Les uites, ça vit dans l'eau, oui, mais c'est pas comme un oeuf, alors.
Ça dépend, si tu fais cuire l'oeuf, tu mets dans l'eau aussi, mais là tu ne les fais pas cuire.
Elles sont de sous, elles sont dedans parce qu'elles ne sortent pas le temps qu'ils ne
fais pas nuit, on n'ouvre pas, on n'ouvre pas parce qu'elles sont très sensibles à la lumière,
donc voilà, elles respirent ici par le petit peu là, et alors on peut les mettre en route,
en appuyant sur le zéro. Attendez, attendez, on va faire une démonstration, allez-y, appuyez sur le zéro.
Voilà, ça c'est une belle démonstration de cette culture, et tout ça c'est des uites partout,
c'est plusieurs centaines de tonnes, oui il y a de l'herbe aussi, mais l'herbe n'est pas
du tout utilisée pour les mêmes raisons, l'herbe serva quoi ici, pour le décor, et là par exemple
ces bâtiments superbes qui sont dans le fond, c'est des touristes qui aménagent ici,
non ici c'est à nos rigoteurs en voie de disparition, c'est une espèce protégée,
ah oui, et son habitat est tout à fait remarquable, comme vous pouvez le voir là-bas,
puisqu'il sert de référence pour l'architecte des bâtiments de France spécialisés dans le
striculture, et là donc nous sommes au coeur de votre marée, voilà, on n'est pas au coeur,
on est sur la bosse, sur la bosse au coeur, au coeur non, il n'y a pas de coeur dans le marée,
c'est ça c'est le but de l'esprit, mais vous avez le marée là, le marée et la bosse,
mais il y a toujours une pulsation dans le marée, on sent quand même qu'il y a quelque chose
qui coule, il y a des veines, des artères, l'eau monte, l'eau descend, c'est impressionnant cette
vie, cette... mais d'où est-ce que vous venez pour parler comme ça vous? là on marche dans l'herbe,
ouais, ouais, et ici c'est l'eau, ouais simplement, ça je peux, il n'y a pas de... mais on m'avait dit
que... et des courants d'air aussi, bah les courants d'air on s'en rend compte, mais les courants d'eau
c'est vrai qu'on voit rien, donc en fait le marée ne pulse pas, il n'y a pas de coeur dans le marée,
non, il y a de la vase, il y a de la vase et le marée c'est... bah non, justement expliquez, par rapport
à votre spectacle j'en marque, de ce qu'on peint de la vase et de monter, c'est une question qui me
ture l'épine si j'ose dire, on voit de l'eau, l'eau monte, mais la vase elle reste en bas,
oui, mais alors comment la vase monte, quand l'eau est par terre, quand l'eau est par terre la vase
monte, voilà, ah, c'est-à-dire que quand l'eau se retire, vous voyez la vase, quand vous voyez la
vase, est-ce que c'est l'eau qui s'est retirée ou la vase qui est montée, vous vous pensez que
quand vous voyez la vase, c'est parce que c'est l'eau qui est partie, mais qui ne vous dit que c'est
pas la vase qui est montée sur l'eau, oui, voilà, d'accord, bon mais c'est... voilà, voilà, mais c'est
facile, les gens pensent toujours que ce qu'ils voient comme ça, la première fois c'est la vérité,
oui, mais non, la vérité est souvent plus complexe, plus cachée, est-ce qu'il y a une forme de vérité
nue au-delà de la vérité crue, parce que crue nue, ah, c'est les sangliers, alors voilà, là on a les
traces de sangliers, pour piéger les sangliers, en fait on met ces espèces d'arbre, vous voyez là,
et le sanglier qui est un animal qui a traversé à la nage, qui a été envoyé d'héron il y a
quelques temps, il gratte comme ça dans le... et parfois, pas affile sur comme sur les grands
photos comme ça, et on les retrouve complètement estorbites sur le barret, et c'est là qu'on fait du
pâté, la question que vous devriez me poser, c'est pourquoi on les a mis comme ça, et pourquoi
cet endroit là, et pas plutôt là, et bien c'est le hasard complet, vous ne vous demandez pas pourquoi
il y a une géricaine comme ça entre deux potos, sur le milieu d'un marais à côté d'un tas de pierre,
tout ça vous paraît naturel, non, c'est pour piéger les sangliers, parce qu'ils viennent boire
un coup, et ils sont attirés par l'odeur du gasoil, c'est du gasoil, et voilà, et alors là,
