C'est une histoire qui est un peu singulière et je voudrais commencer par un témoignage
qui est celui de la mission qu'est la nôtre dans cette maison qui va avoir santé en
chaine. Bien s'il y a trois choses qu'il faut avoir en tête chez nous c'est que nous
sommes là pour préserver, pour développer, pour transmettre. Tous les jours c'est notre
sujet. On a un slogan maison qui est des racines et des ailes, on se remet dans le temps entre
ces deux éléments pour transmettre un patrimoine qui est exceptionnel. Alors ce soit, moi je
suis né témoigné après l'habitation de christine sur un sujet qui est celui de la création d'une
marque qui est une marque sino français et vous allez voir qu'en fait il n'y a rien de stratégique
dans ce développement à l'origine après elle a trouvé une bonne raison de faire mais que
c'est une rencontre finalement, une rencontre avec un lieu avec des personnages. Et vous verrez aussi
je vais essayer d'être le plus clair en mettant que le plus bref possible qu'il y a dans cette
aventure des éléments qui sont autour du temps, qui est celui de la culture, de la nature, nature et
culture, j'ai beaucoup appris sur la chine et puis aussi le temps des personnes. Alors la première
chose que je voudrais en fait partager, il faut que je me promène parce que moi je suis un Macboy
et là je suis sur un PC, voilà, merci, voilà. Donc je vais passer ça pour être plus rapide et vous
dire que finalement en fait c'est une aventure autour d'un ingrédient qui est un ingrédient
mythique dans le monde mais encore plus évidemment en chine qu'est celui du thé. Et ce thé je l'ai
redécouvert, moi je suis pas un buveur de café, je suis un buveur de thé depuis très longtemps mais
j'ai commencé par le télipton, pardon je fais la publicité mais plus jamais je vais boire du télipton
parce que j'ai découvert ce que c'était le bon thé et pas seulement le goût mais aussi la nature
même du thé. Et quand on s'intéresse au thé, donc il y a forcément des connaisseurs dans cette
salle, et on redécouvre l'origine, l'origine même du thé qui était avant, donc il y a en fait
référence à chêne nongne, il y a une mythologie qui est magnifique autour du thé mais ça a commencé
avant d'être une boisson culturelle, ça commence simplement par être de la médecine traditionnelle
puisqu'en fait il y avait des vertus qui étaient thérapeutiques. Et puis je me suis rendu compte
que derrière ce thé, il y avait un thé tout est fait singulier que je ne connaissais pas,
je sais pas si vous connaissez et je me donne toujours si je prononce correctement. Le thé poire,
poire, voilà. Donc tout le monde le connaît, mieux que moi étant mieux. Mais ce que j'ai découvert
avec ce thé c'était finalement le lien avec justement la culture et la nature. Et d'ailleurs
toutes les correspondances qu'il y a avec notre bon vin, notre bon vin français en tout cas le
terroir. Et ce qui était intéressant dans ce thé c'était aussi cette singularité que je montre
d'ailleurs une galette souvent quand j'essaie de l'expliquer ici en France puisque si je me
trompe pas à l'origine, la récolte du thé est ensuite dans son transport. Comme ça prenait beaucoup
de place, tout simplement par l'utilitaire de choses simples, il fallait le stocker. Donc il a été
stocké ce forme de galette, ramassé et puis ensuite transporté. Et bien dans le transport on s'est
rendu compte d'une chose qu'avec le transport c'est de développer une fermentation à froid et
que le thé changeait de goût, de saveur. Et c'est l'origine en fait d'une fermentation, du temps,
de l'âge qui donne une singularité au thé et puis une valeur, une valeur de thé rare comme un bon
vin qui vieille. Voilà il y a non seulement le thé mais il y a également la région qui le porte.
Donc j'ai découvert aussi comme beaucoup d'autres que c'était une région que j'appelais pour moi
ma terra incognita quand j'ai commencé à voyager. Et cette terra incognita se trouve au sud-ouest de
la Chine, le Yunnan, et puis même en fait la frontière proche de la Bermany, de la hausse. Et puis on
m'a présenté comme étant un lieu qui était l'origine botanique du thé sur la planète.
