Donc voilà, ce soir on va aborder le luxe. Moi je fais une intro où je posais question,
c'est une interrogation sur le luxe avant l'exposé, donc il va suivre sur l'innovation
chez LVMH et le recherche développement chez LVMH. Donc luxe dans un contexte mélanchonien,
c'est pas si évident que ça, si vous voulez. Bon, si on prend, puisque actuellement, vous
voyez, la posture par rapport au luxe pose différentes questions et il y a des risques
liés au luxe qui a ses propres, qui peuvent avoir ses propres défauts, donc ça peut
être bon chique, bon genre, comme ça c'est ça le luxe. Alors question, déjà Paris
et le luxe, petit point. Paris est le symbole mondial du luxe et on verra plus de moitié
des marques de luxe en parisienne. Ça date pas d'hier, en fait le décollage vient vers
1400, vous donnez une idée, c'est-à-dire vers 1400, on est dans cette transition après
les guerres de religion, tout ça. Importance du marché parisien de l'art, en fait il y
a beaucoup de messènes et d'artistes venus un peu de toute l'Europe parce que c'est
une zone de stabilité. Ça devient la première ville européenne pour la production d'art
et d'objet artistique. Alors si vous lisez Ronsard de l'époque, il fait l'éloge des
paris aux 100 000 artisans, 100 000 façons, peintres, imagiés, armuriers, honteilleurs,
orfeves, lapidaires. Alors on leur fait des conditions avantageuses. Comme il y a une
stabilité politique, Paris est assez stable, c'est là qu'ils vont s'installer pour fournir
un peu tous les cours d'Europe, tous les gens qui ont des moyens. Donc c'est une spécialisation
qui a maintenant plus de six siècles si vous voulez, elle n'est pas tombée du ciel,
elle démarre vraiment à ce moment-là les riches étoffes, le travail des métaux, etc.
Ou en fait, Paris prend un peu le relais de ce qu'il faisait à Milan et à Venise.
On est dans la transition, si vous voulez, renaissance avec des instabilités, ce qui
font que les grands artistes sont petit à petit s'installer à Paris. Et aujourd'hui
encore, 50 % des marques de luxe dans le monde sont parisiennes. Ça évolue très
vite, par contre, il arrive des grands du luxe indien, chinois, brésilien, etc.
Aucune situation n'est jamais définitivement acquise. Et puis, parfois derrière des grandes
maisons de luxe, une partie assez notable du travail est partie ailleurs, après le dessin.
Enquête Ipsuo-Sinsai pour Vogue, un peu l'image du luxe, un petit décalage entre la France
et les autres pays. Pour les Français, le luxe, c'est d'abord une marque. On a vu
la stratégie chinoise sur les marques. Il y a un an et demi qu'il existait des marques
et qu'il fallait absolument déposer des marques et les chinois sont devenus les premiers
déposeurs de marques du monde. Ils en déposent plus que toute la terre entière réunie.
Et en disant, oui, mais on ne peut pas remonter si c'est des grandes marques très connues
qui ont capitalisé sur le point. Donc luxe égale marque de luxe. Une tradition à
héritage, 63 %, on retrouve tradition familiale, donc nous, innovations, ce sont les plus
traditions qu'innovations. Personne ne dit le luxe et l'innovation, enfin en perception
immédiate. Un héritage, une transmission, un savoir faire unique et intemporel, une
tradition familiale qui se transmet de génération en génération. Ça va venir vers un premier
risque qui est le côté qui risquerait d'être passéiste. Le luxe, il ne serait que passéiste.
Vous entendez ça parfois. On a la dernière plumière, le dernier traitement de trucs.
Pression que c'est la dernière sortie avant l'autoroute. On ne fait plus comme ça, on
travaille plus comme ça, on est dernier des moïcans. Donc ça, c'est un risque pour les
grandes marques de luxe. Aussi, alors des situations contrastées. Attraction rejet qu'on va voir.
