On apporte en même temps que la traçabilité des prothèses, que leur identification individuelle
on apporte l'évaluation de leur performance par des mesures de pression, de température
qui nous permettent de savoir si la prothèse tient à l'os, si elle est en train de s'infecter,
qu'elle est son devenir au cours du temps pendant des décennies.
Notre dispositif, il est assez simple, ça ressemble à peu près à une carte SIM,
ça a peu près la forme d'une carte SIM, qu'on insère à l'intérieur des prothèses de genoux
qui sont les mêmes prothèses qu'avant, simplement avec une petite encoche qui permet d'insérer cette carte SIM.
Cette carte SIM, elle est à l'intérieur remplie d'électroniques passives, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de batterie à l'intérieur
et qui est parfaitement inert, tant qu'on n'interroge pas ce dispositif.
Le praticien, au moment de l'examen, va passer un coup de raquette de scanner sur le genoux du patient pendant la marche
et cet examen va permettre de donner des mesures complémentaires qui n'existent pas aujourd'hui.
Cet examen va donner la mesure de pression, une courbe de pression,
qui permet de savoir si la prothèse a une bonne adhérence à l'os ou pas.
Il va permettre de donner toutes les références de la prothèse en gros de faire un check-up complet de la prothèse au moment de l'examen.
Et toutes ces informations-là, elles sont collectées au fur et à mesure des consultations, au fur et à mesure des années qui passent,
dans un registre global.
Ce registre, c'est quelque chose que toutes les autorités de santé de tous les pays du monde recherchent depuis des décennies,
sans arriver à l'obtenir, parce que c'est très compliqué d'avoir un suivi des prothèses chez les patients qui en sont porteurs.
Il y a très peu de pays qui ont réussi à mettre en place ce registre de façon efficace.
La technologie, elle a été mise au point ici, dans les locaux de l'Institut d'électronique et des systèmes,
et la Société Bonne Tag travaille en collaboration avec l'Université de Montpellier pour mettre au point ce dispositif depuis déjà deux ans.
Cette technologie, elle avait des contraintes très importantes puisque le dispositif est réfidé,
il ne peut pas avoir de batterie pour être pérenne dans le temps, pour être parfaitement inoffensif chez l'homme.
Il doit être aussi miniaturisé pour être intégré dans une prothèse sans changer sa structure, sans l'altérer.
La troisième contrainte, elle est liée au métal de la prothèse qui empêche la propagation des ondes RFID facilement.
Donc c'était un défi technologique important qui a été relevé par la Société Bonne Tag
en collaboration avec l'Institut d'électronique et des systèmes,
et qui a permis d'aboutir à plusieurs brevets internationaux qui protègent cette technologie.
Nous avons un partenariat avec plusieurs fabricants français et européens qui veulent intégrer ce dispositif à leur prothèse,
et nous avons prévu les premières commercialisations et les implantations chez l'homme dans l'année 2018.
Notre dispositif, il est universel, il peut s'adapter à toutes les marques de prothèse,
il y a à peu près une vingtaine de marques de prothèse de genoux dans le monde dont les six plus gros se partagent l'essentiel du marché.
