Donc bonjour, je m'appelle Pierre Bélanger, je suis le fondateur et le président de Skyrock.
J'ai organisé mon propos en trois fois 20 minutes, à peu près.
En fait, c'est l'idée de faire trois révolutions et une par 20 minutes.
Donc d'abord, c'est la radio, ensuite, c'est l'internet, les réseaux sociaux et les données informatiques personnelles, dans un ensemble.
Et troisième partie, c'est le mobile et les services informatiques en réseau.
Et derrière moi, puisque c'est une présentation interactive et multimédia, vous retrouvez des photos,
qui sont en fait un carousel qui ne correspond absolument pas à ce que je dis, et qui sont simplement des images pour égayer l'esprit.
Donc quand je suis ennuyeux, quand c'est vraiment très chiant, vous avez au moins des images.
C'est le service plus.
Bon, donc vous retrouvez là la culture de Skyrock et donc à chaque révolution, il y a un diaporama.
Je préfère, en plus d'ailleurs, de la store bonne, on pourrait dire ce vieux mot de diaporama.
Donc chacun des exposés, je le commencerai en l'illustrant par une de nos activités.
Donc je vais commencer par la radio.
L'histoire de Skyrock est intimement liée à l'histoire des radios libres.
C'est son origine.
Donc il y avait déjà dit, si c'est un monopole, on n'avait pas le droit d'être un acteur privé et de faire de la radio.
La société civile n'avait pas le droit d'émettre.
Et ce droit-là, elle l'a repris à la fin des années 80.
Ça s'appelait le mouvement des radios libres.
Et c'est là où est né notre culture et nos valeurs.
Notre valeur essentielle d'ailleurs, je le dirais, c'est la liberté.
Et si je devais nous définir, définir notre activité en radio, mais ainsi que notre activité générale,
c'est la libre expression populaire de la nouvelle génération.
Nous sommes la deuxième radio musicale de France avec 4 millions d'auditeurs chaque jour.
On a eu les sondages la semaine dernière.
C'était la plus forte progression d'audience d'une vague sur l'autre.
Donc ça fait toujours plaisir.
C'est la première radio de France toute radio confondue de 20h à minuit.
Donc vous avez de 20h à 21h l'émission culturelle La Plus Ecoutée de France, donc Planet Rap,
où toute la scène rap française et mondiale vient présenter ses nouveautés, son actualité.
Et puis ensuite, la célébrissime radio libre de Diffoul et son équipe,
qui est le forum d'expression de toute la nouvelle génération de 21h à minuit.
Voilà. Donc Skyrock est depuis maintenant, presque 20 ans,
le moteur média des musiques urbaines.
Donc on s'appelle Skyrock et on est premier sur le rap,
comme quoi vous pouvez avoir n'importe quelle marque, ça marche.
Pourquoi est-ce qu'on a changé?
On a changé, c'est important de le dire.
Nous étions départs de culture rock, c'était ça ce qui nous a bougé.
Mais au bout d'un certain nombre d'années, le rock qu'on pouvait écouter, je dirais un peu partout,
on a trouvé que cette musique se fatiguait, qu'elle n'avait pas le renouveau populaire,
l'esprit de rébellion et la vitalité que l'on recherchait,
celle-là et cette vibration-là qui nous avait porté, j'ai dit, c'est avec le rock qu'on l'a trouvé,
avec les musiques urbaines et donc avec le rap.
Et on s'est dit, c'est dommage, on s'appelle Skyrock.
Qu'est-ce qu'il faut changer de nom?
Et non, quand même.
On s'est dit que quand quelqu'un achète Paris Match,
je ne sais pas parce qu'il y a un match à Paris,
et donc ça ne veut pas forcément dire,
une marque ne veut pas forcément signifier quelque chose.
Et on s'est aperçu qu'en fait, ce que Skyrock signifiait pour l'esprit de nos plus jeunes auditeurs,
ce n'était pas le rock qui était un genre musical pour leurs parents
ou qu'on écoutait en supermarché, mais ça signifiait plutôt la liberté.