Le luxe, ça peut glisser vers le bling-bling, c'est-à-dire c'est luxueux, donc c'est
riche et cher. Si vous avez une rose, ne la gardez pas dans parier, les rayées de lendemain
systématiquement. Ça apparaît comme étant un luxe affiché, si vous voulez, qui n'amène
pas forcément le fait de trouver que c'est beau, que c'est esthétique, que c'est bien,
qu'il faut en prendre soin. C'est un côté qui peut paraître tapageur. Si on joue que
sur le poids de diamants, le poids de l'or, enfin, c'est quelque chose-là, il peut y
avoir un rejet. Donc attraction, fascination pour le luxe est aussi rejet. Alors voilà
parce qu'on a toujours eu, dans l'histoire de France, des gens qui ont rejeté le luxe
d'hydro, vous voyez, encyclopédie d'hydro 1767, le luxe ruine le riche et redouble
la misère des pauvres, double peine. Alors envie et frustration, on a envie de passer
devant, voilà, voir des belles voitures, des jaguards, des ferraristes, que vous voulez,
des choses de luxe et puis pas pouvoir se les acheter. Donc il peut créer une tension
dans la société entre les gens qui accèdent au luxe et les gens qui n'ont pas accès
au luxe, qui, par nature, est réservé. Individualisme et valeur morale, donc il peut y avoir, on
est assez dans cette tendance-là actuellement, dans les pays développés, pas dans les pays
émergents, frivolité, superficialité, insultant face aux personnalités difficultés, voilà,
dans le moment, voilà, risque de riches. Vision, très, les riches ont du luxe. Alors
en France, c'est très offre et marque, très produit, offre, marque, un peu couture, on
dit ça, regarde à côté couture, dans le sens parisien du terme, national. Quand les
enquêtes sont faites en Inde, en Chine, dans les pays émergents ailleurs, c'est un peu
plus émotion hard de vivre et hedonisme. Alors en fait, la justification du luxe entre
on le prend sur longue période. Si vous allez dans un musée, vous allez où l'ouvre, vous
allez dans n'importe quel musée, vous ne verrez que des produits de luxe. Strictement
rien d'autre. On va vous dire, c'est un service d'orfèvrerie du XVIIIe siècle exceptionnel.
Alors il appartenait effectivement à Riche-Banquier, parce qu'il fallait qu'il se le paye, ou
un prince, ou à l'église d'ailleurs, qui à cette époque-là avait plein d'argent,
faisait faire des ciboires et tout. Mais ce n'est pas tellement le problème. C'est-à-dire
que c'est quelque chose qui est le mieux que ce qu'on pouvait faire à un moment donné.
On dit le luxe, c'est l'absence de compromis. C'est les meilleurs matériaux, c'est la
meilleure façon, c'est la meilleure façon de faire. C'est-à-dire qu'on va, et on va
le voir, ça se mesure souvent, vous savez, c'est 4000 heures sur cette robe. C'est
les meilleurs artisans, c'est beaucoup de temps, c'est les matériaux exceptionnels.
Donc le luxe, on définit plutôt comme une harmonie d'ensemble, un accord parfait,
sans compromis au service de l'individu. Tous les châteaux, tous les musées sont remplis
d'objets de luxe. C'est-à-dire de dire, voilà ce qu'on pouvait faire de mieux. Alors
effectivement, il y a une relation à la richesse, mais après les gens meurent, si vous voulez,
et les produits restent de la même façon que l'architecture. C'est ce qu'il définit
le plus, c'est cette absence de compromis. Voilà, par exemple là, vous voyez un défilé,
une robe de luxe qui est, vous prenez celle-ci, j'ai plus le descriptif là, sous les yeux,
mais enfin, quand vous voyez le descriptif, on ne mesure pas spécialement d'argent, on
mesure en heure de travail, en heure d'artisan, en heure de broderie, en heure de travail du
cuir, en heure de travail de plume, etc., etc. C'est un peu, si on compare, la route
couture, c'est comme la recherche d'éveloppement, c'est comme l'iFIN pour l'automobile.
