Bonjour. C'est la deuxième fois que j'interviens à ce congrès. Je remercie les
organisateurs. En fait, l'oral, je crois qu'il n'y a pas besoin de présenter vraiment le
réal. L'oral, c'est le numéro mondial de la cosmétique, même de la beauté, qui aujourd'hui
est dans plus de 190 pays. Mais ce qui est important aujourd'hui, c'est une innovation qui est née
dans une structure très particulière de la recherche et l'innovation de l'oréale. Donc la
recherche et l'innovation de l'oréale, un ordre de grandeur, il y a environ 4000 personnes qui sont
réparties dans 6 grands pôles et on a un rythme de dépôt de brevet pour pouvoir protéger nos
innovations dans toutes les régions du monde, dans toutes les catégories de la beauté d'environ
600, 620 par an. Mais quand je vous disais qu'elle est née dans une structure de l'aérie très
particulière, cette structure, c'est ce que nous avons appelé un incubateur digital. Ça voulait
dire, en quelque sorte, une structure qui permettrait de saisir le plus rapidement possible les
innovations du monde digital et pour nous finalement de mettre un interface digital entre une
consommatrice, un consommateur et son environnement. Pour que cela fonctionne, quand vous voyez le
rythme auquel les innovations digitales sont produites, il fallait les immerger, c'est-à-dire
c'est une petite équipe très agile, 18 grands spécialistes, vous allez comprendre à près de
quel domaine, immerger dans le milieu des startups, dans un écosystème particulier, ici il s'agit
celui de la Californie, on peut en faire ailleurs et qui ont un rattachement de décision direct
avec le vice-président en charge de la recherche et de l'innovation pour ne pas perdre de temps
et investir s'il faut investir et prendre des décisions qui s'imposent. Donc en fait la question
c'est donc un interface, miroir, mon beau miroir, mondialement le miroir est l'interface idéale
de reflet de la beauté. C'était pour nous une autre façon de travailler la notion d'expérience que
le consommateur a avec un produit. Personne, on a des milliards de consommateurs et personne
n'utilise si je prends un geste très féminin son bâton de rouge à lèvres de la même façon,
ni pour un geste plus masculin, ne se passent les mains dans les cheveux ou se brosse ou se peignent
les cheveux de la même façon. Donc il y a une expérience pour chacun d'entre nous. Comment aller
vers cette personnalisation en fait? Donc je vais prendre un exemple pour comprener comment on a
imaginé parce que c'est la vie de tous les jours. Donc cette jeune femme que vous voyez en haut,
elle a 27 ans, elle est parisienne, elle est assez branchée et mais c'est pas une grosse utilisatrice
de produit. En gros, elle utilise sans trop de risque le mascara, le rouge à lèvres et peut-être
un eyeliner parce que c'est à la mode et quand elle a la mine un peu triste, elle se mettra un petit
peu d'un fond de teint ou d'un blush. Mais finalement, elle va pas aller beaucoup plus loin. Sauf que
très récemment, elle va au bon marché et il y avait, vous savez, les stands où il y a des make-up
artistes qui vous proposent quelque chose. Elle se laisse faire, elle tente l'expérience, donc elle
se fait maquiller et elle s'aperçoit effectivement qu'il y a une transformation assez étonnante de son
visage. Simplement, elle réalise qu'au total des totaux, le maquilleur en question avait utilisé
11 produits. Elle les avait pas tous, elle s'est renseignée comme c'était une marque de luxe,
elle a renoncé à les acheter et elle a plutôt essayé parce qu'elle est très connectée avec tous
ses copains et ses copines. Elle a envoyé sa photo à ses copains et ses copines et qu'ils m'ont dit
c'est super, il faut que tu continues à faire comme ci, comme ça. Sauf qu'elle s'est dit,
maintenant comment je vais me retourner pour trouver la même chose et que ce soit accessible à mon porte
monnaie. Donc elle envoie sa photo, elle elle trouve au bout d'un moment, elle se dit je vais aller
sur les sites d'e-commerce et je vais peut-être trouver mon bonheur. Simplement comment je vais
choisir la teinte etc. C'est un peu compliqué déjà, c'est compliqué pour elle, mais elle a la
réaction tout d'un coup de sa cousine qui elle habite dans l'arrière pays ni soit, qui est plutôt
une sportive, qui fait du bateau etc. Et alors elle pour elle, alors il y a ni le podium dans un des
grands magasins, il n'y a pas le carrefour, il faut au moins 45 minutes pour y aller et même pas sûr
