On va parler exigeant de la sécurité dans des activités physiques de pleine nature, et puis bon c'est par rapport à la présentation et au thème de la journée, c'était s'interrogé sur l'école de collège et de lycée.
Merci pour votre accueil, merci aux IPR évidemment, ils sont trop forts, ils font un très beau travail, le modèle ici est à reproduire ailleurs, c'est la première fois que je vois ce modèle, le fonctionnement.
C'est la première fois que deux partenaires Simon et Béal sont associés avec l'école, avec le ministère des Sports, avec la Fédé, enfin voilà on est sur une approche très très partenariale, c'est nouveau, ça fonctionne et c'est vraiment un modèle qu'on va exporter.
Je veux pas dire qu'on va vous solliciter davantage, mais en tout cas je pense que dans d'autres champs d'ailleurs que les APPN c'est un vrai modèle à exporter.
Un rapide historique peut-être, quelques réunions pour le nature, je vois Islabeau-Fonds, le ministère des Sports sur la problématique des APPN, sur son développement, il y a, on va dire, deux ans, deux ans et demi, trois ans, voilà,
rencontre entre le ministère d'Agriculture, le ministère des Sports, les Ducs, comment booster ces activités, comment mettre le pied à l'étrier des jeunes de la maternelle au bas calorais, voir plus loin, bon ça part comme ça un petit peu.
Et puis, malheureusement, donc un tragique accident se produit à D dans l'académie du Grenoble, avec le décès d'un élève dans le cas d'une section sportive nature, le recteur c'est meuf.
Le cabinet de la ministre également en même temps et demande donc une enquête administrative, donc c'est ça le fil en fait, et de cette enquête administrative qui va les vérifier sur place, le fonctionnement de cette section et l'éventuelle responsabilité des acteurs,
aujourd'hui pas plus, qui a été conclu sur le plan administratif de toute façon, on a rendu des conclusions qui ont alerté, qui ont alerté le recteur et la ministre directement,
qui ont alerté, c'est-à-dire les conclusions qu'on a rendues à ce moment-là sur le plan administratif, on était bien dans du droit administratif.
Je parle sous contrôle de notre grand expert de l'académie du Grenoble, M.Oliveri, qui interviendra tout à l'heure.
Donc c'est dans ce cadre-là que le recteur nous demande et la ministre, son cabinet, nous demande un nouveau rapport pour se pencher sur l'exigence cette fois-ci de la sécurité dans les APPN au sens large,
et en demandant une porte d'entrée par l'Académie du Grenoble. Donc vous êtes, c'est exactement ce qui s'est passé, qui correspondait en même temps à la mise en place d'un plan national de formation qui s'est tenu à Valon.
Donc l'accident a dit, à lieu au mois de juin, fin janvier 2015, Valon fait un plan national de formation à Valon en octobre 2015, et un mois après, deux élèves de Saint-Exupéry à Lyon trouvent à la mort dans les Valanches aux deux Alpes.
Donc là au cabinet, je ne vous raconte pas l'ambiance. Et donc on a eu vraiment, c'est même plus une saisile finalement, on nous a demandé expressément de rendre des conclusions assez rapides sur la pratique des APPN, globalement dans le champ d'école et ailleurs,
ce qu'on a fait bien évidemment. Pendant ce temps-là, certaines académies ont continué de réfléchir à Créteil notamment et ailleurs, Toulouse la semaine prochaine, sur les APPN et puis ce type de colloque.
Donc on arrive au Séminaire du Cousin maintenant et donc on est dans une suite logique qui permet de parler devant vous.
Le 9 mars dernier, il y a dix jours, on a présenté le rapport avec mon collègue Jean-Michel Cnec et Tiga Ener. On a présenté ce rapport-là à la ministre.
Les raisons pour lesquelles le rapport est pas public encore, on va dire officiellement, même si tous les recteurs l'ont eu, même si les recteurs l'ont distribué largement au Dazen.
Mais bon, si d'autres collègues l'ont eu, voilà, je suis désolé, je ne peux pas de mon propre chef vous dire, je donne le rapport parce qu'on a des contraintes par rapport au cabinet.
