Donc je vais vous présenter en premier l'établissement que je dirige.
Je suis venue en uniforme, ce n'est pas un hasard, c'est parce qu'en fait je ne parle pas en mon nom,
je parle au nom d'une équipe entière, plus généralement du service de santé, du ministère de la Défense,
et vous allez voir du service public qui de temps en temps fait des choses qui sont quand même remarquables.
Donc en fait le centre de transition sanguine des armées est un établissement de transition sanguine,
établissement qui dépend du ministère de la Défense, mais qui est aussi sous le contrôle
sur l'aspect scientifique et technique de l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.
Il y a deux centres, un centre à Clamard près d'ici, donc que vous apercevez là,
et un centre à Toulon que vous apercevez ici.
Donc deux centres sont dans une enceinte militaire, l'enceinte militaire de Clamard,
c'est l'île au-perci qui est assez connue dans la région parisienne,
parce que c'est un île au spécialisé dans la prise en charge du progrès traumatisé,
quel qu'il soit, émoragit, qu'il radiait, brûlait, etc.
Alors le centre de transition sanguine des armées, comme mission prioritaire,
c'est le soutien transfusionnel des forces, et plus particulièrement des forces en opération extérieure
avec l'acronyme qu'on utilise habituellement au PECS.
Alors les besoins transfusionnels en opération extérieure sont très importants,
jusqu'à 16% des blessés sont en choc émoragique.
Alors ça ne veut pas dire qu'il n'y a que 16% des blessés qui saignent,
mais il y a 16% qui saignent de manière très importante,
et c'est maintenant la première cause de décès.
Donc c'est la première cause de décès au combat, mais c'est aussi la plus importante,
la première cause de décès évitable.
Comment se fait-il que l'émoragit entraîne aussi rapidement le décès?
C'est qu'il y a une coagulopathie qui va s'installer très précaussément au moment du traumatisme,
notamment quand le traumatisme est ce qu'on appelle pénétrant,
avec des lesions tissuaires très importantes.
Il va s'installer une cascade infernale qui va aboutir rapidement au décès si on ne fait rien.
Et maintenant on sait qu'une des façons d'enrayer cela, il faut amener très précaussément du plasma.
Donc c'est ce que j'étais en train de vous dire.
Le traitement du choc émoragique, nous on parle de l'avant,
mais pour vous on va dire le préhospitalier, c'est la porte très précoce de plasma,
et aussi de respecter un ratio de 1 concentrique W rouge pour un plasma.
Donc moi je suis un ancien médecin, quand j'ai commencé ma médecine,
on donnait toujours beaucoup de globules rouges au passant qui saignait,
et le plasma arrivait assez tard.
Donc la révolution, c'est d'avoir compris que pour ces patients-là, le plasma doit arriver en premier.
Donc pour nous, comment on applique cela aux opérations extérieures,
on va positionner très près au combat du plasma, et ce plasma il est lyophilisé, c'est ce dont je vais vous parler.
Alors vous n'êtes pas tous forcément biologistes, donc très rapidement,
le plasma c'est la partie liquide du sang qui contient essentiellement des facteurs de coagulation,
mais aussi des anticorps et d'autres protéines.
Et ces facteurs de coagulation, ils sont fragiles et il y a deux façons de les conserver,
soit de les conserver ensuite à une température inférieure, à moins 25,
puis après de les conserver 30 minutes au bain-marie, soit de les lyophiliser,
et alors on peut les conserver à température ambiante,
et la reconstitution se fait très rapidement et très simplement avec de l'eau.
Alors quand on m'a proposé de vous présenter tout ça,
je me suis demandé si j'étais légitime et j'ai repris les questions de Monsieur Jigé
pour savoir si j'étais autorisée à venir vous présenter ce produit.
Donc vous allez voir que oui, il y a un avant et un après,
il y a un accès à un service médical pour des personnes qui en avaient toujours été exclues,
puisque ce produit était, comme on l'a dit précédemment, réservaux militaires,
et maintenant le propose au service public.
