Je vais vous présenter une vue assez partielle de notre relation avec la recherche académique puisque, en fait, je me suis concentré sur les laboratoires communs qu'on a en France, avec un petit point sur les thèses.
Mais on a aussi de la recherche avec des académiques dans le monde européen, évidemment en Italie, qui est l'autre pied, on va dire, d'Estée, mais aussi à Singapour, aux États-Unis, et puis avec pas mal d'équipes de recherche en Europe.
Alors, juste en deux mots, parce que Estée est peut-être un peu moins connue que DFS Olvey, donc c'est une société de semi-conducteur en fabrique des puces, à partir de galettes de silicium monocristallin.
Donc, des puces, ce sont les petits carrés noirs, que vous ne voyez pas, qui sont dans les appareils électroniques que vous utilisez tous les jours, vous les voyez, si vous êtes un peu bricoleur.
Donc, c'est une société qui fait environ 7 milliards de dollars de chiffre d'affaires, on est 45 000 employés, et en France, on est à peu près 10 000, un peu plus de 10 000.
Et ce qui est intéressant de noter, c'est qu'il y a 9 000 employés en recherche et développement dans la société.
Alors, j'ai dit un petit peu ce que vous nous trouvez, donc je ne vais peut-être pas détailler tout ce qu'on a, mais on a, en partant du bas, des produits qu'on appelle Smart Power, qui gèrent l'énergie au niveau des applications électroniques jusqu'à l'électroménager.
On a des microcontrolleurs, les microcontrolleurs, vous les trouvez dans les cartes à puces, vous les trouvez un peu partout dans tous les automatismes.
On a des produits en haut à droite qui sont dans le multimédiaire, on va dire.
Et puis, on a aussi toute une gamme de capteurs, parce qu'avec du silicium, on peut faire des calculateurs, bien sûr, on peut faire aussi des capteurs.
Donc, des mêmes, c'est des capteurs de mouvement, des capteurs de son, des micros.
Et puis, dans les capteurs, on a aussi des capteurs d'image, les caméras de téléphone sont en silicium, comme vous savez.
Et puis, on a aussi toute une gamme de produits pour l'automobile, alors, qui font de la puissance jusqu'à la sécurité, en passant par le contrôle de tous les automatismes d'une automobile.
Il y a à peu près 120 calculateurs dans une automobile moderne, et on est un peu partout.
Alors, juste pour donner l'implantation géographique de la société, les petits ronds bleus, ce qu'on appelle frontaine, c'est l'endroit où on prend les galettes de silicium,
et où on les transforme, on les grave, pour faire des puces.
Et puis, les carrés verts, c'est les endroits, les usines, où on prend ces galettes de silicium qui ont été gravées pour les mettre dans des boîtiers noirs.
Évidemment, ce n'est pas les seules implantations de la société, ce sont les implantations de fabrication, puisqu'on a aussi plusieurs dizaines de centres de design dans le monde.
Vous voyez qu'on est en France, en Italie, c'est les plus grosses implantations, mais également en Maroc, Malte, et puis à Singapour, c'est un très très gros centre également,
ainsi que dans plusieurs pays d'Asie.
Donc, excusez-moi, qu'est-ce qu'on veut faire dans notre entreprise? On veut améliorer la vie des gens partout où les micro-électroniques peuvent faire,
c'est-à-dire dans les domaines que j'ai cités, la puissance intelligente, les capteurs, l'automobile, les micro-controllers, ainsi que le multimaguière.
Alors, ici, il y avait une animation, je l'avais oubliée celle-ci, mais je vais essayer de la passer.
Avant de passer à la virée au coeur de la présentation sur le laboratoire commun qu'on a avec des laborateurs CNRS, avec le CNRS en France,
je voulais simplement signaler qu'on s'appuie sur la recherche de façon très forte dans l'entreprise, en particulier en France, mais c'est aussi le cas en Italie,
puisque on a un programme très très actif de thèse, la plupart sont des cifres, il y a aussi des BDI ou d'autres formes,
et donc avec 33 laboratoires en France, on a quelques thèses de cifres avec des laboratoires étrangers,
donc en cours avec STCROLE, donc le centre sur lequel je travaille qui est à côté de Grenoble, qui fait la recherche sur les technologies et puis aussi la production.