C'était ça fascinant puisqu'on m'expliquait aussi qu'il fallait finalement comme un terroir,
il fallait une longitude, une latitude, une altitude, etc. des températures de l'hydrométrie pour que
puisse se développer naturellement cette plante qui est à l'origine en fait de tous les tés de la
planète. Et que en mi-promenant j'ai vu encore des armes qui sont centenaire voire millénaire. On m'a
présenté un arme qui après 2300 ans dise les minorités locales et je trouvais ça assez fascinant
d'autant plus que ça ne ressemble pas à notre image d'épinal de cette thé de terrasse puisque
ce sont en fait des arbres, certes des arbres domestiqués donc qui sont plus petits que les
grands armes naturelles qui étaient arbratés, qui pouvaient être 40 mètres, mais pas c'est simplement
ces terrasse. Et puis que derrière aussi ces forêts et ces arbratés, il y avait une vraie
culture et cette culture des minorités que j'ai pu rencontrer parmi lesquelles la majorité des
boulangues et juste cette chance pendant des années de voir tous les ans le prince du boulangue
finalement qui règne sur quelques milliers d'âmes et dont le royaume n'est autre qu'une maison de
forêts tropicales avec des poules qui courent dans tous les sens. Mais lui disant qu'il était là,
il se présente comme la 53ème génération pour comme nous chez Guerlain préserver,
développer et transmettre. Et je trouvais ça aussi une rencontre fascinante. Alors il y a le thé,
il y a le berceau d'été de l'humanité et puis ensuite il y a autre chose. Sinon je serais pas
là pour en parler. Il y a une rencontre, une rencontre qui est magnifique. Cette rencontre c'est
celle que j'ai pu faire grâce à Guerlain avec un couple qui est devenu très proche. Je dis souvent
alors quand j'accompagne l'histoire que je courais après une fleur, cette fleur c'est l'orchidée,
c'est l'orchidée pour Guerlain m'a emmené en Chine, en Lyonale, et qu'en rencontrant une fleur, je rencontrais des amis et redécouver un monde
qui a solidité deux mots sur ce couple. Joseph Magrafe, Docteur en Biologie, un allemand qui a dédié sa vie à l'écologie,
et puis Mingo Magrafe qui l'a rencontré vers l'âge de 50 ans. Elle était journaliste à Shanghai et puis
elle est tombée amoureuse en un jour de l'homme et de sa cause. Et quelle est sa cause? Eh bien cet homme,
s'est intéressé à cette forêt de thé que je décrivais tout à l'heure, et cette origine botanique du thé
sur la plaine était en danger, enfin elle est toujours en danger puisqu'en fait cette forêt originale,
qui est un écosystème qui est pur, a été détruite à près de 80%. Et il a convaincu l'autorité du Lyonane de
le laisser finalement travailler sur la reforestation de la forêt originale, et très aimablement,
et même plus que ça, puisqu'en fait ils ont dû comprendre le problème et plus de la solution.
Ils ont confié un périmètre d'environ 400 hectares, une réserve, et il a pu commencer à travailler,
et son premier travail était scientifique, c'est-à-dire de reconstituer l'écosystème originale,
c'est un sujet extrêmement particulier, c'est de retrouver finalement les plantes, retrouver les armes,
et les dispositions qui sont idéales, et il a constitué ce que, voilà, ce qu'on appelle maintenant dans cette
certaine chose que j'évoquerais, le grimoire de la forêt originale. Alors, il se trouve que
il y a eu un drame, en fait, j'ai beaucoup évoqué de synchronicité dans cette aventure, qui ne fait que commencer,
et le drame, c'est que Joseph nous a quittés, en fait, en 2010, sur sa montagne, il venait de commencer son projet,
et puis finalement, le cœur n'a pas voulu suivre, et son épouse Mingo, qui est une femme de caractère,
de très grand caractère, a l'essai de continuer l'aventure, mais elle n'avait ni le bagage, finalement, en technique,
ni finalement la puissance financière qui était derrière, donc même s'il y a beaucoup de gérée de solidarité dans la région,
ça ne suffisait pas. Et puis, voilà, donc c'est simplement, voilà, je passais par là, parce qu'en fait,
grâce à Guerlain, je suis venu très proche de ces gens, et puis ça commence, la création d'évasion commence
avec un verre à la main, finalement, au-dessus de mes congrivers, et puis de se dire,
il y a-t-il quelque chose à faire pour aider à ce que le rêve puisse se concrétiser,
et puis chacun à son bagage, le mien étant plutôt celui d'un développeur en matière de parfum et de cosmétique,
je connaissais les vertus générales du thé, mais je me disais, c'était une intuition que derrière ce thé,
dans l'écosystème pur et les plus vieux thé du monde, il pourrait y avoir quelque chose qui pourrait donner lieu, peut-être,
à une ligne de cosmétique à base de thé. Et bien après, c'est le travail, je pense souvent que rien ne résiste à l'imagination et au travail.
