Il y a donc évolution, alors on va aborder quoi? On va prendre des exemples dans pas
mal de domaines, le monde digital, téléphone ordinateur, le monde dans lequel vous êtes
aujourd'hui, transport aérien auto, les transports, vous allez voir, ça bouge pas mal, la vie
humaine, le corps humain, les vêtements, l'innovation, la mode, différence entre la
mode, les vagues, les vogues et les tendances par rapport à l'évolution, des innovations
radicales passées et celles qui sont dans les tuyaux. Et puis un peu innovation, évolution
et art, l'art ont un rôle aussi très important. Alors d'abord évolution, alors évidemment
si on dit évolution, on pense immédiatement évolution des espèces, c'est-à-dire l'approche
de Darwin. Alors je vais pas faire un long développement sur Darwin, si ce n'est que
c'est quelqu'un dont la pensée a été tellement détournée qu'on hésite à le
citer, certains parlent de Darwiniste sociale, seul les plus forts survivront, enfin etc.
C'est une vision qui n'a strictement rien à voir avec l'approche qui était Charles
Darwin qui voyait un peu d'où on venait et où on allait pour savoir qu'on ne venait
pas de là où certains pensaient, dire directement de Dieu, mais qu'on avait remonté toute la
chaîne. Alors j'aime bien ce dessin, c'est le premier dessin qu'a fait Darwin sur l'évolution
des espèces, il met icing, je pense que ça pourrait être quelque chose comme ça. Alors
vous voyez c'est pas du tout linéaire, ça part un peu dans tous les sens. Alors que
nous, et en fait vous voyez par exemple si on prend l'évolution des jeux, c'est pareil,
ça part dans tous les sens, ça s'influence réciproquement, là j'ai pas fait la filiation
jusqu'à la DS, la Wii et la Xbox et autres produits, mais on pourrait la faire, c'est
ce côté irrégulier qui est important. Par contre ça a tellement influencé, juste rappelé
deux trois choses, on a étendu le principe d'évolution à tout, économie, évolutionnisque,
nécessité de l'adaptation, souvent certains disent mais l'innovation en fait c'est
innové ou crevé en clair, vous voyez c'est très violent, les leaders ou les plus puissants
pourront le faire et l'idée est répandue un peu partout, que les services qui n'évoluent
pas, les entreprises qui n'évoluent pas sont condamnés, on dit vous ne s'évoluez
pas vous êtes condamnés, il faut s'adapter mais à quoi et comment. Les espèces n'ont
aucune stratégie, il n'y a pas un canard qui dit je voudrais que mon bec soit plus
long, il entreprend d'avoir le bec plus long en anticipant que ça n'existe pas, c'est
quelque chose qui se fait très lentement sans aucun conflit alors que là on le verrait
de façon conflictuelle. Comme on dit la loi de la jungle, la gazelle a toute a crainte
du lion, au niveau de l'évolution la gazelle n'a strictement rien à craindre du lion,
puisqu'il se complète tous les deux, le lion peut être d'autres lions mais ne saura
que sur plusieurs dizaines de générations dont il n'y a pas de nature conflictuelle
dans l'évolution alors que certains verraient quelque chose de conflictuel, notamment dans
le terme d'arwinisme social. Il n'y a pas de critères dominants, c'est-à-dire parfois
il faut faire face au réchauffement, refroidissement, au retrait des eaux, à la montée, en fait
c'est la biodiversité et la variation continue qui permet l'adaptation et l'évolution,
donc aucune dimension qui serait de nature violente ou conflictuelle. Mais il y a eu
plein d'interprétations simplistes, seules les plus fortes survivent, guerre entre
les espèces alors qu'elles sont parallèles, guerre économique, d'arwinisme social qui
sont des perversions de la pensée d'Arwin. Je le dis au début parce que certains pensent
que c'est chargé de quelque chose dont ça ne l'est pas. C'est un phénomène complexe
encore récent qui apporte beaucoup de choses qu'on ne peut pas analyser sans la biodiversité.
Alors les trois apports d'Arwin pour l'innovation, l'évolution concerne toutes les formes de
vie qui sont reliées entre elles. Pas grand chose mais c'est énorme. Tout évolue dans
une relation d'adaptation au contexte et c'est la biodiversité qui est le facteur déterminant
de l'évolution, ce que l'on va voir quand on allagera les points. Plus la nature de
solution ne peut faire face à d'évolutions rapides, si elle n'a qu'une seule espèce
elle décline, si elle a une bonne variété, une bonne biodiversité, elle ne le fait pas.
