Une des motivations pour moi à faire ce disque c'était aussi le fait de faire un disque avec
quasiment que des Adatios. C'est toujours un pari mais pour moi c'est souvent les moments
les plus forts de la musique mais les moments les plus intenses et les plus fatigants peut-être les
plus tendus c'est quand on interprète pour moi quand on interprète des Adatios pourquoi parce
que c'est c'est les moments qui demandent de plus d'énergie et de sentir l'émotion qui monte et
en une tension extrême et de tenir sans lâcher c'est en général je sais que c'était des séances
d'enregistrement assez épuisantes parce qu'il y a une concentration très très très violente très
forte parce que c'est d'abord de la charge émotionnelle c'est le discours principal de
ces moments musicaux et ça ne s'assuse pas parmi mes moments favoris de musique c'est voilà si je
devais choisir une liste avec des moments de musique ce serait plutôt des Adatios des choses
comme ça plutôt que des choses très très en vue. Il y a des détails sur ce disque qui vont encore
plus loin quand j'ai enregistré le Johan Christophe Bach on l'a enregistré après le Barber et moi
j'avais idée de mettre les oeuvres dans un certain ordre sur le disque au final je me souvenais de la
fin qu'on avait faite à la fin du Barber c'est il y a un Décréchendo Décréchendo et le mouvement se
termine en partant dans le néant et j'avais dit aux musiciens on va enregistrer pendant c'est pas
la même format si on le Bach c'est plus petit que la d'Adagio de Barber qui avec tout l'orchestre
je l'avais demandé on va essayer de commencer le Bach qui commence aussi sur une note tenue de la
commencée en partant du même point d'arriver que le Barber et avoir la même la même entrée par le
néant et le même type de couleur de son pourtant là c'était sur un instrument ancien avec un diapason
415 avec le Barber sur un instrument brésilien avec un diapason 440 et donc c'était une idée
que j'avais à l'enregistrement je savais pas si ça avait marché et on l'a fait comme ça et
après j'ai demandé à l'Orcasnave qui a fait le montage du disque quand elle a fait la, elle a
mis les plages en orve d'essayer au lieu d'avoir le silence habituel entre deux plages entre la plage
1 et la plage 2 d'essayer de recoller de greffer le Barber ou il y a une Christophe Bach au moment
de la descente et quand on arrive dans le néant de repartir tout de suite par le début du Bach et
là je crois qu'on a l'impression à l'écoute du disque que le Barber se termine pas vraiment et
qui reprend dans le dans le Bach donc qu'une pièce du 20e siècle soit la même que qu'une pièce
du 17e siècle et que les instruments modernes continuent en devenant ancien que le diapason
change mais on le sent pas du tout et on a l'impression d'un tableau et personnellement
je suis très content de ce genre de construction non pas c'est pas du gadget c'est pas un effet
mais c'était vraiment l'idée artistique de ce disque de recoller ou de séparer ou de décaler
ça c'est rien du tout mais ça donne une écoute différente soudainement on va rentrer dans le morceau
d'après c'est vrai que quand on va régulièrement au concert en tant que spectateur on n'a même pas
idée que les musiciens puissent être je sais pas de vous présenter différemment etc si on sort
de du cérémonie à l'habitude je pense que on serait surpris on pourrait perdre il y a des gens
qui oui il suffit qu'il y a quelqu'un qui est ernu ou qui a dit c'est et hop on sort parce que le
cadre c'est le silence pour écouter de la musique et la musique classique on est où les musiques
savantes on est dans peut-être dans ce phénomène là où où on a besoin d'identifier où on est ce
qui est et les enregistrements ont pris trop de place peut-être la musique enregistrée a créé
une mémoire je dis génédiquement modifié et on a besoin d'entendre la musique dans les conditions
dans de la manière dont on l'a toujours entendu etc et malgré nous on s'ouvre plus assez pour
être pour goûter le plaisir de la surprise de quelqu'un qui est très différent de soi on respecte
pas la partition quand on quand on appréhende pas avec ses moyens et avec son esprit et son
coeur pour un disque c'est très valable le fait de d'avoir l'idée de de mettre ce qui a vraiment
depuis profond de soi sur un enregistrement c'est c'est très important au moment où j'ai fait les
opéras d'Hilali c'était j'étais dans c'était comme la découverte d'un nouvel amour c'était magique
de faire ça et j'étais vraiment amoureux de ces partitions de ces partitions pas connues quoi
finalement les opéras pas connues mais magique et puis quand j'ai fait ce disque là ça représente
vraiment des parts de l'émotion que de moi de l'émotion secrète que j'ai qui sont voilà
c'est pas une part triste c'est une part profonde pour moi et cet album il est plus profond que triste