Et donc, nous sommes restés Skyrock.
Aujourd'hui, nous sommes avec Skyrock et à l'initiative de Laurent Bounot,
qui est le directeur général des programmes,
le premier diffuseur de nouveautés francophones,
et Laurent a plus de 510 disc d'or dans son bureau, il en a même au plafond,
puisque on est vraiment ce moteur médias,
ce moteur culturel de la nouveauté et de la nouvelle chanson francophone.
Et puis, le fait de s'engager pour le rap,
ce qui en 95 n'était pas évident,
c'est aussi un combat pour la reconnaissance de la nouvelle génération,
dans sa diversité et de la reconnaissance de la France d'aujourd'hui.
D'autres médias sont filtrés, nous, on ne l'est pas,
et on est ouvert avec fierté à la France telle qu'elle est.
Alors, la radio qu'on connaît ça, c'était la partie, en fait, les chiffres, etc.
Mais ce qui est important à partir de là, c'est de se dire qu'est-ce qui se passe.
La radio, c'est un émetteur, il émet en modulation de fréquence,
en mode moyen, etc.
Et vous avez des récepteurs, et ces récepteurs sont tous anonymes,
vous ne les connaissez pas.
On ne sait pas qui écoute la radio.
Donc, il y a des sondages.
Donc, on appelle des gens par téléphone,
quel est la radio que vous avez écouté dans la dernière période de 24 heures.
On reconstitue.
On essaie de retrouver ce qu'on écoutait.
Et c'est à partir de...
Le travail est plutôt bien fait, je dois dire.
Mais enfin, c'est à partir de ces données de sondages
qu'on reconstitue une audience,
et cette audience des trois mois précédents
va servir pour vendre de la publicité sur les trois mois qui se suivent.
Donc, en fait, quand on dit on vend l'espace,
je dirais qu'on vend une probabilité.
Quand internet est arrivé, internet est arrivé.
Mais en bas, nous, on ne vend pas la probabilité, on vend du clic.
Et donc, finalement, on vend du résultat.
Les médias vendent des moyens,
l'internet vend des résultats.
Les résultats gagnent par rapport au moyen,
et on le comprend bien.
Et donc, la radio s'est trouvée face...
Aujourd'hui, confrontée à un énorme défi,
qui est de dire qu'est-ce qui se passe quand notre modèle économique,
qui est celui de la publicité, je dirais, probabiliste,
est remis en cause par une publicité adressée,
puisque chaque personne à laquelle on s'adresse sur internet,
on peut avoir des informations sur elle.
Et qu'en est-il également,
lorsque...
Je ne sais pas si vous avez cherché à acheter
ou à trouver un récepteur radio, dernièrement,
il n'y en a plus.
Donc, c'est difficile d'acheter un récepteur radio.
Alors, on en a, on les garde pendant sept ans, dix ans,
mais la radio est intégrée à d'autres dispositifs.
Et donc, qu'est-ce qui se développe aujourd'hui?
Effectivement, c'est la radio au travers des supports informatiques.
Alors, les pouvoirs publics se sont proposés
sur la question de la numérisation de la radio,
ils sont partis sur la RNT, la radio numérique terrestre,
mais qui posaient exactement les mêmes problèmes.
L'anonymat, l'absence de compétitivité par rapport à l'internet,
et puis aussi le fait de voir lancer un réseau numérique
qui ne soit pas, je dirais, issu de l'univers IP,
issu de l'univers de l'Internet Protocol.
Et donc, nous sommes aujourd'hui à un moment extraordinaire,
puisque le modèle économique est en jeu,
le modèle de diffusion est en jeu,
et l'offre de programmes change absolument,
puisque nous démarrons avec une offre de programmes
qui, avant la fin du monopole,
se compte à une demi-dousaine de radios.