Alors voilà, c'était juste pour évoquer, parce qu'évoquer le mot évolution on s'en
parlait d'Arwin et les approches évolutionnistes. Alors tout le monde parle d'évolution, par
exemple il y a une publicité de Bosch, 125 ans d'évolution de la machine à la veille.
On ne voit pas beaucoup de changements, c'est un caisse ronde avec un rond au milieu, apparemment
il faut travailler plus fort. Évolution de l'appareil photo, une évolution qui laisser
entendre que la taille diminue progressivement, que c'était très lourd et que ça devient
portable, ce qui est vrai relativement. Alors exemple, on va regarder les ordres
dans le monde digital par exemple. Alors on va s'apercevoir qu'en fait si on arrive
aux calculatrices que faisait aujourd'hui, l'honard de Vinci avait fait un projet de
machine à calculer. Il n'a jamais pu la réaliser, il n'avait pas les matériaux
pour, la réalisation c'est Pascal en fait, qui va faire une machine, elle s'appelle
la Pascaline, qui fait des additions et des subtractions automatiques. L'Aimni s'a poussé
bouchons plus loin, il a une machine qui fait des additions, des subtractions, des multiplications
et des divisions. Mais l'Aimni c'est un des plus grands mathématiciens, un des plus
grands philosophes de l'histoire, personne fantastique, lui il a perçu une chose, il
a dit on ne pourra pas vraiment aller plus loin avec de la mécanique, parce que il y
a trop de chiffres à manipuler et il s'est posé la question de se dire, est-ce qu'on
pourrait pas simplifier, c'est à dire est-ce qu'il faut vraiment 10 nombres pour faire
des chiffres. Et donc il va créer le langage binaire, on va revenir dessus, les 1 et les
0, c'est à dire que lui il ne peut pas le mettre en œuvre, il n'y a pas d'objet
technique pour le mettre en œuvre, il dit on peut tout calculer avec 2 uniquement le
chiffre 1 et le chiffre 0 suffisent, le 5 n'est pas nécessaire, ni le 7, ni le 6, ni le
8, ni le 9, etc. avancé copernicienne au niveau, simplement il ne peut pas le mettre
en œuvre. Alors il y aura quelqu'un qui fera un ordinateur mécanique, il s'appelle
Schötz. Et l'Aimni il passe la main en disant voilà la solution, parce que pour complexifier,
il faut d'abord simplifier l'outil de mesure, c'est la grande pensée de l'Aimni surtout.
Alors il a regardé combien les chiffres romains, chinois, mayards, combien il en faut, 12,
il arrive à 2, 2, le langage binaire, voilà son papier original de conception du langage
binaire, il essaie toutes les possibilités, il dit on va tout pouvoir calculer avec des
1 et 1. Voilà la médaille qui est faite, alors il faut savoir que c'est en 1679 que
n'est le digital, oui la femme digitale de siècle y a mis après, c'est-à-dire 1 et
0. Simplement ça va rester 268 ans sans application, pourquoi? Parce qu'on n'a pas la techno
pour le mettre en œuvre, c'est à son appel le temps de latence entre la découverte
et la mise en œuvre, c'est un des plus longs temps de latence qu'on n'est jamais
eu avant qu'il n'arrive le transistor, le transistor permet d'ouvrir et de fermer,
de générer les 1 et les 0. Donc l'outil qui manquait à l'Aimni, ce qui va permettre
de mettre en œuvre le langage binaire. 1947 l'invention, on attend 10 ans pour voir
si c'est vraiment une vraie invention, comme vous disiez on est méfiant, pour avant de
donner le prix Nobel, on fait gaffe quand même, et on remet le prix Nobel, et le transistor
va connaître une croissance phénoménale. Aujourd'hui c'est l'objet conçu par l'homme
le plus produit sur Terre. Intel lui seul produit 10 milliards par seconde, mais sachez
qu'il y a des bus, plus ou il y a 2 milliards de transistors, 40 millions par habitant de
la Terre par an, il a à peu près moitié du marché. 400 fois plus que de grinderies,
le plus produit sur Terre physique, c'est les grinderies, on fait 400 fois plus de transistors
que de grinderies, pour vous donner une idée, un seul transistor pas le plus performant,
22 nanomètres, peut générer 100 milliards de 1 et 0 par seconde. Donc la Terre est baléée
de 1 et 0 qui passe dans tous les sens, liée à la pensée originale de l'Aimni. Or c'est
