Merci pour l'introduction et la présentation, je suis ravi d'être parmi vous ce soir pour parler d'innovation parce que c'est effectivement l'innovation et totalement dans les gènes de Solvay,
Solvay qui a été créé il y a plus de 150 ans maintenant sur la base d'une innovation, donc c'était la fabrication du carnet de soude et qui depuis a toujours gardé cet esprit d'innovation,
cet esprit n'est pas d'innovation uniquement interne mais d'innovation ouverte pour reprendre les termes à la mode on va dire, parce qu'on considère que de toute façon on ne peut pas innover tout seul,
c'est les partenaires, les partenaires qui sont écliant, voir des pères, on dit, mais également les partenariats forts avec le monde académique parce que c'est là que se trouvent les germes de l'innovation, la connaissance et depuis toujours le groupe Solvay a considéré que ce partenariat était très fort.
Cela a démarré dans les années 1910 par les congrès Solvay qui existent toujours et qu'on va être physique, qu'on va être chimie, où Ernest Solvay avait réuni les plus grands scientifiques pour réfléchir sur des défis scientifiques qui n'étaient pas forcément dans le cadre des activités industrielles de Solvay
et puis ça continue depuis toujours par ces congrès qui continuent d'exister mais également avec ce partenariat fort avec le monde académique et le monde externe.
Je ne vais pas parler de Solvay parce que je voudrais aller directement au sujet de ce soir. Solvay c'est un groupe de chimie donc comme tous les groupes de chimie on est très diversifiés.
On fait une chimie qui est depuis la chimie dite de base, l'oxygéné, les bicarbonates de soude, des carbonates, des rivets florés jusqu'à une chimie plus de spécialité comme les tensions actives qui vous trouvez dans toutes les formulations, les solvants, les dispersants.
On va trouver pratiquement aussi bien dans des champouins que dans des détergents, dans des fluides industriels, des lubrifiants, des fluides de récupération du pétrole, donc toute cette chimie de formulation qui est mise à neuf grâce à des produits chimiques bien ciblés.
On est également très actifs dans la chimie minérale avec l'acilisque que vous avez pratiquement dans tous les pneus de voiture et qui a permis d'améliorer la durabilité de vos pneus. Si vous remarquez à la fois que vous chargez vos pneus tous les 30 000 ou 40 000, maintenant lieu de 10 000,
vous crevez de moins en moins et vous consommez moins parce que les pneus ont moins de résistance au roulement, ça c'est quelque chose qui a été développé en partenariat avec les campfabricants pneumatiques en mettant de l'acilis à l'intérieur et en renforçant les lastomères.
Il y avait également les terrards qui vous donnent les catalyseurs qui vous donnent l'éclairage et puis on est également très actifs dans les polymères, polymères de spécialité qui ont tendance à remplacer le métal quand on vise de l'allègement et donc il faut toujours améliorer les propriétés de ces polymères.
Vous donnez l'esprit global de ce qu'on fait chez Solvay. Quand on est fabricant de produits chimiques, il est clé d'innover. Si vous vendez les produits chimiques au kilo, il n'allait pas exister longtemps parce que vous avez toujours des gens qui vont le vendre beaucoup moins cher que vous et même si vous avez un produit qui est remarquable,
vous avez toujours un concurrent qui vous rattrapera. Donc il faut innover, il faut innover par les fonctions, il faut innover dans les procédés, il faut avoir des procédés qui soient les plus performants, les plus écologiques possibles parce que ça c'est aussi un élément de responsabilité de la chimie.
Il faut qu'on ait des procédés propres, des procédés éco-efficients, qui consomment peu de réactifs, qui consomment peu d'énergie, etc. Donc il y a toute cette innovation industrielle.
Et puis il faut innover sur les fonctions, c'est-à-dire qu'on ne va pas vendre un produit pour une molécule pour sa composition chimique, on va la vendre pour une fonction.
Et cette fonction, on va le rechercher autour de travaux, autour de l'application de nos produits et quel bénéfice il va venir aux consommateurs à vous et moi lorsqu'on va les utiliser.
Donc c'est la fonction d'amélioration du roulement, la résistance au roulement lorsqu'on travaille des caoutchoucs, c'est une fonction de luminescence, de catalyses, etc.