Il l'améliore la mortalité dans le sens qu'il a diminué, il n'augmente pas, bien sûr.
Il y a surtout une réduction drastique des coûts,
et c'est ça qui a permis de le proposer au plus grand nom,
et puis il y a de nombreuses valeurs partagées.
Donc en fait, une toute petite frise, parce que l'historique est toujours important,
comme on l'a dit, ces innovations sont très très progressives,
et en fait, on s'accapabre au fil du temps des avancées technologiques ou scientifiques.
Donc le passe-malier officier n'a pas été inventé par les Français,
il est inventé par les Américains,
et donc quand les Américains sont venus nous aider à libérer la France,
on en a profité, et le fondateur du Centre de Transition Sanguine des Armées
a voulu en faire lui aussi, et donc en 1949, il y avait le premier plasma cryo des séchers français.
A l'époque, c'était des mélanges de très grands poules,
et donc jusque dans les années 87,
la France a été un des plus grands centres européens de plasma qu'on appelait le plasma sec.
Le problème, c'est que dans les années 85-87, il y a eu l'épidémie de Sida,
et dans le monde entier, tous les produits sanguins poulés ont été interdits.
En 1991, il y a eu la guerre du Golfe,
et on s'est dit qu'est-ce qu'on va donner à Topov militaire,
puisqu'on a plus plasma sec.
On a essayé de faire du plasma sec unitaire,
mais le plasma unitaire oblige à respecter le groupe sanguin,
et donc ça répondait pas à notre cahier des charges,
et donc en 1994, avec l'agence française du sang,
on a conçu un nouveau plasma,
c'était la première innovation remarquable,
où on mélangait des plasmas dans un petit poule moins de 11 donneurs.
Selon les directives européennes, quand vous êtes en dessin de 12 donneurs,
il n'y a pas d'augmentation du risque infectieux.
On y a appliqué en plus une sécurisation par quarantaine.
Et ensuite, en 2003, on lui a appliqué la technologie de la délococitation
pour diminuer encore le risque infectieux,
et en 2010, un nouveau pas plus important a été franchi,
c'est ça dont je vais vous parler.
On va commencer à appliquer ce qu'on appelle,
nous, un traitement physico-chimique pour atténuation des agents pathogènes,
donc je vous ai mis ici, excusez-moi,
la photo, en fin de compte,
on utilise un psoralène qui va s'intercaler entre des brins d'ADN et d'ARN,
en pratiquement toutes les micro-organismes ont de la DNA de l'ARN,
on l'expose aux UV et ça bloque la réplication,
donc en fait, on est efficace sur la majorité des agents pathogènes.
Donc en fait, ce projet de 2010 est très particulier
parce qu'il est arrivé au moment où on a compris
qu'il fallait amener très précaussément,
beaucoup plus qu'avant du plasma, à l'avant pour sauver nos blessés,
et on était déjà dans une crise économique
avec un produit qui coûtait très cher,
et certains se demandaient s'il fallait pas l'arrêter.
Donc connaissant la valeur de ce produit, il fallait absolument trouver une solution,
donc là, c'est la poussée de la crise économique
qui nous a obligé à être innovante.
Donc on s'est dit, pour réduire les coûts,
il faut le proposer un plus grand nombre.
Donc comme je vous l'ai dit, en milieu civil,
on préconisait que le plasma a été traité
pour atténuation des agents pathogènes,
on s'est dit que cette technologie-là s'applique à notre plasma.
Donc ce projet a été porté sur un plan financé
par la mission innovation participative
du ministère de la Défense.
Alors très rapidement, comment se passe
la préparation du plasma liophisé?
Tout commence par un donneur qui est bénévole en France,
il faut le reconnaître, elle est soulignée,
qui va donner du plasma.
Ce plasma va être traité
pour atténuation des agents pathogènes,
des locaux cités.