pas évident, un mathématicien, on s'allait faire des maths, il commence pas à critiquer
le 6, quand même, une attitude perverse pour un mathématicien, de remettre en cause les
outils qu'on lui a cédés. Donc là on voit la naissance de quelque chose qui aujourd'hui
a pris une dimension considérable, avec évolution du nombre de transistors sur des microprocesseurs
depuis 40 ans, jusque les prochains 2013, c'est 10 milliards par microprocesseur, pour
vous donner une idée. Donc vous voyez, l'enchaînement qu'il y a eu, ce qui apparaît, c'est qu'en
fait, on a eu quand même un enchaînement très fort entre Leonardo Vinci, entre Pascal,
enfin les grands penseurs, concepteurs à l'origine, l'Aimni, et après l'arrivée
de l'outil qui a permis le développement spectaculaire de l'activité liée à ce
qu'on appelle le monde digital. Ceci dit, là, quand on prend ce point là, on analyse
qu'une seule variable, le nombre de transistors ici sont plus efficaces, moins efficaces,
est-ce qu'ils consomment plus à quel rythme fonctionne-t-il, chaque fois que vous voyez
une courbe qui vous dit, tiens on voit l'évolution fantastique des avions, vous savez de quoi
la taille des avions, la vitesse des avions, quel élément on en prend qu'un alors qu'il
y en a beaucoup. Ici déjà, sur un objet simple, entre guillemets, comme un microprocesseur,
effectivement on a l'augmentation d'une nombre de transistors, mais vous voyez qu'il y
a des paliers qui ont été atteints dans certains domaines, la vitesse de reloge, la
consommation, et chose comme ça. Alors il faut faire très attention à ne pas faire
des projections linéaires qui s'avèrent toujours fausses. Ici vous voyez, la puissance,
alors puissance, on ne sait pas exactement ce que ça veut dire au niveau de l'outil
de mesure, puissance, ça veut dire quoi exactement. En milliards d'opérations par
seconde, quel élément qu'elle est utilisée, et certains vous disent, vous voyez, vers
2040, 2050 au plus tard, on atteindra la même intelligence qu'un homme avec un ordinateur
parce qu'on aura la même capacité de calcul ou de mieux. Ça n'est pas vrai, ça n'est
pas monovalent, l'intelligence d'un homme, ça ne se mesure pas uniquement au nombre
de connexions. Donc, une des erreurs qu'on trouve le plus souvent, c'est la projection
linéaire, on va en voir plusieurs. Avec cette histoire de loi de Mour, vous connaissez
la loi de Mour, en fait il n'y a pas de loi de Mour, Mour n'a jamais prétendu créer
quelque loi que ce soit. Il était directeur de Ferchal Semi-Conducteur et il est devenu
un des fondateurs d'Intel. Il a fait deux papiers en fait, un en 1975 et un autre en
1971. La première, il a dit, on va doubler le nombre de transistors tous les ans, puis
il a dit plutôt tous les deux ans. Du coup, les gens ont fait un taux de côte maltaillée
de tous les 18 mois. Ça doublerait, mais chacun, il ne va plus regarder la définition
de la moelle de Mour. Dans le dictionnaire, il y aura au moins 25 définitions différentes.
En plus, il n'y a pas une loi qui dit, j'observez ça, est-ce que ça va continuer? C'est
très modeste. Ce n'est pas un faiseur de loi. Après, d'autres disent, oui, ça double
tous les ans. En fait, ça a doublé de 1,96 le nombre de transistors sur les puces, entre
71 et 2001, en 30 ans, ce qui fait que c'est assez proche, ce qui disait que ça a doublé
tous les deux ans. En 97, il a dit que ça serait 30 2017 parce qu'on atteint la taille
de l'atome. Ça continuera à progresser, mais pas sur la taille, parce qu'on aura atteint
le minimum possible au niveau d'un transfert. Aujourd'hui, on a trois épaisseurs d'atome.
Donc, impact. Là, je suis la chaîne vers des appareils comme les téléphones portables
qui vous avalent du digital à longueur de journée. Alors ici, vous voyez, c'est un
grand PDG américain il y a une trentaine d'années qui est très content de montrer l'appareil,
le téléphone sans fil, le plus moderne de la Terre. Aujourd'hui, il paraît ridicule
le téléphone. C'est à l'époque-là, c'était très branché de montrer qu'il avait ça.
