Bonsoir à toutes et à tous. Je vais rebondir sur deux points que Philippe a mentionné et a évoqué.
Le premier point, c'est le partenariat entre les laboratoires et le monde socio-économique et donc le renforcement de ce partenariat.
Et le deuxième point, c'est travailler un transfert qui soit le plus efficace possible. Donc je vais illustrer ces deux points qui ont été largement abordés par Philippe.
Donc je reviens sur ce premier point, ce partenariat entre nos laboratoires et le monde socio-économique et sur le fait que le CNRS, organisme de recherche,
organisme de recherche fondamentale, le socle de sa politique de valorisation repose et constitue de ce partenariat avec le monde socio-économique de façon à le renforcer et à le renforcer dans la durée.
Ce qui veut dire d'impliquer nos partenaires industriels le plus en amont possible dans nos programmes.
Et ceci parce que ça leur permet, comme il nous le demande pour un certain nombre de sujets, d'être impliqué le plus en amont possible dans des programmes de recherche,
puisque après, ça leur permet de réduire le temps d'accès et d'arriver, si je puis dire, à une technologie et à l'application d'une technologie finalisée et dans des conditions opérationnelles.
Et puis pour le CNRS, pour les chercheurs du CNRS, ça permet d'avoir accès à des préoccupations industrielles et ces préoccupations industrielles génèrent de nouveaux questionnements de recherche.
Donc l'objectif, c'est bien de renforcer ce partenariat gagnant-gagnant entre les laboratoires et le monde socio-économique donc dans la durée et le plus en amont possible et puis bien sûr de façon à développer ensuite le transfert de technologie.
Alors pour ça, une des, au-delà de ce que Philippe a mentionné, d'un certain nombre de réflexions qu'on a sur un certain nombre de possibilités, de politiques différentes en termes de session de la propriété intellectuelle, etc.
Il y a surtout sur le contenu, à commencer par le contenu scientifique, si je puis dire, de ces partenariats, l'importance pour nous d'afficher les forces, l'excellence, les atouts du CNRS et qui nous a conduit à mener une démarche d'identification d'axe stratégique d'innovation.
Alors cette démarche, elle repose sur le fait que le CNRS a cherché à identifier ces actifs forts, je vais revenir, à chercher à identifier les domaines dans lesquels il a un certain nombre de forces,
que des domaines dans lesquels il apparaît également des potentiels de production d'innovation de rupture, comme ça a été évoqué tout à l'heure, on est le CNRS avocation à travailler sur de l'innovation de rupture et non pas sur de l'innovation incrementale,
et donc des domaines dans lesquels on a des forces dans lesquelles il y a ces potentiels d'innovation de rupture et puis dans lesquelles on souhaite renforcer ce partenariat.
Alors cette démarche, elle a mis, l'objectif a été de faire un petit peu la synthèse dans ces différents domaines,
de ce que le CNRS a en interne en termes d'équipe de recherche, en termes de matériel, en termes de brevet, en termes de publication, en termes de savoir-faire, de logiciel,
ça a été aussi évoqué et puis bien entendu ça a été croisé à l'occasion de discussions qu'on a avec nos grands partenaires industriels,
il a été évoqué dans la présentation précédente le fait qu'on avait des accords cadres avec un certain nombre de partenaires industriels,
donc à l'occasion de discussions scientifiques qu'on a avec eux, on a donc croisé cette réflexion avec leur besoin.
Alors inutile de vous dire que cette démarche, elle a été extrêmement iterative, qu'elle est basée, le point de départ c'est évidemment des inputs qui viennent des instituts,
des dix instituts que Philippe a mentionné et puis des marches qui a été menées également avec FIST, notre filiale de gestion d'une partie du portefeuille brevet,
de façon à réfléchir au regard de ces inputs, aux potentialités de marché, donc une démarche extrêmement iterative qui a abouti en fait à l'identification de 16 axes stratégiques d'innovation,
16 axes stratégiques d'innovation qu'on peut répartir un peu schématiquement de la façon suivante, il y en a six qui ont trait à la santé,
si je les liste, on voit qu'il y a les maladies neurodégénératives et psychiatriques, les maladies infectieuses, les maladies inflammatoires, l'oncologie,
la chimie médicinale et l'imagerie du vivant et la photo que vous avez sur la diapositive illustre en fait la forêt tropicale,
à partir de laquelle il y a des recherches qui sont menées pour extraire des molécules thérapeutiques à partir des plantes.
