Merci, donc je vais vous donner quelques mots sur Inaïa, parce que bien sûr vous connaissez Inaïa,
mais c'est pas sûr quand même que vous en connaissiez tous les détails.
Donc j'ai prévu ici au dernier moment quelques petits slides pour vous donner quelques chiffres
et qu'on puisse situer un peu notre comportement.
Donc Inaïa c'est un centre de recherche, on est comme particularité d'être focalisé sur un seul et unique domaine
qui est le numérique dans son ensemble et les mathématiques appliquées, donc on fait que ça.
4500 collaborateurs, 3500 chercheurs dans les équipes de recherche,
800 de recherche un peu partout en France, je vous montrerai un peu où on est tout à l'heure,
et disons un ADN comme on dit assez souvent qui est très orienté vers une chaîne complète depuis la recherche fondamentale jusqu'aux applications.
Notre mission chez Inaïa, c'est de faire de la recherche d'excellence, de faire du transfert et de faire d'innovation.
Ça se matérialise par exemple par le fait que nous sommes depuis 50 ans sous la double tutelle des ministères en charge de la recherche
et des ministères de l'industrie, donc chez Inaïa on fait pas de recherche si on n'a pas cette projection vers l'industrie
et je rebondirai sur ce qui a été dit tout à l'heure, c'est que pour nous c'est un moteur assez fort,
c'est une boucle et c'est un échange, tout ce qu'on fait en voir les applications c'est important,
mais recevoir aussi les inputs du monde applicatif, du monde industriel est quelque chose de fondamental pour nous.
Même si dans le domaine du numérique c'est quelque chose d'un peu rare et difficile à faire, on dépose aussi quelques brevets,
ça se fait, ce n'est pas le souhait majoritaire mais ça dépend par exemple de certaines collaborations
et je pense que Jean-Luc Béla reviendra là-dessus puisque avec certains industriels c'est un modèle économique
avec lequel on doit composer.
Je vous ai dit des centres de recherche à différents endroits en France, donc nous avons 8 centres et quelques antennes.
Alors ça c'est assez important, pas le fait des endroits où nous sommes, mais vous voyez qu'on a une couverture assez importante au niveau géographique,
ce qui permet d'avoir des contacts aussi avec des grands groupes, Microsoft et Nokia en sont l'illustration qu'on a choisi aujourd'hui,
mais aussi avec des PME. Nous avons une activité très forte avec les PME que nous allons démarcher,
que nous allons voir, à qui nous proposons nos technologies et on les aide dans leur démarche d'innovation de différentes façons,
par exemple jusqu'à aller faire du co-développement avec eux et du co-investissement sur des aspects d'innovation.
C'est une activité assez forte que nous avons aujourd'hui chez Inria.
On est aussi présents un peu partout dans le monde, donc notre internationalisation est assez large,
à peu près 80 équipes internationales et une autre façon de mesurer l'internationalisation c'est que chez Inria aujourd'hui,
dans le monde des chercheurs, il y a un peu plus de 100 nationalités, on a passé les 100 nationalités cette année différentes qui sont représentées chez nous.
Donc un lien international extrêmement fort, faire de la recherche sans c'est internationalisé ne nous semble pas avoir d'intérêt
et c'est aussi un moyen de se lier avec les écosystèmes industriels de ces différents pays.
On est organisés en ce qu'on appelle des équipes de recherche, alors juste, je ne vais pas rentrer dans le détail,
mais l'idée de ces équipes de recherche c'est une feuille de route de recherche, un responsable identifié et une durée limitée.
Les équipes de recherche chez Inria ont une durée de vie de 4 ans avec une évaluation internationale au bout de 4 ans
et tous les 4 ans, il y a un go au no go sur chacune de ces équipes et au bout de 3 cycles au grand maximum,
donc 12 ans au maximum, ces équipes changent de thématique.
En pratique, elles changent tous les 7 à 8 ans en moyenne, donc c'est une agilité assez forte aussi sur les domaines de recherche,
c'est vraiment quelque chose de fondamental pour nous.
Les mécanismes de transfert, on en a beaucoup qui vont de la collaboration avec les grands groupes.
Je vais vous montrer quelques exemples juste après.