On avait 117 thèses de cifres au début de l'année, en cours, et sur la France, surtout les différentes implantations qu'on a en France,
je peux citer les villes, on est à Tours, enfin, le plus gros endroit c'est la région de Grenoble, avec la ville de Grenoble et la ville de CROLE,
ensuite il y a EX en Provence, c'est à côté, et puis on est également à Tours, après il y a des implantations qui sont plus petites,
et donc sur le total de la France, on avait au début de l'année 172 thèses en cours, vous voyez, ça fait quand même pas mal par an.
On peut noter aussi que, bon, j'ai regardé sur les 5 ou 6 dernières années, il y a plus de 50% des doctorants cifres qui finissent par se retrouver employés chez nous,
ce qui, je pense, est un bon pourcentage, évidemment, ça peut pas être 100%, il y a des gens qui veulent faire d'autres choses,
et puis il y a des gens qui n'est pas le fit, mais on va dire que ça se maintient et c'est pas si mal, c'est pas si mal,
pour nous c'est extrêmement important comme mode de recrutement.
Alors, pourquoi faire des laboratoires communs? Donc je pense que les motivations ont déjà été exposées un petit peu par Patrick Maestro,
de notre côté, on a besoin de faire des choses qu'on ne peut pas faire nous-mêmes, des preuves de concept, des violations de nos nouvelles technologies à l'extérieur,
et aussi de nos nouvelles technologies par des dizaines d'années avancées, parce que en microélectronique, on construit une plateforme qui permet de fabriquer des plus,
mais les plus c'est des objets qui ont des dizaines de millions jusqu'à des milliards de transistors, donc c'est extrêmement complexe,
c'est plus de pièces qu'un avion, si on considère que c'est des pièces, et donc les dizaines sont cruciales.
Pour avoir des idées innovantes et pour pouvoir transférer les technologies chez nous, et puis comme je l'ai mentionné,
pour avoir des étudiants qui sont formés sur nos outils de conception, nos produits aussi dans le cas de microcontrollers,
et puis on fait beaucoup de choses avec des caractérisations avancées qu'on n'a pas.
Les laboratoires, eux, ils sont souvent intéressés à avoir accès à nos technologies en avance de phase,
parce que ce n'est pas facile pour des laboratoires universitaires de faire des designs dans les technologies microélectroniques avancées.
Ils sont aussi intéressés évidemment par avoir une vision long terme industrielle, puisque pour chaque laboratoire,
on a des comités qui se réunissent deux fois par an, on se fait des roadmaps, et en fait, ce qui est extrêmement important, c'est de planifier le travail.
Et puis évidemment pour les laboratoires, il y a un accès aux projets financiers, bon, évidemment les bourses se chiffrent,
mais aussi les projets INR ont été cités, mais également les projets européens.
Et puis en fait, on a aussi, avec par le réseau de coopération académique qu'on a,
il y a effectivement ce rencontre qu'il y a des coopérations entre les laboratoires de ce réseau.
Et c'est assez intéressant pour les laboratoires qui travaillent avec nous.
Alors là, avec le type de crawl dont je m'occupe, avec quelques collègues particulièrement, on a cinq laboratoires communs.
Bon, laboratoires communs, on a vu que ça prenait plusieurs formes, pour nous, c'est conventionnel en fait.
Ce sont des conventions qu'on passe avec des laboratoires, avec qui on a des relations relativement étroites,
avec qui on veut approfondir ses relations, et avec qui on veut engager les relations de long terme.
Donc on importe des moyens qu'on essaie d'être équilibrés en termes de personnel, en termes d'apport matériel.
Et puis on se définit des directions de travail sur le long terme.
Alors les historiques, c'est sur la partie droite, on va dire que ce sont des laboratoires qu'on a depuis plusieurs années.
J'irai plus de dix ans, avec l'IMN à l'île.
Je vais revenir sur, je ne vais pas détailler ce qui est écrit sur la planche,
donc ça écrit simplement pour les thématiques, mais je vais y revenir juste après.
Avec l'IMS à Bordeaux, surtout en conception.
En bas à gauche, on a un laboratoire commun également, alors ça c'est un peu spécial,
c'est avec une unité mixte internationale, qui est entre Lyon et l'université de Sherbrooke au Canada.
On fait des choses assez amont, je reviendrai dessus.
Alors, naturellement avec le LTM à Grenoble, qui est un laboratoire CNRS qui est dans les locaux du CEA,
et puis avec l'IM2NP qui est un laboratoire à Marseille.
Bon, je saurais être complet, enfin je ne serais pas complet, mais je ne saurais quand même éviter de mentionner le CEA,
qui est notre premier partenaire de recherche, lorsqu'on regarde le nombre de thèses, peut-être que c'est Cri Petit.