Alors comme ça a été mentionné aussi tout à l'heure, ces axes vous voyez qu'ils sont relativement larges, couvent des champs relativement larges,
mais encore une fois l'objectif c'est dans notre discussion avec nos partenaires industriels d'afficher les forces et les domaines d'excellence du CNRS.
Donc sur ces 16 axes, six axes santé, il y en a deux qui ont trait à l'environnement donc qui sont la dépollution et le deuxième qui a trait au matériau biosourcé et recyclé
et l'image qu'on voit ici, je sais pas si vous la voyez très bien, représente en fait un site expérimental, un site contrôlé expérimental
qui est utilisé pour la réhabilitation des eaux et des sols et qui permet d'étudier, d'analyser la récupération des fluents de tension actif par traitement.
Donc ça c'est les deux axes environnement. Il y a deux axes qui ont trait à l'énergie donc d'une part le stockage de l'énergie et d'autre part l'énergie solaire photovoltaïque
et là l'illustration montre en termes de stockage d'énergie un disque dans lequel de l'hydrogène est stocké, 600 litres d'hydrogène, alors sous forme d'hydrure de magnésium
et ce disque est élaboré par la société McPhee Energy qui est une société qui se base, qui travaille à partir de brevets qui ont été issus de recherche menés par le CNRS.
Et donc plusieurs de ces disques sont empilés dans un réservoir et quand on veut récupérer l'hydrogène il faut chauffer le l'hydrure de magnésium.
Donc les deux axes énergie et les six derniers axes qui ont trait aux sciences de la matière et de l'information dans lesquels on trouve les nanos,
l'opto électronique, le magnétisme, la robotique, les capteurs et tout ce qui a trait aux big data.
Et ici sur la photo est illustré le fait que les gestes faits par le chirurgien lors d'intervention sont assistés par ordinateurs
et là en l'occurrence en particulier par un dispositif d'imagerie qui permet de guider le chirurgien avec une précision qui est meilleure que le millimètre.
Et en fait ce dispositif a été mis au point par un enseignant-gergeur de Grenoble qui s'appelle Philippe Sainquin et qui a reçu la médaille de l'innovation du CNRS en 2013.
Donc ça c'est donc les 16 axes stratégiques d'innovation qui ont été identifiés, enfin élaborés au CNRS et donc encore une fois avec la vocation de renforcer le partenariat à commencer par ces thématiques.
Oui alors deux caractéristiques sur lesquelles je voudrais revenir de ces axes dans un organisme comme le CNRS, c'est qu'ils sont pluridisciplinaires.
C'est à dire que chaque thématique va être attaquée, si je puis dire, entre guillemets, par différents angles d'attaque, par différentes visions provenant de différents instituts.
Si je regarde par exemple les matériaux biosourcés et recyclés, ils sont traités à la fois par la chimie, par l'institut d'écologie et par les SHS.
De la même façon, la robotique sont traités à la fois par les sciences informatiques, par l'ingénierie, par les SHS, par la biologie et par les mathématiques.
Donc vraiment un regard croisé, une complémentarité, une pluridisciplinarité, une interdisciplinarité sur ces sujets qui sont une des grandes forces du CNRS.
Et puis deuxième point, comme ça a été évoqué tout à l'heure, le fait qu'en général ils sont plurigéographiques, c'est à dire qu'il y a des laboratoires qui travaillent sur ces axes dans différents laboratoires et parties sur l'ensemble du territoire.
Donc ça c'était le premier point sur lequel je souhaitais rebondir, donc le renforcement du partenariat.
Et le deuxième point qui a déjà été abordé sur lequel il y a eu un certain nombre de questions, c'est la question du transfert et le fait que l'objectif de l'ensemble des acteurs de la valorisation, c'est que le transfert soit efficace et qu'il soit le plus efficace possible.
Et donc là je vais reprendre un certain nombre de choses qui ont déjà été dites, c'est que l'efficacité, alors elle peut dépendre des cas, c'est à dire qu'elle peut se faire et se transfère, peut être effectuée ou bien au niveau national.
Et je vais revenir sur le réseau du stockage d'énergie qui a été évoqué ou bien au niveau local, au niveau régional, par les SAT.
Donc je vais reprendre ces exemples pour les illustrer.
Donc comme ça a déjà été évoqué, au niveau national il existe donc un réseau sur le stockage électrochimique de l'énergie, le RS2E.