Alors, si on regarde l'évolution de la taille des téléphones portables, depuis celui-là
jusqu'au iPhone, on dit, oui, mais c'est clair, ça diminue. Mais oui et non, parce qu'avec
là, on change de ration, on devient un smartphone qui en fait sert à de l'information et du
coup, l'écran se met à remonter. Voilà, ça a descendu et ça repart. Ça repart, logique
smartphone parce qu'il faut pouvoir lire ses mails, il faut voir les images, on diffuse
des cours sur iPhone. Donc, ça n'est jamais linéaire très longtemps. En temps d'anarise
d'évolution, vous devez dire qu'il y a une loi, ça augmente tous les 15 ans, ça diminue,
puis on atteint un niveau par rapport auquel on repart dans une autre direction. Ici,
vous voyez par exemple l'évolution de l'IPOD, je ne vais pas la faire en détail, à partir
de l'IPOD d'origine, on reviendra après pour voir la rupture que crée l'IPOD, l'évolution
en intégrant la photo, en intégrant la vidéo, en allant connecter la tablette, donc des
interconnections multiples, le mini, parce qu'on s'aperçoit qu'en fait, des gens sont très
intéressés par avoir seulement 1000 titres plutôt que 13 000. Donc, adaptation en fait
à la réalité sociale, aux pratiques des gens, à la façon dont ils fonctionnent.
Alors ici, je vous montre par exemple une évolution intéressante, c'est le stockage
du son, vous voyez un 78 tours et un 45 tours, à peu près la même techno, vous pouvez le
lire avec le même engin, la cassette Phillips qui a été une révolution considérable,
et le compact disc, et puis il arrive l'IPOD. Alors, dans les trois premiers, par exemple
sur le grand disc 98 tours, vous avez environ 12 titres, la cassette 12 titres aussi et
le CD 12 titres aussi. C'est à dire qu'on n'ait pas changé le volume, la qualité
est améliorée, encore que certains disaient, c'est trop là, enfin je ne rentre pas là
dedans, le hipode arrive, lui, c'est, alors ici c'est Phillips, Phillips qui donne le
ton trois fois, et là, paume, quelqu'un tombe du ciel, il s'appelle Apple. Ici, 12
titres, 10 12 titres, 10 12 titres, là, 10 10 000, 12 000 titres, révolution totale,
et il y a de peu près 300 millions d'hipodes qui ont été vendus dans le monde, personne
n'a les mêmes titres, ça veut dire écouter cinq heures de musique par jour pendant quatre
ans, on va écouter les mêmes titres, c'est déjà énorme par rapport aux besoins des
gens, c'est 99, 9% des attentes, vous pouvez les acheter, les voler, les échanger, c'est
une révolution copernicienne au niveau de la musique. Là, c'était des simples révolutions
technologiques, là c'est une révolution sociétale. Alors ici, je vous montre un
élément de ces engin là, l'hipode, c'est la batterie, vous avez remarqué, ça ne
dure pas longtemps. Alors ici, vous voyez l'évolution des batteries, avec des technologies
différentes, ça se développe tout le temps, vous voyez, la complexité, on a en parallèle
des technologies différentes, il y en a qui arrivent du bas mais qui vont monter très
vite, et puis là, c'est uniquement sa puissance, l'efficacité, on ne sait pas combien elle
consomme, est-ce que c'est lourd, est-ce que c'est dangereux, est-ce que ça fait mal,
enfin etc. C'est déjà une variété, et les produits, ils vont se coller sur des générations,
vous voyez, j'ai 1, j'ai 2, j'ai 3, j'ai 4, 3S, 4S, comme les iPhone, ça veut dire
de dire, actuellement en 2000 ou en 2010, voilà la technologie qui est la plus performante,
je m'appuie dessus, et puis dans 6 mois, on se revoit, j'aurai la version 6, la version
6S, où la batterie qui pesait 8 grammes pèsera 7 et au lieu de durer 12 heures, elle durera
15 heures. C'est en cela qu'il y a une approche qui est extrêmement importante de l'innovation
qui est celle de Steve Jobs, qui lui a dit, mais en fait, les connaissances, elles évoluent
tout le temps, l'innovation, ce n'est pas de développer des nouvelles connaissances,
elle a vu 12 millions de Gus, des millions de Brevet, plein de... L'important, c'est
de les mettre à disposition des gens, et Apple fait très peu de recherches, et lui, il vous
dit, l'innovation est technologiquement neutre, je constate que la recherche continue, par
exemple, il voulait racheter Rhyme, qui fait Blackberry, il n'y aura plus de Blackberry
pour info, et c'est terminé, mais lui, c'est Rhyme qui lui peut dire, il recherche une
motion, et il lui dit, c'est bien, la recherche en mouvement, elle sera toujours en mouvement,
le problème n'est pas de faire de la recherche, c'est de régulièrement mettre le meilleur
état de la recherche au service des gens, et il vous dit, il faut partir des gens, vous
voyez des techniques disponibles, vous mettez les meilleurs à leur service. Si vous parlez
des technologies, vous cherchez des applications, vous partez dans... C'est sans espoir, c'est
comme ça que sont morts beaucoup d'entreprises. Donc Steve Jobs a une approche révolutionnaire
de l'innovation, il détache le phénomène de synthèse créative, mettre les meilleurs
techniques au service des gens, de celui de l'activité de recherche et développement.