Toutes les avancées venues de l'automobile sont venues de l'iFIN. Vous avez les freins
en carbone, la BES, etc., des performances. C'est un laboratoire. On va chercher la
performance sans compromis. Ça ne coûte pas si cher que les gens croient, ça ne tourne
pas longtemps. Après, ça va irriguer vers les autres domaines. Donc le luxe, c'est
de toute sorte ce qu'on peut faire de mieux. Normalement, les gens aiment bien visiter,
ils vont le musée, ils regardent les objets de luxe, ils regardent les meubles, leurs
nouveaux, ils regardent les bijoux, ils regardent la taille des diamants, etc. C'est-à-dire
que ça suicide plutôt de l'admiration. On verra, il peut y avoir un rejet lié au
fait que c'est remarquablement bien fait. En sachant que ce n'est pas accessible à
tout le monde. Une relure exceptionnelle, un livre exceptionnel. Qualité du travail
des hommes, de l'art et du métier. Il n'y a pas de luxe sans métier. Le haut-coeur
du luxe, il y a les métiers. Accumulation des métiers, on l'a vu avec les compagnons
du devoir héros. Souvent, il faut 10, 15, 20 ans pour maîtriser son métier au niveau
d'un art. Orphèvres en la matière, on dit orphèvrerie, travail, cuir, etc. Et donc
par rapport à d'autres secteurs où certains croient naïvement que l'innovation, c'est
une affaire de management ou de gestion, c'est les 3% du problème. Une affaire seulement
relation ingénieur, management. Non, le métier est au coeur de l'innovation et notamment
dans le luxe. Alors voilà des produits de luxe. On va dire, voilà, c'est un apprend
qu'a pris énormément de temps, c'est faire la main. Souvent, on réfère à la main. C'est
une dorure particulière, c'est un cristal. Vous voyez des desservis, c'est un... Donc
absence de compromis. Même certaines fois, on analyse purement de la valeur, on s'aperçoit
que ça peut en fait avoir un meilleur rapport co-efficacité. C'est-à-dire des sacs, trucs
qui vont vivre très longtemps par rapport à d'autres qui en ont eu 5 de suite et on
n'a pas tout à fait le même résultat. Et il y a une valeur vintage du luxe. Si vous
avez une Ferrari, gardez-la 30 ans après, elle vaut plus cher que quand vous l'avez
acheté. Donc je ne sais rien limiter. On dit à partir d'un certain niveau, ne peut
que s'enrichir. Tout ce qu'on achète, prend de la valeur. Vous achetez un château, si vous
achetez des oeuvres d'art, vous sortez du commun des mortels. Voilà, des tissus, des
étoiles, des qualités des... L'absence de compromis. Ici, par exemple, c'est une
restauration de luxe dans l'appartement. Voilà, qualité des matériaux, qualité de
la façon des artisans qui ont été là, style, ensemble qui définit le luxe. Résidence
de luxe. On peut se trouver au luxe Monaco, donc ambiance de... Voilà, produit de luxe,
voiture, yacht, typique, grand luxe. Avion d'affaires, bateau, voiture de luxe, villa,
petit château de la Renaissance. Vous êtes dans le luxe total. Alors, il y a un glissement
qu'on observe plutôt dans les pays emergents où la France est moins présente de l'objet
de luxe. Nous, c'est très associé à l'objet. C'est une vision, objet, la plupart du temps,
de luxe, la relation, le matériau, la fascination, la magie de l'objet. Au service de luxe,
ça dit, maintenant, le luxe, c'est un service. Aujourd'hui, vous voyez, ça répond des services
de luxe. Vous avez le même service qu'un grand hôtel sur votre téléphone. Par exemple,
vertu, on verra, c'est un objet, bon, de luxe, mais c'est surtout un service de luxe. C'est-à-dire
qu'on va vous permettre de ne pas vivre comme tout. À l'expérience de luxe, on a le même
glissement qu'on a dans le design, du design d'objet, au design de service, au design
d'expérience. Vive une expérience unique. Qualité de service. Donc, souvent, ne mets
pas en avant, si vous êtes dans des hôtels de luxe, c'est la qualité de service. Vous
n'achetez pas l'hôtel, vous achetez le séjour. Alors, voilà, vous voyez, ici, c'est Marine
Monroe à New York, cinquième avenue. Elle dit, c'est la meilleure semaine de ma vie,
disait-elle. Elle était dans une ambiance étendue ressentie comme immatériel des moments
de la vie plus intense des états d'esprit, des états d'âme, une façon d'être privilégiée
à un moment magique. Et, par exemple, on a plus 100 définitions des États-Unis et
dans les pays émergents. Voilà le tableau de Matisse, luxe calme et volupté. C'est
un moment d'été. C'est une détente traité à la Matisse. Ici, vous voyez, par exemple,
voyez, ça, c'est un séjour de luxe sur la grande muraille avec un orchestre qui vous
l'ajouvre. Ça, service de luxe, ambiance, vécue, particulier, à un moment, le soir,
tout est en harmonie normalement. Des interrogations pour le futur, mais c'est des questions parce
qu'on se repose avec les entreprises de luxe parisienne. On travaille beaucoup en connexion
avec elles. Donc, il y a quelques interrogations sur le futur. Le luxe, c'est-il forcément
nostalgique? Je dis, le risque permanent de la nostalgie dans le luxe. Quand vous
lisez Vogue, on impression que le temps, c'est un peu arrêté. En 1885, avec la breakling,
avec le stylo mont blanc, avec le briquet du pont, avec les montres mécaniques, avec
tout ça, il y a un petit goût de passé. De se dire, à l'ancienne méthode d'autrefois,
c'est très, très utilisé dans le langage du luxe, qui serait en fait une sorte de
nostalgie. Le luxe est lié au passé. Non, c'est intemporel. C'est deux choses différentes.