qu'elle trouve toutes les nuances requises, donc c'est pire comme expérience. Donc c'est là que la
science intervient et c'est là où les chercheurs se sont dit mais finalement ces deux jeunes femmes
très différentes ont toutes envie d'utiliser ces produits, veulent les trouver et être sûrs,
finalement de faire ce qu'on fait, enfin ce qu'elles font dans d'autres domaines, elles vont acheter des vêtements
sur internet, ça leur plaît pas, hop elle le renvoie. Simplement le maquillage c'est pas vraiment
ce que vous faites, si vous l'avez essayé, vous ne pouvez pas le renvoyer. Donc est-ce que je
peux virtuellement essayer quelque chose avant même de l'avoir mis sur mon visage et en plus je peux
m'amuser à changer et je peux le commander à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Donc la
science nous a permis de répondre à plusieurs questions. La première essayée évidemment sans
même dépenser un centime ne serait-ce que pour voir si ça me va. Je vais prendre du temps à aller
chercher dans le magasin, enfin vous messieurs vous êtes pas très habitués mais quand vous allez
dans un supermarché et que vous voulez choisir la couleur exacte d'un rouge à lèvres qui est sous
blister, vous êtes un petit peu ennuyé parce que le nom parfois ne vous dit en plus rien du tout
par rapport à la couleur. Si ça s'appelait pêche ou rose mais quand tout d'un coup ça
porte le nom d'une fleur que vous ne connaissez pas, vous avez du mal déjà à réaliser. Alors je passe
pour les crayons et toutes les ombres à paupières sont encore plus compliquées. Donc après comment
je peux essayer tout ça, c'était la vraie question. On voyait bien qu'il y avait d'un côté des
opportunités marchées et après il fallait répondre. Alors quand vous regardez l'interface qui est
évidemment évident pour nous tous, c'était le smartphone, la tablette. Quand vous regardez l'état
de l'art de ces appareils qui sont magnifiques, c'est pas un super objectif, ni une capacité d'image
extraordinaire pour un rendu du niveau du grain de la peau, de la finesse d'un cil et d'un autre
côté vous avez aussi la difficulté de saisir le mouvement. Vous prenez de la vidéo c'est pire
avec un smartphone. Donc toutes les expressions du visage faisaient qu'en sorte il y avait des
applications sur le marché mais qui relevaient plus de ce que nos amis américains appellent des mecs
que de quelque chose de sophistiqué avec un rendu très précis et très défini. Donc premier
grand enjeu. Est-ce qu'on est capable, parce que vous avez tous regardé maintenant les dessins
animés, d'être capable de faire ce que vous faites tout. Vous regardez votre visage à droite,
à gauche donc de suivre tous les mouvements du visage. Vous parlez vous avez les yeux qui s'ouvrent,
qui se ferment, vous pouvez même faire des petites mous. Est-ce qu'il y a des logiciels qui permettent
de faire ça? Première question. Deuxième question, les expressions ne faut pas que tout d'un
coup parce que vous faites la mou, que vous levez les sourcils, toute l'image soit complètement
décalée et que les points de repère soient perturbés. Donc il faut une précision dans le
repérage de tous les points du visage. Dernier aspect, ça c'est fondamental. La peau c'est pas
une surface lisse, ça a un grain de peau et les photographes ont passé des années. Donc comment
va-t-on rendre compte de cette texture de peau de chacune d'entre nous en fonction des saisons,
en fonction de l'âge, en fonction de beaucoup de choses? Donc c'est là que l'incubateur s'est
rapproché d'une start-up qui est en Californie pour travailler donc le premier aspect qui était
tous les algorithmes de suivi du mouvement du visage, ce que je vous disais tout à l'heure. Une
fois que vous avez ça, restez le problème. Donc ça c'est une société qui nous a permis de passer
de l'image 2D au rang du 3D, ça y savait faire, et ensuite de pixeliser avec la bonne définition.
Donc la société en question s'appelle Image Matrix et on avançait avec eux tout en brevetant un
certain nombre d'applications qui sont spécifiques à le réal. Parce que avoir le logiciel ça suffit
pas. Il fallait définir ce qu'on fait les équipes dans l'incubateur, les conditions d'éclairage,
c'est-à-dire quel que soit si cette jeune femme est ici sur scène dans la salle ou en plein
soleil sur une plage, il faut que le rendu soit identique. Donc vous voyez ce que ça veut dire de
vraiment tenir compte ou de s'affranchir en d'autres termes même des conditions d'éclairage.