Et cette fonction, il faut la travailler sur la base de connaissances scientifiques, qu'on développe dans nos équipes.
Évidemment, on a 2000 chercheurs de parlement dans le groupe Solvée avec une dizaine de centres de recherche.
Solvée est effectivement en Belge, mais très implantée en France puisque pour ceux qui ne le sauraient pas, Solvée a récemment racheté Rodia et donc est devenu un groupe,
le devenu finalement, le premier bassin d'emploi de Solvée est en France, mais on est également présent dans le monde entier.
Et donc nos chercheurs ont pour mission d'innover, mais d'innover pas tout seul parce qu'ils ont beau, les chercheurs viennent de vos laboratoires la plupart du temps,
mais ils ne peuvent pas faire ça tout seul et donc on travaille beaucoup dans ce modèle d'innovation partenariale et en particulier avec le monde académique.
Alors voyez à quoi ça sert, pourquoi on en fait, c'est donc ces partenariats, je ne vais pas lire tous les transparents, vous pouvez les voir,
mais ces partenariats qui nous permettent de développer les expertises et les technologies qui ne sont pas disponibles dans le groupe,
parce qu'on ne peut pas, même si on a 2000 chercheurs, on ne peut pas gérer toutes les expertises.
Donc on préfère se concentrer sur nos expertises clés et travailler avec un partenariat sur les expertises du type connaissances de fonds,
connaissances fondamentales, connaissances nouvelles, lorsqu'on veut travailler à la modélisation par exemple,
on n'est pas obligé de créer un laboratoire de 25 personnes solvées pour travailler à la modélisation,
mais on peut travailler avec un partenariat avec les gens qui connaissent et petit à petit on peut internaliser.
Donc c'est ce genre de choses qu'on fait, ce qui nous permet donc de travailler sur les projets en amont, d'identifier qu'est-ce qui est émergant
dans le domaine de la science et de la technologie et qui nous permettra de développer des produits plus performants,
d'identifier également les opportunités et les opportunités de marché, parce que faire des produits c'est bien beau,
mais s'il n'y a personne pour les acheter pour la performance qui va amener à un prix donné, vous restez avec vos produits sur les étagères,
et je peux vous dire qu'en 35 ans de carrière, j'en ai connu quelques-uns comme ça où on a fait des magnifiques produits mais donc personne n'a voulu.
C'est également donc un moyen d'attirer des talents, parce que justement ça permet de connaître des jeunes,
de les former dans les laboratoires académiques, et ensuite soit ils continuent leur carrière académique,
mais ils ont établi une relation qui va souvent durer avec le groupe solvé, soit ils intègrent le groupe,
ou ils intègrent les groupes partenaires ou concurrents, parce que l'important c'est que de toute façon des bonnes talents soient dans les bonnes équipes,
et puis évidemment ça nous permet aussi d'avoir des effets de levier sur des projets, parce qu'on met un peu plus de force en commun.
Alors voilà quelques mots sur ce partenariat avec le monde académique, vous voyez les sigles des universités ou des centres techniques
avec lesquels nous travaillons plus particulièrement, mais vous voyez aussi que le logo du CNRS apparaît à plusieurs niveaux,
et ça ce sont les unités mixtes dont je vais vous reparler par la suite.
Ce partenariat est mondial, évidemment ce ne focalise pas uniquement sur la France et sur la Belgique,
parce qu'on va chercher les partenariats avec les meilleures compétences, là où elles sont.
C'est-à-dire si le laboratoire avec lequel on veut travailler, les meilleures compétences se trouvent à vos États-Unis,
on va travailler avec les États-Unis et puis si elles sont ailleurs, on va travailler ailleurs.
Donc une vision mondiale de cette relation avec le monde académique qui est facilité effectivement par le fait qu'on ait donc des positions avec des laboratoires partout dans le monde,
et qui intègrent l'ensemble des compétences qui sont nécessaires pour vous absolver.
Donc vous voyez comme un maire qui représente à peu près les compétences dont nous avons besoin pour développer notre innovation,
vous voyez qu'on essaie d'être équilibré, mais là aussi on évolue en fonction de l'évolution de nos marchés,
de l'évolution des activités qu'on peut avoir dans le groupe, et rien n'est figé.