Et s'il n'est pas sorti, c'est qu'on a préparé pour un communiqué de presse puisqu'on l'a présenté dans la presse, mais vous entendez bien qu'il y a un temps politique un peu particulier en ce moment.
Donc voilà, globalement, en revanche, il a été présenté et ce rapport que vous aurez dès qu'il sera public, bien sûr, ou si vous l'avez, il a été complètement validé par la ministre qui nous a demandé,
qui nous a demandé complètement, inextinso, d'appliquer les préconisations qu'on a proposées dans ce rapport.
Donc toutes les préconisations écrites dans ce rapport seront suivies des faits. Je vais prendre un tout petit moment pour parler de ça.
On est clairement dans un moment où on a d'abord été voir, si vous voulez, ce qui se passait dans tous les dispositifs de l'académie de Grenoble,
où il y avait des activités de plein air. Alors en EPS, bien sûr, et dans l'association sportive, en enseignement de complément, en enseignement facultatif,
j'emploie peut-être des gros mots pour certains d'entre vous, mais bon, c'est des dispositifs où, à côté de l'EPS, on fait des pratiques un peu plus poussées avec un public volontaire.
Donc ça, c'est important de vous rappeler. Et là, pour le recteur et la ministre, on a vérifié, on a passé du temps, on est allé à plein d'endroits,
certains sont présents ici, on les a vus sur place, en bas des murs, dans tous les secteurs de plein air, et il ressort des visites que le souci de sécurité des élèves
était expressément présent à Grenoble, et que les formations, même celles qui nécessitent un engagement important des élèves, je pense au bicalif dans l'académie et les bicalifications qui permet à des élèves de se former au milieu de la montagne,
avec évidemment des pratiques en montagne qui engagent un petit peu, tout ce qu'on a pu vérifier a démontré un réel encadrement de la part des IPR.
Un an, c'était écoulé depuis l'accident 2D, des protocoles ont été proposés, donc nous, le retour qu'on a fait, c'était celui-là, le premier retour qu'on fait, c'est ça.
En même temps, on souligne la volonté interministérielle, vous voyez bien le ministère des Sports, le ministère Agris et du CRE, de réfléchir à tout ça dans le cas d'une promotion des activités,
c'est-à-dire d'emblée, on l'a voulu l'aborder par le pied de la province, et non pas celui de la responsabilité, on ne voulait pas faire un rapport où on était dans des préconisations sur le plan administratif réglementaire, juridique, c'était pas du tout notre objet.
En revanche, l'idée, c'était de promouvoir bien sûr ces activités, cadrer sans proscrire, dire ce qui se faisait, dire ce qui n'allait pas bien selon nous quand même, c'était ça l'objet.
Évidemment, vous voyez bien qu'on a observé des zones d'ombre qui relèvent, si vous voulez, ces zones d'ombre de comportement individuel, professionnel, parfois défaillant.
On a des problèmes autour des gestes professionnels, on l'identifie, on va y revenir, mais franchement, l'idée, c'est de garder à l'esprit qu'il n'est pas question,
et même le 9 mars, la ministre a réagi à la réponse puisqu'on lui a présenté, elle a réagi en parlant d'abord pratique des APPN,
nécessité d'inscrire ces activités dans les parcours des élèves de la maternelle au baccalaurat, ça, c'est clairement identifié.
Il n'est pas question de proscrire. Voilà un champ d'activité qu'on peut pratiquer jusqu'à pas d'âge. Michel Serre, le philosophe, continue de grimper avec son guide,
ou de faire de la rando, il ne peut plus faire autre chose, mais ça, il le fait encore et c'est pas là pour tout le monde. Plein d'activités, nous, là, qu'on porte en EPS,
on ne peut plus les pratiquer à un certain âge. Les activités de nature, oui, on peut. Donc il y a un vrai enjeu derrière.
Les zones d'ombre, c'est sur le territoire des grandes différences dans la formation initiale, en formation continue, autour de ces activités.
Et donc ces zones d'ombre qu'on a essayées, si vous voulez, de discuter, c'est s'interroger sur la polyvalence des enseignants de PS.