Et en revenant, donc le premier rencontre, enfin, après le drame de 2010, la première discussion avec sa femme Mingo, c'était en 2011,
en revenant, et l'image n'est pas truquée, en fait, ça trône dans mon bureau, après avoir revu le prince du Boulang,
après avoir fait quelques analyses sur cet thé, et bien est arrivé le moment, le 12 décembre 2012,
où je posais la question simple à Mingo, qui était Mingo, mais comment dit-on, en fait, l'esprit du thé?
Je vais commencer à penser, en fait, à la forêt de thé, qui se dit Chaline, si je ne me trompe pas, Boschia de thé.
Et puis voyant le côté spirituel, voilà, simplement l'idée de dire, mais pourquoi pas l'esprit du thé?
Et en un instant, Mingo, dans sa belle calligraphie, a posé ces mots et signé de sa main.
Et c'est le début de l'aventure. L'aventure se poursuit par maintenant la marque que ça représente,
et je passe pas mal d'étapes, donc dans cette marque qui est sino-française, et plus que franco-chinoise, d'ailleurs.
Et puis, simplement, vous dire que derrière, après, bien vient le temps de l'innovation.
Il y a le temps de l'intuition et le temps de l'innovation, c'est un moment avec de grandes rigueurs.
Vous dire que comment ça fonctionne, et bien, c'est... Je l'achante dans un groupe, puisque Guérlin appartient à LVMH,
qui met à disposition, et ça, je pense que c'est aussi extraordinaire que de laisser faire ce genre d'aventure,
ces capacités en matière de recherche et de développement.
Et qu'on a commencé à travailler pour vérifier qu'on trouvait les meilleurs ingrédients pour une ligne de cosmétiques.
Parce que c'est une ligne de cosmétiques de soins en particulier, qui finalement est fondée sur les propriétés très anti-occidentes
pour être un petit peu technique de ce thé-poir, qui a été valorisé par LVMH, et puis qui est associé, je le dirais ensuite,
avec des rituels qui sont ceux de la messine traditionnelle chinoise autour des flux d'énergie.
Donc, très gros travail de screening avec LVMH sur différents terroirs, différents thé.
En passant, d'ailleurs, c'est que c'est un vrai échange, puisque nous avons en face de nous des fermiers qui prêtent leur...
Je dirais leurs terres, finalement ils ont deux débouchés, le débouché et du thé à boire, et un peu débouché maintenant,
qui est celui de cette maison qui leur achète du thé.
Et en contrepartie, en dehors même de faire des contrats longs dix ans pour acheter leur thé à un bon prix,
eh bien nous valorisons leurs terres, parce que nous analysons les sols, et ensuite nous voulons les éco-certifier,
donc de bien vérifier que les sols sont absolument purs, parce que malheureusement, même dans ces contrées qui sont les plus belles,
tous les gestes ne sont pas encore ceux des gestes les plus développement durables.
Voilà, autre chose, parce que j'évoquais la médecine traditionnelle chinoise,
parce que c'est beaucoup encore une fois de relation, d'échange,
je trouvais ça fascinant de voir qu'autour du thé, le thé de la méditation, autour du thé de la médecine traditionnelle chinoise,
il y avait, ce que j'ai appelé, j'ai du mal à le traduire encore dans le bon langage,
une horloge que j'appelle la beauty clock, il y a un sujet qui est de se dire qu'on ne traite pas la même façon,
à différents moments de l'année, et bien différents organes, donc il y a des sujets autour de l'acupuncture,
et qu'on a trouvé avec les équipes chinoises, de moins de transposer des gestes rituelles d'acupression,
puis d'autres encore, qui s'appelle le gouacha, pour valoriser finalement un soin cosmétique
emprunt de cette culture chinoise.
Voilà quelques éléments de la gamme, mais je ne suis pas là vraiment pour la présenter.