On passe, grosso modo,
dans les grandes agglomérations à une cinquantaine de radios,
on peut prendre vingtaines en chaque point du territoire,
et soudain, quand arrive internet,
il y a une offre illimitée,
c'est ce qu'on appelle la ban infinie,
il y a autant de radios que vous voulez,
et puis des services musicaux qui donnent à chacun
la possibilité de constituer sa playlist,
de sortir un morceau si on ne veut pas l'entendre,
et qui donnent à chacun, finalement,
le choix, ne serait-ce qu'avec un iPod,
de faire le meilleur des années 80.
Et finalement, on voit que certaines radios
ne sont que des clés USB de chanteurs morts,
finalement, elles n'ont pas une véritable valeur ajoutée.
Donc, ce qui est intéressant de voir,
c'est qu'il y a aussi un changement complet
d'univers de concurrence.
Quand vous passez d'une concurrence de 10 à une concurrence infinie,
évidemment, ça change.
Et le même, le mode, la manière de faire la radio change.
Quand vous avez une administration qui attribue des fréquences,
et que le pouvoir est à celui qui a le plus gros réseau,
et si on est deuxième et pas premier,
c'est en fait une question de taille de réseau.
On est sixième réseau en taille,
et deuxième en audience.
Et là où on est en concurrence, et à armes égales,
on est premier.
Donc, c'est le plus gros réseau qui gagne
dans l'univers traditionnel.
Et comment avoir le plus gros réseau,
il faut du talent, certes,
puisque tout le monde doit en avoir un petit peu,
mais il faut surtout avoir une programmation,
je dirais, conformiste, qui ne fait pas de vagues,
parce que c'est plus facile pour l'immigration,
etc. Et donc, nous,
qui, je dirais, arrivions
avec notre état d'esprit
tachin,
eh bien,
on n'en a pas eu autant de fréquences.
Et donc, il y avait cette prime au conformisme
qui nous a fait du mal pendant des années.
Aujourd'hui, avec Internet,
on est dans une distribution universelle.
Tout le monde
finalement a accès au même réseau.
Et cette mutualisation du réseau
fait que, finalement, si vous faites
une radio conventionnelle,
vous êtes remplacé par un disque dur,
ça coûte moins cher,
et la seule manière d'exister
est de faire ce qu'un disque dur ne peut pas faire.
Alors, un disque dur peut vous surprendre
en tombant en panne, mais généralement, il marche.
Donc, il faut que ce que c'est de
faire le mieux un être humain,
c'est émouvoir,
surprendre. Donc, ça veut dire passer des nouveautés,
ça veut dire aussi retransmettre
un match sportif, ça veut dire aussi s'engueuler,
ça veut dire aussi pleurer, rire.
En fait, finalement, c'est la radio vivante
qui gagne avec Internet,
alors que c'était plutôt la radio robot
qui avait fait la fin du siècle dernier.
Donc, on en est là.
Qu'est-ce qui se passe maintenant?
On développe la radio IP,
c'est-à-dire une radio
comme un flux Internet,
sur l'Internet Protocol, et que vous écoutez,
vous ouvrez un... Alors,
les Français appellent ça un player,
les Québécois un lecteur virtuel.
Player, lecteur virtuel.
Et puis, vous avez accès
à votre station de radio, et donc un serveur
va chercher un flux dédié pour vous.
Formidable la radio IP.
Formidable, parce que, en effet,
chacun peut écouter la radio où il veut, où il veut,
il n'y a plus de problème de fréquence, etc.
Mais il y a un problème de coût, un coût de bande passante.
C'est-à-dire qu'en fait, chaque
consommateur, chaque auditeur
paye sa consommation radio.
Alors, il peut être dans une bulle wifi, ça va être compris dans un forfait.
Les opérateurs télécom ont trouvé une formule formidable,
c'est illimiter jusqu'à.
Donc, en fait, dans le forfait
illimiter jusqu'à, ça bouffe quand même.
Ça bouffe du forfait.
Et puis, pour l'éditeur,
Skyrock, ses premiers radios musicals
en Ile-de-France, depuis 60 fois consécutives,
il y a
un million de personnes qui l'écoutent, chaque jour en Ile-de-France.
