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Bonjour à toutes et tous.
Merci de m'accueillir dans cette prestigieuse salle.
Je suis venu vous parler d'innovation et de développement durable
au sein d'une entreprise que vous connaissez probablement tous,
Philips.
Néanmoins, je vais passer 2 à 3 minutes
simplement pour vous dire ce qu'est Philips aujourd'hui,
car les contours de l'entreprise ont singulièrement changé.
C'est 7, 8 dernières années.
L'entreprise que vous connaissez,
c'est un conglomérat néerlandais,
né en 1891,
qui comptait de multiples activités qui allaient de l'armement,
à la production phonographique, aux composants électroniques,
leader à l'époque, il y a une quinzaine d'années de la télévision,
par exemple, qui aujourd'hui est en train de muter
en un groupe de santé et de bien-être,
et vous allez voir que cette réflexion stratégique
a un rapport fondamental avec le développement durable,
à partir du moment où l'on dit souvent chez Philips,
l'avenir sera durable ou ne sera pas.
À partir de là,
cela nous a interrogés sur nos activités.
Et en 2007, une nouvelle feuille de route a été dessinée,
et nous avons décidé de nous désengager
de certains secteurs d'activité et de nous concentrer
sur 3 métiers qui sont les suivants,
la santé, l'éclairage et le style de vie.
Le point commun de ces 3 activités
c'est de contribuer à améliorer la qualité de vie des personnes,
et je vais vous en dire un petit peu plus.
Alors, juste avant d'attaquer la description
de ce nouveau positionnement d'entreprise
et comment l'innovation, les développements durables se rejoignent,
juste vous dire, aujourd'hui, Philips,
c'est un groupe mondial qui emploie 116 000 personnes,
qui réalise un chiffre d'affaires de 24,8 milliards d'euros.
Philips de France, c'est le 5e filial de l'entreprise,
qui compte 150 filials, 1,7 milliard d'euros, 2 700 personnes,
et nous sommes donc la 5e filiale après les États-Unis,
la Chine, le Japon et l'Allemagne.
Ceci étant dit, je vais détailler quelque chose qui est la suivante.
Ce sont, Philips est parti d'une question,
quels sont les enjeux qui se posent à nous?
Au début du XXe siècle, et Philips est né avec cela,
c'était apporter le confort dans les foyers.
Donc Thomas Edison a inventé, comme vous le savez, l'ampoule,
mais Philips a été le roi de la commercialisation de ce produit-là.
Et donc en 1891, Anton et Gérard Philips ont sillonné le monde entier
et ont fait fortune et sont aujourd'hui de très, très, très loin.
Philips est de très loin le leader mondial de l'éclairage.
Alors, qui dit éclairage aujourd'hui, dit développement durable.
Pourquoi nous sommes en train de vivre depuis deux, trois années
une révolution comme jamais l'éclairage n'a connu,
la révolution LED?
Imaginez-vous que jusqu'à il y a dix ans,
nous vivions avec un produit qui n'avait subi aucune amélioration technique
en 120 ans, donc l'ampoule que vous connaissez affilament.
Sachant que 95 % d'électricité est utilisée dans l'échauffement
plutôt que dans la production lumière.
Avec la LED, on s'aperçoit qu'on peut économiser
avec la même puissance d'éclairage, 85 % de l'énergie.
On s'aperçoit aussi que 70 % des éclairages publics en Europe
et dans le monde, c'est similaire, voire même plus grave,
date des années 70.
Et une troisième tendance, c'est l'allongement du temps passé chez soi.
Autrement dit, la lumière peut être une composante du bien-être à la maison.
À partir de là, on songe à de nouvelles propositions.
Dans le domaine de la santé, je vous ai mis ici simplement
les tendances en France avec quelques chiffres concrets,
mais ces tendances-là sont mondiales.
Et donc, à partir de ces tendances-là,
aussi, nous avons repensé les innovations que nous devons apporter aux personnes.
Comme vous le voyez, le vieillissement de la population nous questionne.
En 2060, on sera 24 millions de personnes à plus de 60 ans.
Alors, que sont les implications?
Ça veut dire qu'il faut peut-être penser à des solutions de santé à domicile.
Là, on rejoint le développement durable avec moins de déplacements,
moins de personnel, plus de confort.
Vous voyez aussi l'augmentation des maladies chroniques
augmentées de manière forte importante.
Et puis dernier point et non des moindres,
les coûts du système de santé.