Alors un des éléments, puisque c'est le fond de l'exposé, que nous avons développé depuis longtemps avec le CNRS,
alors le partenariat soulevé où il y a CNRS, il date même de Ron Poulin qui est le premier accord cadre entre l'industrie et le CNRS,
entre l'industrie et le CNRS a été signé avec Ron Poulin, donc l'ancêtre de ce qui est devenu aujourd'hui soulevé pour la partie intégration de regard.
C'est en 1975, vous voyez qu'on a un partenariat de très très longue date avec le CNRS qui s'est traduit par des contrats,
des connexions diverses et variées, et depuis une vingtaine d'années par ce fonctionnement sous forme d'unité mixte.
Alors voyez l'intention, pourquoi on fait ces unités mixtes, c'est pas pour le plaisir de travailler avec le CNRS,
c'est donc pour travailler sur nos développements longues, pour anticiper ces développements,
c'est pour travailler sur des nouvelles compétences que nous n'avons pas et que le CNRS développe ou a développé,
c'est vraiment pour développer les meilleures compétences dans le groupe en termes de sciences.
La science est soulevée, ce n'est pas un gros mot, je le dis souvent, dans la mesure où elle va avoir des retombées,
à voyer à long terme sur nos applications, mais une vision scientifique de nos problèmes, c'est l'essence de ce que veut faire soulever.
C'est évidemment donc, comme on l'a dit, d'attirer les meilleurs chercheurs, soit en partenariat,
parce que je pense qu'il faut que chacun réserve son boulot, il n'y ait pas question de faire venir tous les chercheurs du CNRS chez soulever
et réciproquement, mais c'est vraiment de travailler ensemble sur des projets en commun.
Et puis, évidemment, par ce biais des unités mixtes, c'est le moyen d'être la tête de pont,
vis-à-vis du monde académique dans son ensemble, parce que c'est là où finalement, ça se passe
et que les chercheurs académiques du CNRS ou universités qui sont dans ces unités mixtes,
ils sont bien sûr à l'affût de tout ce qui se passe, encore mieux que les nôtres,
qui sont quand même un peu plus focalisés sur le court terme.
Alors bon, je n'ai passé rapidement sur l'histoire, mais c'était juste pour vous expliquer
que ce n'est pas venu d'aujourd'hui, vous voyez, on a commencé dans les années 80,
les premières unités mixtes avec le CNRS et puis ensuite, il y a eu des partenariats.
Donc tout ça, c'est du passé, mais c'était l'effondrement de ce que nous faisons aujourd'hui
et vous voyez, alors celui-là, c'est un élément pour vous donner les impâts que ça peut avoir
en termes de travaux communs, c'est-à-dire que ça se traduit par des publications,
ça se traduit par des brevets, ils sont des brevets en copropriété,
ça se traduit par des projets qui sont transférés dans nos équipes,
alors je passe sur les détails, mais vous voyez que ce sont des projets qui étaient prianaments
dans nos unités mixtes et qui ensuite deviennent des projets industriels.
Et puis ça se traduit beaucoup par la formation, vous voyez qu'on avait 35 personnes,
je ne vais pas actualiser le document, mais c'est une formation de jeunes qui ensuite intègrent nos équipes.
Et puis évidemment, c'est également tout à fait important pour l'image de sauver.
Alors là je vais passer à l'animation, voilà les 4 unités mixtes qu'on a développées
avec le CNRS dans les 15 dernières années ou 20 dernières années.
Donc vous voyez que les titres, parfois ils sont un peu abscombes,
parce que laboratoire du futur c'est quoi mais je vais vous l'expliquer après,
les titres correspondent au grand domaine de compétences de saluer
lorsqu'on veut développer des polymères, comme le laboratoire des polymères,
de la formulation à partir de surfactants, petits polymères, hydrodispercables, etc.
c'est ce qu'on appelle la matière molle, ou des procédés et de la chimie organique avancée.
Donc pour chacune des unités, vous pouvez lire leur histoire et leur domaine d'application
et vous voyez que ce sont des unités qui sont créées avec des objectifs
totalement identiques aux unités classiques du CNRS.