Le passéisme est l'intemporalité. Un produit de luxe reste longtemps. Je vous dis, un peu
comme l'art. Il n'y a pas de vieux tableaux. Ça n'a aucun sens. Si vous procurez un tableau
de l'honnard de Vinci, il n'est pas vieux. Il est ancien, maux arts, ce n'est pas vieux.
Enfin, ça ne vieillit pas. L'excellence, luxe ne vieillisse pas. C'est intemporel.
Ça ne veut pas dire qu'on intègre pas à chaque fois ce qu'on peut faire de mieux.
Les côtes du luxe, sont-ils figés aussi, alors? Pas mal. Je me rappelle, en faisant
des séminaires avec les gens du luxe et du packaging luxe, on parlait d'innovations
radicales et extraordinaires. Il y a un monsieur dont, non, m'échappent, mais les gens du
parfum connaissent, qui a fait plusieurs centaines des bouteilles de parfum. Très fantastiques
artisans. J'ai bien fait mon boulot, je pense, à écouter ce que vous dites. Je ne pense
pas que j'ai fait d'innovations de rupture. J'ai essayé deux, trois fois, mais ça a
été rejeté parce qu'il y a des codes quand même en place qui font que, bon, j'ai bien
fait mon boulot. La preuve, quand je vais dans les ventes ou que je passe dans des
brocantes, je vois que les bouteilles vides valent beaucoup plus cher que quand elles
étaient pleines. Donc, je pense que ma partie du boulot, si on l'achète cinq fois le
prix, l'air du temps, par exemple, ou des choses comme ça, que quand elles étaient
pleines, c'est que j'ai laissé... On a la même chose avec l'Antiphanie qui valent
cinquante fois plus cher qu'Ème-de-Valet quand elle s'avait été vendue par catalogue.
Donc, apparemment, ça a bien été fait et le vintage a pris le... Enfin, ça augmente
son prix avec le temps. Alors, est-ce que c'est figé? Oui, un peu. Par exemple, on a un
phénomène intéressant actuellement qui est celui des montres mécaniques. Perdu toute
fonctionnalité, j'ai pas la photo là parce que j'ai des pertes d'image avec quelqu'un
qui regarde l'heure sur son portable, comme beaucoup fait, mais il a l'énorme montre
pleine de diamants qui... Bon, c'est une extérieure de richesse, mais ils s'en servent pas pour
regarder l'heure. Il est sûr que là, c'est toujours un jour, etc. Et là, on se plaît
à dire, c'est fait à l'ancienne, c'est-à-dire c'est totalement mécanique. Énorme mouvement
aujourd'hui, c'est un des plus gros marchés dont on s'interroge sur la durée qui fait
que la montre est devenue en fait un bijou vivant, ça fait tic-tac, c'est le Pokémon du 16e,
si vous voulez. C'est un peu le chose vivant que vous avez sur vous. La fonctionnalité
n'est plus là, c'est un peu comme certains briques, j'en fume plus, mais ils ont gardé
le briquet du pont par Magna Cri, où ils ont gardé leur stylo de luxe tout à l'heure
qu'ils ne m'écrivent plus avec le stylo. Et donc il y a un risque d'être figé sur
des objets passés, dont on va exalter le fait de respect de code. Mais c'est une convention,
on reste dans le code. On est bien d'accord qu'on n'introduit pas d'électronique, on
est dans le code avec les ressorts machins, fait entièrement à la main ou à l'ancienne.
Certains s'interrogent sur, vu le nombre de montres de luxe en service, si ça se
maintiendra ou pas. C'est une vraie interrogation. Un objet comme ça sophistiqué, ils meurent
en venant un bijou. Voilà, stylo aussi, pareil, avec une plume en or, au moment où la plupart
... Maintenant, on parle et l'ordinateur enregistre, on le fait, donc on a un risque de s'attacher
qu'au produit ancien. Alors, ce qui fait de l'arrivée des produits
nouveaux, les objets high-tech, sont-ils de luxe? Alors sachez que dans les analyses
faites l'an dernier et cette année à Noël, on a eu effectivement les produits high-tech
qui ont mordu sur les produits de luxe, réellement mordu en France et dans les pays développés,
qui ont dû d'avoir son pack du or que j'adore, etc., dont l'on avait l'habitude de vendre
et de faciliter à sa femme quand on avait déjà 6. Là, on a vu arriver des objets très
cher qui valent cher, c'est des objets qu'on va voir. Alors, on peut avoir l'objet classique
qui est cessé au code du luxe, ça peut donner ça, quoi. Ça, c'est pas terrible.