Avec les PME, j'en ai dit quelques mots et bien évidemment, la création de start-up est assez importante.
Ça fait un peu plus de 30 ans maintenant qu'on collabore et qu'on aide la création de start-up.
Vous avez vu sur mon transparent de tout à l'heure que nous allions jusqu'à opérer nous-mêmes des fonds d'investissement
qui permettent de lancer de façon plus efficace cette forme d'innovation,
et c'est pas aujourd'hui le buzzword de start-up création entreprise est très à la mode.
Ça fait quelques années qu'on a commencé à faire ce métier-là.
Donc avec les grands industriels, je reprendrai ce qui a été dit tout à l'heure pour le CNRS.
La logique des accords-cadres est une chose importante.
Après, il faut savoir ce qu'il y a derrière, mais ça permet de régler une fois pour tout un certain nombre de problématiques
de la propriété intellectuelle, la façon dont on gère la confidentialité,
donc qu'on organise les recherches, comment on choisit ensemble les directions avec les cas en travail.
Vous avez ici quelques-uns des accords qui sont actifs.
On en conclut à peu près deux à trois nouveaux par an,
et donc avec aujourd'hui beaucoup de colorations autour de l'intelligence artificielle
et de ces domaines d'application extrêmement larges.
Des startups, je vous ai mis ici quelques-unes des startups assez connues en tout cas qui sont issues de recherche chez Zinria
avec celles pour la partie du haut, celles qui ont été rachetées par des sociétés un peu plus grosses
et qui ont permis, c'est de là que nous tirons les moyens qui nous permettent d'opérer les fonds d'investissement
dont je vous ai parlé il y a quelques instants.
Donc voilà un peu la logique en dessous des quelques startups qui sont en cours.
J'aime bien parler de Golem qui est une histoire intéressante.
Je ne sais pas si beaucoup d'entre vous aimez les séries télévisées, en particulier Game of Thrones.
Si vous avez regardé Game of Thrones, vous souvenez que dans Game of Thrones, il y a des scènes dans lesquelles
il y a beaucoup de gens qui interviennent, beaucoup de batailles avec beaucoup de morts dans tous les sens.
Donc ils n'ont pas eu recours à des figurants, ils ont eu recours à une technologie qui était celle de cette entreprise.
Donc assez intéressante comme histoire, emblématique comme visualisation.
Et puis tout à l'heure quelqu'un a dit le droit à l'échec, emblématique aussi de cela
parce que cette société qui produit une technologie qui est assez intéressante, on l'a prouvé, ça a été prouvé,
ils ont trouvé quelques marchés, n'est pas viable.
Donc il va s'arrêter et puis ils vont refaire d'autres choses et aujourd'hui ils sont en train de travailler sur d'autres applications
des mêmes technologies dans des domaines qui n'ont rien à voir.
Vous comprendrez que vous ne me parlerait pas aujourd'hui.
Voilà ce que je voulais dire sur une rien très rapidement pour fixer un petit peu le sujet.
Et puis c'est la parole à Jean-Luc Bélain et à Christophe Chaud qui vont nous donner chacun pour ce qu'il concerne.
La vision qu'ils ont de travailler avec nous, je n'ai rien dit parce que je ne veux pas influer sur ce qu'ils vont dire.
Je pense qu'ils vont dire du bien, j'espère en tout cas de la collaboration qu'on a avec eux.
Et c'est une collaboration qui date pas des 50 ans d'une rien mais qui date quand même de bon nombre d'années et vont vous expliquer ça.
Merci.
Merci Eric.
Bon, on va pouvoir dire la vérité.
Donc moi je suis Jean-Luc Bélain, je suis en charge donc je dirige Bell Labs en France qui est l'entité de recherche de Nokia
et je suis en charge des plateformes d'innovation pour Nokia à l'échelle du monde.
Et les deux missions ont une connexion importante et ont aussi un sens dans ce qu'on fait avec Inria.
Alors d'abord, l'activité de recherche commune avec Inria, elle est très ancienne.
Elle existait déjà en fait d'une manière informelle entre Inria et Bell Labs, même dans les années 80.