Est-ce qu'un enseignant de PS qui fait sa formation, je ne sais où, Annie, ça a clairement voulu, qui arrive dans l'Académie de Fretailles,
à Courneuve, un lundi matin, avec 35 élèves à la rentrée en escalade, est capable d'encadrer sur un niveau 4 de compétences attendues,
à l'endroit où, le même soir, un club viendra travailler, où il y aura un encadrant diplômé d'État pour 8 pratiquants volontaires.
Fait une activité qui engage les élèves, et cela, il faut que vous en rappelez, vous êtes tous profs de PS pour beaucoup,
et parfois, en dehors de PS, mais franchement, écoutez bien, c'est une activité qui engage les élèves qui ne sont pas volontaires.
Ils ne sont pas plus volontaires pour faire de PS, les élèves que pour faire de l'Espagnol, de la philo ou des maths.
Le lundi matin, quand ils viennent au lycée, qu'on leur propose une séance ou le son de PS, ou le support, c'est de l'escalade,
ils ne sont pas forcément motivés tous, et ils sont capables des pires bêtises.
On a eu quelques accidents en escalade, là récemment, où il y a des comportements d'élèves qui déclenchent,
et pourtant, la plupart du temps, d'ailleurs, assurant moulinettes, des retours au sop, incroyablement dramatiques,
parce que les élèves, ça reste des élèves. Donc on est bien en PS, là, c'est des élèves volontaires,
c'est compliqué, c'est une bande d'élèves. La sécurité, une exigence qui prime sur la liberté pédagogique.
Donc ça, c'est clair, c'est un postulat, c'est une règle de base.
On a eu des discussions, parfois, on pourra nous reprocher dans les débats qu'on pourra voir, ou les échanges qu'on pourra voir,
de dire mais de quel roi vous touchez à la liberté pédagogique de l'enseignant,
ou un enseignant pourrait lever le nez un petit peu et dire mais enfin vous êtes qui pour me dire comment je travaille?
J'ai réussi un concours de recrutement. Et là, on a quand même contenu de différents constats qu'on a pu faire et des analyses.
La sécurité, c'est une exigence qui prime, on ne lâchera pas là-dessus sur la liberté pédagogique.
Surtout en ce moment, avec les nouveaux textes collèges, on y reviendra tout petit peu plus tard,
ou un grand espace de liberté est laissé désormais aux enseignants,
où on sort des niveaux de compétences attendus, je ne rentre pas dans les détails, vous vous rappelez quand ça se passe chez nous.
Savoir renoncer une compétence à part entière salette et pas dans les textes.
C'est devenu une des compétences, alors ça c'est, je vous donne,
parti revenir en sécurité, ça c'est le standard de la ministre. Savoir renoncer une compétence à part entière.
Identifier tous les incidents qu'on a sur le territoire, c'est son dernier postulat et on le mettra un peu plus tard,
c'est-à-dire qu'on n'a aucun retour d'expérience en France.
Il se passe plein d'incidents et on a plein d'observations qui nous reviennent à liger sur des accidents
qu'on apprend par le service juridique, qu'on apprend par un recteur, qu'on apprend par un prof de PS,
qu'on apprend par un chef d'établissement, par le syndicat des chefs d'établissement par exemple.
On découvre quelque chose qu'on appelle accident et il n'y a pas un endroit où on récupère ça
et on en fait un retour d'expérience sans indiquer que c'est une faute, c'est simplement une erreur,
il y aura peut-être une faute engagée, mais quand il se passe quelque chose en ce champ d'activité,
il faut qu'on se le dise, qu'on partage, qu'on en fasse un retour d'expérience et qu'on diffuse largement
pour reproduire pas les mêmes erreurs. On a eu plein de retours au sort d'un escalade en moulinette,
à gros nobles, à crétères, avec des fractures graves et des choses juste inacceptables
et jamais un seul moment au niveau national ou académique, on se pose et on dit,
bon attendez, il faut arrêter parce qu'il y a au moins un minimum de protocoles à mettre en place
pour éviter ce désagrément.