Enfin, c'est pas terrible, je n'ai rien pas mis là. C'est-à-dire qu'en fait, on va
mettre des diamants et l'or, etc., autour, j'ai pire. Alors aussi, bon, voilà, il est
en or celui-là, il est totalement en or, il est russe, il ne voit pas trop, mais il est
en or, massif. Il n'est pas très performant parce que, si vous voulez, un performant change
tout le temps au niveau. On dit, je préfère un système 4G au débit, etc., qui sera plutôt...
Après, il va être figé, il faudrait le fondre pour remettre sur un nouveau modèle, mais
tous les 6 mois, ça change. Un assez grand difficulté sur des produits comme ça. Alors,
ça peut mener à sa luxe. Vous connaissez cette sculpture terrible de Damien Irs qui,
en fait, était un coup de pied dans le système en vous disant, voilà, c'est la sculpture
la plus chère du monde et millier de diamants, c'est une tête de mort. Mais ça, je vous
dis, voilà, si c'est juste du poids d'or des diamants, ça peut être ça, quoi. C'est-à-dire
correct, on ne l'emportera pas au paradis. Et le luxe bling-bling, comme un rappeur
New Yorker, souris en diamants, clés USB en diamants, dollars en diamants, qui n'apporte
pas réellement quelque chose au niveau de ni de l'esthétique, ni du meilleur état
de l'art. C'est plutôt l'affirmation, ça fait un peu mafia de certains pays qui ont
4 montres de luxe au bras, quoi. Là, c'est un risque. Certains, du grand du luxe, on
dit, bon, en ce moment, on a certains clients dont on n'est pas tout à fait fiers tous
les matins, parce qu'ils ne nous demandent pas le meilleur de ce qu'on peut faire. On
demande plutôt l'affirmation d'être arrivés à une certaine richesse. Ça, ça peut agacer.
Donc, c'est un risque vers lequel peut toujours glisser le luxe à un moment donné d'aller
vers ça. Et en fait, les objets high-tech qui arrivent sont des objets de luxe. Ils sont
très chers, ils sont très beaux, ils sont esthétiques. Et je vous dis, on les a vus
se substituer. Personne ne disait, oui, mais j'aurais préféré un iPad. Par rapport
à un coffret luxe classique, de produits classiques de luxe, beauté, maquillage,
parfum, voilà, voire un peu bijoux, et choses comme ça. Et donc, on voit bien qu'il y
aura renouvellement. Si on se reporte souvent, on se reporte au XIXe siècle, parce que c'est
une période clé dans le luxe, notamment en Europe et en France, justement, l'arrivée
de ces montres bracelet pour les aviateurs, parce que la montre goussée, on ne pouvait
pas la prendre tout en pilotant. Et donc, Cartier fait la première montre bracelet,
en fait, pour le pilote brésilien, Santoz du Mont, pour qu'il puisse voir, c'est très
important, l'heure que vous savez, pour un pilote, pour différentes raisons. Déjà
vous avez l'heure à laquelle il n'y aura plus d'essence pour être posé, donc il faut
bien s'en rappeler, je ne dois plus être en l'air, voilà, sourcil, en passant par
d'autres éléments. Et donc, si vous voulez, à un moment donné, c'était ce qui avait
de plus high-tech, le style au Mont Blanc, la montre bracelet, etc. Là, il arrive des
nouveaux produits high-tech qui vont interfacier avec le luxe. Dans un premier temps, ça peut
être un téléphone avec 50 g d'or et 240 diamants, ce qui encombre plutôt les touches,
si vous voulez, mais ça va évoluer vers quelque chose d'autre. Ici, voilà, iPad
3, c'est un objet de luxe. Alors luxe veut pas dire réservé qu'à certains, contrairement
à ce que beaucoup pensent, puisque chacun a sa part de luxe. Quand on analyse le marché
du luxe, si vous voulez, vous pouvez dire, moi, j'adore le piano, j'ai un Stein-Webson,
là-dessus, je lâche pas, mais je n'ai pas de voiture, je n'ai pas d'autre chose, chacun
a sa part de luxe. Et généralement, ne chipaute pas sur une petite partie d'éléments et
doit consommer du luxe. Et quand vous prenez les séries, on dit, oh, on vend 5 millions
d'Israbas, je ne sais pas quel produit, mais ce n'est pas que à des personnes de très
