J'espère que ce soir je vais rencontrer quelqu'un que je connais pas qui va me dire viens et on va
discuter et on va refaire le monde figure du pari nocturné écrivain frédéric bec bédé
incarne depuis longtemps la nuit parisienne ses dérives et son atmosphère si singulière
ce qui est l'originalité ici c'est la discussion c'est quand on se dispute on s'en gueule on
se réconcilie on boit des coups on refait des tournées j'ai pas trouvé ailleurs dans le monde
cette art de discussion de cette art de l'angle lade nocturne l'esprit de la nuit à paris c'est
aussi une certaine insouciance qui peut conduire aux situations les plus extravagantes on sait pas
très bien pourquoi tout d'un coup il ya une sorte d'improvisation un peu miraculeuse et mystérieuse
qui fait qu'on se retrouve avec des gens on connaît vaguement une personne mais les vingt autres
on les connaît pas mais c'est pas grave les nuits de frédéric bec bédé ce sont les folles soirées
des années 90 des fêtes dont l'excentricité est la figure imposée ce genre d'excès existe en
fait depuis toujours dans la capitale je vous demande s'il vous plaît d'applaudir très chaleureusement michaud
je trouve avec un très bel écout dans la presse qu'en paris se travesse si j'étais fier le jour où
j'ai pu mettre mon enceinte chez michaud ma marte est un quartier populaire et humain exactement
comme sur cet île où on s'embrasse j'embrasse la floriste les serveuses dans les brasseries on s'appelle
marnaux prénoms j'ai la chance d'avoir une relation très affectueuse avec beaucoup beaucoup
beaucoup de gens dans la rue dans ces déambulations gui beu d'os croise aussi parfois d'anciens voisins
qui n'ont jamais vraiment quitté le village aragon qui vient de voir les spectacles bon on est sur
la place aragon d'habiter là george moustakki qui qui écrivait déjà qui m'a entraîné ici on se sent
bien accompagné de l'abus de mon mâtre d'aristites bruyants au but de chômage d'oxmo potchino il n'y a
qu'un pas que le rappeur n'a pas hésité à franchir dès son enfance dans les années 70
personne n'empêche quiconque de prendre un ticket métro et de d'aller où il veut dans la ville et de
se balader personne n'empêche de faire ça si ce n'est la barrière qu'on s'est mis dans la tête
pour moi paris ça rime avec mouvement mouvement éternel mouvement perpétuel en 30 ans de vie parisienne
christophe à l'évêque avait presque oublié la place de la république comme tout le monde il se
contentait d'y passer désormais l'humoriste s'arrête ces derniers temps c'était le centre de paris
le monde entier connaît la place de la république parce que parce que c'est là que ça s'est passé
c'est là que tout le monde s'est retrouvé c'est là que tout le monde est venu mettre des fleurs est ce
que on ne peut pas dire n'importe quoi si on peut dire n'importe quoi en tout cas on est libre à paris
de dire ce qu'on aime et ce qu'on a envie de dire c'est une ville dans laquelle on peut faire de la
résistance en tout cas le paris d'aujourd'hui a donc de multiples visages celui des contestataires
rêveur qui côtoie les fétards débridés eux-mêmes épicuriens éclairés autant d'état d'esprit
entremêlé qui incarne l'art de vivre à la parisienne dans lequel nous sommes nombreux à nous être
reconnus au lendemain des attentats malgré les épreuves le traumatisme et la douleur la capitale
demeure fidèle à sa devise battue par les flots elle ne sombre pas aujourd'hui toutes les capitales
du monde essayent d'être belle il ya Tokyo il ya Shanghai à bouddha bie new york et malgré tout
l'heure est là malgré toute l'heure ferie ils savent que paris restera toujours le mythe absolu
