Bonjour à tous, ravi d'avoir été convié pour présenter un peu notre travail, notamment
sur l'éducation, mais c'est vrai qu'on aborde beaucoup d'autres sujets, avant de
parler de tout ce qu'on a vu, une partie, en fait, dans ce dossier sur l'éducation qu'on
avait sorti en mars dernier. On va vous raconter un petit peu en fait d'où on vient, quelle est
l'histoire du projet également. Donc je me présente Olivier Coine de Timarish, je suis donc le rédacteur
en chef de SocialTerre, qui est donc ce magazine dont vous avez peut-être entendu parler qui est
actuellement en kiosque, et Jérémy Ferrer Bartomeu, qui n'a pas de micro, donc je vais le présenter,
qui est prof d'histoire, docteurant, il vous en rencontre un petit peu plus peut-être tout à l'heure,
et qui a lancé aussi ce magazine qu'on a lancé en septembre dernier. Donc on va juste faire un petit
flashback histoire de savoir d'où on vient un petit peu. Alors socialterre en fait c'était
un road trip à la base, on était parti à la rencontre d'acteurs du changement, on était
partis en Amérique latine, en Inde, au Vietnam, on avait rencontré une favela qui avait lancé sa
menée complémentaire, le pape du jougade de l'innovation de jougade en Inde, une boulangerie qui faisait
de l'insertion avec des jeunes exclus au Vietnam, bref on avait rencontré plein de gens très
intéressants et on voulait en rentrant en parler au plus grand nombre. C'est quand même dommage que
cette vision de l'économie qui allie à la fois à l'impact social et des modèles viable ne soit pas
plus connu du grand public. C'était le vrai enjeu, c'était de parler de ce qu'on appelait la
social-économie mais en fait l'innovation sociale qu'elle vienne de l'ESS, qu'elle vienne de
grandes entreprises également ou d'entreprises sociales entre les deux, ça ça nous intéressait
aussi beaucoup, et de prendre toutes ces innovations et d'en parler au plus grand public parce que
quand vous parlez de social business à vos parents ou à des amis, c'est quoi social business que
ça veut dire? Donc il fallait montrer des choses concrètes et donc c'est en revenant qu'on a fait
une campagne de crowdfunding, on a mis 9 mois à sortir ce premier numéro qui était sur la finance
solidaire, le financement participatif parce que nous-même nous avions fait une campagne de crowdfunding
pour lancer le magazine, vous voulez éprouver et vivre pleinement cette économie, cette finance
positive et en fait on s'est dit voilà ce qu'on va faire c'est à chaque fois prendre des grands
sujets et les retourner, faire ce pas de côté qui permet de montrer des gens qui font je ne sais pas
trop l'expression bouger les lignes mais en tout cas qui prennent des risques à la marge et qui essaient
par leurs pratiques, leurs usages et leurs créativités d'insuffler de nouvelles pratiques au reste du
système et c'est un peu ce que font les entrepreneurs sociaux qui baptisent des modèles un peu
hybrides justement entre l'ESS, les associations, les fondations coopératives et le monde des
grandes entreprises et donc on montre également dans socialterre que l'importance là où il va
falloir en fait taper entre guillemets c'est les grandes entreprises qui ont tout intérêt évidemment à
prendre le pas et à faire des alliances avec les acteurs qui connaissent le terrain pour plein de
raisons mais c'est pas le sujet aujourd'hui de la conférence et donc socialterre se situe un
petit peu dans cet univers où on aurait un axe fort profite et fort bénéfite et puis un autre axe
innovation en changement et puis protection rentée donc nous vous l'aurez bien compris on aimerait
situer en tout cas que les acteurs aille de plus en plus vers le carré en haut à droite donc une
économie qui est une économie de la prospérité qui bénéficie à tous et qui évidemment le fait
par l'innovation et le changement alors pourquoi un magazine là dessus ce que c'est effectivement
la question qu'on nous pose souvent on voulait comme je vous l'ai dit en parler au plus grand
nombre donc le format était très très important la diffusion également et en lançant un magazine
papier on a un objet une certaine légitimité au final quand on a sorti le premier numéro on a
tout de suite parlé de nous et on a tout de suite vu qu'on avait aussi fait pas mal de boulot donc
finalement c'est aussi reconnaître ça donc on a pu le diffuser dans 8000 points de vente et donc
toucher une finée les gens qui ne connaissaient pas ces sujets là donc c'est vraiment le notre but
donc c'est là où on va arriver à cette ce thème de l'éducation qui nous était très cher c'est
comment en fait montrer ou ouvrir la vision des gens sur des sujets qui sont a priori des sujets
d'experts l'économie nous a dit que c'était des mauvaises nouvelles on nous a dit que c'était
très technique maintenant on essaie de montrer que ce sont des choses très accessibles qu'il ya des
solutions que ça peut être positif évidemment on n'est pas béat on essaie aussi de montrer les
différents enjeux et les défis que tous ces acteurs rencontrent mais on veut montrer en particulier