Des évolutions à prévoir, c'est généraliser les protocoles de sécurité, c'est ce que bon je ne développe pas,
mais c'est ce qu'on met dans le rapport. Je n'ai pas dit généraliser le protocole de sécurité de Grenoble.
C'est généraliser les protocoles de sécurité plutôt comme les pilotes de ligne dans une cabine,
quand on fait une checklist, comme en salle de chirurgie, on n'attaque pas une opération sans checker avant
et on est tous prêts, oui, on sait, c'est plutôt bien, non, on check jusqu'au bout.
Et apprend pas, parce qu'on a des activités qui le méritent.
Traiter le cas particulier de l'escalade, c'est ressorti dès le début, dès le début dans le champ des APPN,
on a des activités où il nous faut être présent dans l'analyse, mais en tout cas,
l'escalade est un cas particulier à traiter, c'est ce qui s'est passé dans le rapport
et la ministre nous demande évidemment d'accompagner ça plus largement maintenant.
En contre, les dimensions ressources humaines, ça relève évidemment de la formation des collègues.
Vous êtes tous des spécialistes, mais mettez-vous à la place des collègues quand j'avais fait l'escalade.
Des pratiques à délimiter, simplement, quand on monte un stage APPN de découverte,
quand on a une association sportive qui se déplace, et j'ai plein d'exemples hallucinants pour moi,
qui sont organisés comme ça, les profs de PS, sans avertir le DASN de départ,
sans avertir le DASN à l'arrivée dans l'académie, sans reproduire les protocoles de sécurité.
Une organisation, vous avez des enseignants, des discipline variées, d'établissement qui encadrent allègrement
en ski alpin en ce moment.
Puis comme l'année Gébonne, on a un peu tachiné la côté des balises,
on fait un petit coup d'horpice, mais c'est juste à 20 mètres de la piste, pas grave.
Bon voilà, tout ça, c'est plus possible.
Alors on a fait un travail avec QCPA, on est sortis, vous avez vu peut-être le guide
de l'organisation des séjours sportifs avec QCPA, le ministère de l'Agriculture, je l'espère.
On a fait un travail sympathique, ça sort.
C'est une proposition qui peut vous paraître à vous spécialiste.
Bon, on va dire d'un premier niveau, mais l'intérêt là, c'est de percuter les chefs d'établissement
et tous les enseignants de PS, quoi.
Et on n'organise pas un stage de plénère comme ça, simplement, il y a trop d'enjeux.
Donc vous voyez, les règles impératives, l'obligation de moyens dans chaque APPN,
cadrage académique, on le dit cadré, ça veut pas dire empêcher et cadré,
ça veut dire on pose parce qu'on est dans un contexte à Bordeaux, je fais du surf à la canneau.
On n'est pas les mêmes problématiques canis, on va faire de la plongée,
ou à la grande région Grenoble-Lyon, clairement.
On va être plus sur des activités de montagne et tout.
On entend que le cadrage académique doit prendre en compte le contexte, bien évidemment,
mais c'est important.
Cadré, c'est pas empêcher et cadré, c'est remettre les choses à plat.
On met un petit coup de pied dans la fourmilière.
On dit attention, soyez vigilants parce qu'on ne voudrait pas que ça se passe mal dans ce monde-là.
Bon, les priorités en formation continuent.
Mettre en place un dispositif soupe de remontée, j'en parlais d'analyse.
Ça, c'est vraiment fondamental selon nous pour qu'on puisse partager les diverses expériences.
Donc renforcer la formation initiale, je vous laisse dire, stage de recyclage régulier.
Bon, on a mis quelques préconisations hypothèses, évidemment, tout ça, c'est à décliner par la suite.
Faire vivre un réseau d'établissement, monter un pôle ressource.
Alors, j'entends, tout le monde va nous demander les arbres, on va nous demander les arducir,
vont nous demander un pôle ressource.
On entend.
Pour l'instant, on bosse sur les APPN.
Donc là, sur l'escalade, c'est vrai qu'on a engagé plus spécifiquement des réponses.