D'ailleurs même, je n'arrive pas à le lire, mais avec le CEA, on a 47 thèses en cours,
donc le CEA c'est notre premier partenaire de recherche, il y a plus de centaines de personnes,
qui ont des travaux communs avec nous au CEA, au CEA-L'ETI à Grenoble,
et on a également un GEO de recherche, le Centre Command électronique de Kroll que je dirige actuellement,
et qui représente environ 60 chercheurs, 30 de chez nous et 30 du CEA, qui sont dans les locaux d'estée.
Donc pour en revenir, mais là je voulais parler des laboratoires qu'on a avec le CNRS.
Au laboratoire avec le CNRS, j'aurais quand même aussi mentionné deux autres actions,
ça ne sera pas non plus exhaustif, mais qui sont gérées et entretenues par nos collègues respectivement de Rousset,
donc avec son Provence et Tour.
Donc sur la partie gauche, c'est ce qu'on appelle les plateformes SIMPACA, donc ST Rousset,
qui ont établi là assez particuliers des moyens physiques, des placements technologiques,
qui sont utilisés par un grand nombre d'acteurs de la région, qui soient académiques ou entreprises,
et donc qui ont été constitués avec des financements communs, donc en caractérisation,
c'est la plateforme qui a le plus d'équipements, qui a plusieurs endroits,
donc en micro-packaging sur le site de l'école des mines de Gardane,
et en conception, c'est principalement sur la partie EST de PACA, c'est-à-dire à Sofia,
mais c'est utilisé par des gens en accès qui peuvent être un peu partout, notamment en EPME,
pour faire des conceptions.
Et donc là, il y a une dizaine de laboratoires de la région qui sont parties prenantes dans cette action-là.
Et puis, le laboratoire qui s'appelle Gréman, qui est une partie de ces locaux dans ST Tour,
et qui est un laboratoire commun, là, c'est une unité mixte entre CNRS, CEA,
l'Université François-Rablet et l'INSA, du Centre, sur les thématiques de la micro-électronique de puissance.
Alors, je vais vous dire un petit peu ce qu'on fait dans les cinq laboratoires communs,
qui sont, on va dire, pilotés, co-pilotés, bien sûr, avec le site de Kroll,
pour vous donner un petit peu un panorama des activités qu'on a et qui sont importantes.
Je ne vais pas exactement dire les mêmes choses pour chaque laboratoire,
enfin, je veux dire, c'est pas exactement le même schéma.
Donc sur le laboratoire qu'on a avec Bordeaux, donc l'IMS, qui a plusieurs tutelles,
donc l'université, l'école d'ingénieur et bien sûr, le CNRS.
Donc on a deux, principalement, deux axes de recherche qui sont la conception,
la conception des circuits et principalement, on va dire, millimétriques.
Depuis quelques années, on a beaucoup creusé avec l'IMS et l'IMN, le millimétrique,
donc qui était un domaine, on va dire, réservé des micro-nucteurs 3-5,
comme l'ercenaire de Gallium, par exemple, mais qui est aujourd'hui
utilisé dans le silicium, donc jusqu'aux terres Hertz.
Et puis aussi en lien avec le millimétriques et les transistors,
j'avais mentionné HBT, et Tour de Junction Base Transistor, Bipolar Transistor.
Donc on a une autre direction qui est la modélisation et la caractérisation.
On a toute une équipe et l'IMS a développé des moyens de caractérisation
aujourd'hui jusqu'à 500 GHz, donc ça nous permet de préparer l'avenir.
Parce qu'aujourd'hui, on a des circuits qui font de la communication
commercialement, on va dire, jusqu'au 60 GHz, puisque vous savez que le millimétrique
est utilisé pour communiquer par exemple entre les stations de base dans des fréquences
qui sont variées, 24, 60, 80 GHz, et puis, évidemment, ces gammes sont aussi
utilisées pour les reins d'auto. Donc ça fait plus de 10 ans qu'on travaille avec
cette équipe là-dessus, ça nous a permis de préparer ce qui était l'avenir.
Et aujourd'hui, on continue sur le millimétriques et on regarde le terres Hertz.
Je donne quelques exemples de résultats qu'on a avec cette équipe.
On a des transferts technologiques, donc des choses qu'on a conçues ensemble
et qui sont maintenant intégrées dans nos plateformes technologiques, dans nos
offres ou dans nos designs, comme par exemple des amplificateurs de puissance
en 28 nanomètres, dans une autre technologie qui s'appelle 28FDSOI,
qui est une technologie particulière et qu'on utilise directement avec des clients
aujourd'hui. Typiquement, on a deux brevets par an avec cette équipe.
