Alors, moi je vais faire une toute petite introduction pour rappeler les enjeux de l'éducation.
On refera une séance d'éducation, on en fait au moins deux par an.
J'ai dit parce que c'est notre raison d'être, soit d'éducation dans le monde,
ce soir on ne va pas aborder l'aspect international, moi je vais le survoler.
Perspective d'évolution de la population mondiale, vous voyez horizon 2100,
rouge c'est la population qui s'accroît, en bleu c'est que ça ne bouge pas,
ça ne vient pas d'Europe.
Le nouveau milliard de personnes qu'on a eues en 15 ans, on est passé de 6 à 7 milliards,
c'est 10 millions d'européens, donc sur 1 milliard c'est pas beaucoup.
Donc on a plein de gens qui arrivent dans le reste du monde, l'Asie, l'Afrique etc.
C'est des enjeux d'éducation considérables, d'autant qu'on partait avec un niveau d'éducation qui n'était pas très élevé.
Alors support à l'éducation publique dans le monde, vous voyez nous on a la chance et dans les pays en Europe
on met le plus de parts de PNB pour l'éducation.
On se plaint le budget soit pas au niveau de ce qu'on voudrait, mais il faut comparer avec le reste du monde.
Vous voyez l'Europe des 27, on est à 27% du PNB, alors ça varie selon les pays.
Vous voyez Japon, États-Unis et vous voyez les autres pays montant un d'etc.
Ils sont en retrait mais pas tant que ça, c'est une obsession d'éducation.
Quand vous travaillez avec l'Inde de Brésil chez l'obsession numéro 1 c'est l'éducation.
D'abord et avant tout l'éducation.
Ici je vous montre enquête auprès de 645 000 personnes dans le monde chargées du développement.
Quel est le souhait pour une vie meilleure à travers le monde?
Dans tous les pays l'éducation est en premier.
Après vous voyez meilleure santé évidemment, avoir aussi un gouvernement honnête
parce qu'il y a eu des problèmes de corruption un peu dans le monde entier,
des meilleures possibilités de travail, accéder à de l'eau potable,
et à un niveau sanitaire correct, avoir une nourriture correspondante si on a besoin,
protection contre le crime et la violence, mais l'éducation comme la base de tout.
Et nous on le remarque bien puisqu'on a pratiquement une corrélation directe
entre niveau d'éducation, niveau d'innovation.
Pas tout à fait direct, je prends un petit module différent.
Alors quand on parle de développement humain,
on a une cinquantaine d'indicateurs qui définissent ce qu'on appelle l'indice de développement humain,
il y a la santé évidemment, il y a les niveaux de sondage de vie, ce qu'on a accès,
l'éducation est au coeur du système.
Sans éducation, pas de possibilité de boulot acceptable, pas de possibilité d'évolution sociale.
Et vous voyez ici, je vous mets une statistique avec entouré en rouge éducation.
Quand on demande en Amérique latine à quoi voulez-vous que soient utilisés les nouvelles technologies,
informations digitales, etc.
Numéro 1, éducation, 23%.
Économie 18, développement régional, 12, d'abord l'éducation.
C'est des pays, on aura toujours dit, il y a des pays développés
qui vous vont transférer la technologie comme si l'intelligence était réservée à quelques pays.
Et là, on est là, on est moins développé.
Ça ne passe plus du tout.
C'est le même terme, transfert de technologie qu'on considérait comme méprisant.
En Inde, la majorité des connexions internet portent sur l'éducation.
En Europe, ça porte sur le sexe pour vous donner la différence.
On va dire oui, mais on a bon accès à l'éducation, mais quand même.
Pratiquement, moitié des connexions internet en Inde, c'est pour l'auto-éducation.
Au complément d'éducation tellement, il y a obsession d'éducation.
Et vous voyez ici, moi j'étais au Brésil à ce moment-là,
quand il y a eu un peu des manifestations par rapport à ce que coûtait la Coupe du Monde, la FIFA.
Vous voyez, première revendication des bonnes écoles.
Ensuite, les hôpitaux, vous vous retrouvez, éducation santé,
mais tout le temps dire accès à l'éducation.
Il y a un problème d'éducation primaire au Brésil.
Nous sommes l'avenir du Brésil, nous voulons d'abord d'éducation.