Alors, on va vous le dire, puisqu'on savait, on avait rencontré déjà le cabinet le 9 février.
On a vu la ministre le 9 mars.
Alors, c'est vrai qu'on a fait une proposition hier pour la Commission nationale qui gère les examens.
Et on a fait une proposition de modification du référentiel de niveau 3.
On grimpe en moulinette où, désormais, on impose clairement un noeud de sécurité sous le descendeur.
On l'oblige.
Dès que l'élève qui grimpe atteint les mains à 3,50 m, l'enseignant ou l'élève qui est sur l'accord,
plutôt l'enseignant, d'ailleurs, tel qu'on l'indique pour l'instant, vient faire ce noeud pour éviter tout retour au sol.
Et là, sur le niveau 4, l'idée, c'est de garder le même niveau d'exigence dans le niveau 4 du point de vue du barais.
Mais en revanche, si on grimpe en tête, on prémousquetonne les deux premières dégaines systématiquement.
Et on a possibilité de faire les mêmes voix, cette fois, en moulinette.
Et donc, chaque fois, avec un barais différent.
La même manière du point de vue, on a rentré un tout petit peu de pédagogie dans la procédure du référentiel.
On demande, cette fois, une co-vérification obligatoire de l'accord des bien sûrs, mais surtout le passeport est donné par le prof.
Nous, on a été rincés par dit, on a été rincés par toutes nos visites pendant deux ans dans les établissements.
Donc c'est le prof qui est en haut de la chaîne de sécurité.
Le dernier maillon, il ne faut pas que ce... Le maillon, ça ne peut pas être un maillon-élève.
Même si on est en fin de terminale, donc on l'a mis, donc il y a autorisation du prof.
Je veux dire, il y a vraiment prise en charge.
Ça rentre dans le protocole du référentiel.
Ça signifie que, puisque c'est dans le référentiel, vous voyez bien comment on fonctionne.
C'est un référentiel qui est posé là.
Il nous reste à construire en EPS les outils pour valider les élèves au bac.
On est d'accord? On construit ça.
Ça veut dire que si c'est posé dans le référentiel, on doit le construire avec les élèves.
C'est-à-dire que cette sécurité dont on a parlé en moulinette, grimper en moulitette, grimper en tête, mais on mousquetonne les deux premières dégaines.
Bon, voilà.
Réduire le nombre d'élèves sous la responsabilité d'un seul enseignant.
On ne peut pas l'imposer.
Imaginez, Christophe, il va me dire, mais tu deviens fou.
Tu vas me piquer tous mes moyens pour les lycées.
Je l'entends.
Il n'empêche.
Ça relève du projet.
Ça relève du projet pédagogique, du projet d'établissement.
Si vous êtes dans un collège où vous avez 90% de non-nageurs,
qu'est-ce que va faire le principal s'il a un peu réveillé?
Il va proposer un alignement de classe et une organisation
où les élèves non-nageurs vont aller à la piscine.
Peut-être que les autres n'iront pas.
On va mettre un paquet sur le savoir-nager.
Le savoir-nager, parce que c'est dans ce champ d'expérience.
On a des activités de plein air pour nous.
On l'a positionné là.
En escalade, qu'est-ce qu'on pêcherait chez l'établissement
de grouper deux classes, trois profs?
Et donc de réduire les effectifs, c'est un vrai choix politique.
On le fait, on le fait pas.
On ne peut pas dire se migatoire.
On peut le proposer.
On peut se défendre en conseil, je vais dire pédagogique,
conseil d'enseignement.
Il faut que ce soit soutenu en conseil d'administration.
Il faut que ce soit soutenu en conseil d'administration,
me dit Christophe.
Vous voyez?
Voilà ça, c'est dans l'organisationnelle.
Formation initiale en licence, vous voyez.
Et puis les épreuves d'escalade, on vous le dit.
Le programme de l'agric, cette année.
Le programme de l'agrégation interne actif,
épreuve et escalade, on grimpe.
On va en haut.
On est dans les manœuvres de corde.
Et pour partie, on a une épreuve de bloc.
On est en 2017.