Vous racontez aussi qu'il y a une autre dimension dans cette aventure,
qu'elle est dimension culturelle, et que cette dimension culturelle, là, j'ai besoin qu'on lance un film, s'il vous plaît,
puisque c'était vraiment un échange avec un jeune artiste chinois que j'ai rencontré grâce à Christine Caillol,
et je vais expliquer après avoir vu le film en quoi consiste cet échange.
Comme je suis finalement convaincu de la synchronicité, ou finalement en fait la création qui survient par des moments qui sont particuliers,
un autre moment particulier, c'était pour ceux qui ont eu l'occasion de voir aussi l'exposition anniversaire de Shanghai en 2010,
si vous en souvenez, le grand pavillon chinois, magnifique, et la première salle que nous pouvions visiter,
c'était une énorme estampe qui doit faire près de 40 mètres de long, qui était une estampe animée,
qui fait référence à l'une des oeuvres chinoises les plus importantes.
Et je voyais finalement aussi des chinois fascinés devant leur histoire,
et puis je me suis dit qu'on pourrait peut-être raconter l'histoire du thé à travers la même idée,
et c'est la rencontre avec ce jeune artiste Jason, qu'il connaît, on l'appelle Jason pardon, je ne connais pas son nom chinois,
assez bien pour le prononcer, qui a redécouvert aussi cette région, il est parti à la rencontre de Miguel Magrath,
il a redécouvert une morceau patrimoine, et ensuite il a réalisé cette magnifique estampe qui ensuite a été animée,
puisqu'elle est animée et qu'on la retrouve à la fois dans nos boutiques maintenant et puis sur notre site.
Continuer l'échange culturel entre la Chine et la France,
simplement en fait vous dire aussi maintenant qu'on est dans le temps de la commercialisation,
puisque nous venons d'ouvrir, et cette image est très récente,
c'est celle d'un professeur d'un téléphone qui est le mien à Shanghai il y a maintenant deux mois,
que nous avons confié l'architecture aussi à un chinois qui s'appelle Alain Shan,
qui était là ensuite pour valoriser une palette culturelle chinoise autour du thé,
autour de la céramique, autour du cuivre, autour du bois, et puis évidemment autour de cet ingrédient,
et que les premiers pas sont en cours,
et enfin d'insister, je voulais finir par ce sujet-là,
sur un thème qui évidemment nous tient à cœur puisque jamais je pourrais oublier que c'est encore une fois né d'un rêve écologique,
et que le sujet est bien aussi celui-ci au cœur de l'aventure,
donc pour réussir le rêve écologique, il faut réussir le rêve économique,
mais que le rêve économique tient compte aussi d'une génération dite développement durable,
et que nous avons souhaité que tous les sujets de notre lancement soient non pas irréprochables,
parce que j'ai toujours un dégâtsis très difficile, mais tendre vers la samtote qui s'appelle Irrérochable.
Donc en matière de formule, elles sont courtes, on a nettoyé tout ce qui était pas nécessaire,
alors ça a fait bouger la ligne LVMH, et on s'en sert maintenant également pour d'autres maisons à commencer par Garlin.
En matière également de packaging, il était hors de question de faire des choses qui soient imposantes,
ils sont vraiment juste au corps et juste nécessaires.
Là aussi on a fait, je pense, bouger la ligne, en fait, c'est les nouveaux qui peuvent le faire.
Et puis derrière ça, il y a aussi tout un programme qui est celui évidemment d'aider les fermiers localement, comme j'évoquais,
et de commencer, avant même que finalement nous gagnions de l'argent, parce que pour l'instant on en perd,
de commencer le rêve écologique de Joseph, puisqu'on a commencé à replanter,
ce ne sont que 20 hectares, d'ailleurs on n'est pas là pour sauver le monde,
mais comme on dit souvent, on fait notre part et un peu plus.
Donc 20 hectares sont déjà plantés selon le grimoire de Joseph, c'est le début de la reforestation,
et ce qui est merveilleux c'est de voir le support maintenant de la région de Yunnan,
et même plus récemment, et j'y vais la semaine prochaine, à Shanghai,
du pays tout entier qui est prêt à abonder maintenant dans le même sens.
Donc voilà, c'est le début de l'aventure, d'une éventure, ce n'est pas ce que des étapes,
et puis évidemment c'est maintenant le temps des affaires,
et c'est extrêmement important parce que celui des affaires sera le temps du rêve écologique.
Si nous réussissons, eh bien Joseph aura réussi, voilà, je vous remercie.
