Je m'appelle Émilie, je suis né le 6 janvier 2000 donc j'ai 12 ans.
Je dirais que je suis susceptible, que j'ai un grand coeur comme tous les gens susceptibles en fait.
Maintenant j'essaie de rigoler de moi-même et puis quand on est enfants c'est difficile
parce que déjà qu'on nous dit que c'est pas bien de se moquer alors c'est en plus un smoke de soi-même.
Avec d'autres camarades on a été choisie de représenter notre école de cirque à une compétition.
Je trouve qu'ils nous prennent un peu pour des bébés encore.
On fait beaucoup les choses ensemble, on n'est pas autonomes.
Moi je peux très bien faire mon échauffement tout seul.
Le trappage j'aime bien parce que je trouve ça joli, les figures j'aime bien étant hauteur, c'est sympa.
Moi je trouve que quand on est à dos on n'a pas confiance en soi, on est complexé.
Surtout quand on est une fille on se trouve trop maigre ou trop grosse ou trop brune ou trop rouge.
Il y a toujours quelque chose à redire.
Je ne me trouve pas trop grotte, il est trop maigre mais parfois je me trouve moche.
Le matin quand je suis toute blanche comme une andive je déteste ça, je me dis je ne vais pas aller à l'école comme ça, on dirait un vieux chiffon.
Moi dans mon collège j'ai un grand truc populaire, un télot.
Enfin les intélots on les appelle beaux-losses.
C'est les gens qui sont ringards, qui sont intélots.
Ils s'habillent pas forcément mal mais pour les populaires ils s'habillent mal et puis.
C'est pas facile d'être une beaux-losses.
On peut être beaux-losses avec des amis heureusement.
Mais si on est beaux-losses sans amis alors là c'est l'horreur.
Quand on est applaudi ça donne un petit peu une sensation de confiance en soi, de se dire je ne suis pas c'est nul.
Et puis si on est déprimé, si on se trouve nul, on ressent surtout ça à l'adolescence.
C'est important d'avoir cette sensation au moins une fois dans sa vie.