Et on l'a un peu structuré ces dernières années en mettant des activités de recherche,
on va dire encadré dans le sens où on donne une vision aux équipes de recherche qui sont ensemble
et donc on a fait une phase 1, une phase 2 et on est en train de travailler sur une phase 3.
Alors pourquoi c'est important pour nous?
C'est important pour nous parce qu'en fait donc vous avez mon collègue de Nokia a expliqué tout à l'heure son métier
Nokia c'est pareil, de Derrickson pardon son métier, Nokia c'est pareil, on est sur les réseaux numériques
et les réseaux numériques en quelques mots sont des outils extrêmement puissants
puisque à l'aide du protocole IP on y a développé toute une somme de services,
téléphonie, la vidéo, le web et puis ils sont amenés à transformer, à digitaliser le monde
dans toutes ces dimensions, la ville, l'énergie etc. Donc ça c'est un enjeu important
mais en même temps ils sont soumis à des ruptures fortes
où en fait le poids du logiciel devient extrêmement fort, on peut virtualiser des fonctions
c'est à dire qu'on porte cette fonction dans les data centers et puis même dans les réseaux
et en fait maintenant on conçoit des systèmes où l'évolution incrementale se fait avec le logiciel
donc il y a des métiers nouveaux qu'il faut faire rentrer au sein des activités
et il y a des dynamiques nouvelles avec des compétences nouvelles
qu'il faut faire pour changer les produits et l'évolution des produits
donc principalement beaucoup de logiciels et beaucoup d'algorithmes
et c'est l'activité que l'on mène avec les gens d'Inria, que l'on menait
mais que l'on a intensifié avec les gens d'Inria, avec les nouveaux algorithmes
et pour simplifier, je suis désolé je ne sais pas de ça parce que c'était une table ronde
mais le message important c'est qu'il y a un enjeu d'innovation vertical
qu'est-ce qui se passe c'est à dire que vous avez une infrastructure numérique
donc ça c'est une chose connue, sur cette infrastructure numérique
on connecte des gens et de plus en plus des objets, donc c'est la révolution de l'internet des objets
au-dessus ces objets produisent des données en volume délirant
des données qui ont différentes valeurs et qui sont ensuite analysées
dans une couche qu'on appelle Analytics donc on les classe, on les valorise
il y a toute une structuration, ces Analytics vont être connectés à l'intelligence artificielle
donc ces algorithmes de deep learning, machine learning
où on va aller trouver des nouvelles fonctionnalités
cette intelligence artificielle va être connectée avec des outils de processing, de calcul
et puis après on va créer des nouveaux services
et on rentre dans un monde dans l'une numérique
où en fait la latence c'est à dire le temps de réaction va disparaître
donc on va rentrer dans un monde où des choses dont on n'avait pas l'imagination vont devenir possibles
guider un aveugle en temps réel au centimètre près ce seront des choses qui seront réalisables d'ici 5-10 ans
avec cette verticalisation des métiers
et donc ça nécessite une interaction avec ces différentes couches très fortes
et donc il faut à la fois lier les enjeux de la recherche
ce qu'on fait avec les chercheurs d'Ineria sur des algorithmes, sur les analytiques
sur le développement de ces structures numériques
et les dynamiques que vous connaissez bien d'innovation ou de nouveaux acteurs
vont traiter ces verticaux que sont la transformation de la ville, la transformation de l'énergie
ou l'architecture que je vous ai décrit avant peut changer d'ordre
et change complètement les métiers
on voit d'ailleurs ce qui se passe sur les systèmes embarqués
ce qui se passe sur les gens qui font des processeurs
ce qui se passe par exemple dans l'industrie automobile
où les constructeurs allemands se réunissent pour capter justement
une de ces couches de l'analytique collective
donc il faut à la fois lier l'activité de recherche et l'activité d'innovation
c'est pour ça qu'on développe en même temps ces plateformes d'innovation
qui vont se connecter à des écosystèmes partout dans le monde
à Paris, en Japon, aux États-Unis
pour travailler en même temps avec les startups
donc pour nous, ce travail avec Lineria
il est fondamental en même temps d'activité de recherche
mais il est très fortement lié avec notre politique d'innovation