Et dont l'objectif c'est donc de travailler sur le stockage électrochimique de l'énergie pour les applications mobiles et stationnaires, donc à la fois à travers des aspects matériaux, des aspects modélisation et instrumentation.
Et l'objectif c'est à la fois fédérer les laboratoires de recherche entre eux et puis assurer un continuum recherche vers les industriels de façon à augmenter la rapidité du transfert.
Donc ce réseau, le transparent est un peu dense mais en fait c'est à la fois, c'est une quinzaine de laboratoires, à la fois c'est aussi regroupes des épiques et regroupes aussi des partenaires industriels au sein desquels on trouve des fabricants de matériaux,
des fabricants et des assembleurs de batterie et puis des utilisateurs comme ou bien des fabricants de voitures en termes d'utilisateurs.
Donc les objectifs d'un réseau comme ça c'est de lever des verrous scientifiques et technologiques dans ces systèmes de stockage et de réaliser des recherches exploratoires qui mènent à des ruptures technologiques.
Donc là c'est typiquement une structure organisée au plan national et où on comprend bien que le transfert a lieu dans ce cadre-là et se passe au niveau national.
Alors à l'inverse ou en complément dans un certain nombre d'autres cas, le transfert se fait de façon beaucoup plus efficace au niveau local et régional et c'est pour ça que comme il a été évoqué tout à l'heure,
ont été créés 14 sociétés d'accélération du transfert de technologie entre 2012 et 2014. Un point quand même extrêmement important à mentionner c'est que c'est un effort de l'Etat 900 millions d'euros sur 10 ans.
Donc c'est un effort extrêmement important de l'Etat sur la création de ces 14 SAT et donc le cœur de métier c'est vraiment le financement de la maturation de projets innovants.
C'est-à-dire les amnés, mais je vais l'illustrer sur deux exemples, amener les résultats qui sortent des laboratoires de recherche à des prototypes par exemple, à des résultats transferables aux industriels.
Alors comme Philippe vous l'a dit, le CNRS a fait le choix d'être actionnaire et administrateur des 14 SAT et donc nous travaillons ensemble, nous construisons ensemble de façon à réussir ensemble et le point pour illustrer, je vais prendre quelques exemples pour illustrer la façon dont ça se passe.
Là ce sont des exemples de projets qui ont été suivis par Connectus en Alsace. Premier exemple, il s'agit du développement d'un analyseur de polluants pour la famille du Benzen dans l'air intérieur.
Donc vous voyez que là ça représente la SAT investie en maturation plus de 300 000 € sur une période de 18 mois. Donc les résultats sont issus d'une unité CNRS à Strasbourg en Alsace.
Et après il y avait eu une première prématuration qui avait été faite par la SAT et l'objectif de la maturation c'est clairement d'aboutir à la fabrication de deux prototypes de cet analyseur pour répondre à deux besoins différents.
Et cet analyseur viendra compléter en fait une offre qui est déjà existante sur une startup qui a été créée donc après il y aura une valorisation via une licence de ces résultats à la startup.
Deuxième exemple que je voudrais prendre et qui l'a attrait à la plateforme, à la motorisation d'une plateforme endoscopique flexible pour la chirurgie mini-invasive.
Là aussi on voit la maturation qui est effectuée par la SAT. Donc la SAT va investir 380 000 € sur 18 mois pour développer cette plateforme. Le laboratoire IQ parrain en Alsace.
Et l'idée étant que ces plateformes existent mais qu'à l'heure actuelle il y a une manipulation manuelle qui est complexe et que donc il y a eu un développement d'un système qui permet d'avoir une télémanipulation avec une interface qui a été développée.
Et donc l'objectif de la maturation encore une fois c'est d'amener ce système robotisé au prototype. Donc c'est vraiment passer et développer et prendre les résultats qui sont issus des laboratoires de recherche pour les amener à un stade prototype et après transferable aux industriels.
Alors là en plus ce développement se fait conjointement avec un institut de formation en scédioscopie. Donc voilà ça c'était pour prendre deux exemples de projets qui sont menés par les SAT.
Donc le point important en tout cas c'est le transfert c'est vraiment le pragmatisme, efficacité du transfert ou bien transfert national dans le cas d'une structuration nationale ou bien un transfert régional et qui est mené par le SAT.
Donc voilà c'était les deux points sur lesquels je souhaitais rebondir vraiment en termes d'importance au niveau CNRS, renforcement du partenariat industriel et pragmatisme, efficacité du transfert.
Voilà merci.