Un million de connexions internet
simultanément en bande passante.
C'est une économie
d'une station de radio qui peut s'effondrer.
Donc, on voit qu'on va vers un modèle IP, mais qu'on est incapable
de soutenir.
Or, ce modèle est totalement indispensable.
Donc, comment faire?
Là, arrive une nouvelle technologie.
Et c'est la révolution qui va commencer
là maintenant.
Ça s'appelle l'internet radio diffusé.
Si on veut faire intelligent, on dit
l'IP broadcast.
Ou le broadcast IP, ce qui fait le BIP,
ce qui est drôle.
Et l'IP broadcast, c'est quoi?
C'est l'idée d'émettre.
On aimait, il y a toujours un émetteur.
Si cet émetteur, au lieu d'émettre une onde
traditionnelle, analogique,
il va émettre
des paquets.
Et c'est la capacité d'encapsuler
dans des formats. Alors, c'est les formats
des VBT2, pour tous ceux qui sont au fond
ou qui suivent. Bon, c'est donc le format
des VBT2 dans lequel on peut encapsuler
nos amis d'internet, aussi qui sont tout à fait au courant
du format des VBT2.
Donc, en fait, on peut encapsuler
des paquets IP. Donc, vous pouvez faire
de l'internet radio diffusé. Formidable.
Donc, ça vous fait
changer complètement
le spectre retient tel qu'il est aujourd'hui.
Ça veut dire que, par exemple,
quand vous ouvrez
votre terminal,
vous ouvrez
l'électeur virtuel, et vous faites
plaid. Et là, vous attendez
entendre votre radio.
Aujourd'hui, vous avez cette relation
par les réseaux télécom qui va chercher un flux
dédié dans un serveur. Et votre voisin,
s'il écoute la même radio, va avoir un flux pour lui.
Là, quand vous vous faites plaid,
la puce s'éveille
et regarde
s'il n'y a pas dans le spectre retient
du broadcast IP
qui peut capter et reprendre et reprendre le signal
et donc, par conséquent, éviter
d'aller chercher dans les réseaux télécom
mais prendre un signal disponible.
Qu'est-ce que permet cette technologie?
D'abord, déjà,
elle l'allège et elle déleste
les réseaux télécom
de tous les contenus audiovisuels. Parce que ce que je viens de dire
pour la radio est bien ordonnable pour la télévision.
Et ses puissances disent sur la télévision
en termes de bande passante.
Ça délaisse les réseaux télécom.
Pour l'opérateur fantastique, la bande passante,
au moins, il a un coup,
il retrouve son modèle économique traditionnel.
Et puis,
ça rend enfin du côté
de la diffusion, y compris
pour l'utilisateur, lui il va avoir la possibilité
de dire, bah voilà, je consomme du broadcast,
ça ne prend pas ma batterie,
ça ne prend pas sur mon forfait, ça consomme
notre batterie, etc. Donc tout le monde y gagne.
Donc c'est ce vers quoi on va voir sur le broadcast IP.
Le broadcast IP
a aussi la possibilité,
je dirais, de pouvoir diffuser plus de radio
dans un petit spectre.
Donc vous libérez des fréquences.
Vous pouvez aussi déplacer toute la TNT.
La TNT, c'est formidable,
puisque c'est, je dirais,
le dernier grand sursaut de l'analogique
numérisée. C'est-à-dire,
encore une fois, quand j'appelle
l'analogique numérisée, c'est-à-dire
cette logique d'un émetteur
avec des récepteurs anonymes,
alors que la logique
d'Internet, c'est que tout le monde connaît tout le monde.
Bon. La TNT, c'est formidable.
Jusqu'au moment où arrive la télévision
connectée, et vous êtes dans des
univers Dailymotion,
je cite la société française
qui développe ces
portails vidéo. Donc vous êtes
dans une logique Dailymotion,
vous avez un certain nombre de fenêtres,
et la TNT, ça va être quelque chose
de très loin qu'il va falloir aller rechercher.
