
des questions je sais pas si c'est maintenant les questions c'est après mais gardez toutes vos
questions je serai à vie d'y répondre si vous en avez si vous voulez voilà échanger plus amplement
ou nous rencontrer envoyer nous un mail et tech world tour à au base gmail.com et voilà suivez
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