...
Écoutez, merci en tout cas de nous accueillir dans votre moulin.
Ce qui serait peut-être intéressant, c'est que vous vous présentiez.
Donc peut-être, on peut commencer par vous, le maître Wilier.
Je suis dans Belmont-Paul, en Bloc, je suis né là-bas-cinq,
à Mont-Ambles-Port, je suis né en grand-pile, décembre.
Donc voilà, j'ai rencontré l'affaire de mon père.
Et votre papa était déjà Wilier.
Oui.
Et ça fait combien de temps qu'on fait de l'huile chez...
Ben là, ça fait 70 ans, en fait.
Chez les Belmons, ça fait 70 ans.
70 ans, oui.
D'accord.
Donc j'ai rencontré l'affaire il y a 35 ans, en fait.
D'accord.
Donc voilà.
Et votre fidèle assistant, alors?
Ah ben moi, je m'appelle Philippe Armaud.
Je suis ici depuis 2004, en retraite.
Et comme on était copains depuis des années et des années,
il m'a demandé de nous donner un coup de main,
donc à un grand plaisir, je me donne un coup de main pour prendre saison au Vélouard.
Alors, nous faisons de l'huile de noix, ici.
À partir des noix, camènent les clients.
Donc nous mettons sur la meule et nous écrasons les noix,
en raison de 12 à 13 kilos par pressé.
Une fois les noix écrasées, nous chauffons dans la chaudière à 115 degrés.
Une fois chauffés à 115 degrés, nous mettons dans la presse
et nous pressons à 40 tonnes pour obtenir l'huile de noix.
Je vous rends le sac.
Merci.
Et puis votre travail, ça revend, hein?
Ouais, ouais.
C'est un petit peu de l'huile, là.
C'est un petit peu de l'huile, là.
C'est un petit peu de l'huile, là.
C'est un petit peu de l'huile, là.
Oui, alors on fait chauffer et griller le cerneau,
entre 110 et 115 degrés,
de manière à ce qu'il ait le goût de la noix.
Si on ne fait pas cet état-là...
Si on ne fait pas cet état-là, on a une huile qui est blanche et qui a très peu de goût.
D'accord.
Alors là, le monsieur, il est en train de...
De mettre en place les noix dans la presse.
Dans la presse.
Donc là, c'est pour extraire l'huile.
Et ce qui tourne, là, c'est le...
C'est la chaudière.
C'est la chaudière.
Qui chauffe à 115 degrés, 110, 150 degrés, je vois.
Alors une fois que les noix sont mises dans la presse,
on est en route la pompe.
C'est une pompe hydraulicale,
qui permet d'envoyer l'eau sous pression
et presser à 40 tonnes
pour que l'huile puisse sortir.
...
Ça, ça a été installé.
...
Alors, le maître le minier, c'est vous, alors.
Ça fait combien de temps que vous faites ça?
...
...
...
Alors, donc, il faut combien de noix?
De...
De kilos noix pour faire un litre?
Alors, 3 kilos 7 à kilo 8 selon les noix.
D'accord.
Et vous ne faites que de l'huile de noix, si...
Deux noix et de noix 7.
Est-ce que vous pourriez nous parler de cette pierre?
Alors, voilà, ça, c'est une pierre,
c'est une pierre qui vient de haute ville,
dans la région ici,
qui est une pierre calcaire,
qui est détaillée à la main,
cette pierre que vous avez sous les yeux,
à peu près en mille et deux cents ans,
à peu près, hein.
Entièrement taillée à la main, ça soit, hein.
Celle qui est dessus,
c'est une pierre également calcaire,
qui vient de haute ville, mais qui est détaillée à la machine.
Il faut avoir une pierre très régulière
et un poids calculé.
C'est-à-dire que cette pierre là fait 650 kg,
la pierre du soupe est 4 tonnes.
Et cette pierre, elle est à 9 ans seulement,
parce qu'il y a eu un incendie
il y a 9 ans et les deux pierres
avaient explosé sous la chaleur.
Bon, cette pierre était retrouvée
chez un agriculteur,
donc c'est pour ça, je vous dis, elle apprend pas de son vent,
et celle-là, elle a été fabriquée
spécialement pour
aller dessous cette pierre.
Bon, déjà là, tu vois, tu as fumé ton doigt là,
l'arrêt qui est faite par l'arrêt.
Et puis, à force de tourner,
tu vois, regarde, tu peux toucher.
C'est lisse, c'est parfait.
L'huile n'est pas filtrée.
Elle n'est pas filtrée, et après, elle reste décomptée
pendant 4 à 5 semaines,
et puis après, on la met en bouteille.
C'est une pierre, elle y est de fond
pour faire des tartes.
Quelle est votre position, à peu près, par jour, alors?
160 kg par jour.
160, 170 kg par jour.
Duile?
Des noix.
Donc, ça fait à peu près
100 litres d'huile, à peu près, par jour.
Par exemple, de la kilomètre 7 à kilomètre 8,
dans cette kilomètre...
Alors, vous êtes combien de mètres huiliers
dans la région?
Dans la région, je ne sais pas,
mais il y a assez sèche.
Il doit y en avoir 6 ou 7.
Il faut une licence particulière?
Oui, il y a une licence,
c'est une patente.
Donc là, c'est la repasse.
Est-ce qu'on repasse deux fois?
Parce que notre presse est à 40 tonnes.
Donc, à partir du moment où on peut parler
au-delà de 40 tonnes,
on est obligé de presser deux fois.
Ça veut dire que ça a été pressé à 40 tonnes?
...
Donc la pierre pourrait écraser,
mais comme ce ne serait pas réparti,
on le casse avec un marteau
pour pouvoir répartir sur la meule,
et ne pas à vide.
...
Bien, il faut la lancer au départ
pour éviter sa patine.
...
Alors, vous rajoutez un peu d'eau, c'est ça?
Alors, je médifie un petit peu,
parce que là, on va obtenir de la farine.
Et si on met la farine directement
dans la chaudière,
on risque de brûler le dessous.
Vous méditez que ça brûle,
vous mettez un petit peu d'eau,
vous en mettez d'eau,
ce n'est pas vaporé,
donc je ronge,
ce qui va permettre de chauffer sans brûler.
...
Il reste encore des petits morceaux de noix
après écraser,
donc c'est pour ça qu'on repasse deux fois.
Ça, on remet à chauffer,
et on le represse,
pour obtenir entre un litre et un litre et demi d'huile.
Et puis après, il reste le tour d'eau
qui est utilisé pour les animaux.
...