C'est-à-dire qu'il y a un projet, il y a un temps pour le projet,
donc un cadre yénal qui en même temps devient un quinquennal,
et puis on se revoit et on se dit, est-ce que ça vaut le coup de continuer ce projet?
Est-ce que le CNRS est content de ce qui s'est passé?
Est-ce que salvé est content de ce qui s'est passé?
Est-ce qu'il faut garder le projet, le réorienter, l'arrêter?
On n'est pas sur des systèmes à vie et c'est ce qui fait tout l'intérêt de ces unités,
c'est qu'elles sont jugées sur leurs résultats, sur l'enjeu et les intérêts de chacun
et on peut arrêter une unité si on a fait le tour,
ça peut avoir très bien fonctionné et puis on a fini le projet et on passe à autre chose.
C'est un peu ce qui est arrivé avec le laboratoire sur les formulations des systèmes complexes.
On avait un laboratoire qui s'appelait le complexe fluide lab d'ailleurs
et qui a fini son projet dans les années 2010.
On s'est posé avec le CNRS, on a dit qu'est-ce qu'on fait?
On a trouvé un autre projet qu'on a associé UPEN,
une université qui est tout proche et on est repartis sur ce projet-là
où on va travailler le développement de formulations
sur la base de surfactants de polysaccharides, de petits polymères, etc.
Et donc vous voyez les applications d'un emmarché où on utilise ces formulations
soit pour des formulations dans le HPC, c'est HM Personnel Care,
donc on retrouve les shampoies, les déterjets, etc.
Mais on trouve également les marchés de la formulation pour l'agrochimie
où on trouve maintenant les angles pour l'électronique
et vous voyez qu'on évolue finalement depuis,
on travaille avec les mêmes types de compétences,
aussi bien un shampoie, une formulation de shampoie
qu'une ancre conductrice pour l'électronique.
Parce qu'à chaque fois ce sont des colloïdes,
c'est de la formulation, c'est de la physicochimie
où il faut qu'on travaille sur la connaissance de cette physicochimie de base
pour développer les formulations,
qui est la bonne viscosité,
qui est la bonne dépôt de surface,
sur aussi bien un cheveu que sur une plaque de silicion.
Donc voilà nos unités.
L'unité sur les matériaux avancés,
polymères et matériaux avancés que vous avez tout en haut à Lyon,
c'est l'unité sur laquelle on a travaillé,
justement, c'étaient les interactions entre l'acilis et les caoutchoucs.
Mettre une cilice dans un caoutchouc, c'est pas du tout évident,
parce que la cilice qui est très hydrophile,
elle n'aime pas le caoutchouc, elle est réciproquement.
Donc il faut trouver des agents de couplage,
il faut trouver un moyen.
Et puis ensuite, il faut travailler sur la morphologie
pour arriver à avoir le bon renfort.
Et donc tout ça, ça suppose des compétences en mécanique,
un mécanique des élastomères,
et en physicochimie des milieux du mélange,
on est dans des milieux très visqueux,
même que des élastomères fondus,
il faut connaître ces systèmes-là,
et puis voir comment, en fonction de la nature de l'acilis,
en fonction de la nature de l'agent de couplage,
comment on va finalement arriver
à intégrer réellement la cilice dans le caoutchouc
et quelles seront les performances.
Et ça, c'est une science physique des polymères
que nous avons développée ensemble,
sur la base de compétences communes,
et qui permet d'avancer sur ces systèmes-là.
C'est vrai aussi pour les thermoplastiques,
lorsqu'on prend du polyamide,
le nylon, comme on dit, que vous trouvez dans l'état d'application,
il est renforcé par la fibre de verre
ou par des tas d'autres choses
pour améliorer les stabilités termines, mécaniques,
anti-UV, etc.
Là aussi, il faut formuler tout ça,
et ça ne peut se faire que par une connaissance de base
de la physique fondamentale,
physique chimie fondamentale de ces systèmes-là.
Un autre truc que je vais oublier de vous dire,
c'est sur le fonctionnement de nos UTMX.
Ce fonctionnement, il est réellement basé
sur l'interaction en un seul lieu
de chercheurs du monde académique,
de chercheurs de soulevé, d'étudiants,
de visiteurs, etc.