là on arrive au site que je voulais vous faire découvrir, vous entendez, qu'est-ce qui est passé
là en fait, c'est des traces de sangliers ça, c'est incroyable ça, les empruntes d'animaux,
il est passé dans ce sens où il repassera par là, à mon avis regardez, il y en a un qui est passé
dans ce sens et l'autre dans ce sens, et un autre ici, ça c'est un petit ça, ça c'est les bébés
en fait, c'est un bébé, on voit bien les traces, c'est un immense piège à sanglier, c'est fou,
c'est fascinant, et là il s'agit du théâtre, en fait le théâtre qu'on a été dans l'obligation
de reconstituer puisque nous avons découvert ici il y a quelques années un tas de pieux,
c'est magnifique pieux d'ardoise sous le marais, là-bas on va aller voir, je vais vous montrer,
des pieux d'ardoise, oui alors c'est tout à fait par hasard, on a fini les huitres, on
bêchait un peu, on bricolait, on faisait notre travail comme d'habitude, c'était pas grand chose, c'est quand
même un travail qui est dur, c'est dur mais enfin, oui c'est dur, mais sûrement, on connaisse pas,
oui mais enfin, non c'est dur, ça payait quand même à une époque, il y a longtemps, au château,
au château, au château, oui, au château ça a payé, mais là donc à ce endroit là, il y avait
donc un tas de pieux et alors on a supposé que, enfin j'ai demandé déjà à mon frère si c'était
lui qui avait mis ces pieux là, on m'a dit non, que c'était probablement mon père, j'ai demandé à
mon père qui m'a dit que non, c'était probablement son père, c'était donc mon grand-père et mon grand-père
n'étant plus de ce monde, on a fait des recherches aux archives départementales à la rechaine et on
n'a pas trouvé de trace du fait que mon grand-père aurait entassé ce tas de pieux ici, il y aurait,
il y aurait ici là, on peut le voir, un théâtre, un théâtre de pieux d'Ardoise, d'ailleurs on
voit bien la forme là, quand on s'intéresse un petit peu, on voit bien la forme, regardez, c'est
quand même un peu bizarre que se marrer comme ça aurait cette forme arrondie, voilà, donc on a décidé
de reconstruire le théâtre comme on le supposait qu'il soit là dedans, et comme ça finalement,
alors on y fait des fêtes, on y fait des laités, on y fait des fêtes, des gens de bac canneaux,
la canneau, vous allez voir, on a une vue splendide sur la cabane protégée de l'autre côté,
la cabane, merci, je vous en prie, faites soyez prudent, oui, parce que c'est quelque chose,
c'est étonnant, c'est étonnant, voilà, alors on suppose qu'ici il y a plusieurs centaines de
dizaines d'années, les romains, les grecs ou je ne sais quoi, faisaient des huites ou des fêtes,
voilà, on est derrière, donc vous voyez ce vide sidéral, il n'y a rien à voir, il n'y a vraiment
rien à voir, alors que là c'est garni, d'ailleurs il y a plein de paniers, vous avez vu là-bas le
Fort Boyard, vous connaissez la télévision, vous avez la télévision chez vous, et alors ils font
le Fort Boyard, enfin on le voit, on le devine, il est en fait sous l'arbre qu'on voit là-bas,
il serait coupé l'arbre, il est juste derrière en fait, voilà, mais comme on dit dans une zone
protégée, il paraît qu'on n'aurait pas le droit de couper les arbres, ça donnerait pourtant de la
valeur à mon établissement, le mémoire est côté mer et là la côté terre nous sommes dans le
vasoir, côté vas, la terre c'est choc, la terre terroir, la mer meroire, la vasoir, c'est pas
difficile, le plastique en fait, cette partie plastique, elle a plusieurs siècles quand même,
c'est dur, c'est difficile, c'est du plastique d'origine de la Houdvienne je pense, vous avez rien
retouché enfin tout est d'origine, tout est d'origine, on l'a découvert comme ça, on l'a
découvert comme ça, et alors donc la reconstitution on va reconstituer ce bâtiment comme on l'a fait
pour le théâtre, avant si vous voulez on le laisse comme ça à la vue des visiteurs pour que les
gens s'en apprennent bien, et après seulement après on le recouvrira de façon à le protéger
définitivement de comme ils ont fait si vous voulez, une chape de béton, ça c'est un animal
typique de la région, non c'est le cri de la, c'est la machine, c'est la machine et sans qu'on
