Donc je suis Alexi en Gau, je suis un déco-fondateur de la société Insect, alors je vais vous
parler pour une petite dizaine de minutes de cette société-là, mais ce que je propose
si jamais c'est possible, c'est de commencer par une petite vidéo introductive au sujet.
Do you know why we named this fish bubbles? Well, lately, bubbles has been making less
bubbles than usual. He's only given fishes and more and more soybeans, but it's not his
natural diet. And to be honest, it's become more and more expensive and harmful to the environment.
The thing is, fishes usually eat insects in the wild. They love it, and it's good for them.
But how can bubbles eat them also in his farm? And what about his billion friends?
Here is an idea. How about farming insects? At Insect, we created innovative technologies
to raise large-scale quantities of insects and get the best out of them. We do so using
rejected food, such as ugly vegetables or cereal byproducts, and virtually no land,
and very low CO2 emissions. It's a cheaper and greener way to produce better fish food,
which makes bubbles healthier and happier. People usually think of insects as ugly, harmful
little things, but they're already part of our daily lives. We make candies out of this
little fellow, for instance. We also make medicines, cosmetics, food, clothes, and soon,
even biodegradable plastic out of insects. Bacon sandwich, and Goldilocks also eat insects,
and will soon be able to eat them in their farms. Insects can help us overcome some of the major
challenges of the 21st century. Donc voilà, vous avez une petite vidéo d'introduction sur l'histoire
et le concept derrière la société. Société qui a été créée un petit peu plus de 4 ans par 4
personnes. Je voudrais serer un peu un petit point après sur l'équipe, mais peut-être pour faire
la transition avec la brillante introduction qu'on a eue à cette conférence, peut-être donner
encore quelques éléments chiffrés de contexte. On est sur une planète finie, avec aujourd'hui plus
de 7 milliards d'habitants, et comme ça a été dit, 9, 10, certaines prévisions parlent même de 11
milliards d'habitants dans les décennies à venir. Les décennies à venir, ça veut dire
concrètement demain. C'est un défi qui est majeur pour le 21e siècle, peut-être autant,
voire plus, que le défi énergétique. On a un système agro-industriel qui est ce qu'il est,
qui a énormément de vertu puisqu'il arrive déjà à nourrir un certain nombre d'habitants sur
cette planète, à leur fin, voire même parfois plus qu'à leur fin, pour autant arriver à faire
un bon en termes de production pour nourrir ces 9, 10 milliards d'habitants d'ici 2050. Un pose de
changer, voire même révolutionner, un certain nombre de pratiques de production. Et on s'est
interrogé, notamment au travers d'une association à laquelle j'ai œuvré avec Antoine,
l'un des autres confondateurs et aujourd'hui président de la société, dès 2008 à réfléchir
sur les systèmes agro-industriels, agroalimentaires de demain. Et parmi plein de sujets, on a traité
d'agriculture urbaine, on a traité de permaculture, on a traité de compostage, on a traité de ruches
en ville, plein plein plein de thématiques absolument toutes passionnantes. Et l'un des
points qui a émergé était de s'interroger sur pourquoi est-ce que l'insecte était
complètement absent de nos systèmes agroalimentaires humanisés et pourquoi, alors même que l'insecte
est à la base de la chaîne alimentaire de très nombreuses espèces d'animaux. Les
oiseaux, les poissons, les reptiles et un certain nombre de mammifères consomment des
insectes et c'est une base importante de leur alimentation. Et si je vais un peu plus
proche des hommes que nous sommes, les singes et les grands singes notamment consomment
une parelle d'insectes dans leur régime alimentaire. Et on s'est rendu compte qu'il
y avait un certain nombre de contraintes à l'émergence d'une production d'insectes
à grande échelle visant à nourrir les animaux d'élevage. Parmi ces contraintes-là, on
a constaté que le système agroalimentaire et notamment le système d'alimentation des
animaux d'élevage reposés sur des ressources qui sont aujourd'hui ou quittées jusqu'à
il y a peu de temps encore relativement abondantes parce que finalement cueilli ou péché. C'est
un petit peu l'exemple qui est donné dans la vidéo. L'alimentation notamment d'un
poisson d'élevage et d'un poisson d'élevage carnivore comme une truite ou comme un sonneau
va être en partie composé de petits poissons qui sont péchés au large du pérou et du
chili et petits poissons qui vont être réduits en farine et donner en alimentation à ces