haut niveau. Chacun a droit à une part pour ce qui le concerne, sur son choix, sur son
désir, de quelque chose sur lequel il considère que sur ça, il a du luxe. C'est son petit
luxe à soi, des gens, mais c'est parfois du vrai luxe qui peut être lié. Il y a
ceux qui peuvent vivre tout le temps du luxe. Alors tradition et innovation, le luxe est
tout le temps le qui entre deux chaises. Les clients ont tendance à le tirer vers la tradition,
et lui, il a besoin de renouveler les codes. Sinon, il va glisser petit à petit de venir
à ce bine. Et ça, c'est la mort lente, c'est-à-dire qu'on va être juste emporté
par tout le temps qu'à l'origine de toute tradition, il y a une innovation. Sans l'avoir
vu, je ne vais pas vous refaire le cours. Toutes traditions, on dit, mais c'est une grande
tradition. Alors, vous utilisez juste qui remonte à quand, s'il vous plaît? Et là,
vous avez la date de la création. Le pont neuf, c'est le plus vieux fond de Paris. Quand
il était fait, il était neuf, évidemment. Traditionnel, innovation quand il était fait,
le plus moderne aujourd'hui, c'est une tradition. Donc, il y a besoin pour le luxe de relancer
la légende, de créer des traditions nouvelles. Tous les jours, on crée des traditions nouvelles.
Aujourd'hui, on dit que c'est la tradition de la fête de la musique. Il y a une première,
il y a une première à toute tradition. Tradition, innovation, c'est strictement la même chose,
c'est un décalage dans le temps. Un luxe et la beauté ne résident pas forcément dans
les technologies passées. Il y a un petit difficulté où luxe... Alors, les critiques
de l'étranger, d'autres, disaient, mais c'est luxo-ringard à la française. Par rapport
aux technochians américaines, vous pouvez, chacun peut s'envoyer des trucs. Le but, c'est
de mailler les deux. Ça ne peut pas être que ringard. Et il arrive des technologies
révolutionnaires. Vous voyez, cristaux liquides, on peut faire des très belles couleurs. Des
composites à matrice métallique. C'est aussi extrêmement... Ça peut être beau, esthétique,
haute performance, des structures carbone-carbonnes, enfin, des cristaux liquides. On peut faire
varier les couleurs des perles, etc. Enfin, je passe. Dans les nanotechnologies, il y a
des apports. Il faut voir que sur longue période, on a un renouvellement qui ne peut pas être
évident en première analyse. Je dis, si vous faites les boutiques de luxe parisien,
vous vendra plutôt le passé. L'artisanal, la transmission, etc. Ce qui est très, très
important. L'innovation, ce n'est pas le mépris du passé, jamais. C'est relancer
la légende. Ce n'est pas pareil. C'est-à-dire qu'est-ce que nous, on a apporté pendant
notre passage de ce qu'on a fait. Le rêve. Alors, le rêve est clé. Le luxe n'existe
que si il y a rêve et enchantement. On a vu la technologie à tendance à désenchanter.
Le thème du réenchantement est permanent. Enfin, maintenant depuis dix ans, dans les
grandes entreprises de luxe. Et le luxe ouvre la voie. On s'aperçoit sur longue
période que ce qui était produit de luxe, après, devient quelque chose qui est plus
accessible à d'autres. Si le luxe ouvre la voie et l'absence de compromis et ce qu'on
peut faire de mieux dans les métiers est une réalisation, comme ce qu'on trouve dans
les musées, alors la société ne rejette pas le luxe. En période de croissance normale,
les gens, ils passent devant une magasin où il y a des voitures de luxe. Ils les apprécient,
les stétiques, ils viennent voir autour. Ils ne sont pas jaloux. Ils savent bien qu'ils
ne vont pas se payer une jaguar à ce prix-là, ou qu'ils ne vont pas se payer des bijoux
luxe, mais ils seront les voir à l'expo parce qu'ils adorent ça, mais ils ne vont pas
demander tous les matins pour avoir un diamant de 18 carats montés par Chômets. Donc, voilà,
il y a les rêves, il y a de la marge de manœuvre. Le maman a alors disait pourquoi nos rêves
sont-ils si larges. Il y en a toujours un qui prend le relais de l'autre.