Première, une grande question. Deuxième question, la question de quoi partant? Quelle
est le patrimoine de données dont nous disposons pour pouvoir avoir cette prétention d'aller maquiller
des dizaines de fois par jour même si elles le veulent virtuellement des milliards de femmes à
travers le monde? Et ensuite, se poser la question, je vous ai dit tout à l'heure la
texture de peau, la texture de peau varie beaucoup selon l'éthnie. Alors c'est là où effectivement
la recherche de l'oral et ses 4000 chercheurs et ses 100 ans de recherche ont vraiment permis de
passer le cap. Puisqu'effectivement on a depuis les années 70-80 regardé les peaux et les cheveux
du monde entier aux grains de peau près à l'igre galarité. On connaît la taille des pores, on
sait quand est-ce qu'ils se dilatent, qu'ils se dilatent pas, on connaît toutes les hétérogénéités.
Donc ça évidemment c'est un savoir extraordinaire et l'autre grand savoir que nous avions c'est
tout le comportement physico-chimique de tous nos produits de maquillage sur toutes ses peaux à
travers le monde quel que soit le climat et les modes d'application. Donc ça ça a été la
première phase, la phase d'éclairage donc pour vous donner des ordres de grandeur. On a environ fait
400 à 4000 images pour pouvoir calibrer exactement le système. Après si vous avez des questions je
vous donne un peu de détails mais c'était la première grande phase et est capable d'intégrer
que toutes les optiques de tous ces petits objets que nous adorons évidemment aucune est identique.
Donc il faut intégrer la diversité aussi de l'outil. Ensuite l'étude multi-ethnique donc là vous
voyez des visages de toutes les couleurs. On a étudié cinq grands groupes ethniques donc les
peaux africaines, les peaux européennes, les peaux asiatiques, les peaux indiennes et les peaux
hispaniques. Ensuite l'ajustement du rendu alors ça c'est vraiment aussi quelque chose qui a été
très difficile c'est que vous voyez bien qu'il faut travailler à la fois si c'est un glosse la
transparence, il faut travailler la matité c'est des choses que vous vous dites c'est évident même
en photo on n'y arrive pas facilement. Or la femme qui applique le produit le voit tout de suite et
fait son choix en fonction de ce rendu là. Et enfin la précision du rendu. Donc là vous avez les
trois étapes pour que vous compreniez si le maillage au niveau du visage n'est pas assez fin
du coup là le logiciel enfin l'application ne va pas positionner exactement l'autre et si c'est un
trait d'highliner au bon endroit ou alors vous avez à avoir des angles comme vous avez sur le premier
dessin vous voyez bien que l'angle n'est pas parfait alors que sur la troisième image le maillage
permet d'avoir un trait parfaitement continu et qui dessine en fonction de chacune de vos
arcades soucilières chacune de la forme de chacun de vos yeux. Donc c'était une science personne
évidemment c'est ça le génie de ces outils digitaux c'est que personne ne connaît la science
qu'à derrière et il faut que ça marche à tous les coups. Donc l'outil en question c'est cette
première innovation digitale vous vous ditez qu'on en a d'autres derrière nous l'avons appelé
make-up genius et la marque qui en a bénéficié ça a été l'oral paris qui est quand même notre plus
grande marque mondiale et comme par hasard nous l'avons lancé à Cannes cette année le 15 mai
où effectivement tant les égérie de l'oréale jouaient avec l'objet que les journalistes que
même les festivaliers mais ce qui était plus intéressant c'est que parallèlement la marque
évidemment avait mis en place tout le e-commerce qui va avec et en particulier ils avaient lancé
une opération assez intéressante qui s'appelle gâte de look alors c'est le look de la montée
des marches donc n'importe qui pouvait même scanner prendre l'image d'une des égérie et claque
immédiatement ça donnait exactement tout ce qu'elle elle avait elle comme maquillage et ça permettait
de faire la transposition sur votre visage alors après évidemment si vous trouviez que la couleur
n'était pas adaptée vous pouvez jouer sans arrêt donc aujourd'hui la lap est disponible en
France et en Chine ensuite on va l'étendre dans le reste du monde elle est disponible sur app store
elle s'appelle make-up genius tout simplement et c'est enfin la quantité là de download était
extraordinaire parce qu'en plus vous doutez bien que le buzz de canne a énormément participé après
ce qui est important c'est la conversion effectivement en acte d'achat qui est le suit suit un
merveille parce que c'est accompagné ce que là je ne vous fais pas une démon vous pourrez tous le
faire si vous avez un android et du coup vous avez accès à toutes les nuances selon le pays où
vous êtes selon la couleur de votre peau il détecte parfaitement et donc la proposition que vous
avez faite n'est pas erronée au niveau des nuances mais vous pouvez aussi vous amuser à avoir des
choses un peu excentriques un peu folle comme pour une montée des marches ou pour une soirée
extraordinaire donc voilà la première je ne vous dis pas la prochaine pour vous et un ordre de
grandeur c'est rendez-vous à la convention de las vegas en janvier de l'année prochaine il y aura la
suite merci merci
