Bonsoir, merci de cette invitation, donc je m'appelle Olivier Achet, je vais mettre mes lunettes pour trouver la flèche.
Je m'appelle Olivier Achet, je travaille pour la société Aurie-Bajobinivon, je suis là à Palaiso, et je vais vous faire un focus sur le rôle de l'instrumentation,
parce que ma société est une société d'instrumentation, donc sur le rôle de l'instrumentation dans tout le cycle qui va de la découverte à l'industrialisation.
Alors quelques mots sur la société, donc mon entreprise Aurie-Bajobinivon, je vous la présentez en tant qu'acteur de l'instrumentation.
Je vais vous indiquer qu'en fait, les leaders sur deux techniques scientifiques d'études des matériaux qui sont très utilisés pour le graphène,
la microscopie Raman et l'élypsométrie, et que sans faire de graphène et sans avoir du tout l'ambition ou l'idée de faire du graphène,
on a néanmoins l'ambition de contribuer à l'exploitation industrielle du graphène.
Alors donc Aurie-Bajobinivon, c'est une entreprise du groupe Aurie-Bas, le groupe Aurie-Bas, c'est 5000 personnes, le quartier général est à Kyoto,
et Aurie-Bajobinivon et ça est, c'est une société française de 300 personnes, donc plus gros qu'une PME,
et nous sommes implantés à Longimo, à Palaiso, sur le plateau de Sackley, tout près de Supe Optique, de Lix, du COA de Sackley,
et à Villeneuve d'Asque, plus précisément, où se trouve notre centre de compétences en microscopie Raman.
Et c'est une société qui fait deux choses, d'une part des composants optiques qu'on appelle réseaux de diffraction et des sous-ensemble optiques
qui utilisent ces réseaux de diffraction, qui permettent d'analyser la lumière, et des instruments de mesure destinés à la recherche
ou à l'industrie, qui pour la plupart sont basés sur l'analyse de la lumière.
Et il se trouve qu'on a eu, enfin c'est la chance, le hasard, c'était pas préparé, mais il se trouve que deux de nos familles d'instruments
sur lesquels on est un acteur reconnu à l'échelle mondiale, la microspectrométrie Raman et l'élysométrie sont des outils qui sont révélés,
être extrêmement utiles pour l'étude du Grafen et ce dès la phase de découverte.
Donc je ne vais pas vous expliquer ce que c'est que l'analyse Raman, simplement vous dire que c'est une méthode optique pour sonder la matière,
elle a de nombreuses applications, donc on est leader mondial en microscopie Raman,
et on a des instruments dans tous les laboratoires du monde entier, et parmi ces différentes applications,
il a été connu depuis longtemps que c'était un outil idéal pour étudier le carbone et les matériaux à base de carbone,
et ça a été très largement utilisé pour les nanotubes.
Pourquoi est-ce que cet outil s'est révélé et être très pertinent pour la communauté scientifique et ensuite la communauté applicative du Grafen?
C'est que cette spectrometrie permet, en analysant la lumière réémise par l'échantillon qu'on éclaire de manière spécifique,
en analysant finement cette lumière, on peut savoir si le feuillet de carbone déposé est une couche mince de carbone,
ou un grafen, ou un bicouche, ou bien quelque chose de plus épais.
Et on peut, à partir de là, dans une configuration en implémentant cette technique dans un microscope,
obtenir des images avec une résolution microscopique qui permet de montrer, de regarder sur un échantillon qui a été réalisé,
quelles sont les zones qui sont des monocouches ou des multicouches.
Et je ne rentrerai pas dans les détails, mais ça permet, en raffinant l'étude de ces propriétés ramenant,
d'avoir des indications sur les défauts et la qualité du grafen.
Un autre de nos instruments, qu'on appelle l'ellipsométrique, il repose encore sur l'analyse d'un feuillet lumineux qu'on envoie sur l'échantillon,
était très adapté, et ça on le savait depuis une bonne vingtaine d'années, à l'étude des couches extrêmement minces.
Et comme le grafen en monolayer, ou en quelques couches, est un matériel qui effectivement est extrêmement mince,
on peut grâce à cet outil observer très clairement et très facilement le nombre de feuillets de grafen qui se trouvent sur un échantillon.
Pour Henri Benjamin Yvon, l'essor du grafen a été une bonne nouvelle, puisqu'on servait déjà la communauté du carbone avec ses familles d'instruments,
et donc on a été encore plus à son service dans le cadre de l'essor des travaux de recherche sur le grafen.
Et ça nous a amenés à participer au projet européen gladiator, donc c'est l'acronyme de Grafen Layers Production Characterization and Integration,
qui est un projet qui vise à développer la capacité de produire des quantités importantes de grafen dans des bonnes conditions de contrôle du procédé,
dans des bonnes conditions de sécurité, et d'aller vers des preuves de concept au niveau de device.