Alors, ouvrir la voie des nouvelles synthèses créatives, on attend l'arrivée de nouveaux
objets de luxe. Vous avez vu qu'il arrive pas mal d'objets révolutionnaires issus
de la révolution des sciences et des techniques, et donc pas seulement coller des codes passés
du luxe sur des objets nouveaux, mais avoir arrivé de nouveaux objets et de nouveaux
produits et services de luxe qui sont encore dans les tuyaux actuellement. Je ne rentrerai
pas dedans. C'est un peu touchy pour les boîtes. Alors, pour moi, le luxe, il y a une enquête
qui a été faite il y a deux ans sur près de 2000 personnalités, de leur demander de
définir le luxe. Alors, chacun définissait du moindre vrai luxe. Ils avaient tendance
à buter en touche. Pour moi, le vrai luxe, c'est de passer une après-midi avec mes enfants
dans le limousin, donc c'est pas ce qu'on lui demandait.
Alors, justement, on dit, le luxe, est-ce que ce n'est pas justement de pouvoir dire
pour moi, puisqu'on a cette notion de personnalisation, de proximité très, très forte. Vous voyez,
on va chez Hermès ou chez d'autres, c'est-à-dire de dire, on prend l'individu en compte exceptionnellement.
Et donc, pour moi, le luxe, c'est plutôt, le luxe, c'est pour moi, on dit de certaines
façons.
Le luxe, face à l'aspect écologique, développement durable, éphémère. Là, c'est aussi, on est
dans le domaine dans l'ambiguïté, le luxe, c'est aussi l'éphémère. Il y a le développement,
mais c'est aussi l'éphémère. C'est un instant magique. Les roses, elles ne sont pas
faites pour durer éternellement ou alors elles sont en papier ou en tissu. Ce n'est pas tout
à fait ce qu'on attend d'une rose. On envisage retour à des flacons fanables, par exemple.
Le luxe se situe entre les deux. Évidemment, développement durable, ce n'est pas tellement
son problème. Il n'est pas tellement de carbone. On n'utilise peu de matériaux. On est dans
une logique différente, mais c'est une interpellation. Est-ce que les valeurs du luxe sont menacées
par la mondialisation? Alors, certains, vous voyez comme ça, en disant, ben oui, monté
de pays très riches, mais c'est pas forcément les personnes les plus enrichies. On ne sait
pas trop comment qu'ils sont les gens qui ont les plus grandes valeurs. Et donc, on n'a
toujours la continuité, valeurs avancées, esthétiques, valeurs morales qui vont avec.
On dit, mais c'est des choses, je n'ai pas vendu à la mafia objectivement. Le nombre
qu'ils ont acheté et le look qu'ils avaient, ils m'ont plutôt fait peur à la passage
du magasin. Mais bon, chaque pays, à ces gens qui sont enrichis légalement, ce n'est
pas ça qui fait l'essentiel du marché du luxe. Et on voit une évolution avec la montée
d'Inde, de Chine, de Brésil, d'autres pays, avec des gens qui ont leur propre vision
du luxe. Moins objets, plus expériences, etc. Donc le mu luxe a maillé avec la mondialisation.
On sait bien que les grandes maisons de luxe font surtout leur croissance sur les pays
émergents. Et donc, on aura un effet retour, évident, comme on a eu le 19e siècle. On
a été extrêmement influencé par l'Asie dans l'évolution des produits de luxe, l'arrivée
de la lac, etc. Par exemple, sur les... C'est marrant, mais sur l'aspect de la
lac. Quand il y a eu le développement chez Dupont, des briquettes de la lac chinoise.
En fait, ils ne recherchaient pas. Il y a eu une faute de frappe dans la petite annonce,
et en fait, ils ont marqué qu'ils cherchaient des lacœurs, alors que ce n'était pas du
tout ça qu'ils cherchaient. Et du coup, ils ont vu arriver des gens qui maîtrisaient
des lacs exceptionnels et l'occasion en faisant le laron. Ils ont dit, vous pourriez venir
faire ça chez nous avec la qualité de lac que vous avez avant. Ils cherchaient quoi? Il
y avait juste une lettre de différence, mais je vous rappelle, ils cherchaient ce qu'on
faisait en inserciant de bois, là, non, mais je ne sais pas. Enfin bref, il y aura un effet
retour. On a eu une grosse influence chinoise au 19e siècle sur le luxe, une grosse influence
aussi indo-arabe, donc on attend une influence retour de la mondialisation sur le luxe.