Alors, le monde, vous voyez, on a une charte d'un côté le niveau d'éducation.
Alors simple, c'est le nombre d'années d'école, le nombre d'années qu'on va à l'école,
et le niveau de développement international.
Donc vous voyez ici, c'est la Chine, là vous l'avez pays d'Afrique en bleu,
où il y a encore un gros problème d'éducation,
mais il y a des choses qui bougent très fortement.
Vous voyez un des Chines, un un d'en bleu, Chine en jaune avec ses programmes,
et je les développerai pas ce soir.
Je l'intégrerai dans la deuxième session, parce qu'on a beaucoup de gens ce soir.
États-Unis est pays développé, vous avez pays développé en bleu clair.
Eux-mêmes ont des problèmes, on change de l'éducation, on évolue.
Vous voyez ici le Brésil, qui est un pays intermédiaire,
assez au niveau d'éducation sur le point, et puis des pays comme la France et l'Europe.
Mais je ne rentrerai pas dans ces cas-là,
c'est juste qu'on a des problématiques différentes, des objectifs à court terme qui sont différents,
d'abord l'éducation primaire, la qualité, l'éducation pour tous.
Et vous avez un monde, en fait, dans la hiérarchie directement liée à l'éducation.
Alors il faut savoir que les progrès ont été considérables au cours des 15 dernières années.
Jamais on a autant progressé en éducation dans le monde.
Je vous montre ici le taux d'achèvement du primaire à travers le monde,
pour les pays les moins avancés,
Benin, Burkina Faso, Centre-Afrique, Mali, Niger.
Donc vous voyez quand même cette tendance lourde,
puisque c'est une priorité, c'est une priorité partout.
En plus, l'Afrique reçoit maintenant gratuitement tous les programmes indiens,
par satellite et par câble, qui sont été mis gratuitement à disposition de l'Afrique dans leur langue.
Pour info, c'est un des plus gros programmes d'aide au développement,
l'un d'Africados, ça lui coûte 2 milliards de dollars,
de tous ces programmes éducatifs pour l'Africain.
Coopération sud-sud.
Alors l'éducation, voilà, ce que j'ai demandé là, c'est l'arme la plus forte pour changer le monde.
C'est une conviction intime dans les pays émergents.
Depuis 30 ans, l'analphabétisation recule constamment.
Moi, j'avais travaillé sur l'analphabétisme en Égypte,
avec l'université du Caire.
Il y a 15 ans, il y avait 7 millions d'enfants d'alphabet aujourd'hui,
il y en a 50 000 pour donner une idée.
Donc vous voyez, il y a quand même des bonnes nouvelles.
Vous voyez l'évolution en millions des nombres de l'analphabétisation.
Voilà, seule l'éducation rend libre.
Et puis ça, c'est le programme indien qui est sur ce thème,
puisque moitié des analphabétes, il y a encore 10 ans, étaient en Inde.
Mais là, c'est un pays très peuplé, moitié des aveugles aussi étaient indiens.
Ici, c'est le programme du millénaire.
150 pays suivent ce programme dans le monde,
à éradiquer l'extrême pauvreté, à chever l'éducation pour tous.
L'égalité des gens, l'accès aux filles et à l'éducation,
très importants à venir dessus et dure la mortalité infantile.
Statue de la femme enceinte, combattre le SIDA et autres choses,
assure un équilibre d'environnement et du travail pour tous.
Nous, on fait partie des pays développés, donc on n'est même pas au courant que ça existe,
mais ça, 150 pays travaillent là-dessus comme objectif fondamental de l'innovation.
Ça, c'est la présentation brésilienne, c'est pour ça que c'est en Portugais.
Donc, vous voyez l'éducation.
Alors, ici, vous voyez le nombre d'années d'éducation dans les pays avancés,
c'était repé de l'OCDE, Etats-Unis, Europe, Japon, Corée, Australie, Nouvelle-Zélande.
Donc, vous voyez, primaire en bleu, secondaire en rose,
et enseignement supérieur.
Vous voyez, un progrès, on est passé quand même de six années d'enseignement
dans les années 50 au pratiquement le double, et vous voyez l'évolution des pays développés
qui ont passé ce qu'on était dans les années 50.
Alors, c'est des stats qui sont tous les dix ans, c'est pour ça que vous avez essayé.