L'année prochaine, le CAPEX externe,
c'est pas évident qu'il n'y ait pas des propositions
pour moitié grimper
comme vous connaissez sur le mur à Vichy
et pour moitié, type bloc en bas du mur.
Pourquoi?
Il y a des espèces.
Vous êtes là pour ça.
Moi, je vais rester avec vous jusqu'à demain soir
pour entendre comment on pourrait sortir
davantage des manœuvres de corde
et aller vers plus de grimpe en bloc.
Bon, voilà.
Vous n'êtes peut-être pas d'accord.
Ce sera l'objet des débats.
En tout cas, la formation initiale,
on n'y est pas.
Du point de vue de ces activités.
Alors vous allez me dire
mais pas plus en javelot, pas plus d'accord.
Mais le carton jaune, en foot,
il n'est pas grave.
Ça coïne un peu sur les bords de terrain,
les mots, mais bon, vous traitez tout ce que vous voulez.
Ça reste un carton jaune qui n'est pas trop dangereux.
Carton jaune-là, il ne va pas.
Ce qu'il faut apprendre à faire,
il faut le faire pour apprendre.
C'est compliqué de notre histoire.
Parce que si on ne met pas les élèves
en situation au limite,
si on n'est pas dans le jeu au limite,
si on ne vient pas taquiner le seuil,
on ne progresse pas.
Si on voit au-delà des limites,
on tombe.
C'est compliqué,
c'est une zone de délicieuse assertitude.
Je ne sais plus qui disait ça.
Mais le jeu au limite, c'est ça.
Jusqu'où je vais pour progresser
et pas trop loin pour me faire mal.
Et donc responsabilité de l'enseignant,
c'est un vrai sujet.
Pour l'instant, les textes,
je parle souvent de contrôle,
en EPS, on est plutôt sur les textes
qui sont affichés.
Ça suppose, si vous voulez,
c'est ça que je voulais dire.
Ça suppose désormais vraiment
l'élaboration d'un projet dans chaque collège.
Partez au moment où on confie
à une équipe pédagogique d'EPS
l'organisation de son projet d'enseignement.
Tout est possible.
Et si à ce moment-là,
je pense qu'on doit être vigilant
et qu'on peut amener un petit cadrage
du point de vue des APPN,
du point de vue du champ d'apprentissage
qui nous occupe.
Parce que là,
franchement,
les équipes doivent organiser
et construire leur enseignement.
Faut qu'on soit présent pour les aider.
Quelles sont les APSA
qu'on va choisir comme véhicule,
pour nous emmener vers les compétences
qu'on veut construire.
Je ne rentre pas trop dans la...
On n'a pas une entrée d'activité physique.
J'ai une entrée par le champ d'apprentissage,
des champs d'expérience.
Je pars d'ici, je vais là-bas,
c'est un certain, je reviens.
Ce serait bien.
C'est-à-dire qu'on vous confie les gamins,
il faut les ramener aux parents le soir.
C'est ça, le champ des APPN.
En tout cas, c'est le discours de la ministre.
On confie les enfants à l'école,
l'école ne peut pas ne pas les restituer
aux familles le soir.
Les APPN, 10% en France.
En lycée 20% à Grenoble.
Et c'est possible que dans d'autres académies,
il y ait ce côté-là.
15% à l'association sportive.
Avec A.S., des choses à dire.
Il faut qu'on soit vraiment vigilants.
Je vais voir les cadres bientôt de l'UNSS.
Parce qu'entre l'UNSS,
qui est la fédération qui organise
toutes les associations sportives
et l'association sportive de l'établissement
qui s'organise elle-même en tant qu'association,
on voit des propositions du point de vue des APPN
qui sont discutables.
Un championneur organisé par l'UNSS,
sa responsabilité, elle revient à l'UNSS.
C'est eux qui organisent le championnat de France.
Un gamin qui se pète sur un géant.
Là, c'est l'UNSS.
Mais chaque A.S. est responsable
et l'AS responsable, c'est son président.
Qui n'a pas demandé à être président.
Donc l'association sportive peut fonctionner
en tant qu'AS sur un stage sport nature
sans du tout être en lien avec l'UNSS.
