Vous êtes intéressé par le développement durable, ce qu'on appelle maintenant la responsabilité sociétale du sport, et avant de vous engager plus avant, vous vous demandez ce que cette démarche pourra vous apporter.
Pour répondre à cette question, on peut regarder ce que font les entreprises qui s'engagent en matière de développement durable et de responsabilité sociétale et les bénéfices qu'elles en retirent.
En 2009, trois chercheurs américains se sont livrés à cette étude. Des entreprises les moins engagées, à celles qui sont les plus avancées, ils distinguent une large gamme de comportement.
A l'origine de la flèche, ils distinguent des entreprises qui sont les moins actives, celles qui ignorent les changements ou encore qui l'init.
On pensait, après la conférence de Paris sur le climat en 2016, que cette vision de notre société était devenue minoritaire, mais on voit bien début 2017 qu'il y a encore beaucoup de tenants de ce positionnement.
Immédiatement après ce palier, on trouve une catégorie d'entreprises ou d'organisations qui sont informées des évolutions actuelles et qui n'y attachent pas d'importance, comme si il n'était pas concerné.
Pour elles, il sera toujours temps de bouger quand elles y seront contraintes.
Cette attitude n'est pas rare, mais on peut penser qu'elle est risquée, car cela veut dire que les changements quand ils devront intervenir devront être faits dans l'urgence et qu'ils seront imposés.
L'attitude la plus fréquente consiste à s'accommoder de la situation, à appliquer la réglementation à chaque fois qu'elle évolue. On suit, sans anticiper.
Pour caractériser les comportements des entreprises les plus actives en matière de développement durable et de responsabilité sociétale, les chercheurs distinguent ensuite trois autres niveaux.
Celles qui voient, dans le développement durable, une occasion d'améliorer leur gestion.
Celui-ci permet de faire des économies sur les transports, sur les consommateurs d'énergie, sur les achats, ou encore puisque les financeurs sont intéressés par le développement durable, on s'y engage pour améliorer ses chances de bénéficier de subventions.
Un certain nombre d'entre elles vont plus loin que la seule amélioration.
Elles remettent en cause leurs pratiques et leurs comportements et n'hésitent pas à tester des solutions nouvelles.
Elles innovent. Par exemple, en matière de construction d'équipements sportifs, elles adoptent la démarche haute qualité environnementale, elles introduisent à leurs achats des critères sociaux ou environnementaux, elles inventent de nouvelles pratiques pour répondre à des besoins nouveaux.
Les plus engagés font du développement durable une occasion de se démarquer de leurs concurrents. Elles en font un avantage concurrentiel.
C'est le cas de l'Écotrel de Paris, par exemple, ou encore de la candidature de Paris au jeu de 2024.
On peut tirer deux enseignements de cette typologie des comportements des organisations devant la responsabilité sociétale et le développement durable.
La première, c'est que le développement durable commence quand on fait plus que la réglementation.
Et la deuxième concerne les bénéfices que l'on peut retirer de cet engagement. En principalement deux, limiter les risques et deuxièmement, se créer un avantage concurrentiel par rapport à ses pères.
Comme le dit Claude Nesta, le manager des équipes de France de Handball, le Handball ce n'est pas que de se passer un ballon, ça serait trop triste.
Quand on se réunit en association, c'est autour d'un projet qui dépasse le sport. Dans notre vie sportive, cette dimension affective, éthique est très importante.
Un psychologue américain, M. Maslow, s'est interrogé sur ce qui motive les comportements de tout être vivant.
Il explique que nous avons pour but de satisfaire nos besoins, il éclasse en cinq niveaux de la survie aux besoins d'accomplissement.
Le sport participe à la satisfaction de ces besoins qu'il s'agisse de bouger ou qu'il s'agisse de se réaliser, de donner un sens à sa vie à travers le sport.
Cette approche peut être adoptée à l'association et au projet associatif. On peut se fixer des buts très élevés pour son club, mais chacun sait que si les moyens manquent, la réalisation de ceci passera au second plan.
Pourquoi en parler? Pour dire que dans une vie de responsable associatif, de sportif, il faut toujours être attentif à cette dimension et que la responsabilité sociétale, parce qu'elle nous invite à aller au-delà du quotidien, peut nous y aider.
En résumé, quels sont les principaux bénéfices que l'on peut retirer d'une démarche de développement durable et de responsabilité sociétale?
Nous en proposons quatre principaux. Le premier, c'est d'améliorer sa gestion, réfléchir à sa responsabilité sociétale, c'est revisiter son projet, l'assurance d'avoir un projet actualisé mieux construit, un projet qui se projette dans l'avenir et c'est aussi adopter un pilotage stratégique.
Naturellement, ce sera aussi l'occasion de faire des économies et de se comparer avec ses pairs.
Deuxième avantage, et il est pas mince, c'est de mieux gérer les risques, mieux suivre et appliquer les réglementations, éviter les rappels à l'ordre douloureux.
Troisième avantage, c'est souvent celui que l'on perçoit en premier, c'est un avantage en images. La responsabilité sociétale et la communication que l'on peut faire dessus améliore votre image, votre réputation, permet de se distinguer.
Il faut pour cela éviter le greenwashing en provenant par la preuve la réalité de ses promesses. Quatrième avantage, c'est d'améliorer la réponse que l'on apporte aux demandes de ses parties prenantes, qu'il s'agisse de ses membres, de ses partenaires ou de l'ensemble des acteurs du territoire dans lequel s'inscrit l'action de votre association.
A l'issue de cette présentation, vous aurez sans doute l'envie ou l'intention de vous engager dans une démarche de responsabilité sociétale. Quelques recommandations et conseils.
La première, ne vous engagez dans cette démarche que si vous en avez l'intime conviction. C'est une démarche libre, volontaire, convaincue. Quelques conseils pratiques, enfin. Commencez par une première action simple, visible, réalisable, sans oublier de communiquer en interne vers vos membres, vos partenaires, à l'extérieur, vers le territoire.
Adaptez vos objectifs et vos réalisations à votre situation, vos objectifs, vos moyens, il sera toujours temps de les améliorer, de faire plus dans le cadre d'une démarche d'amélioration continue.
Appuyez-vous sur des outils et des méthodes éprouvées, comme celles de démarche au projet ou de responsabilité sociétale.
Pour en savoir plus, rejoignez-nous sur Online Form of Sport.