Et typiquement aussi, on a cinq articles dans des revues scientifiques
dans la comité de lecture et puis environ une quinzaine de publications
dans des conférences. On a organisé aussi des conférences ensemble.
On réalise des workshops ouverts et puis on a à peu près cinq tests par an.
Je passe. Ça va être un peu un catalogue.
C'est un autre laboratoire qui s'appelle le LTM, un laboratoire des technologies
électroniques qui est situé à Grenoble. Avec ce laboratoire, on travaille dans
trois directions. La gravure et les plasmas, la métrologie pour la
lithographie et puis les matériaux. Donc, ils ont des compétences que personne
d'autre n'a. Notamment, ils ont des capacités, ils ont développé, en fait,
construit d'ailleurs avec nous, avec des projets il y a une dizaine d'années
des capacités de générer des plasmas et de faire de la métrologie
in situ ou sans s'embriser les conditions de vie, par exemple, qui sont celles
du process qui nous permettent une compréhension fine des phénomènes
parce que, comme vous savez, dans notre industrie, on travaille au nanomètre
et on travaille avec des couches qui sont assez complexes. On voit un exemple
simplifié d'empilement de couches dans une grille de transistor moderne
que j'ai pas noté tous les matériaux parce qu'ils n'ont pas tous les mètres
mais il y a des couches qui sont de l'ordre du nanomètre et qu'il faut
caractériser. Évidemment, comme les procédés ont des profils thermiques
variés, il faut les caractériser à différents moments du procédé.
Ils sont aussi extrêmement compétents dans le domaine de la scatérométrie.
On a énormément développé de techniques avec ce laboratoire
sur la métrologie dimensionnelle.
C'est un autre aspect que je montre sur ce laboratoire.
J'aurais pu montrer des aspects similaires pour chaque laboratoire
mais là, je montre un petit peu ce qui est important pour les laboratoires
qui en travaillent, c'est qu'on rentre dans des coopérations européennes
pour des projets que, dans certains cas, on dirige.
Par exemple, le projet Panache qui est un projet de quatre ans,
qui est un projet européen dans le cadre ENIAC de l'IMPILOT,
c'est un terme qu'ils ont choisi, sur les mémoires non volatiles
et embarquées puisque les mémoires non volatiles s'est embarquées
avec la logique, c'est une technologie cruciale pour tout ce qui est microcontroller,
tout ce qui est, par exemple, cartapulse,
ce qui est énormément d'applications et en fait, il est extrêmement complexe
d'arriver, embarquer la fonction mémoire avec la fonction logique
et en particulier dans les technologies gérancées telles que le 21 nanomètre
donc qui est le but de ce projet.
Donc, eux travaillent sur des mémoires auxtrames.
Il y a d'autres projets, un autre projet qui s'appelle Places to be
sur les mémoires, sur les fonctions logiques.
Et puis je vais citer un projet en bas qui s'appelle Compose Free
qui est lui dirigé par IBM Zurich
et qui va investiguer l'ampillement de couches de smiconducteur hétérogène
c'est-à-dire que l'ampillement, par exemple, d'une couche silicium,
de transistor silicium, avec une couche de transistor,
enfin, silicium germanium, c'est marqué,
avec une couche de transistor en matériaux 3.5.
Pour, je dirais, avoir le meilleur de ce qu'on peut faire
dans un transistor de type P, avec des trous, et dans un transistor de type N.
Bon, c'est assez avancé, on n'est pas encore rendu là,
à tes produits, mais bon.
Donc, je passe à notre laboratoire commun qu'on a avec l'UMN,
à Lille, un très gros laboratoire, à l'Institut Carnot,
où on travaille également en millimétrique avec eux,
notamment sur la caractérisation par des moyens optiques,
et également sur la caractérisation des passifs,
qui peuvent être des parasites,
qui est un point aussi crucial dans la fonctionnalité des circuits
lorsqu'on les utilise à des fréquences très élevées.
Bon, ces techniques nous permettent aussi
de travailler sur la fiabilité des composants.
Il y a également un axe de design avec eux,
c'est un petit peu en parallèle avec l'IMS,
également sur la technologie millimétrique.
On a alors d'autres axes de recherche,
qui est de la métrologie acoustique pico seconde,
qui permet de détecter, par exemple, des mouillages
dans les problèmes d'épitaxie.
