Ramm, ça a toujours été un compositeur qui m'est particulièrement cher, peut-être l'un
des premiers compositeurs romantiques découverts avec Chopin, mais Ramm c'est probablement
antérieur, j'ai écouté très tôt la quatrième symphonie, le concerto pour violon et dans son
groise et c'est des œuvres qui m'ont tout de suite procuré des émotions très fortes.
On est dans la suggestion la plupart du temps, dans les demi-teintes, les choses ne sont pas
affirmées, ne sont pas martelées mais elles sont toujours très subtiles, très suggérées. On n'est
pas très loin finalement de la musique française, d'une certaine esthétique française, je pense
notamment à l'intermédiaux Opus 119 n°1 qui est assez proche de l'univers de Debussy,
une musique très transparente et dans la couleur, vraiment.
Les premières œuvres du disque que j'ai enregistrées sont les rapsodies Opus 79 qu'il
avait composé 13 ans plus tôt à l'époque où il était en pleine composition de ses symphonies,
de ses concertos, de deuxième concerto pour piano, enfin c'était vraiment sa période symphonique
et on ressent ça dans les deux rapsodies qui sont des pièces extrêmement au piano symphonique,
large, exubérante, fougueuse, qui se rapproche aussi des premiers opus où le piano était traité
de cette façon d'une manière très orchestrale. Alors que dans le traitement pianistique du Brahms
de la fin, c'est un traitement beaucoup plus intériorisé, le piano ne renvoie plus à autre chose.
La musique de Brahms peut se suffire et je fais volontiers un programme notamment à ce moment
exclusivement Brahms. Par exemple, j'ai donné Salmolière, il y a quelques jours, la deuxième
rapsodie, l'opus 118 en première partie et la troisième sonate qui n'est pas sur le
le registrement mais qui me paraît aussi intéressante pour montrer justement l'évolution de l'écriture
entre le Brahms jeune et le Brahms stardif. Je pense que c'est très intéressant de montrer que
Brahms n'était pas un conservateur, enfin il a été qualifié de conservateur au 19e siècle par
opposition avec Nair qui était le novateur etc. Mais on voit aujourd'hui dans ces derniers opus
qu'il y a beaucoup de musique de l'avenir et de passerelle avec la musique française.
C'est très intéressant de montrer que la musique de Brahms n'est pas sur le rapsodien et que
la musique de Brahms n'est pas sur le rapsodien et que la musique de Brahms n'est pas sur le rapsodien.
