Bonjour et bienvenue dans ce nouveau numéro « Le tête à tête décideur »
consacré aujourd'hui au Nouveau moyen de paiement.
Un sujet largement abordé dans cette émission, et pour cause, autrefois confidentiel,
les nouveaux moyens de paiement tentent à s'appenser dans nos vies en complément,
voire en remplacement de la traditionnelle carte bancaire.
Les alternatives offertes par le marché ne manquent pas,
paiement par mobile, par SMS ou encore par e-mail,
des changements permettant agilité mais aussi et surtout sécurité.
Pour nous en parler, Thierry Mimoune, président de l'entreprise Pay2Wake, bonjour.
Bonjour.
Quel état des lieux vous faites aujourd'hui des nouveaux moyens de paiement en France
et plus globalement dans le monde?
Globalement, l'état des lieux est plutôt bon.
97% des Français possèdent une carte bancaire,
c'est le moyen de paiement préféré des Français,
mais vous avez raison, en effrayant, en France comme ailleurs dans le monde d'ailleurs,
des nouveaux moyens de paiement, des nouvelles technologies et sacrés de nouveaux usages.
Donc on a, par exemple, on voit très bien l'émergence des nouvelles applications mobiles
à partir desquelles on peut déclencher des paiements,
payer carrément sur les TPE, donc sur les terminaux de paiement.
On voit le grand succès du sang-contact qui est plus en plus utilisé avec la carte bancaire,
d'ailleurs augmentation des plafonds d'usage.
Donc en France, globalement, le Français effrayant des nouvelles technologies,
même si ce n'est pas un early adopter, c'est-à-dire ce n'est pas quelqu'un qui vient spontanément aux nouvelles technologies,
on l'a vu, on est encore très chèque en France,
et le but de ces nouvelles technologies, c'est à terme de faire disparaître le cash et le chèque.
Ça, c'est pour la France, il y a d'autres pays où on va beaucoup plus vite,
en Chine, par exemple, on paie quasiment qu'avec son mobile,
en Inde aussi, où la démonétisation, pardon, a donné lieu à l'émergence de porte-feuille électronique de Wallet,
avec lesquelles on paie beaucoup, on paie quasiment partout.
Donc voilà, l'état des lieux est plutôt bon, le paiement électronique,
le paiement dématérialisé, beaucoup de succès, et c'est l'avenir.
Le sujet principal s'agissant des nouveaux moyens de paiement, c'est quand même la sécurité.
Quelle est la maturité de la France sur cette question épineuse?
En France, on est mature sur la sécurité, et on va se mettre en conformité avec une directive,
la DSP2, qui va renforcer encore la sécurité sur tous les moyens de paiement.
Vous avez l'habitude aujourd'hui de recevoir un texto, lorsque vous faites un achat sur Internet,
mais on va passer maintenant à une authentification plus forte.
Alors, ça pourrait être la biométrie, ça pourrait être l'empreinte digitale.
Les banques vont choisir, les professionnels du système vont choisir,
et puis on va aller vers toujours plus de sécurité.
Et il y a aussi la RGPD, donc c'est une nouvelle aussi directive, qui vise à renforcer,
toujours en termes de sécurité, renforcer les mesures de sécurité autour des données personnelles.
Vous êtes le fondateur de l'entreprise PetWake, quelle est sa spécificité sur le marché?
Peut-être que c'est un service de paiement qui est unique sur le marché.
On est à peu près les seuls aujourd'hui à proposer la sécurisation de tous les canaux
à travers lesquels vous allez pouvoir déclencher un encaissement à distance.
Il a dû vous arriver de donner votre numéro de carte bancaire par téléphone.
Et là, on se retrouve face à des problèmes de sécurité évidents,
tant pour le consommateur que pour le professionnel.
Avec PetWake, le but, c'est d'éliminer tout contact entre l'humain et la donnée bancaire,
mais aussi de sécuriser tous les canaux, les nouveaux canaux à travers lesquels on va pouvoir déclencher un encaissement.
Donc, ce peut être l'email, le SMS, effectivement, c'est notre cœur de métier,
mais également les réseaux sociaux ou les messagers instantanés,
donc WhatsApp, Messenger, WeChat, par exemple, etc.
Donc, toutes les messagers à partir desquels, et tous les canaux à partir desquels on va pouvoir déclencher des encaissements.
C'est là notre cœur de métier, c'est notre expertise, et ça rencontre beaucoup de succès aujourd'hui.
Comme je vous le disais, les Français s'y mettent, ils sont très friands de ces nouvelles technologies.
Et on a un très bon taux d'adhésion, d'ailleurs, de la part des usagers et des professionnels du service.
– Vous avez délibérément fait le choix de ne pas travailler avec les e-commerceants. Pourquoi?
– C'est pas vrai. On travaille avec les e-commerceants, mais on travaille avec eux sur les autres canaux qu'ils utilisent.
Ce sont des canaux à travers lesquels on va venir compléter l'offre actuelle des e-commerceants.
Donc, on travaille avec eux, mais pas dans le parcours client habituel, celui de l'e-commerce.
– Parmi vos points différents, si on vis-à-vis d'autres acteurs sur le marché,
ils avaient l'absence d'intermédiaire et du délai dans le cours,
est-ce qu'on peut en savoir plus sur les stratégies commerciales de votre entreprise?
– Effectivement. Petwick, c'est une start-up de la FinTech qui vient en complément de la banque traditionnelle,
à laquelle on va se connecter directement.
Donc, c'est un service de paiement innovant, extrêmement innovant, que je le disais unique sur le marché,
qui est directement connecté à 500 banques et prestataires de services à travers le monde.
Ce qui va nous permettre de nous passer des intermédiaires qu'on peut trouver dans le parcours.
Donc, le commerçant qui va utiliser le marché, l'entreprise qui va dématérialiser sa facture via Petwick,
va pouvoir encaisser directement sur son compte bancaire sans intermédiaire
et surtout sans payer de commission sur la transaction.
– Et donc, du coup, si j'ai bien compris, votre business model ne repose pas sur un système de commission,
comment ça fonctionne, comment vous rémunérez-vous?
– Chez Petwick, on est sur un business model disruptif,
c'est-à-dire qu'on va facturer au commerçant, au professionnel, au corporate,
qui utilise notre service un abonnement fixe et sans surprise.
Donc, il sait exactement ce à quoi s'attendre.
Et cet abonnement, le montant de cet abonnement va fluctuer,
va varier en fonction du volume des encaissements mensuels que va réaliser le marché ou le professionnel.
Donc, effectivement, pas de coût à la transaction,
un abonnement classique sans surprise, ce qui fait aussi le succès de la solution.
– Vos projets perspective pour l'avenir?
– Mais écoutez, Petwick rencontre un certain succès à une très forte traction en France,
et notre but, c'est de développer rapidement à l'étranger.
J'étais il y a peu de temps aux États-Unis et en Inde,
où effectivement j'ai pu découvrir l'écosystème
et où on a déjà enregistré nos premiers clients.
Donc, développement à l'étranger assez rapidement
et maintenir, continuer ici en France, le développement avec les banques partenaires
et les prestataires de services de paiement avec lesquels,
notamment BNP Paribas, avec qui on vient de signer un accord,
nos experts accompagnent leurs clients dans l'usage de ces nouvelles technologies.
– Merci infiniment pour votre intervention. – Merci à vous.
– Merci à vous de nous avoir suivis.
On se retrouve bientôt pour un prochain numéro « Le tête à tête décideur » sur bfmbusiness.com.