Et là aussi, je vous parlais de santé à domicile,
moins coûteuse et probablement plus efficace,
on peut penser à la i-santé.
Voilà, ça, ce sont les tendances.
Et puis le dernier point, c'est la partie la plus bite aussi d'ailleurs
du groupe Philips, c'est consumer lifestyle.
Alors avant, c'était la télévision essentiellement,
les systèmes audio-vidéos.
Et là, nous évolvons de plus en plus sur les soins personnels.
Ça veut dire l'épilation, le rasage, la luminothérapie, le brossage des dents.
Mais c'est aussi l'équipement pour la maison.
Je pense notamment à une alimentation saine et savoureuse.
Voilà, là, je vous ai donné les trois domaines d'expertise
dans lequel l'innovation de Philips va s'exercer.
Sachez que Philips aujourd'hui exploite 55 000 brevets actifs
et donc il y a une entreprise qui innove énormément.
Alors parallèlement à cette grande créativité,
Philips depuis très longtemps
et bien avant certains autres grands groupes,
depuis en fait les années 70,
a considéré que le développement durable
devait être partie intégrante de la stratégie globale de l'entreprise
et était intégré dans toute notre R&D.
Et là, en une slide, je vous ai résumé un petit peu
les mesures que nous avons prises tant d'un point de vue corporette,
c'est-à-dire en participant à des sénacles reconnus,
à des organismes de réflexion,
mais aussi en nous imposant nous-mêmes
quelques règles qu'aucune réglementation nous impose.
Je vous donnerai juste quelques données sur Ecovision 5.
Donc Ecovision sont des programmes qui nous oblige nous
à performer sur la donnée du développement durable.
Et par exemple, Ecovision 5, qu'est-ce que c'est?
C'est 3 points.
Faciliter l'accès au soin à plus de 500 millions de personnes,
améliorer de 50% l'efficacité énergétique
de nos produits
et doubler le volume de collecte et de recyclage des produits
ainsi que l'utilisation de matériaux recyclés
dans l'élaboration des produits.
Donc à partir de ces grands objectifs,
nous avons lancé et Elizabeth tenait à ce que je vous présente
cette initiative, le label Produisvers Philips.
C'est assez simple,
mais nous nous avons imposé que chaque produit nouveau,
sa performance sur les critères qui sont derrière moi,
devait au moins 10% supérieur à celle d'un produit concurrent,
à celui qu'il remplace.
Donc là, vous avez l'emballage,
matière dangereuse, poire, recyclage.
Alors concrètement, qu'est-ce que ça donne?
Par exemple, le résultat de ce programme,
c'est que les téléviseurs sont, par exemple,
à l'époque, faits de matériaux recyclés.
Nous nous sommes imposés qu'en veille,
un téléviseur, par exemple, ne consomme pas d'électricité.
Pour un aspirateur,
on essaye d'avoir une puissance d'aspiration
avec un rendement meilleur.
Voilà.
Donc ce sont des choses qui nous obligent.
Alors là, on est dans le domaine, je dirais,
de la stratégie globale de l'entreprise
avec un département R&D qui développe des produits
qui correspondent donc aux enjeux fondamentaux,
qui sont des enjeux d'avenir durable,
mais priorité est donnée aussi au filial
pour se lancer sur des projets de développement durable,
et je vous ai donné quelques initiatives
de Philippe Saint-France.
L'entreprise n'est pas simplement une filiale de vente,
mais ce doit être un acteur de la vie économique et sociale du pays.
En haut à gauche, vous avez un très beau château
dans les Pays de la Loire,
quel château de la Bourdesière
qui appartient au prince Louis Albert de Breuil
et qui réfléchit à un modèle d'écor-énovation
duplicable dans le monde entier avec cette propriété magnifique.
Donc avec lui, nous participons à des réflexions
sur l'isolation,
sur la mise en lumière de l'édifice
de la manière la plus durable possible.
Je suis désolé.
Voilà.
Nous aussi, pour vous dire que cette vision du développement durable,
comme le disait Elisabeth,
n'est pas simplement basée sur la R&D,
mais aussi sur la pédagogie.
Tous nos documents corporates qui présentent l'entreprise
commencent par des grandes tendances sociétales.
Et là, vous avez un exemple.
Notre brochure corporate explique
que nous devons tous répondre à la réduction des émissions de CO2,
que nos solutions doivent répondre aussi au tracas,
du vieillissement de la population.
Donc voilà.
Ce sont, on doit rendre, si je puis dire,
désirable le développement durable.
