Bonjour tout le monde, nous sommes les sages-poils de la rue, les anxies et les mélophilos.
Danie Dan n'a pas pu venir, donc il est désolé, on est venu le représenter.
Pour ceux qui étaient là, dans la journée, on a eu une petite vidéo de présentation qui est passée.
Donc je ne sais pas si y'en a qui l'ont vu, voilà.
Et nous, on était venus lors des mardi de l'innovation.
Il y a deux sages de mois à peu près, on était venus pour présenter en fait notre album art contemporain,
qu'on avait conçu d'une manière assez spécifique par rapport à ce qui se fait dans l'Europe.
À savoir, on avait enlevé tout ce qui était élément rythmique.
C'était un peu notre part d'innovation, parce qu'en fait on est un groupe des années 90,
et depuis on a sorti des albums sous une certaine forme.
C'est vrai que depuis 2002, on n'avait rien sorti.
Les gens nous demandaient tout le temps, quotidien.
Alors comment vous allez revenir?
Est-ce que vous allez revenir dans un courant musical très actuel, trap,
ou alors vous allez revenir en mode comme à l'ancienne, avec des grosses chrythmiques, etc.
Donc nous, on a fait des brainstorms, on a réfléchi, etc.
Et on s'est dit, on va créer un nouveau, une nouvelle forme musicale,
qu'on va appeler le no-beat pour un peu perdre tout le monde, mais il n'y a pas que ça aussi.
On va revenir après.
Donc le no-beat, on a enlevé tout ce qui est rythmique,
et on a laissé la partie mélodique, ainsi que les voix.
Et c'était très important pour nous que les voix prennent les paroles et un autre poids, justement, dans la musique.
Donc pour nous, il n'y avait pas que l'aspect technique d'enlever la rythmique,
il y avait aussi le côté pouvoir faire entendre le message d'une autre manière.
C'était très important pour nous, donc on a créé le no-beat tout simplement.
Et comme on est tout le temps dans l'innovation, on a des prochains challenges.
Là justement, notre prochain objectif, c'est de faire de la musique à l'image.
Le 7e mars, c'est quelque chose qui nous parle depuis pas mal de temps.
Et c'est vrai que là, on a envie de pouvoir mettre notre musique au service de l'image.
Donc ça sera pour nous, ça se poête de la rue, ce sera encore une innovation, une innovation de plus.
Parce qu'on est aussi de cette culture dans les années 90, où il fallait pas copier son voisin.
Chacun devait arriver avec son propre style.
Et c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a plein de gens qui...
Le rap, c'est une musique qui est vachement populaire, qui est aimée, etc.
Mais à côté de ça, il y a pas mal de détracteurs, parce que pour beaucoup, ça se ressemble.
Et une des raisons aussi, je me rappelle ça, c'est le petit côté marrant du truc.
C'est quand on a pensé aux nobis, c'est quand on parle du rap, les gens, ils ont l'habitude de faire tout le temps ça.
Yo, yo, enfin, un truc un peu ridicule, parce que nous, on fait pas très.
Et ça, c'est par rapport au rythme.
Donc on s'est dit, si, maintenant, mais pas de rythme, comment ils vont...
Vous êtes un peu perdu.
Parce que ça va être quelque chose que les gens vont être obligés d'écouter.
Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a pas mal de rap.
Il y a pas qu'un type de rap, il y a plusieurs types de rap.
Il y a des gens qui le font très bien, mais il y a aussi pas mal de copies, de photocopies, de gens...
Quand il y a quelque chose qui marche, tout le monde fait la même chose.
Et nous, depuis le début, c'était le mot d'ordre du groupe, c'était se démarquer.
Il faut savoir que, sages potes de la rue, on est trois personnalités différentes.
Il y a Sages, c'est Melophilo plutôt.
Il me laisse toujours aller au charbon, c'est moi qui parle.
Lui, il est posé, tranquille.
C'est le sage.
Mais voilà, c'est Melophilo, le philosophe.
Il y a un poète Danny qui est un peu l'artiste dans son monde.
D'ailleurs, il n'est pas là, il est dans son monde.
Qui écrit tout le temps, même quand il n'y a pas spécialement de thèmes,
il écrit, il écrit des métaphores.
Il a popularisé un truc qu'on appelle les punchlines aujourd'hui.
C'était un des premiers aussi à faire ça, il était reconnu pour ça justement.
Et moi, le côté rue, parce que voilà, j'étais plus affilé,
apparenté à tout ce qui était dans la rue, à l'époque,
du hip-hop, du graffiti, de la danse, etc.
Et donc, voilà, déjà, dans notre nom, dans la DNA du groupe,
déjà, il y a trois personnalités différentes.
Et ça, c'est important.
C'est important parce que bon, c'est vrai qu'il y a trois personnalités différentes.
Ce n'est pas tout le temps évident de quoi habiter, mais une chose qui est sûre,
c'est que tout le temps, on s'écoute.
On s'écoute.
Et par exemple, le Nobile, c'est une idée qui a muri, qui a germé dans mon esprit,
mais sans Mellow, Philo et Danny Dan, ça n'aurait pas pu exister.