poissons derrière élevés dans nos piscines et d'aquaculture. Concrètement, on a donc
un système d'élevage, de production de poissons qui repose en partie sur de la pêche et ça
peut paraître un peu, je dirais, étonnant d'avoir une aquaculture qui repose sur la
pêche mais tant que la pêche était facile à faire et que la collecte de ces petits
poissons était aisé, on avait en effet, je dirais, une validité économique, pas forcément
environnementale mais en tout cas une validité économique à reposer sur cette pratique
de production d'aliments pour nourrir les poissons d'élevage. Simplement, les océans
comme les terres sont des espaces qui sont finis et la production de ces farines de poissons
issus de petits poissons péchés au large du pérou et du chili a diminué. On est passé
un peu plus de 7 millions de tonnes de production de farine de poissons à un petit peu plus
de 4 millions de tonnes aujourd'hui et le prix s'en est ressenti parallèlement à
l'augmentation de la aquaculture qui exigeait de plus en plus de farine de poissons. Le
prix, justement, par 11 ans, il a été multiplié par 5 quasiment en 15 ans, alors il y a des
variations de nouvelles activités très fortes sur cette matière qui est la farine de poissons
mais toujours est-il que, deux parts, l'impact environnemental que la production de ces
farines de poissons a, notamment sur la biodiversité dans les océans et l'impact sur les écosystèmes
parce que les petits poissons sont la proie des plus gros poissons et deux parts, l'augmentation
du prix de cette matière et donc de l'impact économique pour les aquaculteurs a émergé
l'intérêt de production de produits alternatifs à ces farines de poissons. Et bien évidemment,
je vous étonnerai pas en vous disant qu'on a considéré que la farine d'insectes faisait
un très bon candidat, une très bonne alternative à ces farines de poissons. Alors, on a à
fois l'argument de la naturalité que j'exprimais tout à l'heure, c'est-à-dire que l'insecte
est à la base de la chaîne alimentaire d'un certain nombre d'animaux d'élevage
peut penser aux poissons mais on peut également penser aux volaignes ou même aux porcs et
on a ce contexte économique qui rendait pertinent le développement de recherche pour la production
d'insectes à grande échelle. Alors pourquoi je parle de développement technologique?
Tout simplement parce que jusqu'à il y a quelques années, personne s'était réétablant
de plongée sur la question de comment produire des insectes à grande échelle. Alors ce qu'on
a fait dans les premières années d'existence de la société, c'était de réunir d'abord
une équipe compétente, pluridisciplinaire, des chercheurs en automologie, des ingénieurs
en procédé industriel, en robotique, des gens qui avaient fait quand même l'élevage
d'insectes à petite échelle mais qui avaient justement empiriquement un savoir de production
et d'élevage d'insectes et on a donc fusionné ces différentes compétences pour répondre
à une question très ambitieuse, arriver à mettre en place un système de production
viable économiquement d'insectes et de farines d'insectes. Donc on a d'abord commencé
à la petite échelle, c'est-à-dire l'aboratoire, quelques grammes, quelques kilos et puis ensuite
après je pourrais revenir sur l'histoire un peu financière de la société mais on
a eu des premiers financements, on a remporté un certain nombre de concours et puis on
a pu comme ça passer à un stade pilote. Au stade pilote on continuait à tester différentes
espèces d'insectes et puis au bout d'un moment on s'est fixé sur une espèce d'insecte,
un scarabée, je pourrais revenir sur le pourquoi du scarabée et pas de la mouche ou de la
viellue, en tout cas on a retenu ce set d'insectes là pour aller vers un développement à
grande échelle et puis avec de nouveaux financements et notamment la réalisation de levés de
fonds on a pu lancer la mise en place d'un démonstrateur, alors un démonstrateur le
terme vous n'est pas forcément familier mais si vous voulez c'est le stade après
le pilote, on parle souvent de stade laboratoire, stade pilote, démonstrateur industriel ou
d'himo plant en anglais et puis ensuite les unités beaucoup plus importantes et elles
viables. Ce démonstrateur il est quasiment finalisé, ça va être depuis 8 mois qu'on
est en train de le construire, dans le Jura près de Dole et c'est une unité qui va
viser à produire à peu près 300 tonnes, en tout cas plusieurs centaines de tonnes
de farine d'insectes à l'année et ces farines vont voir pour évocation d'être
testées et utilisées dans l'animentation d'un certain nombre d'animaux, ça peut
être des animaux d'élevage, ça peut être également des certains animaux domestiques.