Alors, et en fait, là, je vais vous montrer, qu'est-ce qui va définir le produit, fondamentalement,
est-ce que c'est la technologie ou est-ce que c'est les gens? Ici, je vous montre des
banquiers, vous voyez le monsieur, là, il a un quiet, c'est normal, il est banquier,
et on est en crise financière. Si vous voulez faire un produit pour eux, par exemple, un
ordinateur, voilà, vous faites à peu près ça, c'est clair, net, sans bavure, un peu
chiant, mais un grand écran, on peut voir si les actions baissent ou descendent. Il y
a bien sûr de l'Intel, vous avez vu tout à l'heure, les microprocesseurs et tout,
mais imaginez que ce n'est pas ces gens-là qui en s'adressent. Moi, j'aime bien faire
de la formation au Brésil, voilà, vous dites en face, c'est eux, ça, ce sont les petits
enfants de la masonie, vous dites, il y a un ordinateur pour eux, il va être comment?
Mais il va pas être pareil. Pourtant, c'est strictement les mêmes composants, c'est aussi
de l'Intel, du Pentium et tout le monde. Mais déjà, il y a 100% d'humidité, ce qui
n'est pas facile, ce n'est pas l'humidité qui a Wall Street, il n'y a pas de prise
de courant, il faut fournir l'électricité, tourner un thème de fois pour être travaillé
dix heures, il est adapté à des enfants, il est plus cher et plus difficile à faire
que l'autre. Si vous donnez suici un banquier, alors là, il démissionne, parce que déjà
que ce n'est pas facile, si en plus on lui propose ça, ça ne va pas. Donc, vous voyez
que l'essentiel qui intervient, quand vous allez mettre, vous avez une base techno, qui
a à peu près la même pour tout le monde, on connaît l'état des meilleurs technos
et des fournisseurs, et l'innovation, c'est de la mettre au service des gens. Il vaut
mieux savoir à qui on s'adresse. C'est là où Steve Jobs dit, sachez à qui vous
adressez, sinon, ce sera à côté de la plaque. On aura ce qu'on appelle succès technologique
et chèque commerciale, parce qu'on n'a pas à préoccuper des gens. Donc, importance
de la société. Alors, on dit oui, mais Apple y réussit toujours, pas du tout. Ici,
je montre tous les produits qu'a fait Apple depuis sa création. Alors, vous voulez voir
le nombre d'échecs, par exemple. Tout ça, ça a été des échecs. Dans la télé, il
a aussi quitté mes chèques de suite. Il revient, à la fin de l'année, avec un nouveau
produit télé, donc on est acharné chez Apple, en moyenne, cet échec pour un succès
chez Apple. Personne n'en visage. Alors, le reste, c'est vendu moyen, sauf cette
produit qui s'est vendue très bien. Alors, le coût moyen d'un échec chez Apple, c'est
50 millions de dollars. Le coût moyen d'un succès, c'est 40 milliards. Donc, on peut
faire beaucoup d'échecs. Ce n'est pas le problème. L'important, c'est de les faire
vite et de débriefer et de repartir. Donc, vous voyez, ce qui fait que si vous dites
à Apple, par exemple, Apple fait pas de road mapping technologique, in telle en fait.