Donc, ça, c'est une technique qui a été développée par ce laboratoire,
et qui est extrêmement intéressante.
Ça fait plusieurs années qu'on travaille avec eux,
on avait travaillé sur des composants,
notamment des actuateurs ou des filtres,
aussi en utilisant cette technique.
Et puis, le dernier axe, on va dire le plus amont,
qui est un axe électronique flexible,
donc on cherche à reporter des circuits
qui vont faire quelques dizaines de nanomètres d'épaisseur
sur des substrates flexibles,
qui permettra d'intégrer les fonctions
avec des facteurs de forme qu'on ne connaît pas.
Il y a aussi, évidemment, d'autres applications qui sont citées,
comme le photovoltaïque.
Donc, je reviens juste sur une success story
qu'on a eue avec les UAMN,
où on a développé des mesures de bruit in situ
sur les circuits à des fréquences extrêmement élevées.
C'est des choses qui n'existaient pas,
qui ont impliqué, à la fois, de développer,
de concevoir les structures dans les circuits électroniques,
c'est de l'autotest, et les moyens de caractérisation
autour des circuits.
Donc, je ne vais pas rentrer dans les détails
de ce qui a été fait,
mais c'est un travail aussi de longue haleine
qui permet aujourd'hui de mesurer des circuits
jusqu'à 220 GHz, ce qui est nécessaire
pour les utilisations qu'on fait
dans la gamie métrique.
Alors, c'est un petit peu un concept.
C'est une roadmap qu'on s'est donnée
depuis plus d'une dizaine d'années,
à la fois d'augmentation de la fréquence,
parce qu'on savait que ça allait arriver,
et de capacité de test des circuits,
donc jusqu'à des circuits et des structures de tests intégrés.
Donc, pour aller à des complexités,
pour être capable de tester et de concevoir des circuits
qui ont fonctionné au Terre Earth.
Il n'y a pas encore, mais...
Bon, expérimentalement, je veux dire,
dans la recherche, on fait des choses
qui vont jusqu'à 500 GHz.
Donc, un autre exemple,
c'est ce laboratoire commun qu'on a
avec une UEMI,
une UEMI qui s'appelle LN2,
et qui a pas mal de tutelles
qui sont listées en bas,
mais principalement,
centralion à l'Insalion,
et l'Université de Sherbrooke.
Alors, avec ces équipes-là,
qu'est-ce qu'on fait?
Donc, on a démarré il y a 3 ans.
Donc, on a des études sur la thermique.
On voit qu'on a des ampliments complexes,
à la fois l'intérieur de nos puces,
mais nos puces elles-mêmes,
lorsqu'elles sont dans un système
extrêmement complexe, lorsqu'on considère
aujourd'hui des images,
il y a des couches qui sont sensibles
à la lumière, des couches de logique,
des couches optiques,
qui sont empilées les unes
avec les autres, et la thermique
là-dedans est extrêmement importante.
Donc, on travaille que là-dessus
pour comprendre comment ça fonctionne
et puis comprendre tous les matériaux
qui sont utilisés, et donc les
phénomènes thermiques à l'intérieur,
parce qu'un imageur, pour qu'il fonctionne
et que l'entreture soit extrêmement
stable, sinon ça fait pas
de jolis photos.
Bon, ça fait pas que des photos d'ailleurs,
parce qu'on a de plus en plus de capteurs d'images
qui n'entrent pas dans des systèmes
qui ont donné des images, mais qui ont
été directement traités par différents moyens.
On a également
un axe de travail sur la récupération d'énergie.
Donc, la récupération d'énergie
c'est aussi quelque chose qui est
pour nous encore assez amont.
Enfin, on utilise des récupérateurs
d'énergie, mais que les techniques
de la micro-électronique elles-mêmes
produisent des récupérateurs d'énergie,
ça ne va pas être des grandes quantités.
Enfin, en général
c'est plutôt pour des...
ou plus proches des systèmes, parfois des capteurs
avant-donnés. Donc, ça c'est
un sujet extrêmement important aussi
comme vous avez entendu parler.
On a aussi un sujet extrêmement amant avec eux
qui est l'introduction de fonctions actives.
Alors, B.O.L., c'est back end of the line.
En fait, ce sont les interconnections
qui relient les transistors entre eux
puisque dans un circuit électronique
vous définissez des transistors et ensuite
vous définissez toute une filasse
qui relient les transistors entre eux.