Donc l'UnitéMX, elle a une unité de lieu pour nous.
Ça se passe dans nos laboratoires,
parce qu'on a fait le choix avec le CNRS
que ça se passe dans nos laboratoires,
parce que ça permet justement que cette unité
soit imbriquée dans les laboratoires de recherche
plus appliquée.
Mais il y a une interaction journalière
entre le monde de la science,
le science académique
et le monde de la science appliquée de soulevé,
qui est totalement bénéfique, en tout cas,
pour les échanges, parce que les chercheurs
académiques se sont totalement impliqués.
La postcafé, en ce sens-là,
où la salle de convivialité est très importante,
il y a des tableaux,
les gens peuvent écrire même sur les murs.
C'est un point clé du fonctionnement.
Et donc vous avez tous ces gens là ensemble.
Alors évidemment, pour faire en sorte
que chacun personne se sente frustré,
on a défini les bases très précises
avec des accords,
des accords sur la propriété intellectuelle,
des accords sur les publications,
donc que les chercheurs puissent publier.
Et donc tout ça a été écrit avant.
Chacun sert quoi il s'engage.
Et puis, l'objectif, c'est de travailler ensemble
et de sortir pour les zones des publies
et pour les zones des produits
qui vont être appliquées,
mais que tout le monde en profite.
Donc ça, c'est le principe de fonctionnement de l'unité.
Donc on avait ces deux premières.
Plus récemment, donc, on a construit
ce laboratoire qui est à Shanghai,
où on a un de nos gros centres de recherche
sur la chimie et ses applications
pour...
pas pour faire de la recherche à Baku,
pour faire de la recherche qui va permettre
d'adapter les produits au demande du marché asiatique.
Et une des activités qu'on a développées là-bas,
c'est donc le projet sur les nouvelles chimies,
catalysent et les procéder
pour faire de la chimie du renouvelable,
la chimie biosourcée,
la chimie avec peu de...
stoichiométrique dans les...
ou en tout cas, non, avec la catalyse,
mais A plus B dans le C,
et pas A plus B dans le C,
plus D plus E plus F,
et ensuite, il faut tout purifier.
Donc une chimie sur laquelle
on va être éco-efficiant,
éco-écologique, parce que...
là aussi, la chimie du futur
doit être une chimie renouvelable
et on ne peut plus travailler
avec des effluents qu'on va traiter,
avec des co-produits, etc.
Donc ce produit travaille sur des...
des méthodes avancées en catalysse
et en chimie organique
pour faire les produits de demain.
Et puis, un laboratoire du futur,
c'est quelque chose qu'on avait lancé,
donc il y a une dizaine d'années.
On s'est dit, un jour, avec le CNR,
mais...
aujourd'hui, ça va très vite.
Comment on peut faire pour aller plus vite?
On a plein d'idées.
Nos chercheurs, ça, c'est pas le problème.
Le chercheur, ils sont d'ailleurs payés pour ça,
heureusement, qu'ils ont des idées.
On a besoin de pouvoir tester
ces idées plus rapidement.
Et on faisait un peu de bibliothèque.
On s'est rendu compte qu'il y avait quelques boîtes
et même des publications académiques
qui travaillaient déjà
sur la miniaturisation et sur l'ODB.
Et là, on est partis ensemble
sur ce projet qui était vraiment à risque,
parce que je peux vous dire qu'en 2004,
l'ancien projet, comme laboratoire du futur,
en disant, on va faire des trucs
dans des robots, dans des petites gouttes.
Mon patron de l'époque, il me regardait
avec des grands yeux.
Mais il a dit,
quand même, ça vaut le coup.
C'est tantin.
Et justement, le fait de le faire en partenariat,
on partage les risques,
on va pouvoir intégrer
la connaissance du mode académique,
donc on y va.
Et donc, dans ce laboratoire,
on développe...
Alors, je vais passer sur cela
parce que finalement, je vous en ai un petit peu parlé
et je pense que le temps va être un peu compté.
Donc je vais aller directement
sur ce qu'on a fait au laboratoire du futur.
Là, c'est quand même...
