Mon entraîneur me dit souvent que c'est pas n'importe qui qui monte sur un tapis qui apprend à
vaincre ce stress. C'est vraiment des sensations spéciales. C'est un combat au quotidien. La gestion
du stress, c'est quelque chose de super difficile pour moi. Plus les échéances sont importantes,
plus on stresse forcément parce qu'on s'entraînait dur pour ça. Donc on a forcément envie de
réussir. J'ai vraiment envie de faire plaisir à mes parents, mes proches et je me dis que je
ne me sacrifie pas pour rien, pour la gaine. C'est pour cela que je le fais. On garde toujours
l'existence en esquive, en remise, en défense, de façon à ce qu'on puisse bien revenir. Donc on
fait le même travail. On me fait maintenant uniquement de la remise, donc de l'autre du travail. En
esquive remise, point au pied, point au pied. Quand vous êtes bien placé, le but, le premier but,
c'est de ne pas prendre de points. On ne prend pas de points par rapport à l'attaquant. On gère,
on gère, on esquive, on esquive et dès qu'on est bien placé, on remise. Le caractère pour moi
représente une grande partie de ma vie. Aujourd'hui, 23 ans, je pratique ce sport depuis que j'ai eu 8
ans. Mes parents m'y ont inscrit pour que j'apprenne à me défendre. Je vis à la réunion et j'ai
mon club, mon club qui est là-bas, dans lequel j'ai volu et je viens régulièrement à Paris ou à
Montpellier pour m'entraîner en équipe de France. Je vais en stage équipe de France et appris aussi
ma personnalité en pratiquant ce sport. Je suis de nature douce et calme je pense et sur un tapis,
je suis vraiment super agressif et je ne supporte pas de me faire marcher sur les pieds. J'ai honte quand
je perds et c'est pour ça que je me bats tous les jours pour la gagne. Quand j'étais en équipe de
France, j'ai commencé à vraiment croire en mes rêves et j'ai été champion du monde à
Bersi. C'était chez nous, c'était vraiment exceptionnel, je m'attendais pas du tout. J'ai
mis du temps à réaliser, en fait j'ai réalisé vraiment longtemps après. J'étais vraiment fière
parce que mes parents, ils étaient là, ils avaient le déplacement pour moi et aussi ça me tenait
vraiment à coeur de rendre fière mes parents parce que je viens d'un milieu très modeste et mes
parents m'ont tourné pour moi. Voilà pour moi c'est une façon de les remercier. En fait le combat
commence bien avant qu'on se prépare des mois, des fois des années pour deux minutes de combat
en fait et c'est une longue préparation. Il faut être au poids, il faut bien s'entraîner, il faut faire
un tension blessure et en fait au moment de monter sur le tapis, c'est là que tout se passe. Il faut
mettre en pratique tout ce qu'on a appris. Je pense que le plus important c'est de croire qu'on soit
d'être déterminé. En général on dit que les sports de combat sont faits pour les hommes. Quand
on voit le nombre de femmes qui pratiquent des sports de combat et qui réussissent, je me dis
qu'en fait non, les sports de combat sont aussi faits pour les femmes et qu'on ne devrait pas
avoir de complexes. D'ailleurs c'est pour ça qu'on réussit. Il faut y aller sans complexes et croire
en soi, c'est super important et surtout garder sa féminité parce que pour moi c'est important aussi.