Toujours ne croyez pas que nous ayons des goûts de luxe sur Philips,
mais en haut, vous avez un noux château de la Loire,
quel château de Chaux Montsurroir,
qui est le lieu de référence mondiale de la création paysagère.
Chaque année, il y a organisé un concours de design
où tous les designers du monde entier
sont invités à créer le jardin idéal,
à leurs yeux, selon un thème qui est donné.
L'année dernière, c'était jardin délire, jardin délire.
Et donc 410 heures fournissent des schémas et des explications,
un jury prestigieux, comprenant des grands artistes,
des architectes, des grands cuisiniers, d'ailleurs,
sélectionnent, et les 26 plus beaux jardins
sont réalisés dans le parc du château.
Je vous invite d'ailleurs à vous y rendre.
Et là, nous avons décidé de partenaires de ce lieu
pour faire comprendre que ces lieux qui y rendent
la vie agréable et plus durable en ville,
c'est-à-dire plus d'espace vert,
la nuit devenait des espaces lait et dangereux.
Donc on s'est dit, nous allons utiliser ce superbe lieu
pour sensibiliser les gens au bien fait de la laite
dans des lieux publics.
Et comme vous le voyez sur ces photos-là,
l'éclairage, c'est bien plus que d'énéminer l'ombre,
c'est transformer dans l'environnement dans lequel on vit.
Alors on s'est pas arrêté là, on a édité un ouvrage d'art,
que l'on envoie à tous les architectes, à tous les paysagistes
et à tous les maires de ville de plus de 10 000 habitants
pour les sensibiliser encore une fois, de fort belle manière,
au fait que leur système d'éclairage public
pouvait être largement plus efficient en passant à la laite.
Alors pour vous donner à quel point la laite révolutionne,
et là je rejoins encore une fois ce que disait Elisabeth,
il s'agit pas simplement d'inventer de nouveaux produits plus performants,
mais cela nous a même même à repenser les business models.
Je vous prends juste un exemple.
Lorsqu'une ville nous interroge sur son éclairage public,
on est capable de le fournir de deux vies,
l'un avec des solutions conventionnelles,
meilleurs que ce qu'il a,
ou un à base de solutions laides.
Généralement, le rapport va être de 1 à 20.
1 million ou 20 millions, que choisissez-vous?
Et pourtant, on peut démontrer que la solution à 20 millions d'euros
est de très loin sur la vie de nos produits,
la plus économique.
Disons que l'amortissement pourrait intervenir au bout de 8 ans,
et donc comme la durée de vie garantie de nos systèmes est de 20 à 25 ans,
on n'offre 15 ans d'éclairage gratuit,
mais vous comprenez qu'il y a un problème financier,
il faut disposer des fonds au départ,
ce qui n'est pas possible de grandes collectivités locales.
Et là, nous repensons notre business model,
si nous ne pouvons plus vendre de la lumière,
peut-être pouvons-nous la louer.
Et à partir de là, ce sont des contrats de performance énergétique
que nous signons avec des grandes municipalités,
où on s'engage à mettre à chaque fois à niveau
pour que chaque fois la ville puisse bénéficier
de nouveaux systèmes plus performants.
Alors, qui dit développement durable,
dit aussi implication du personnel.
C'est une chose qui ne se vit pas que de manière business,
mais aussi avec le personnel, donc on a créé un prix littéraire
avec une quinzaine de personnes du monde médical
ou littéraire où on couronne deux ouvrages
qui contribuent à améliorer la vie des personnes,
donc on encourage des idées ou des réflexions.
Et puis, le personnel aussi s'engage dans différentes activités
où il est l'ambassadeur d'associations,
il y a des votes à l'intérieur de l'entreprise.
Et puis, nous sommes partenaires avec une association
qui est très importante pour nous,
qu'Elisabeth doit peut-être connaître, qui s'appelle Les Ecomères,
qui est la première association au groupement de 2000 mairies,
qui sont à l'avant-garde du développement durable,
et qui cherchent des bonnes idées qui soient duplicables,
c'est-à-dire qui soient aux bénéfices de tous,
mais qui est une qualité, qu'elle soit simplement duplicable
pour justement avoir un effet plus grand sur le pays.
Voilà, je voulais en quelques mots vous dire
comment innovation et développement durable convergait,
comment avoir une vision business n'était pas antinomique
avec justement la prise en considération d'enjeux soskétaux.
Je vous remercie de l'attention.
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