C'est très lourd à faire les pays mentes sur le niveau d'éducation.
Ils n'aiment pas dire qu'ils auront un mauvais niveau d'éducation.
Il faut tout vérifier au niveau de l'UNICEF.
Alors, un des grands enjeux, le plus important, c'est l'éducation des filles.
Quand je disais qu'on a une corrélation directe entre le niveau d'éducation,
oui, on a une corrélation directe entre le niveau d'éducation des filles et l'innovation.
Parce qu'on a toujours un décalage avec un moindre accès,
et donc, dans les personnes qui n'ont pas bien accès à l'éducation,
il y a les pauvres, extrêmes pauvretés et les filles.
Dans des zones, c'est loin d'être évident, c'est l'éducation des...
L'indicateur finale, c'est l'éducation des filles.
Voilà, un monde plus positif commence par l'éducation dans la cité.
Ça, on avait remis un prix à Positivo qui a développé des pédagogies dans le monde entier.
Vous voyez, ça, c'est des pubs sur des grands formats, 4 mètres sur 6, au Brésil.
Il faut d'abord éduquer les filles si on veut qu'elles jouent un rôle en politique
ou dans d'autres activités, l'égalité des gens, et donc accès identique.
Alors, est-ce que ça évolue? Oui.
Ratio devriez des filles dans le système scolaire, à travers le monde.
Vous voyez, c'est les données les plus récentes, je vous l'ai dit, ça met toujours du temps à faire.
Alors, vous voyez les pays les plus avancés, en haut en bleu foncé, bleu clair.
L'Europe, Asie centrale, etc., pays les plus avancés.
Et vous voyez, les pays les moins avancés d'Asie du Sud,
on est passé quand même de 35% à 65% des filles qui vont à l'école.
Il reste encore 35%, mais il faut voir le chemin parcouru.
On est dans une évolution extrêmement importante.
Alors, il y a des retours en arrière, je ne vais pas vous faire un dessin.
Il y a des pays, en ce moment, où on ne met pas des filles au niveau de l'éducation en premier.
Vous avez dû remarquer.
Vous voyez ici, par exemple, en Inde, l'évolution du taux de l'inverse de l'analphabétisme,
le taux de l'iterrétisme, on veut savoir lire.
Donc, vous voyez, le progrès considérable qu'il y a eu,
mais on garde un décalage entre les hommes, vous voyez, 82%, et les femmes, à 68%.
Et donc, c'est aujourd'hui une priorité.
L'Inde se dit, voilà, liberté par l'éducation, le prochain, super puissance par la connaissance.
Si on a 1,3 milliards de cerveaux éduqués, ce sera plus efficace que ceux qui sont que 100 000.
Voilà.
Et voilà, ici, vous voyez, l'éducation en Inde, dans l'éducation supérieure.
Alors, vous voyez, c'est là où le décalage est le plus fort, enseignement supérieur,
garçons, filles, vous voyez, le décalage reste très important,
dernière donnée, 70%.
On est pratiquement à moitié, donc il reste un gros boulot sur l'éducation des filles.
Donc, dans les personnes qui n'acceptent pas l'éducation comme elles le devraient,
là déjà, on va arriver bientôt, on peut dire,
dans 5 ans, pratiquement tout enfant indien ira à l'école,
ce qui paraissait impossible à 10 ans, pour vous dire.
Ils disent déjà, 98% d'une école à moins d'un kilomètre,
parce qu'il voulait aller à pied.
Mais bon, il y a encore du boulot pour les filles.
Alors, et je finirais là-dessus.
Tout commence avec l'éducation primaire.
Ça, c'est les 6 enfants brésiliens d'Amazonie,
avec une innovation qui a été faite pour eux.
Comme il n'y a pas d'électricité, ça faut une électricité,
ça résiste à une humidité de 100%.
Enfin, voilà, un outil fait pour ces petits enfants-là.
Mais quand on fait de la formation...
Moi, je fais plutôt de la formation d'adultes,
même si on s'intéresse aux enfants.
On retrouve les problèmes qu'il y a eu étant enfants,
quand on a des adultes, si vous voulez.
Ce qui n'a pas été réglé doit être fait.
Il y a des gens qui apprennent à lire étant adultes.
Alors, ici, je vous montre dans les...
