Bonjour et bienvenue dans votre nouveau numéro de paroles d'experts.
Selon la SDES, au 2e trimestre 2017, l'emploi salarié hors intérim du secteur des transports
et de l'entreposage continue de progresser plus 0,2% soit 2900 postes de plus qu'au
premier trimestre. C'est donc un marché porteur. Mais comment fonctionne le marché du transport
en France? Quels sont les acteurs? Nous verrons également qu'avec la digitalisation,
ce secteur d'activité passe à une autre étape, celle de l'affrêtement 2.0.
Et pour parler de ce sujet, j'accueille un expert, Stéphane Rénal, co-fondateur et
CEO de la société Isifret. Bonjour Monsieur Rénal.
Bonjour Fally.
Merci d'être présente sur le plateau de paroles d'experts.
Alors comment se porte le marché de transports de marchandises en France?
Il faut savoir que 90% du transport de marchandises en France se fait par route. Vous avez des
sociétés de transports routiers de marchandises qui souffrent d'une baisse de part de marché
depuis des années, alors que le secteur du transport, lui, est en évolution constante.
De plus, comme vous l'avez dit, certes les emplois augmentent, mais vous avez, selon
les fédérations nationales de transports routiers et TLF, près de 20 000 emplois qui
sont à pourvoir ce dernier manque d'attractivité.
Et l'idée, c'est de pouvoir optimiser les flux, pouvoir recruter plus de chauffeurs
et pouvoir pallier à cette optimisation.
Alors quelles sont les principaux intervenants et leurs offres sur ce marché de transports
de marchandises?
Il y en a beaucoup. Vous avez principalement SNCF Geodis pour tout ce qui va être colis,
palettes, messageries. Vous avez de gros commissionnaires et de plus petits pour l'affrêtement.
Vous avez des grands transporteurs qui pratiquent aussi l'affrêtement. Vous avez les transporteurs
qui effectuent physiquement les livraisons et qui sont tributaires de ces grands donner
d'horn et qui souffrent de cette pression, d'une baisse des prix, de la sous-traitance
en cascade, des retards de paiement de ces grands donner d'horn. Vous avez les bourses
de fraîtes privées qui sont en cause dans cette sous-traitance en cascade, qui sont
des marketplaces privées réservées aux transporteurs et aux commissionnaires et qui depuis des
années contribuent à cette sous-traitance. Il faut savoir qu'il y a un million d'offres
qui s'échangent tous les jours sur ces brosses de fraîtes privées. Et à côté de ça,
vous avez aussi des réseaux de transporteurs qui certes sont efficaces mais qui mettent
de la pression à leurs adorments.
Alors côté startup, l'écosystème est en plein boom. Comment vont se différencier
les grandes structures et comment les petites vont-elles s'adapter?
Alors c'est une haubaine pour les startups. Les grands groupes aujourd'hui sont dans une
démarche de partenariat avec ces startups. L'idée est de pouvoir rapidement proposer
une solution escalable à différents modèles, que ce soit les grandes structures les plus
petites. Et de pouvoir donc s'adapter aux plus petites structures et de pouvoir redistribuer
les cartes aussi bien au niveau des volumes dans sa globalité.
Alors avec les nouvelles mesures, notamment prises par le gronnette de l'environnement,
par DECOTAX, il faut s'équiper d'un dispositif de mesure des CO2, etc. Est-ce que ce sont
là des grandes contraintes pour les transporteurs?
Je pense que non, puisque dans le transport, il y a eu beaucoup de mesures qui ont été
prises à chaque fois, peut-être des fois à l'encontre de ce que voulait le milieu
du transport. Maintenant les transporteurs savent s'adapter. Le but est de pouvoir vite
réagir, de proposer toujours la même qualité de service à ses clients. Et j'espère
que les régions et les différences d'organismes pourront aider justement ces entreprises
à pouvoir en tout cas s'adapter pour une planète pliherte.
Alors toujours en parlant des préoccupations environnementales, on cherche à réduire
les temps de transport, les volumes de transport. Dans cette préoccupation-là, on a l'air
du digital qui arrive aussi. Est-ce que dans l'affrêtement dans le transport, dans
le fret, on a aussi cette partie digitale? Je sais qu'on parle notamment du coup d'affrêtement
de point zéro, c'est le sujet du jour. Alors qu'est-ce que ça signifie?
Tout à fait, à l'ère de la digitalisation et au prémisse de la digitalisation du fret
de marchandise, on se rend compte que des modèles rejetés il y a quelques années,
comme avoir plus d'autres transparences, une relation directe avec son expéditeur,
sont des modèles qui finalement sont acceptés. Et le but est de pouvoir en fait déployer
ces solutions chez les grands comptes. Du coup, vous êtes co-fondateur, vous et
CEO de la société Easy Fret. Alors qu'est-ce que vous proposez à vos clients quels sont
vos solutions?
Alors c'est simple, Easy Fret permet donc aux expéditeurs une mise en relation directe
avec des transporteurs. On a été créé il y a 9 mois, donc ça fait 9 mois qu'on fait
partie de l'écosystème start-up français, on a eu la chance d'être accéléré par
le NUMA. On a choisi une segmentation qui est ça de l'industrie lourde pour pouvoir
proposer du fret de qualité à nos transporteurs. On est aussi commissionnaire de point zéro,
inscrit au ministère des transports et on souhaite en fait pouvoir apparaître, d'obtenir
une qualité client et transporteur.
Alors quels sont les avantages de passer par vous, de passer par votre application?
Easy Fret, en plus d'être une application mobile de point zéro, est enregistrée au
commissionnaire des transports. Nous assurons et nous garantissons le transport de nos
marchandises et nous garantissons la qualité de nos utilisateurs aussi bien expéditeurs
que transporteurs. Grâce à nous, on peut mettre en relation avec des vrais acteurs
pour le transport aussi bien par route, que par ère, que par mer et nous ambitiemment
aussi de relancer la trésorerie de nos transporteurs en l'épayant sous 7 jours.
Et quelles sont vos objectifs? On sait que vous avez été créé il y a 9 mois donc
c'est une toute jeune start-up. Si vous deviez vous projeter d'ici un an, d'ici
deux ans?
Tout à fait. Donc là, on vient de terminer un tour de table d'un million d'euros,
un nom d'iductif. Le but est de pouvoir déployer la solution chez nos clients industriels
partout en Europe et dans le monde, se développer aussi sur l'Europe, côté transporteur et
pour ça, on cherche à lever entre 10 et 20 millions d'euros.
On espère que ça arrivera en tout cas. Merci d'avoir été présente sur le plateau.
Merci à vous de nous avoir suivi. Je vous donne rendez-vous très prochainement pour
un nouveau numéro de Paroles d'Experts.