Vous voyez, c'est tout le problème.
Et là, l'AS, elle est sous la responsabilité
d'un chef d'établissement.
Si il se fait abuser par son équipe,
il faut être hyper vigilant.
On a des bons résultats au BAC,
sur les presque un million d'élèves
qui passent le BAC chaque année.
Cette activité, ce champ d'activité,
rapporte des points.
Et c'est l'activité par excellence
qui ne marque pas de différence entre les filles et les garçons.
On est en Commission nationale hier.
On a analysé les notes du BAC
de la session écoulée.
Franchement, on a revu les référentiels,
on est en train de les revoir.
On a fait la proposition hier
à la Commission nationale,
donc c'est la mission.
D'accord?
En présence des gens de la DGSCO
et du service juridique,
par rapport à ça,
on avait d'autres référentiels à voir
en gym ailleurs,
mais cela, on faisait partie.
L'enseignement complément,
je passe sur les détails.
C'est un enseignement qui vient
4 heures en plus en 1re terminal,
5 heures pour l'enseignement d'exploration lycée.
C'est magnifique.
C'est un des plus beaux espaces qu'on est
en EPS.
On fait là des activités
pendant 5 heures, 4 heures, c'est royal.
100, 6, 10,
110 établissements en France,
c'est pinote
sur nos millions d'élèves.
Mais quand même,
cet exemple intéressant
et l'environnement APPN,
les APPN sont très bien classés,
fonctionnent bien.
En revanche,
on a bâti un niveau 5
de compétences à ce niveau-là
et attention, là, à la dérive
d'enseignants qui se prendraient d'un coup
pour des grands guises
ou des grands free riders, notamment,
et qui, au prétexte d'être dans un
enseignement de complément,
dépasser les bornes,
celle dont on parlait tout à l'heure.
On reste en EPS,
on est en EPS
quand on fait un enseignement de complément.
Il y a un lien métier pour plus tard,
une propédétique pour des études plus tard.
On n'est pas dans la recherche de performance
au niveau et au-delà des limites.
L'enseignement facultatif,
vous savez, c'est l'option au bac.
C'est valablement pour les 3 voies du lycée.
Il y a 131 lycées
qui ont vraiment escalat dans CCF,
donc en contrôle en compte formation,
3 heures chaque semaine
pendant le cursus du lycée, en France.
C'est les chiffres de la Commission nationale.
Bon, voilà, c'est pareil.
Il faut faire attention.
Alors, je vais le dire
pour nous, les corps d'inspection.
On n'a pas le temps pour plein de raisons.
On n'a pas le temps d'aller voir.
Donc, on fait plutôt confiance aux équipes.
Je pense qu'on a le tort de pas les voir.
Mais on ne peut pas,
on a un jad à complètement exploser déjà.
Mais globalement,
il se passe là sur un niveau 5
des pratiques en APPN.
Je reste sur les APPN.
Je pense que c'est inspecté.
Ça veut dire aller voir.
Ça veut pas dire hurler,
taper dessus, crier,
mais aller voir pour voir
si la sécurité des élèves est assurée
et si les enseignants sont au niveau professionnel
et si ils ont les gestes professionnels
qu'on attend d'un enseignant.
3000 sections sportives en France
entre le collège et l'ICC.
500 concernent les sports de nature.
Ce n'est pas petit.
On fait beaucoup de foot
dans les sections sportives en France.
Beaucoup.
Mais 500, quand même.
500 ont à voir
avec des activités physiques
de plein de nature.
Ça donne un peu le contexte
de nos obligations sur les deux jours.
Beaucoup de stages à APPN, à l'AS.
Il y a aussi de plus en plus
les stages, vous savez,
d'entrée au mois de septembre
avec les élèves.
Je les amène en forêt de Fontainebleau.
Je vais grimper à butier.
Je ne connais pas les élèves.
Je les fais grimper.
Et un élève qui dévale
de 18 mètres de haut en moulinette.
Parce que ça brûle les mains.
Le prof ne connaissait pas les élèves.
C'est le début.
C'est le mois de septembre.