Parce que ça, c'est une des meilleures expériences d'éducation
la plus incroyable que j'avais.
Ici, vous voyez, c'est des formations...
On fait des formations, c'est des formations pour des cadres dirigeants brésils.
Donc, tous ces gens-là, on dépose de direction.
Ils sont très jeunes.
C'est ce qu'on appelle le look junior au Brésil.
Puisque, en moyenne, les gens, dans la même fonction,
le même poste de responsabilité, ils ont 7 ans de moins.
Qu'ici.
C'est pas qu'on a tué les vieux,
mais on donne des responsabilités très vite.
Et donc, on a ce look junior,
où, moi, je me rappelle, une jeune femme,
elle dit, vous suivez la formation,
elle dit, non, je dirige l'université.
Mais là, on a un look d'étudiant.
Donc, vous voyez, c'est des jeunes,
mais ils s'occupent de 2, 3 000 personnes, chacun.
Mais ce qui m'a frappé, c'est que ce programme de formation
de chef de projet, le président,
Lourès, qui est un grand bonhomme, il a dit,
ah, mais nous, c'est tout le monde qui suit.
Tout le monde, c'est tout le monde.
Ça veut dire quoi, tout le monde?
Mais il dit, nous, sur la zone de s'occupe,
il y a des gens qui sont trisomiques.
Ils doivent faire la même formation.
Et je pensais pas, je savais pas qu'on pouvait
faire une formation de chef de projet
pour des personnes qui étaient, qui sont trisomiques
et qui avaient pas de formation très forte nouvelle.
Alors ici, vous voyez, le déploiement de cette formation
pour des jeunes professionnels trisomiques
qui travaillent dans les fédérations industrielles
et dans les autres, on élimine pas les gens différents.
Ce qui n'est pas le cas ici,
puisque tu as des trisomiques en France
et un cas unique au monde, pour info.
Et ici, vous voyez, donc,
la formation spécialisée, le même format,
adaptée aux besoins des gens qui sont trisomiques
pour être chef de projet dans leur domaine d'activité.
Ici, ils font une expérience terrain
pour aller voir ce qu'il faut améliorer dans la ville.
Et là, je vous montre juste la photo
quand ils vont être diplômés,
parce que là, je zoom.
Voilà. Et vous voyez ici, vous avez...
Ils ont allou que c'est des trisomiques,
lui, lui, lui, lui, elle, c'est des très grands chefs de projet.
Je vous jure, c'est des excellents chefs de projet.
C'est-à-dire qu'ils étaient parfaitement capables
dans leur domaine, surtout tout ce qui tient
à la santé et à l'évolution.
Et vous voyez, la fierté qu'ils ont,
c'est le premier diplôme de leur vie.
Jamais ils ont eu le diplôme avant,
parce qu'ils étaient en retard par rapport aux critères habituels.
Ils comptaient le moins vite que les autres.
Ils écrivaient moins bien, faisaient plus de faute,
mais ils étaient un peu pendants des clous.
Et là, ils s'avèrent d'être très solides chefs de projet.
Une capacité d'empathie énorme,
de ressentir des choses que d'autres ne servaient pas.
Et c'est pas souvent disant, non, on a fait un truc pour eux
pour qu'ils soient un petit peu comme les autres,
non, pas du tout.
C'est l'excellent chef de projet.
Et vous ne voyez rien que sur leur tête,
que c'est des gens qui vont dépoter grave.
Et voilà, avec une affirmation de soi.
Et là, moi, ça a été une révélation,
parce que j'avais jamais eu l'expérience.
J'ai parlé avec Cédric Villani qui a aussi eu des trisomiques,
voir un peu leur relation mathématique, par exemple,
puisqu'il essayait.
Et là, j'ai découvert des gens exceptionnels
avec leur particularité.
Mais ils ont resté, il y en a deux qui ont pris,
on peut vous dire, d'innovation, après dans leur projet.
Donc voilà, il faut rester très ouvert
à la variété des gens quand on parle d'éducation.
Parce que vous avez des talons cachés ou différents.
Et aujourd'hui, on a plus besoin de différenciations
que de normalité.
Puis c'est pensé qu'on a une corrélation directe
entre la variété,
entre les origines différentes, les formats,
les profils différents pour avoir une richesse d'innovation,
plutôt qu'un standard où tout le monde n'était pas.