En disant, voilà, d'où on vient, ça va aller. Pour les 10 ans qui viennent, c'est
ça, les microproces. Apple dit, ça va dépendre de tellement de choses que je ne peux pas
dire ce que c'est. Je ne peux même pas dire ce que je sors dans 6 mois. Donc, nous, on
intègre régulièrement, on écoute la société et on a des chemins qui ne sont pas tout à
fait ceux qu'on avait anticipé il y a quelques années. Ici, par exemple, quand on est sorti
l'iPad, mais reportez-vous sur le web, ils se sont fait tomber dessus, mais comme pas
possible. Tous les blogs spécialisés en informatique vous ont dit, la pierre de rosette était
beaucoup plus efficace que l'iPad. Un netbook, vous voyez, de nombre de points verts par
rapport aux rouges. Rien n'est plus efficace qu'un ordinateur comme ceci. Et certainement
pas une tablette, parce qu'il n'y a pas de webcam, parce qu'il n'y a pas de si, parce
que si. Voilà, pareil. Vous voyez, iPad versus Kindle et versu ça, une pierre, une
pierre est encore plus efficace que l'iPad. Ça fait que se sont fait traîner dans la
boue, mais comme pas possible, jusqu'à balayer le marché des PC. Donc, c'est très difficile
d'anticiper et tout le monde anticipait pour eux en disant que c'était une gammelle. C'est
devenu un des produits les plus vendus. Alors, ça entraîne quelque chose. Quelque fois, je
fais des petits points sur la réaction de la société. Ce rythme de renouvellement, il
est très dur pour les organisations qui travaillent dessus. Ici, je vous montre. Vous allez voir,
Motorola invente le téléphone portable. Très bien. Aujourd'hui, c'est marqué Motorola
à Google Compagnie. Ça n'était racheté pas à Google pour les queuteries. Il ne fait
plus le portable. Nokia dominait le marché du téléphone portable. Blackberry. Il est
connu Blackberry. L'autre jour, j'ai fait une blague. Je n'aurais pas dû. C'est une
grande banque française. Il y avait quelqu'un qui avait laissé un portable. Ça doit être
une personne d'un certain âge. C'est un Blackberry. C'était pour rire. C'était le patron
de la banque. Il me refait de pas ce coup-là. Mais ça va vite. En plus, j'en ai offert
300. J'ai fait une connerie. Non, ça marche. Le monde bouge. C'est plutôt tout à fait
ça. Apple. Ça me souvient aujourd'hui une part de marché triple de celle d'Apple dans
les smartphones. À chaque fois qu'on a une nouvelle donne, généralement, il y a changement
de leader. On appelle ça la règle de l'aveuglement du leader. 85% des cas, le leader dégage
en même temps que le produit qu'il avait rendu célèbre. Remplacé par un nouvel entrant
qui arrive avec une nouvelle approche. Est-ce que ça va vite? Oui, assez. Par exemple,
le fait de l'impression dans un bureau. Pour ceux qui ont un peu de cheveux blancs, ils
ont connu tout ça. Ils ont connu neuf générations. La machine à écrire électrique, l'IBM
à boules, la machine à marguerite, la machine à matrice. Le jet d'encre, la bulle d'encre,
l'imprimante laser noir et blanc, l'imprimante laser couleur, l'imprimante tactile, l'imprimante
3D. Vous avez eu une dans l'Expo. Et puis attendez, si on parle 3D, il faut redémarrer.
On est la troisième génération de l'entreprise de l'imprimante 3D. On attend la quatrième
et la cinquième et ça va diverger en quatre filières. Je pense que c'est métal, polymère,
machin, poudre et tout le barda. Vous voyez, la vitesse, alors je passe sur toutes les
boîtes qui sont mortes au passage, l'IBM ne fait évidemment plus d'IBM à boules,
du show HP qui avait inventé. Et donc le rythme est élevé. Puisqu'on a une poussée
technologique considérable. Ces 12 millions de chercheurs passent leur vie, leur journée
à rentrer d'écule, tout ce qui est sur la table. Tous ceux autour de vous, ils visent
à ce que ce soit, à jeter le plus rapidement possible, par mettre quelque chose de nouveau.
Et la société prend ce qui vient dans, vous voyez, neuf générations technologiques
en quelques décennies, cinq années en moyenne de durée de la génération. Chaque nouvelle
génération, c'est un risque pour celui qui a été dessus, une opportunité pour un nouvel
entrant, un nouvel conception. Et ce qui fait qu'on a plein de produits qui disparaissent
tous les jours. Vous voyez, tous ces produits là, ils ont déjà dégagé. Vous les avez
connus, vous les verrez plus. Tant que vous en avez, donnez-les au musée, parce que ça
va vite disparaître. J'ai vu des gens qui avaient des objets qui n'intéressent le musée
du conservatoire, parce qu'ils sont déjà dépassés. Voilà, ça va vite. Toute technologie
peut devenir obsolète. Même la plus moderne, même la plus sophistiquée, une nouvelle
est un peu la remplacée.