Comment reprendre de la hauteur et se dégager du mass-marquette? Ça, c'est un des points.
Puisqu'on a tous les côtes du luxe, ils seront copiés au quotidien dans la vie courante
par des produits mass-marquettes. On le voit avec les gens, par exemple, bêtements du
luxe qui présentent leur collection six mois l'avance. On se légèle en présentant
la collection à été. Et tout le monde entier fait des photos en disant qu'il n'y en
aura pas pour tout le monde dans six mois quand on se reverra. Zara sort un modèle,
il dessine le lundi, il les vendredi dans toutes les magasins d'Europe, les mêmes créateurs,
les mêmes photographes, les mêmes mannequins, les mêmes looks, pas tout à fait les mêmes
matériaux. Donc le luxe est très, très copié, quasi temps réel, avec des décalages qui
paraissent pas évidents pour le commun des mortels. Et donc beaucoup s'inquiètent
de la montée du mass-marquette sur le luxe. On dit comment est-ce qu'on peut reprendre
de la hauteur, refaire le gap, pour justement bien voir ce qui est une avancée, ce qui est
des produits hauts. C'est une interrogation. Moi, je pose des questions. Je ne porte pas
les réponses. Il y en a des gens qui vont apporter les réponses. Alors l'avenir du
luxe, en certains dit, c'est l'avenir qui est un luxe. Quand vous voyez que la plupart
des Français sont les plus pessimistes du monde et craignent le futur, leur luxe est
déjà dire demain. Voilà. C'est déjà beaucoup de dire l'avenir. Certains le ressentent
un petit peu comme un luxe, plus que l'avenir du luxe. Donc là, je ne rentre pas dans les
détails parce que ce n'était pas le but d'en voir une intervention passionnante au niveau
élevé-mâche. C'était juste pour souver des questions qui se posent, notamment dans
le luxe français, qui perdent des emplois encore aujourd'hui. Sachez un peu, petit
à petit, ça s'agrène discrètement, mais enfin, il en perd quand même. Parce qu'on
ne fait pas tout à fait le même volume qu'on faisait avant. On a des métiers qui tombent
un peu en dessuitude. On a des problèmes de renouvellement des métiers. Et donc, ça
s'effiloche un petit peu quelquefois derrière la façade que vous voyez, derrière les dessins,
derrière l'autre. Moi, j'ai vu piloter plusieurs diplômes dans le luxe, dans la
mode, etc. On a besoin de formation hi-tech. On fait des blousons avec des fibres carbone-carbon.
Le monde continue à évoluer. Donc, il y a besoin de renouveler les capacités techniques
et tout pour éviter de glisser justement vers le ringard. On n'aurait que quelques
gens assis par terre avec une aiguille en os et un air de bœuf, faisant de la couture
de cuir sur petite épaisseur. Il y a un peu le mythe que l'on charie parfois. On découpe
chez l'élevé-mâche. Aussi chez Hermès, on découpe en 90 épaisseurs au laser du cuir.
Ça se passe très, très bien. Ça ne pose pas de problème de fond. C'est la qualité
de ce qui sort, qui fait que les métiers aussi doivent évoluer et se renouveler.
Ce qu'on voit avec les grandes écoles de métiers. On voit avec les compagnons, avec
les gens, les colboules ou d'autres écoles, le renouvellement des métiers dans l'esprit
du luxe. Voilà. C'était juste des interrogations et non pas des affirmations. Aussi certains
pensent que dans certains domaines, mais je ne pourrais pas l'aborder là, il y a des
révolutions technologiques et de nouveaux paradis qui pourraient casser les codes. Exemple,
un peu, arriver du maquillage photonique, par exemple, dans l'maquillage ou d'autres
cas. Ce qui s'est passé, on a vu chez Kodak ou d'autres. On peut avoir, on a quelques
domaines dans lesquels on anticipe des ruptures technologiques qui ferait exploser les codes
dans certains domaines, alors qu'ils étaient relativement figés. Et c'est arrivé quand
on fait l'analyse dans l'histoire, ça arrive à la Renaissance, à l'époque. Donc on peut
avoir quelques ruptures aussi dans le luxe, mais je ne pourrais pas les aborder.
Donc voilà. Maintenant, on va rentrer plutôt dans l'aspect beauté-maquillage. Tu traiteras
plutôt beauté-maquillage. Renouveau du luxe par l'innovation, innovation et beauté, beauté
de l'innovation puisque c'est les deux à la fois. Il faut faire beau. Voilà.