Je vais vous parler de celui-là
pour vous dire que, voyez une UMI,
c'est un système,
un écosystème très complexe.
Vous voyez que,
c'est ce que je vous expliquais tout à l'heure,
les deux partenaires principaux
sans le CNRS est salvé.
Mais vous voyez que c'est...
Ça, c'est cette UMI que nous avons en Chine.
Vous voyez qu'on a associé
et ils sont venus de même
des universités chinoises
que vous avez sur la gauche.
Le NS de Lyon était partenaire au début
du projet et les restait.
Et puis, on a un laboratoire miroir
avec l'université de Lille.
Vous voyez qu'avec une unité comme ça,
vous mettez ensemble
un ensemble de compétences
totalement complémentaires,
depuis la chimie, la modélisation,
diverses chimies,
les matériaux.
Et ça donne réellement
une force considérable
à cette unité
pour avancer sur ces projets du futur.
On est là sur des projets
à 5 à 10 ans sur le marché.
Mais par le fait que cette unité avancée
et par le fait du partenariat
sont levés peut totalement assumer
cet aspect long terme.
Donc, le laboratoire du futur,
pourquoi on l'a créé?
Pour augmenter la productivité en recherche.
Mais pas augmenter de matière aveugle.
On ne va pas faire du haït-soupout
pour du haït-soupout.
Donc, on s'est dit,
on va essayer de travailler
à des petites échelles.
Donc, c'est la microfluidique,
je vais vous montrer ce que c'est.
Et puis, en grand nombre,
c'est la robotique.
Et là aussi,
on a développé
les compétences.
Enfin, on a défini les compétences
que devaient développer ce laboratoire.
C'est des compétences classiques.
La seule chose,
c'est qu'on va les appliquer
à des microsystèmes.
Et puis, bien sûr, on a un réseau
du partenariat traditionnel
avec CNRS.
On a un réseau avec d'autres unités.
Et ce laboratoire,
il peut travailler
sur pratiquement tous les sujets.
Parce que, comme il travaille
sur de la miniaturisation
de tests,
finalement, on va voir
les chercheurs du lof.
C'est le terme
qu'on a défini pour ce laboratoire.
On leur dit,
moi, j'aimerais bien
que tu miniaturises
une extrudeuse.
Il ne va pas faire une extrudeuse
à l'échelle millième.
Il va faire quelque chose
qui va reproduire les conditions
qui se passent dans l'extrudeuse,
mais dans un système tout petit.
Et ça, c'est le principe
du lof.
Pourquoi le CNRS
est intéressé à ça?
C'est parce que derrière ce projet,
c'est un projet miniaturisation
ou débit, etc.
Quand vous êtes dans des systèmes,
comme...
Je vais revenir sur celui-là.
Quand vous êtes dans des systèmes comme ça.
Donc, là, voilà.
Ça, c'est l'essence même
du fonctionnement
du laboratoire du futur.
Vous avez...
Voilà.
Ce que vous voyez,
ce sont des petits canaux.
Par les canaux
que vous avez à l'entrée,
vous allez faire
arriver
une phase huile,
qui va être la phase porteuse,
et puis une phase aqueuse.
La phase aqueuse peut être mélange.
Et par le fait
de la rencontre
entre l'huile et l'eau,
vous créez des petits gouttes,
une émulsion.
C'est comme quand vous mélangez
l'huile et l'huile aigle,
sauf que là,
vous le créez à l'échelle toute petite.
Et donc, c'est pas celui-là.
Il faut que je remonte.
Comment est-ce que je reviens en arrière?
Voilà. Ça y est.
J'ai trouvé.
Donc,
ce qu'il faut voir,
là, vous êtes dans des circuits
micro-niques.
Ces gouttes-là,
vous pouvez en générer
un millier
dans quelques minutes.
Donc, dans la journée,
vous pouvez générer
des dizaines de milliers de gouttes.
Chaque goutte,
parce que vous avez géré
sa composition
par les canaux qui arrivent,
peut avoir une composition différente.
Evidemment, ensuite,
vous allez mettre au-dessus
du système.
Alors,
il y a un autre truc, c'est que
l'homme de génie chimique
vous dit,
ah ouais, mais tes gouttes,
elles sont pas agitées.