Bon, l'application, c'est celle qui a été présentée par Vincent Bouchia d'électro-transparentes, principalement.
Ce qu'on peut voir sur un projet à vocation industrielle comme celui-ci, c'est que les différents partenaires sont répartis de manière assez large sur la chaîne de la valeur.
Il y a bien entendu des gens qui veulent produire le grafen, et en particulier cette société dont il avait déjà été question,
il y a des gens qui veulent produire le grafen, il y a des gens qui veulent l'utiliser, alors là ce sont plutôt des instituts technologiques comme le Fraunhofer,
comme Ed, il y a des gens comme le commissariat énergiatomie qui sont positionnés sur différentes parties de la chaîne de compétences.
Il y a un industriel qui est spécialisé dans les matériels de réalisation du grafen qui est extrond,
et il y a deux sociétés qui sont spécialistes de caractérisation.
Donc à l'intérieur de cet ensemble partenariat, vous voyez qu'il y a quelques personnes qui vont vouloir produire du grafen,
quelques personnes qui vont vouloir utiliser du grafen en grande quantité et pas cher, mais il y a aussi un certain nombre d'acteurs qui se positionnent en amont sur la chaîne de la valeur comme équipementier.
L'instrumentation joue un rôle effectivement dans la mise au point de systèmes de production au déroulé en quantité importante puisque pour s'assurer de la qualité industrielle du grafen qui est produite en particulier dans l'étape de CVD,
il faut du monitoring, les techniques optiques qui permettent de passer à travers les tubes des réacteurs et de faire cette mesure à distance et rapidement sont bien entendu privilégiés.
Et c'est ça qui explique notre position dans le paysage. Donc notre rapport spécifique à ce projet, il est situé dans la phrase que la production de grafen par CVD sera optimisée en utilisant des nouveaux outils de diagnostic et de process control basés sur la spectrométri ramens et l'ellipsométrie spectroscopique.
Et en dessous, je vous ai présenté trois équipements fabriqués par la société qui sont tous trois des systèmes ramens. Donc sur la gauche, vous voyez l'instrument de recherche le plus gros, le plus perfectionné, la Ferrari de l'instrumentation scientifique.
Au milieu, vous voyez un instrument qui est basé sur le même principe mais qui a plutôt une visée analytique pour le chercheur qui s'intéresse plus à connaître le résultat qu'a réellement piloté l'instrument.
Et à droite, un système qui est destiné au contrôle en ligne. Donc la société s'est déclinée cette même technique à la fois les instruments de recherche, les instruments analytiques et les instruments en ligne.
Ce travail, dans le cadre de ce projet européen et avec la communauté de la recherche française et européenne se poursuit pour pousser le grafen vers ses applications au moins dans notre contribution.
Et en parallèle, on continue à servir le monde de la recherche puisqu'il y a après le grafen, dans la famille, on voit que c'est cette famille des matériaux bilimensionnels aux propriétés facidentes s'élargient.
Voilà, le matériau MOS2 avec un nombre de couches qui est visualisé avec un de nos microscopes.
Et on continue à proposer des instruments toujours plus puissants, ici c'est un instrument composite qui a lié à la fois microscope à force atomique et microscope ramens et qui permet du coup une richesse d'observation au service du monde de la recherche qui est sans égale.
En conclusion, j'ai essayé de vous montrer deux parts notre positionnement à la fois au service du monde académique et de l'industrie.
On apporte notre modeste contribution à baisser les barrières qui séparent l'invention de l'industrialisation.
Je crois que ce qu'on peut dire aussi, c'est qu'une partie de la connaissance produite par le monde de la recherche, on essaye de l'intégrer dans les instruments qu'on fournit aux autres chercheurs et au monde industriel.
Et en ça, on contribue à la démocratisation des connaissances issues de la recherche. Et le troisième point que je veux indiquer par rapport à la géographie industrielle du Grafen, telle qu'on peut l'avoir se dessiner dans l'exposé introductif de Margie Géne,
on peut voir que même si au niveau des grandes chaînes de production, elles ne seront peut-être pas en Europe, peut-être seront-elles en Asie, néanmoins,
on peut quand même avoir une industrie qui contribue à la chaîne de la valeur en étant placée notamment au niveau de l'équipement.
J'ai mentionné Extron, qui est partenaire et acteur de la CVD dans le projet Gladiator.
Extron est le plus grand fournisseur de réacteurs pour la fabrication des diodes électro-luminescences. Cette production se fait essentiellement en Asie,
mais le plus grand fabricant de matériel pour produire ces composants est en Allemagne. A une échelle plus faible, l'associé des Françaises Ribert est aussi positionné sur un créneau assez proche.
J'en ai terminé, je vous remercie de votre attention et j'espère avoir pu vous montrer qu'on pouvait être un acteur industriel du Graphene sans en fabriquer et sans en utiliser.