Et comme on est vraiment dans cet optique-là de se démarquer,
de toujours essayer d'amener quelque chose d'une petite touche,
parce que c'est ça aussi qui nous motive.
Quand on se lève, si c'est pour faire ce qu'on a déjà fait,
il y a quinze ans, etc., ou refaire ce que tout le monde aime au moment présent,
ce n'est pas très excitant, on va dire.
Donc toujours dans ce qu'on va faire dans notre démarche,
il y a ce petit truc en plus.
Pareil, volontairement, on n'a pas amené de Power Point, etc.
Parce que aussi, on est déjà venus ici pour les Mardi de l'Innovation,
on avait déjà fait cette présentation.
Et pour nous, innover, c'est toujours amener quelque chose d'autre.
Donc aujourd'hui, on se présente le plus simplement possible.
C'est juste pour vous dire qu'on aime ce qu'on fait
et on pousse vraiment les gens à aller au bout de leur créativité.
Vraiment, il n'y a pas de barrière, l'esprit, il est libre
et on peut aller le plus loin possible,
et on se laisse porter par ces idées.
Écoutez, je ne sais pas trop ce que je peux rajouter
par rapport à tout ce qu'il a dit, il a très bien résumé la situation.
Pour la petite histoire, comme il expliquait,
et c'est vrai qu'aujourd'hui, avec ce nouvel album,
on a des nouveaux challenges,
notamment comme il a expliqué la musique à l'image,
donc le cinéma.
C'est quelque chose qu'on n'a jamais fait,
donc c'est quelque chose aussi qui nous excite,
parce que du coup, on va pouvoir faire la musique comme on l'entend
et comme on la voit à travers des images,
puisque je pourrais rajouter, c'est un peu compliqué,
ça fait longtemps que je ne suis pas venu à la FAC.
Je ne sais pas.
Il y a deux choses.
J'ai envie de faire deux choses.
La première, attendez.
Emma, est-ce que tu peux me donner dans le sac, s'il te plaît?
Un seul, un seul, ça ira.
Voilà.
Merci, merci tout le monde, la chaîne.
Voilà, en fait, c'est l'album dont je vous parlais.
C'est Art Contemporain.
Pareil, je vous montre, la pochette, ça ne fait pas très rap,
mais c'est une pochette qui a été réalisée par Tashi Barusha,
qui est notre graphiste historique,
qui travaille avec nous depuis le premier album.
On avait 18, 19 ans, et depuis, nous a suivi.
Le groupe, il existe depuis plus de 20 ans,
et c'est lui, on a une entière confiance en son travail,
en sa créativité, c'est quelqu'un de très créatif.
Il a été D.A. dans des grosses boîtes, etc.
Et là, c'est vraiment comme nous, de rien du tout.
Même lui, c'est lui qui faisait les photos à l'époque.
Et c'est juste pour lui donner un petit peu de force.
Et aussi, j'ai envie de faire un truc.
Les gens disent alors, la musique aussi, est-ce que ça marche,
on a besoin de sortir, etc.
Il y a les concerts, mais avec le téléchargement,
ça doit être dur et tout.
Et un jour, quand je viendrai, si je fais une conférence,
je vais tester une nouvelle forme de marketing.
Je vais innover.
Alors en fait, ce qui va se passer,
vous avez tous des téléphones, des smartphones?
A peu près, non?
Sauf Jai, peut-être, lui, il a un petit téléphone, mon ami.
Mais tout le monde a un smartphone, là.
Est-ce que vous pouvez aller sur iTunes?
iTunes ou Amazon, je ne sais pas.
Juste pour voir, c'est juste pour faire un test.
Ceux qui y ont, bien sûr.
Le jeu, c'est de retrouver cette pochette, en fait.
Voilà, je pense que c'est bon, aujourd'hui,
en deux clics et on y arrive, il n'y a pas besoin de...
Ouais, le titre, c'est « Art contemporain ».
Et voilà.
Et maintenant, je vous invite à le prendre et à l'écouter.
Voilà.
Pour vraiment voir si ce qu'on a dit est vrai.
Et je pense que cet album-là,
il y a des gens, ceux qui aiment le rap, c'est-à-dire nos fans,
nos supporters, pardon, ils ont été agréablement surpris
après toutes ces années d'attente.
Et les gens qui ne connaissent pas spécialement,
qui viennent nous voir en concert, les curieux, ils aiment aussi,
parce que voilà, c'est un album qui est proche d'eux,
on parle de notre quotidien, on parle de notre vécu, etc.
Et voilà, je pense que c'est un album qui est accessible à toutes,
c'est un album qui est accessible à toutes et à tous.
Et qu'est-ce que je peux dire en proviser?
Et yo, on fait de l'art contemporain, on va pas se réjouir.
On va dire que les Noirs sont contemporains.
Comment dire sans mentir, je suis un produçon si profond que breçons sont nos productions.
Et yo, les Renoirs, il faut innover.
Pas penser qu'à casser la barraque, mais à la rénover.
Voilà, un truc comme ça.
Merci.
