Bonjour et bienvenue dans ce nouveau Parle d'Experts consacré aujourd'hui aux solutions
de paiement en ligne.
Un secteur présenté comme prometteur mais où le nombre de transactions via mobile
reste anecdotique en France.
Des statistiques qui sont loin de décourager les spécialistes du secteur qui n'hésitent
pas à se positionner sur un marché qu'ils estiment naissant avec des contraintes qu'ils
jugent pour l'instant légitimes et face auquel ils se positionnent comme un garde-fou.
Ils ont accepté de répondre à nos interrogations sur le sujet.
Il s'agit de Easy Transac, un des acteurs du marché français, avec nous son fondateur
Sylvain Mathieu Lamarche.
Bonjour.
Bonjour.
Quel état des lieux vous faites aujourd'hui des modes de paiement mobile en France?
Alors sur les modes de paiement mobile, étonnamment, c'est extrêmement diversifié.
Vous allez pouvoir avoir pour l'historique le chèque, les espèces, tout ce qui est
physique.
Mais on voit aujourd'hui beaucoup de nouvelles technologies qui arrivent, les paiements Wallettes
comme Pépal par exemple ou alors la crypto-monnaie.
Et c'est effectivement des nouveaux moyens de paiement qui arrivent et aujourd'hui on
voit que tout change.
C'est un marché qui reste curieusement assez confidentiel en France, par rapport
en tout cas à la moyenne européenne, comment vous l'interprétez?
Il existe une méfiance culturelle au niveau des Français pour tout ce qui est un nouveau
système de paiement.
Étonnamment, on fait face aujourd'hui à cette réticence et c'est aussi pour ça que
nous, les étrangers, on essaie de trouver une solution pour trouver des nouvelles solutions
très sécurisées là-dessus.
Alors malgré son utilisation marginale, vous vous y croyez.
Est-ce que vous pensez qu'à terme, ça remplacera quand même la carte bleue traditionnelle?
On fait plus qu'ils croient, on est acteurs, nos 30% de croissance montrent qu'on arrive
à avoir vraiment quelque chose de fonctionnel.
Tous les mois, on est à plus de dizaines de milliers de commerçants qui s'en servent
et on pense que ça va être la prochaine solution qui va sortir et qu'on se doit d'être
aujourd'hui présents sur ce marché.
La vraie question autour de ces moyens de paiement qui restent prometteurs, on l'a bien
compris, c'est quand même la sécurité.
Donc, les risques, on les connaît, mais les moyens pour y pallier, vous les connaissez?
Alors nous, on les connaît, on les pratique et on les met en place.
Toutes les problématiques de la sécurité, c'est qu'il faut toujours faire l'amalgame
entre la sécurité et l'utilisation du service.
On doit travailler extrêmement dur pour que la sécurité soit toujours présente.
Le fait, par exemple, que tous nos services, on a des tests en permanence par des grands
dunos Visa, Mastercard, Amex, de tous nos serveurs pour vérifier que les sécurité
se suffisent.
Tout notre intérêt, c'est que le client ne s'en aperçoive pas.
Il existe des sécurité que vous voyez, par exemple le code, le petit SMS que vous
recevez quand vous faites un paiement en ligne, mais tout ce qu'il y a derrière, il
faut bien évidemment que ce soit sécurisé, mais que le client ne soit pas impacté par
ses sécurité.
Qu'en est-il des commerçants de leur côté? Est-ce qu'ils sont réceptifs à ces nouvelles
technologies ou est-ce que finalement ils se sont contraints d'y adhérer?
D'un côté, ils sont réceptifs et d'un autre, ils sont contraints.
Ça vous est déjà arrivé de refuser de payer, parce que vous n'avez pas pu payer avec
votre carte de crédit.
C'est idiot, mais en fait vous êtes malheureusement obligé en tant que commerçant d'accéter
à la carte de crédit.
Par conséquent, ils deviennent réceptifs et c'est là où Easy Transac arrive à trouver
une solution, c'est qu'on intègre tous les systèmes de paiement directement sur votre
téléphone portable.
Rien qu'avec une application.
Une nouvelle réglementation va entrer en vigueur à partir de janvier 2018, je crois,
qui va imposer aux commerçants d'utiliser une caisse enregistreuse certifiée.
Déjà première question, qu'est-ce que cette réglementation et qu'est-ce que vous
vous y apportez? Est-ce que vous êtes directement concerné?
Alors, nous ne sommes pas directement concernés de cette réglementation, cette réglementation
a pour but de sécuriser tous les logiciels qu'on appelle les logiciels de caisse.
Nous ne sommes une solution d'encaissement, nous ne sommes pas un logiciel de caisse.
Par contre, nous allons aider tous nos partenaires et tous nos commerçants à respecter cette
législation et pouvoir répondre aux demandes.
Vous êtes le fondateur Easy Transac, comme on l'a dit en introduction, quelle est la
spécificité de votre application?
Nous sommes une start-up, une jeune start-up, où on a développé une application sur
le téléphone portable que vous téléchargez et qui vous permet d'encaisser de la carte
de crédit.
Tout simplement, nous avons bien évidemment tous les systèmes de sécurité derrière,
tous les systèmes bancaires et aujourd'hui nous avons un gros avantage, c'est qu'il
y a uniquement une application sur le téléphone du commerçant et rien d'autre.
Donc, on ne change pas les systèmes actuels et pour revenir à votre enceinte question,
tout simplement, on essaie de ne pas trop bousquer les habitudes des Français.
Alors, c'est très enthousiasmant, mais vous rentrez en concurrence frontale avec les
Amazon, les Pépales, quelle est votre stratégie pour vous imposer du coup?
C'est très simple, aujourd'hui les Amazon et les Pépales, en fait, ils sont sur des
très gros commerçants, mais ils ne sont pas sur les commerçants de proximité ou des
poups commerçants ambulants, finalement, les oubliés de la carte bleue.
Aujourd'hui, quand vous allez dans un marché, que ce soit des VDI ou même le médecin aujourd'hui,
ce sont des personnes qui, quand ils sont en déplacement, n'ont pas la possibilité
d'encaisser de la carte de crédit et c'est là où justement on rentre en jeu.
Un modèle économique plus confidentiel?
Un modèle économique plus confidentiel, mais pas que puisque finalement, nous sommes aussi
capables de nous attaquer aussi avec ce genre de gros en face de nous qui finalement restent
des partenaires.
Votre business model aujourd'hui, comment ça fonctionne?
Il est très simple, uniquement une commission par transaction.
Nous avons voulu rendre le plus simple, possible, plus efficace, sans aucun frais caché,
uniquement 1,9 % par transaction.
Et vos projets aux perspectives pour l'avenir?
On a beaucoup de projets, on a une grosse croissance qui est prévue, donc on va embaucher
massivement l'année prochaine.
Nous sommes en pleine levée de fonds, donc là nous allons avoir fin d'année une grosse
levée de fonds qui est prévue.
Je peux déjà vous annoncer que dans les 6 mois, on va effectuer une petite révolution
sur le marché pour tous les commerçants actuellement présents.
Je peux malheureusement pas vous en parler, mais ce sera une grosse avancée technologique
qui va vous permettre de pouvoir encore mieux encaisser et à pouvoir très facilement
pouvoir accepter la carte de crédit n'importe où vous voulez.
Et bien écoutez, on suivra votre révolution avec attention.
Je vous remercie beaucoup.
Merci pour votre expertise en tous les cas.
Merci à vous de nous avoir suivis.
On se retrouve bientôt pour un prochain numéro de paroles d'experts.