Et si, parce que,
par le fait de la turbulence,
que vous pouvez améliorer
en générant
une tortuosité
dans votre système de micro-fluidique,
vous voyez que vous avez
un vrai mélange
totalement complet.
Alors, ça s'est pris avec
des caméras ultra rapides
entre le début de la goutte.
Ce que vous avez en haut,
la partie noire,
c'est le produit A
qui a été tinté.
Le produit B
n'est pas tinté.
Et vous voyez que,
finalement,
là, ce que vous avez,
donc avec cette caméra ultra rapide,
ça se passe
en quelques millième de secondes,
le mélange est complet.
Donc, ça, ça vous montre
que ce que vous faites
dans ces bulles,
c'est exactement
ce que vous pouvez faire
dans un réacteur traditionnel,
au sens du mélange.
Donc, ce que vous allez
récupérer comme information
est complètement représentatif
de ce qui va se passer
dans le réacteur.
Donc, les équipes
qui génèrent
les informations
sur la chimie
ou sur la formulation,
parce que soit
vous générez
des milliers de gouttes
différentes,
soit vous générez les mêmes
et vous regardez
l'évolution
en fonction du temps,
de la température, etc.
Donc, vous pouvez faire
de la cinétique,
vous pouvez faire de la thermique,
de la thermodynamique,
vous pouvez faire de la formulation
et tout ça
dans des systèmes
qui seront grands comme ça.
Et ça,
donc pour revenir
à l'enjeu
pour le CNRS,
c'est qu'il y avait
des phénomènes
de physique
dans des milieux
contrêts
qui étaient tout à fait
nouveaux à étudier,
qui ont fait
l'objet à la fois
de brevets,
parce que vous voyez ici
également,
de publications
dans des journaux
comme la Muir,
comme Nature, etc.
Donc,
on a eu à la fois
la capacité
pour les chercheurs académiques
de publier
les meilleures choses
dans le domaine
de la microfluidique
et puis pour nous
de travailler
sur des systèmes
qui permettent d'aller
vers les applications.
Donc là,
un micro-réomètre,
donc vous mettez de fluide,
alors là,
vous ne gênez pas des coups,
donc en vrai,
vous les faites écouler
en parallèle,
mais il suffit
de travailler sur les pressions
et sur les injections
avec un fluide connu.
Et ça,
vous le faites,
vous voyez,
sur 1,2 millilitres
de fluide
par rapport
à plusieurs grammes
qu'il vous faut
lorsque vous travaillez
avec un remètre
capillère classique.
Vous pouvez également
faire de la formulation.
Donc vous voyez,
le petit système
qui est en haut,
c'est ce qu'on appelle
le laboratoire surplus.
On a mis des micro-canaux
et on va ensuite
faire de la formulation
dans ce système-là
et on va analyser
ce qui se passe
avec des outils
qui sont adaptés,
évidemment,
alors on ne travaille pas,
il a fallu mettre au point
les analyses correspondantes.
Donc on va pouvoir mesurer
des viscosités,
des conductivités,
des transmittages, etc.
Toutes les propriétés
physico-chimiques
des systèmes.
De manière,
vous voyez,
voilà, le laboratoire.
Le laboratoire,
c'est ce petit truc blanc
avec le porte-échantillon
que vous voyez au milieu.
Et c'est là,
donc vous voyez
les pousseringues
qui amènent
les réactifs.
Un petit mélangeur
qui est simplement
un barreau émenté.
Ensuite,
par le système
qui monte
vers ce qu'on appelle
le micro-fleet de tube,
vous amenez votre mélange
et puis vous avez
des analyseurs
qui vous permettent
de regarder
la transmission, etc.
Vous pouvez mettre ça
dans ce système-là,
vous pouvez mettre
sous un rayonnement synchrotron
et vous pouvez avoir
donc une idée complète
de ce qui se passe
dans votre mille réacteurs,
dans votre mille-cro-réacteurs,
dans ce cas-là.
Et ça permet de faire
ce qu'on appelle
les diagrammes de phase.
Lorsqu'on mélange
des systèmes
pour faire des shampoins,
par exemple,
ce qui est important,
c'est de connaître
la viscosité.