parle de lui, c'est très rare, ces gens s'approchent aussi près, c'est parce que je suis avec vous
mais quand même il craint, il craint, question que je me posais c'est pourquoi les Gaulois
seraient venus ici, construire, habiter, pourquoi au Léron il y a eu cette espèce de vague d'immigration
je peux pas vous dire, est ce que c'est parce que ils auraient profité justement de la zone
protégée du bâtiment aux normes de protection du site, est ce que c'est pour ça, je me suis dit
peut-être qu'ils se sont dit comme le bâtiment là, architecturé, architecturé en ces difficultés
allemands, non non c'est bien français, c'est un bâtiment français, ça serait ça qu'il
aurait influé, et vous voyez que ça déclenche quand même, vous en tentez, vous n'avez donc jamais
pensé à faire profiter de votre vasoire à tous les gens qui pourraient être tentés par les
différentes activités qu'on pouvait trouver, la récolte des huîtres, les bains de boue,
l'espace culturel, l'histoire, enfin alors c'est un peu dommage, on aimerait bien ouvrir le site au
public une fois qu'il sera au norme, parce que vous savez maintenant qu'il y a des commissions de
sécurité obligatoires etc, donc la dernière commission de sécurité qui est passée comme
une aile nous a dit que tout était ok, évidemment une aile oui, pas allemand, une aile, il fallait
simplement chasser les sangriers de façon à ce que les gens ne se courent pas parce que
les sangriers sont dangereux, voilà et puis maîtriser la machine ici, qui a tendance à s'emballer
quand on s'approche trop haut, c'est ça, ce théâtre est vraiment impressionnant, c'est une
merveille, ça me fait penser un petit peu à Epidore, oui Epidore, c'est un endroit où il y a plus
de blé mais parce que ça n'a rien à voir avec, ici on n'a pas de blé, mais Epidore il y en a
mais c'est très très proche quand même comme type de structure, c'est plus petit, mais l'acoustique
est impressionnante, c'est fou, je crois, là quoi? Vous savez le son, parce qu'il y a cette couverture
de pieux qui respecte l'origine, mais vous avez respecté aussi je crois le fait de mettre des
coquilles d'huîtres à l'intérieur, sur les pieux, c'est la même famille que ce que vous avez eu
tout à l'heure, seulement celle-ci, elle est morte je pense, elle est morte, elle est là,
elle ne bouge plus depuis longtemps, c'est quelle variété, c'est une verte, c'est une verte,
elle regardait d'ailleurs, ça se boit à la couleur, c'est une verte, mais elle vit dans le
vasoir ou elle va aussi à d'autres endroits, probablement quand on l'a trouvé elle devait être
dans le vasoir et puis maintenant elle est sur l'herbe, alors est-ce que c'est l'herbe qui lui a
donné sa couleur ou est-ce que c'est-elle est en verte qu'elle donnait la couleur à l'herbe,
c'est pas dangereux, elle est inoffensive, elle ne bouge pas, au contraire de tout à l'heure où
vous avez très agressif, vous pouvez vous approcher, vous allez voir, normalement on n'a pas noté de
cris jusqu'à présent, l'aspiration est par là, la tête, allez y bougez la tête là,
voilà, ah d'accord, il y a la langue, c'est un truc, c'est un gros bestiaux quand même,
il y avait beaucoup plus gros, on suppose qu'à l'époque on a découvert des spécimens
beaucoup plus gros que celui-ci, ce qui est étendant c'est que c'est très très doux, on y
imaginait que c'est un peu, mais là c'est très, c'est astrier celui-là, il y a des lisses,
c'est la police, d'accord, ça c'est quoi? ça c'est une huître tout bêtement morte,
c'est comme ça, c'est comme ça, c'est une huître morte, mort c'est comme ça, voilà c'est comme ça,
c'est incroyable, il y a le chapeau, regardez, d'accord, voilà, c'est en deux parties,
d'accord, parce qu'en fait ce qu'on les voit dans l'eau, on a l'impression que c'est comme une
pierre, on n'a pas cette idée d'ouverture, enfin de où est-ce qu'elle est partie, où est-ce qu'elle est,
oui, comme reviendra-tu? Je peux en garder une pour bien sûr, j'en prendrai, je vais prendre celle-là.
Alors la japi, la japi, et la moelle d'art.
