Lorsque je retrouvais mes esprits, je me trouvais à Punta Arena, sous Chilly, et je pouvais
de nouveau filmer grâce aux lecteurs de mon blog qui se sont mobilisés pour m'offrir
une nouvelle caméra.
Comment vous remercier de ceci touchant élan de solidarité?
Vous offrir ce film me semble déjà être un bien juste autour des choses.
Exitent les images de ce fantastique Brésil où je venais de passer trois semaines, à
Sao Paulo tout d'abord, puis Rio de Janeiro, mais qu'importe.
J'étais de nouveau sur les routes, ces mêmes routes qui me mèneraient cette fois-ci jusqu'au
bout du monde.
La Patagonie, également appelée le Grand Sud, est une des régions les moins peuplées
au monde.
Elle est principalement dépendante de l'Argentine, mais toute la côte pacifique du Chilly y
est aussi intégrée.
Nous étions au mois de juin dans les Miss Faire Sud et donc en plein hiver.
A plusieurs reprises, notre bus nous fera d'ailleurs quelques frayants en raison de la
neige qui rendait la route difficilement praticable.
Mais au final, cela n'en valait-il pas le coup?
La ville du Choya se trouve dans la province de Tiradel Fuego, la terre de feu.
Elle est considérée comme la ville la plus australe au monde, mais j'apprendrai sur
place qu'une petite ville chilienne, dénommée Puerto Williams, lui conteste ce titre.
Quasiment toute l'économie du Choya est liée au tourisme, de façon directe ou indirecte.
On vient à Houchoya pour côtoyer un mythe ou encore découvrir l'impressionnant paysage
qui entoure la ville.
Le glacier martial fait partie de cette curiosité géologique à ne pas manquer.
Il existe un télésiège qui vous permettra de monter à mi-chemin, mais je vous conseille
de favoriser la marche à pied pour apprécier encore plus la fantastique vue qui va progressivement
s'ouvrir à vous.
J'occupais le dortoir d'une auberge de Genèse qui avait l'énorme avantage d'avoir
une vue excellente sur les sommets enneigés et le canal de Bigel.
Je crois que j'aurais pu passer plusieurs semaines au Choya sans me lasser de ses paysages
de cartes postales.
Il faisait très froid cette période de l'année, mais à l'instar de mes premiers
pas au Canada six mois plus tôt, c'était peut-être aussi ce que j'étais venu chercher.
Partir en excursion sur le canal de Bigel est un must qui coûte environ une centaine
de pèsos une fois marchandés.
C'est l'occasion d'approcher le phare les éclaireurs, mis en service en 1920 pour
prévenir des dangers relatifs aux roches avoisinantes.
Vous ne pourrez pas manquer ces colonies de fuck qui y résident.
Quand ils ne sont pas avachis sur la pierre, c'est amusant de constater à quel point
ils semblent adorer jouer avec les bateaux de passage.
