Il fait chaud, tellement chaud, j'ai envie d'arracher mes vêtements,
il fait chaud, tellement chaud, il fait chaud ma peau, mes sous-vêtements,
j'ai chaud, la chaleur dévore mes forces, j'y touffe, je n'arriverai pas à me relever,
ça c'est dur, mon corps est devenu mou, mon corps colle, mon corps empeste,
j'ai soif, tellement soif, j'ai la bouche patteuse, un goût de sang et de mer,
presque plus une goutte pour boire, ils ont tout bougié, avec leurs promesses et leurs grands sourires,
ils ont trompé tout le monde, enfouir les gaz qui nous emmerdent sous nos pieds,
pouvoir émettre nos cunneries de gaz sans que la concentration dans l'atmosphère augmente,
et bla, bla, bla, mytho, une belle idée qui a empoisonné nos nappes pratiques, nos sols, notre vie,
pas assez d'eau, pas assez de bouffe, et votre pétrole y en a encore, pas de soucis là-dessus,
mais ça ne se boit pas.
Il est disparu, réduit en poussière, voilà les vestiges de nos festins.
Qu'est-ce qu'il y avait dans ces coquilles déjà?
On a vomis dans les océans, on a laissé l'eau devenir acide, les coquillages se dissoudrent,
les poissons s'intoxiquent, mais putain qu'est-ce qu'on a été cons?
Putain, même son semble toxique, noir, chlorala suit au goût de reuss, visqueux.
J'étouffe, j'étouffe, j'étouffe, j'étouffe, j'étouffe.
Respire!
Respire!
ça va alors...
un
