J'espère rajouter un peu de rouge, il faut parfois savoir rajouter un peu de rouge.
Et je vais profiter de ce morceau aussi pour dire un grand merci à Mireille et à toutes sans doute les nombreuses fourmis qui font partie de l'aventure.
Un grand merci déjà pour moi de m'avoir accueillie ici, je voyage avec mon piano, du coup des vues de l'accueil comme ça c'est précieux, c'est ce qui fait le sens de la direction.
Et c'est ça qui me permet de se mettre un peu dans les chansons, de rencontrer tout le monde et surtout c'est ça qui me regriffe aussi sérieusement les batteries parce que du coup je vois des envoies comme ça avec des gens qui se remontent les manches,
qui ne saissent pas abattre et qui essaient de faire des moments où on se retrouve ensemble.
Et c'est précieux, précieux, précieux, précieux, donc un grand merci et un grand bravo.
Alors, on peut vivre ces énergies, continuer à se partager tous ces chantiers, je ne suis pas passé longtemps là en bas, j'ai fait un petit aller-retour sous la pluie mais j'ai vu qu'il y en avait des chantiers, j'ai vu qu'il y en avait qui avaient été faits, j'ai vu que...
Voilà, c'est des forces depuis presque 30 ans je crois. Donc tout ça juste pour dire, lâchez-moi.
...
Sur la route au premier lieu, puisqu'on retourne à la fourrage, on aura chaud d'être plusieurs à éguiser notre courage.
Il n'est de plus belle maruante que les larmes et la sueur se mêlant sur notre figure au fourrier de nos coeurs. Et nous traverserons en chantant les rues du monde entier.
Et si nos rames s'habillent de bleu, c'est parce que nous sommes en chantier.
Faisons brûler les forges de nos onasses à plein feu, que raisonnent sur l'enclume au-delà de nos peurs et de nos frontières,
le vragade de nos doutes sous les coudes de nos espoirs, que nos champs de partage fassent ronfler notre chantier pour que vivent nos tentatives au-delà des blessures et de la sueur.
Et quand les sons criards de nos marteaux piqueurs deviendront fanfars aux cadences chaloupées, quand nos regards feront trembler dans nos coeurs les tambours battants de notre fratère vitier,
nous traverserons en chantant les rues du monde entier. Et si nos rames s'habillent de bleu, c'est parce que nous sommes en chantier.
On a passé l'âge de rester sage, de maquiller nos détresses et notre besoin de partage, du faveur de la politesse et du chacun son offrage,
il n'est de plus solide, zama, sachant du royer, de celle de nos regards quand il refuse de tricher. On va passer l'âge de rester sage,
et si on ne rentre pas dans le moule, on rentrera dans le tas, au joyeux refus des murs qui s'écroulent, nous crirons notre refus de chacun pour soi,
et nous traverserons en chantant les rues du monde entier. Et si nos rames s'habillent de bleu, c'est parce que nous sommes en chantier.
Si l'horizon est au nuage, dans un jour de mauraise pioche, quand la fatigue est au visage, les gaulles et dieux sont dans les poches,
que les grondements du tonnerre et les sanglots de l'orage émercent leur colère et renflouent notre courage,
pour que ce n'y a plus au lit de nos paupières le plus précieux des joyeux, des perres de poussière, de larmes et de sueur se mélantent en rivière au fourrier de nos cœurs,
et ça brouillonne dans tous les sens, et ça tentative à tous les étages, ça attaque à coups d'imprudence, et ça fracasse et ça remu-ménage,
ça croquise des kilomètres de papier dans le grand bain, ça blanche dans le puzzle des lettres, pour rassembler nos lents de main.
Et quand les sons criants de nos marteaux piqueurs deviendront font vagues, regardant ce chalupé,
quand nos regards seront tremblés dans nos cœurs et tantôt battant de notre frappère mittier, nous traverserons en chantier, en rues du monde entier.
Et si notre âme s'habille de bleu, nous sommes en chantier, nous traverserons en chantant, en rues du monde entier.
Et si notre âme s'habille de bleu, nous sommes en chantier.
Et si notre âme s'habille de bleu, nous sommes en chantier.
Et si notre âme s'habille de bleu, nous sommes en chantier.
Voilà, et c'est un livre, donc sans qu'il vous livre.
Je vais le mettre simplement, je pense, le carton-là.
Vous pouvez prendre un CV, laisser des sous-dents, emmener une carte postale, si vous voulez, des coordonnées,
si vous voulez en parler au boitain, si vous voulez un jour mettre un bateau sur un piano ou bien d'air,
le cadeau sur un rocher, le cadeau sur un port, le cadeau avec des chansons, dans un bistro, dans une moussade,
si vous êtes dans un...
Oui, si on te montre bien et qu'on fait ça, je suis heureusement.
Voilà, n'hésitez pas, merci beaucoup.
Applaudissements