Quand vous avez des miniatures de transistors
c'est pas très simple et vous avez
plus de 10, jusqu'à
12 ou 14 couches
qui sont en cuve en fait
qui vont permettre de relier
un autre transistor donné.
En général, c'est du passif, du parasite.
Ce qu'on cherche c'est réduire la résistance.
Donc, il y a une fonctionnalité
dans ces couches-là.
Et puis, un autre axe
qui est la bio-photonique.
Alors là,
on cherche à faire des capteurs
biologiques
qui vont utiliser
à la fois l'optique.
Et également,
certaines propriétés de transistors avancés
qu'on a développées
dans ce qu'on appelle
le FDSOI, je ne rentre pas dans ce que c'est
donc
ça se sont des axes assez amants.
Je vais terminer
par le dernier laboratoire
qui a été
annoncé et inauguré
cette année
qui est un laboratoire commun
avec l'IM2NP.
Donc c'est un laboratoire
qui est l'IM2NP qui est un laboratoire de Marseille.
C'est un laboratoire qui est dédié
à la fiabilité
des circuits et la résistance
aux radiations.
Evidemment, la résistance aux radiations
est un sujet
qui est constant dans notre
industrie, les radiations qui émanent
des bottiers mais les radiations
et les rayons cosmiques aussi
qui peuvent créer
des single events top 7 comme on dit,
c'est-à-dire des changements par exemple
dans l'état de mémoire
ou en tout cas des signaux parasites.
C'est extrêmement important
pour la technologie qui sont
de faible dimension
parce qu'un seul rayon
peut déranger pas mal de transistors.
Donc on a besoin de connaître, on a besoin
de se prémunir et en fait on utilise
en particulier
un centre de mesure qui est sur le plateau
de Bure, le pic de Bure
ce n'est pas le plateau, c'est pas Bure
sur Ivette, c'est dans
les Hautes Alpes.
Donc
tout un problème de travail qui a été construit
en fait, la relation entre les équipes
depuis plusieurs années, on l'a formalisé
parce que c'est un sujet
qui est pour nous extrêmement important.
Je n'ai pas mentionné toutes les applications
dans l'automobile, lorsqu'on a sur la sécurité
il faut être aussi à des niveaux de fiabilité
qui sont tels qu'on prend en compte
tous les effets, lorsqu'on est dans
des circuits pour la communication
entre des centres de données
et les taux d'erreur qui sont demandés
sont tels qu'il faut prendre en compte
tout ça. Donc on a
créé un laboratoire pour aborder
ce problème depuis
la compréhension des défauts
jusqu'au dispositif, au circuit
aux composants, au module et au
système.
Je pense que ça vient de démarrer
mais c'est assez
prometteur.
Je termine
simplement pour dire que
cette relation qu'on a depuis
donc date avec la recherche publique
je pense qu'elle est en particulier
au travers de laboratoire commun pour moi
elle n'est pas prête de s'arrêter
parce qu'en fait on a
aujourd'hui
depuis quelques années mais je pense que ça devient
extrêmement fort dans notre industrie
on est
à une étape où il suffit plus
de réduire la dimension des circuits
pour obtenir des nouvelles fonctionnalités
il faut vraiment ajouter des choses
dans les circuits, bon ça fait plusieurs années
mais ça devient critique parce qu'en fait
la réduction de la dimension
qui s'accompagne jusqu'à présent
d'une amélioration de toutes les performances, la vitesse
l'énergie
par transition etc.
et le coût surtout
ça ne se fait plus de la même façon
c'est-à-dire que maintenant quand on réduit les dimensions
ça devient tellement complexe que le coût
ne diminue plus ou très difficilement
donc en fait pour cette raison-là
pour la raison qu'on veut rajouter des fonctionnalités
dans les circuits, le champ
je dirais des possibles
devient de plus en plus vaste, on est plus sur une seule dimension
qui était la réduction des dimensions
on est sur l'augmentation
de fonctionnalités, donc
représenter à droite un schéma de principe
qui est tourné depuis quelques années
qui évidemment pas
ce que sera un circuit mais qui montre qu'on peut avoir
des tas de choses
différentes dans un système
qui va être dans un boîtier avec des capteurs
avec de la logique, avec des
peut-être des récupérations d'énergie
des empilons de puce etc
et donc ça ouvre le champ des possibles
de façon terrible, donc on a besoin
des laboratoires pour avoir des idées
et pour nous apporter de l'innovation
Voilà, ça y est, écoutez, merci beaucoup.