Ensuite, on parle de surgélation.
Ça veut simplement dire une congélation très rapide,
et il va être conservé au congélateur.
Une partie servira au blessé des hôpitaux militaires de France,
et le reste va partir en liophilisation.
Donc on va mélanger des différents plasmas
choisis préférentiellement pour avoir un plasma universel.
Donc l'intérêt que ce plasma est universel pour le groupe sanguin,
et ensuite il passe au liophisateur,
mais comme ce sont des grandes quantités,
la liophisation prend 6 jours.
Alors les caractéristiques de ce produit,
c'est qu'ils se concernent donc à température ambiante,
la température ambiante réglementairement, c'est 225,
mais il a une tolérance jusqu'à 50 degrés.
Il se reconstitue en moins de 6 minutes avec une moyenne de 3.
Il est universel, il est efficace et sûr.
Donc il faut un tout petit peu s'arrêter là-dessus.
Pourquoi on peut dire qu'il est efficace et sûr,
parce qu'il a des contrôles de qualité unitaire?
Une émo vigilance active depuis 2002,
c'est-à-dire depuis 2002,
tous les produits qui sont transfusés
sont surveillés sur le plan de la tolérance clinique,
et depuis 2010, on surveille la tolérance clinique,
mais aussi l'efficacité biologique.
Donc la sécurisation par Hamot Osalem, je vous l'ai déjà dit,
et il a 2 ans de péremption, alors que le congé n'a qu'un an.
Donc là, j'ai presque fini, je vais simplement vous présenter des exemples.
Donc en terrain militaire, on parle de rôle 1
quand on est à l'extrême avant, donc on peut l'utiliser en rôle 1.
En rôle 2, ce sont des antennes médicaux chirurgicales.
Quand je vous ai mis morfait, ce sont les transports aériens sur longue distance,
et puis rôle 3, c'est les hôpitaux de campagne.
On a un très grand partenariat avec l'armée américaine,
et en fait, c'est grâce à eux aussi que je suis là ici,
parce qu'ils ont cru en nous,
et on leur vend une partie de notre plasma
au moment où il était le plus cher,
donc ça nous a fait quand même un soutien économique et surtout,
un soutien scientifique et une reconnaissance internationale,
et actuellement, ce qu'on fait, c'est qu'on lié au finisme le plasma américain à façon.
C'est très important, parce qu'en fait, je considère que
chaque pays a son risque infectieux propre,
donc je préfère que ce soit du plasma américain pour les américains,
que du plasma français pour les américains.
Donc le plasma américain arrivé en France, on lié au finisme et on leur rend.
Actuellement, c'est surtout dédié au fort spécial américain.
Et on a aussi, on commence à avoir des applications civiles,
et c'est pour ça qu'on m'a invité, parce que ça se développe de plus en plus.
Le premier centre hospitalier qui s'est intérêt à notre produit,
c'est le CHR universitaire de Lille.
Mais maintenant, vous avez l'hélicoptère,
c'est une société d'assistance médicale
pour qui fait des rapatriments sur le monde entier qui s'appelle Médicaire.
La société PSMM, qui fait l'assistance médicale en mer de Cara,
et puis il y a un projet de recherche clinique
qui va démarrer à la fin de l'année,
sur la région parisienne, Marseille, et je crois que c'est Annecy,
le SAMU, le SMUR et les militaires ensemble,
pour voir comment ce produit peut être appliqué en préhospitalier.
Alors on continue la recherche et le développement,
parce que l'innovation est perpétuelle,
puisqu'en fait, on veut toujours amener le meilleur produit possible.
Donc en fait, on étudie la stabilité dans l'opérationabilité.
On regarde aussi, comme je vous l'ai dit,
l'évolution clinique en préhospitalier civile.
On regarde d'autres techniques de sécurisation peut-être plus performantes,
et on s'intéresse au plasma concentré qui pourrait être dans la trousse du combattant.
Je vous remercie. Merci.