qui est en connexion avec les écosystèmes
voilà
Bonjour, je me souviens de Christophe Chaud
j'ai la chance de diriger pour Microsoft en France
une division qui s'appelle DX
donc un acronyme qui veut dire développeur expérience
mais qui cache finalement une division très orientée vers l'innovation
en pratique on fait quatre choses
on travaille avec les développeurs d'applications
pour les aider à tirer le meilleur parti des produits de Microsoft
même pour leur réalisation
on travaille avec les grandes entreprises
disons les entreprises de manière générale sur les premiers projets
autour de technologies très innovantes
donc aujourd'hui on va parler d'intelligence artificielle
ou de réalité virtuelle
ou de holographie par exemple
donc ça c'est des activités un peu court termes
et puis j'ai les activités un peu plus long terme
parce qu'on travaille avec l'ensemble de l'écosystème start-up
en France on a un accélérateur de start-up qui existe dans Paris
et puis le monde universitaire et de la recherche
et donc ce qui nous amène naturellement à Inria
et alors les relations entre Microsoft et Inria
elles n'être pas d'hier
alors un peu plus récent quand même que Nokia
ça fait une dizaine d'années, neuf précisément aujourd'hui
qu'on a ouvert un joint center
qui aujourd'hui emploie à peu près une trentaine de doctorants
post-doctorants dans le laboratoire du plateau de Saclet
et puis sur lequel on a eu plus d'une cinquantaine de chercheurs qui travaillent
alors la question c'est pourquoi
et pourquoi en fait finalement c'est assez simple
c'est contrairement à ce qu'on peut imaginer
les cycles de développement dans le monde de l'informatique
ils sont un peu plus longs, ils sont assez longs pardon
et si on regarde notamment aujourd'hui tout ce qu'on peut voir
autour de l'intelligence artificielle du deep learning, de machine learning en général
finalement c'est la résultante de travaux qui ont été menés il y a presque une trentaine d'années
et donc il y a une dizaine d'années au moment où on commençait
à anticiper la mise à disposition de serveurs
de ce qu'on appelle le cloud
de capacités de stockage et d'analyse de données
qui sont infiniment supérieures à ce qu'elles étaient à l'époque
effectivement Microsoft s'est tourné assez naturellement vers Inria
qui avait un savoir-faire à l'époque déjà très démontré
et avec qui on travaille depuis cette époque-là
et quand on parle d'innovation aujourd'hui
il y a eu un mot que je trouve résume très bien les choses
de notre nouveau PDG Satyana Dela
qui a dit quasiment au moment où ils prenaient ces fonctions
je vais le faire en français
cette industrie ne respecte pas la tradition
elle ne respecte que l'innovation
et c'est vrai que c'est un fait
j'allais dire le monde de l'informatique
qui est rempli dès ce leader
je crois qu'on a l'ambition de rester leader
de le rester
et donc aujourd'hui ce qui est assez intéressant
c'est de voir que les travaux qu'on a entamés avec l'Inria
donc il y a une dizaine d'années
qui peuvent être parfois très proches de la recherche
qu'on va appeler fondamentale
puisqu'on a un des chercheurs de ce joint center
qui est un participant à joint center
qui a obtenu un Peturing
les Slilompor
ils ont finalement évolué
pour se rapprocher aujourd'hui de choses
qui sont très concrètes
je ne vais pas vous citer ici le nom de client
avec qui on travaille
mais on a des engagements communs
entre des grands clients de Microsoft
Microsoft Research et Elinria
pour travailler sur des sujets extrêmement concrets
alors on va parler de géologie
par exemple on va parler de sociologie
des choses comme ça qui nous amènent
à finalement imaginer
très facilement
les produits de demain
qui sortiront de ce partenariat
et comme le disait Eric
finalement à planter les graines
alors que ce soit au travers de coopération
avec des startups
que ce soit au travers de
les capacités de notre cloud
Azure en l'occurrence
à planter les graines de ce que sera
le futur de l'informatique
et de ce qu'en front nos principaux clients
et donc c'est quelque chose qui évolue
en permanence
et je vais faire un petit teasing, la stay tuned
on va prendre la parole
ensemble avec Elinria très bientôt
pour annoncer un pas
encore plus en avant dans ce partenariat
merci à vous