En tout cas on a commencé à relever ce challenge et ce défi de production, de développement
de technologie pour produire à grande échelle ce petit scarabée donc on s'occupe à la
fois de la partie reproduction, de faire en sorte qu'il se reproduise, la partie élevage
grossissement des oeufs qui sont ensuite transformés en larves et puis ensuite une
phase d'abattage des larves parce qu'on ne va pas jusqu'au stade d'adultes, on
abat les larves quand elles sont arrivées à quelque part à maturité et puis ensuite
on transforme ces larves abattues, on les réduit en farine et ensuite on intègre cette
farine dans l'alimentation qui va être donnée au poisson, au volail qui a priori s'en
délecte, juste un petit chiffre, on a mené des tests l'an dernier et on a comparé ce
que donnait un poisson alimenté avec de la farine d'insecte, enfin le régime alimentaire
classique contenant en partie de la farine de poisson et en remplissant la farine de
poisson par notre farine d'insecte et on a observé que le poisson dont seulement aimé
toujours serait croquette même si contenait de la farine d'insecte ce qui ne doit pas
beaucoup étonner puisqu'encore une fois dans les milléaturés on boit des trucs ou
des saumons qui consomment 50-70% d'insectes alors que jusque là ils en avaient pas dans
le milieu industriel mais surtout ce qu'on a observé c'est que les poissons grossissent
et plus en consommant de l'insecte, alors c'est un événement qui est bien évidemment
intéressant commercialement puisque on peut dire que par rapport au produit concurrent
de la farine de poisson on a un produit qui va apporter une meilleure performance mais
au delà de la performance ce que l'on intuite ce qu'on n'a pas encore prouvé mais c'est
qu'en se rapprochant du régime naturel du poisson de la volaille en fait on renforce
le système immunitaire du poisson par rapport à un régime industriel aujourd'hui qui
n'est pas forcément proche de son régime naturel et donc on améliore aussi la santé
du poisson. Donc on se trouve finalement en amont des questions que vous savez soulever
c'est à dire qu'on ne vend pas en tout cas aujourd'hui même si on s'est intéressé
je pourrais revenir dessus à l'alimentation humaine c'est à dire proposer ces farines
d'insectes pour l'alimentation ou la production de produits destinés à l'alimentation
humaine pour autant on a avec cette proposition de valeur cette solution de farine d'insectes
pour l'alimentation des animaux d'élevage une solution en tout cas une partie de la
solution à ce grand défi de la production de protéines pour les neuf à dix milliards
d'habitants que nous serons dans les décennies à venir. Voilà alors je ne sais pas du tout
combien de temps j'ai pris je crois que c'est à peu près bon en tout cas je me tiens à
votre entière d'exposition si vous avez la moindre question et je suis et je remercie
les organisateurs de m'avoir invité à cette session.