Dans le rapport, on a terminé
avec cette phrase
du nouvel approche de l'enseignement
de l'escalade.
Je parle d'escalade
parce que c'est le thème d'aujourd'hui.
On aurait pu...
Mais nécessite d'abord
que la profession s'en empart
pour en débattre.
C'est important que la profession
s'en empart.
Faut qu'on débate de ça.
Il y a, vous êtes force de proposition,
j'espère, dans deux jours.
Des documents sont à venir
en attente sur et du school
pour le cycle 4.
Il y a des groupes
sur ce qu'ils travaillent.
Il y a des experts ici
qui...
Il faut écrire des articles.
Il faut proposer des choses.
Il y a de l'attente
sur le territoire.
Alors, la ministre
nous a demandé
l'écriture d'une circulaire
nationale en lien
avec le rapport.
Cette circulaire,
elle est en cours d'écriture.
Elle reprendra les principes
généraux de l'enseignement
des APPN
sur ce que je viens de dire.
Elle abordera
la responsabilité
des acteurs locaux
que sont...
Donc là,
la responsabilité de l'enseignant
et la responsabilité
du chef d'établissement,
on est dans le champ des APPN.
Et le renforcement,
elle validera
où elle imposera
ou elle va pas imposer
une circulaire,
mais elle va préconiser
un renforcement
du pilotage académique.
Et là,
si vous voulez l'idée,
c'est ça,
c'est un peu comme un PNF.
C'est qu'une circulaire
académique,
qui ne soit pas une circulaire
qui va proscrire
les activités, bien évidemment,
mais qui va cadrer,
qui va donner quelques pistes.
Après,
aux 30 académies, ensuite,
de décliner
selon le contexte,
quoi.
Mais en revanche,
la...
Si il y a un qui a bien marqué
le cabinet et la ministre,
c'est une académie
qui se déplace
dans une autre académie.
Quand je suis de l'académie de camp
et que je vais dans l'académie
de Grenoble
pour organiser un stage de ski,
il serait bien.
Alors on n'a pas pu le mettre
dans le rapport
ou dans la circulaire,
on va pas dire obligatoire.
Encore qu'il y a des tenants
au cabinet
qui le souhaitent.
Mais comment c'est possible
que les collègues de camp
ne prennent pas en compte
le protocole
qui fonctionne
sur l'académie de Grenoble
ou Lyon,
ou clairement,
je m'en fiche.
Mais il faut écouter
les professionnels,
je veux dire des conclusions
ou des observations
qui ont été faites,
les protocoles
qui sont discutées
avec les collègues d'Azen,
mais franchement,
c'est pas...
c'est pas toujours le cas.
Donc je vous dis,
cette circulaire,
et la circulaire,
comme le rapport,
donc on nous a demandé
d'envisager
le cas particulier
de l'escalade
de la maternelle
au baccalauréat.
Et l'idée,
là, c'est du point de vue
des équipements
et des conditions maternelles,
bien sûr.
La maîtrise de déroulement
de cours,
j'en ai un petit peu parlé,
on en repara sûrement.
Et puis des recommandations
techniques pour l'encordement
qui vont à la fois
de l'assurage,
d'escalade en tête,
d'escalade en bloc.
Bon, voilà.
On va aborder.
Donc ça veut dire que
dans une circulaire
du ministère de l'Education
nationale,
on va avoir
plusieurs entrées
qu'on pourrait penser
très pédagogique
pour certains administratifs
ou des collègues
qui donsent le métier
en termes de réglementation,
peuvent penser
mais nous,
comment dissocier la pédagogie
ou des entrées pédagogiques
des problématiques sécuritaires.
Et donc j'attends
beaucoup de ces deux jours
et la suite
pour faire une proposition
qui reprenne
les thématiques
qu'on vient de traverser.
En tout cas,
moi, je vous remercie
parce que vous alimentez
le débat.
On en a vraiment besoin.
Ça tombe bien
sur le plan
au niveau du calendrier.
Et puis j'espère
que vous avez
formilé d'idées
et de propositions.
Merci Christophe.
Voilà.