Quand vous prenez
un mélange,
vous n'avez pas envie
que tout tombe d'un coup.
Donc il faut
une viscosité
qui soit maîtrisée
et ça,
ça se passe
au travers
de la mise en œuvre
de temps suactif,
de 10%
de colluines, etc.
Donc il est très important
de savoir
comment se comportent
le mélange
en fonction
du cisaillement,
en fonction
du taux de sel, par exemple,
en fonction
du taux de temps
suactif, etc.
Et ces diagrammes
de phase
qui sont clés
pour la mise au point
de ces formulations-là,
avec le système
millifluidique
que vous avez vu,
ça se fait
à une demi-journée.
Donc on a gagné
un temps considérable
et puis on a pu effectivement,
à même temps,
développer la connaissance
sur les mélanges
de temps suactif.
Donc là aussi,
développement de connaissance
et publication associée.
Voilà, alors ça c'était
ce que je voulais
vous présenter
en essayant
de respecter le temps.
Les conclusions finalement,
c'est que,
parce que j'avais
quelques éléments
que je vais peut-être
vous reprendre
sur
ce qui me semble important,
mais que j'espère
déjà vous avoir dit,
c'est que ce système,
alors oui,
j'aurais pu vous présenter aussi
un système de micro-machines
à laver.
On vend des temps suactifs
qui vont dans des détergents.
Pour évaluer
une formulation de détergent,
il vous faut faire
une machine à laver.
Une machine à laver,
c'est 17 litres d'eau,
mine de rien,
lorsque vous êtes
dans un laboratoire.
Et puis vous en faites,
voilà, on fait
un vrai test
en machine à laver.
Et donc,
il y a des tests
qu'on appelle
le remettre,
qui permettaient
d'en faire un peu plus,
mais de tester
une dizaine de formulations.
On a développé
avec le système
robotique maintenant,
un système qui permet
d'avoir
des micro-machines à laver
dans un vial,
alors on le voit
peut-être pas bien ici,
mais c'est ce que vous avez
dans le robot
que vous voyez.
Et vous pouvez faire,
parce que vous avez mis
à l'intérieur
quelques billes
qui représentent
l'agitation
que vous allez avoir
dans une machine à laver.
Vous pouvez tester
64 formulations
en même temps.
Et vous voyez que là aussi,
vous multipliez
le nombre de tests possible,
et surtout,
vous diminuez
la quantité
des déchantillons
que vous allez tester.
Il vous faut juste
4 millilitres.
Donc en termes
de produits mis en œuvre
pour la recherche,
c'est considérable.
Et donc en termes
de produits rejetés,
parce que c'est également
aussi un élément important,
c'est totalement pertinent.
Et ça permet donc
de multiplier ces tests,
de tester plus de formulation
avec beaucoup moins de produits.
Donc pour revenir
sur l'open innovation,
d'abord, comme vous l'avez vu,
j'espère,
on a une vraie tradition
sur ce domaine-là.
C'est vraiment un élément clé
du développement
de l'innovation
pour un groupe comme Solvay.
Comme je l'ai dit,
on peut pas tout faire tout seul.
On travaille
non seulement
en Europe,
mais également dans le monde entier,
parce que justement
par le fait que nous sommes
présents partout,
mais que le CNRS
est présent partout
et comme c'est
notre partenaire privilégié,
on arrive à monter des unités
en Chine,
aux États-Unis.
Et puis évidemment,
elles ont un impact
sur le groupe.
Et ça, c'est important pour moi
quand je vends
l'innovation et la recherche,
parce que c'est souvent
vu comme un coût.
Moi, je dis toujours
à mes chefs,
c'est un investissement,
mais quand on vint,
l'innovation ne montrait qu'elle
peut avoir un impact
sur le groupe,
c'est clé.
Donc,
le partenariat
et l'open innovation,
c'est vraiment quelque chose
de clé
pour un groupe comme Solvay.
C'est pas fini.
Et on est toujours
à la recherche
dans le cadre
de nos projets
de développement
de ce type de partenariat.
Et jusqu'à présent,
je pense qu'on ne peut
que se féliciter
de la relation
que nous avons eue
avec le CNRS
et avec les autres
partenaires académiques.
Voilà.
