Il y a une honneur particulière quand on rentre dans une entreprise de mécanique, d'industrie.
Les sons sont assez strident.
Nous, avec l'habitude, on arrive à reconnaître les sons qui sont à normaux.
Quand il y a quelque chose qui ne va pas, généralement, on entend plus à l'oreille qu'avant de le voir.
Le métier a énormément évolué. Il est passé d'un métier qui était essentiellement manuel à la formatissière.
Maintenant, il faut allier les deux, l'informatique et le manuel.
Chaque opérateur a sa manière de travailler. Les robots ont toujours de la même façon de travailler.
Alors qu'un opérateur, d'un autre, iront à la même vitesse, mais n'ont pas la même façon de travailler.
Ça, c'est le côté humain. On a sa patte. On a sa façon de travailler.
Avec le temps, on prend des habitudes. On ne réfléchit même plus.
Pour mon travail, c'est la mise en forme et l'assemblage de coudes, de thé et de pièces,
pour la fabrication de conduits.
Ce que je veux faire, c'est de créer et faire autre chose, faire une variée, trouver des solutions aux problèmes,
pour faciliter le travail. On peut travailler sur plusieurs secteurs différents.
On n'a pas toujours les mêmes habitudes de travail. Les procédés sont différents.
On n'a pas ce qu'il y a plus d'un choc d'autre, donc il ne faut pas même pas se déviger là et consenter dans ce qu'on fait.
On ne peut pas penser trop autre chose. Il faut être quand même attentionné. Tout en détentionnant.
J'aime bien créer quelque chose de mémoire.
J'aime bien créer quelque chose de mémoire, transformer, donner forme aux choses.
Pour moi, c'est comme lire, faire des gestes de la vie.
Je fais la préparation de mes pièces. Après, je mets les pièces sur un établi.
Comme les bandes, je mets du castellan sur tous les ponts.
Après, je passe du blanc pour coller le castellan et mettre à l'envers pour que ça tombe.
La tirade, c'est pareil. On étoile la grenadière, on étoile toutes les pièces et après, on les assemble les unes après les autres avec un fil de fer.
On prend la pince pour fermer et après les réglages, démonter.
Oui, c'est des gestes de concentration. Il y a des jours où je ne peux pas passer la journée.
Je ne pensais pas avoir à faire les canons comme ça, les fusils comme ça. Je ne me rendais pas compte de la production des pièces qu'il fallait pour monter un fusil.
Je pense que l'année prochaine, il y aura quelqu'un pour me remplir, donc il faut les forner et voir quelqu'un derrière qui puisse faire mon travail.
C'est fini ici. Quand on part à la retraite, il faut donner le savoir-faire. Tous les jours, on en reprend un petit peu et tapis, on avance. Il y a toujours à apprendre.
C'est fini.