Bon. Mais dès lors que vous faites
là aussi du broadcast Tipeee sur la télévision,
vous rentrez dans cette logique
interactive. Et donc vous libérez
aussi tout un point de fréquence
sur le spectre qui va être disponible
pour l'Internet mobile. Donc vous avez
une vraie révolution, et
pour un certain nombre de radio,
notamment les plus petites d'entre elles,
c'est un vrai miracle. Tout simplement
qu'aujourd'hui, vous faites une radio associative.
Il n'est pas beaucoup d'argent,
payé par la radio commerciale.
Donc vous êtes là, et vous vous dites
bon, finalement
je suis mis
avec une obligation d'avoir un émetteur,
même si j'ai 1000 ou 2000 auditeurs
par jour, je dois payer un émetteur
qui va en arroser 10 millions, 24-24
etc., comme une radio commerciale.
Maintenant, en broadcast Tipeee,
il y a un truc absolument fantastique, ça a été
trouvé par Sylvain Nikini, qui est un des plus brillants
ingénieurs du spectre, qui soit.
C'est le fait que c'est votre
requête, quand vous faites
la requête pour aller chercher ce signal
et ce qu'il existe, non, il n'existe pas,
mais on envoie une requête sur le réseau
qui va déclencher l'émetteur.
Et l'émetteur va se déclencher, alors
pour certaines stations, il sera toujours éteint,
mais pour beaucoup,
l'émetteur ne salubra que lorsqu'il y aura des auditeurs.
Vous en avez quand vous êtes un auditeur, vous déclenchez un
émetteur, ça c'est génial. Donc voilà,
donc ça, ça va tout changer,
ça va tout changer, parce que vous allez
avoir, en fait, quand tout le monde est
connecté en IP, vous allez avoir
des publicités qui vont être
ciblés. Si je prends
l'émission de Diffoul qui fait la matinale,
il y a 50% de moins de 25 ans qui l'écoutent,
50% de plus de 25.
Quand je vends une publicité,
forcément, j'ai obligé
de faire un arbitrage, et forcément
c'est plutôt un groupe que l'autre. Alors il y a
le week-end à Disney pour tout le monde,
mais d'un côté, ça sera
Jean Bono, l'autre côté, ça sera Nintendo,
mais ça sera deux populations différentes.
J'ai la possibilité, en fait, d'envoyer
à chaque groupe des publicités qui leur
seront dédiés.
Et au lieu de vendre l'audience d'il y a
trois mois, c'est l'audience en temps
réel, donc des places de marché
en temps réel
d'audience. Donc quelqu'un va dire, bon bah voilà,
je veux toucher à cet instant
telle population,
géolocalisée, bien sûr,
dans telle zone, des gens en déplacement,
puisqu'on sait bien si les terminaux sont
en déplacement. Donc vous avez une possibilité
phénoménale
d'agir.
Et finalement, c'est
ma conclusion là-dessus, la radio
c'est mieux qu'internet.
Pourquoi? Parce que l'internet
a besoin de l'œil.
L'internet mobilise l'œil, et d'ailleurs
votre œil est sur-saturé de pop-up, pop-in,
pop-under, etc.
et s'est saturé d'informations visuelles.
Vous êtes obligés de regarder
internet. Mais quand vous avez
la force d'internet, c'est-à-dire
la possibilité du ciblage
de la précision.
Mais vous n'avez pas besoin de regarder parce que c'est de la radio.
C'est la force de la radio. La radio
est toujours là après deux siècles,
parce qu'elle a un atout fantastique et
il n'y a pas d'image. Donc il n'y a pas besoin
de l'œil. Donc voilà. Donc on est
aujourd'hui à la veille de cette révolution.
Ça va être
quelque chose absolument
extraordinaire à vivre. Et c'est
aussi pour les radios de talent, pour
les radios vivantes, un moment d'exception,
puisque elles vont enfin
avoir une audience collective
sans avoir une censure administrative
qui les bloque dans leur développement.
Voilà. Ça, c'était la première révolution.