des choses qui sont plutôt de l'ordre des solutions qui apportent des solutions à la marge mais
qui peuvent insuffler et infuser le reste de l'économie et montrer que l'économie c'est beaucoup
plus large que juste des courbes des mauvaises nouvelles donc on a pris des thèmes où je vous
disais la finance solidaire on a montré voilà la finance c'était la cause de beaucoup de problèmes
et c'était aussi la finance collaborative par exemple on est né comme ça et il ya beaucoup
de projets qui naissent comme ça aujourd'hui une micro crédit fin j'en passe on a pris le sujet de
l'habitat avec l'habitat participatif les sujets de l'éducation numéro 3 et le dernier c'était
le travail sur la mutation du travail on est parti sur des pratiques très marginales le co-working
le management de collaboratif et en fait on montre par là qu'il ya une mutation profonde un
éclatement des lieux du temps des espaces et du sens aussi qu'on accorde au travail bref tout ça
pour vous dire pourquoi allumer le feu suite à cette petite présentation c'est un énorme sujet
évidemment pour nous et on voulait montrer aussi que c'est un sujet évidemment économique au sens
large donc économique comme nous on l'entend c'est un des plus premiers enfin on va pas refaire le
le pitch mais ça premier budget de l'état c'est l'éducation la mission on va dire de la société
de former ses futurs citoyens et ses futurs travailleurs donc il y a vraiment une mission
la fois citoyenne de société mais économique également et le problème c'est que un on est
très mal classé en France en tout cas le système qui est censé éducatif qui est censé
aplanir les inégalités ancré il ya plein de gens qui sont laissés au bord de la route on parlera
tout à l'heure de des crochet scolaires 140 000 en France voire plus et donc c'est dit comment
avec cette énorme institution qu'est l'éducation comment on peut étudier ça et voir qui sont ceux
qui créent des innovations qui expérimentent qui sont à la marge mais qui n'arrivent pas à aujourd'hui
changer le reste du du de l'institution c'est ça le problème alors ils sont encore dans leur
coin et on verra tout à l'heure avec jérémie des innovations vraiment de terrain parce qu'on a
évidemment beaucoup de principes on va parler de collaboration etc mais après il y a tout ça c'est
à l'épreuve du terrain et de l'institution et donc on a pris deux tendances je vous parlais
juste de deux grandes tendances parce qu'évidemment on a vu plein de choses et on n'est pas enfin moi
je suis pas un expert d'éducation donc je viens en toute humilité parler de ce qu'on a vu au
fil de ces recherches et de ce numéro on l'oublie mais il y a un vrai problème d'accès à l'éducation
dans le monde c'est pour beaucoup beaucoup de ménages dans le monde un coup direct un coup direct
qui parfois dont les familles peuvent pas se permettre le temps ou le coup et donc on a vu des
choses très intéressantes alors là on a par exemple la bridge académique je sais pas si vous
en avez déjà entendu parler au Kenya donc il y a un million d'enfants scolarisés à peu près les
et beaucoup d'absentéisme alors il y a un véritable problème un d'accès et deux de standardisation
enfin je veux dire de qualité de l'éducation et donc la bridge académie ça a été lancé par
trois américains il me semble ils ont pris le même de starbox ils sont dit nous on va faire
essayer de standardiser tout simplement le le modèle de l'éducation de la classe et on va
centraliser toutes les données anaerobie on va utiliser des tablettes et on va avoir un cours
standardisé alors vous dire c'est pas terrible c'est un peu c'est un petit peu voilà c'est un peu
le macdo de l'éducation et au final c'est un modèle qui a fait ses preuves il y a eu 80 000
élèves formés depuis 2009 un coût de 6 dollars par mois ce qui est très très bas pour pour les
familles dont on parle parce que derrière c'est une éducation de qualité alors comment ils font
ça on peut rentrer dans le détail mais en gros ils centralisent tous les notes l'absentéisme
etc au même endroit pourquoi on fait ce détour c'est pour montrer que nous aussi je veux pas
tirer de conclusion sur notre système et on pourrait très bien s'inspirer de choses qui sont un petit
peu rationnel c'est for profit c'est un modèle pas du tout d'état c'est un modèle pas associatif
c'est un modèle de business mais on pourrait très bien s'en aspirer pour que notre modèle soit plus
efficace un autre exemple très de jougade là pour le coup c'est la mobile caisse c'est en train
d'être expérimenté en Uganda par l'unicef il y a une branche innovation et c'est tout simplement
une caisse qui qui coûte 200 dollars et qui est équipée à la fois d'arrêter au projecteur d'une
lentille qui permet de projeter des des documents de speaker d'un ordinateur tout ça protégé et
fonctionnant l'énergie solaire ça peut être assez utile dans des zones où seulement 9 %
comme en Uganda des élèves par exemple dans les zones rurales finissent leur scolarité primaire
là je change tout à fait de sujet mais c'est toujours de l'accès à l'éducation finalement et le
rôle des technologies on a parlé des MOOCs on ne va pas non plus vous refaire parce que je pense
que vous avez déjà beaucoup beaucoup eu de choses sur les vues élus de choses sur les MOOCs
la grande question des MOOCs au final c'est est ce que ça profite enfin à qui profitent les MOOCs
alors on sait qu'il y a beaucoup de de grosses boîtes fortes profites derrière et que ça va
être le cause en jeu la question c'est c'est juste voilà parce que je pense que vous connaissez donc
les grandes questions qu'on peut se poser sur les MOOCs c'est est ce que les cours sont pour
l'instant au standard occidentaux et notamment américain alors il faut évidemment que les pays
émergents se saisissent de ces outils là et développent leur propre standard il faut évidemment
réduire la fracture numérique en amont il y a une réelle question aujourd'hui de la qualité
des cours sachant qu'il y a à peu près je crois en moyenne mais je me trompe sûrement sur les
chiffres mais un taux de complétion très très bas sur les cours c'est 4% je crois bon alors
il y a beaucoup de gens qui s'inscrivent également donc c'est on est aussi dans une
phase de d'expérimentation il y a un risque de financiérisation évidemment du savoir avec
des plateformes qui sont privées mais pourtant c'est un véritable pas espoir mais il y a pas
mal de pistes à explorer notamment dans l'expérimentation de nouveaux formats l'intérêt
aussi économique de rendre le système éducatif plus efficace avec notamment les classes inversées
donc d'avoir les cours standardisés magistraux et puis ensuite tout le travail dans le dur donc
les exercices le suivi là dans la vraie vie où on va avoir plus de temps pour le faire et
bien sûr les data les data parce qu'évidemment vous pouvez tout tracer avec des moucs et donc
la question de l'utilisation même de ces data de ces données et l'individualisation et là c'est
plus intéressant pour l'innovation éducative l'individualisation des parcours et des
contenus en fonction des difficultés ou des progrès de chacun alors donc je laisse un peu
les questions suspens mais j'imagine qu'on pourra en reparler ensuite apprendre les compétences de
demain ensuite alors on a vu beaucoup de choses évidemment et marge et de l'heure on a parlé donc
je pense qu'on va faire assez vite mais il y a évidemment cette cette idée d'apprendre à
questionner et là on a vu on avait mis en couve françois-tadi vous avez déjà fait venir et on
l'a questionné notamment sur son projet des saventuriers et c'est très intéressant donc de voir
que tout simplement en ayant mis une un bac à fourmis au fond d'une classe de zep éclair donc
plutôt des des enfants qui avaient de gros problèmes scolaires en moyenne il a réussi à
développer des capacités de questionnement des capacités de recherche d'information de
collaboration entre les enfants et il a réussi donc à leur montrer que le savoir était quelque
chose aussi de relatifs à partir du moment où la réponse n'était ni sur wikipedia ni dans les
livres ou ni retrouvés par les autres chercheurs et donc là il faut questionner et repenser le
problème et donc c'est tout ce qu'il essaie de faire avec ses saventuriers c'est apprendre en
fait à repenser à questionner les modèles et ça c'est un peu les compétences évidemment dont
on parlait marques tout à l'heure du 21e siècle puisque les choses évidemment bougent beaucoup
plus vite les cycles d'innovation notamment donc il faut à chaque fois évidemment s'adapter
à prendre à collaborer alors là on a vu un exemple assez amusant qui est des 21 toys donc
c'est voilà on savait les deux personnes qui ont les yeux bandés qui ont deux chacun des pièces
de puzzle différentes et l'un doit faire en gros construire la même structure de puzzle en 3D à
l'autre tout ça les yeux bandés donc vous imaginez évidemment que c'est des tout le
moment des talents de collaboration d'avoir le même langage qui sont développés et donc c'est
tous ces talents de collaborer pour résoudre des problèmes en commun qui sont là développés
et puis apprendre à innover apprendre à innover à repenser les problèmes donc je disais alors
Steve Jobs et et mer Teresa parce que bon c'est un peu le toujours l'image condamne pour les
entrepreneurs sociaux parce que c'est vraiment le sujet qui nous intéresse c'est à dire à la
fois innover mais avoir un impact social et le je dirais penser tous ces problèmes d'une manière
éthique et c'est peut-être ça qu'il faut essayer d'inculquer aux enfants parce qu'on en a parlé
pas mal de plutôt du dur de l'école primaire et du secondaire mais c'est montrer que les
innovations doivent avoir du sens et qu'elles peuvent avoir des répercussions nous on parle aussi
beaucoup des lottecs notamment c'est c'est quelque chose qu'on explore parce que on ne peut pas
forcément aller toujours dans une course haute éthique et je laisse la parole à jérémie qui
va vous parler parce que tout ça sont des principes mais il y a l'épreuve du terrain et jérémie va
donc vous raconter un peu son expérience et les solutions qui qu'il a également pu rencontrer
sur le terrain
