Qui suis-je? C'est une bonne question, je ne sais pas vraiment moi-même en fait. On se cherche, on se découvre et en tout cas ce que je sais c'est que j'aurais du mal aujourd'hui à vivre sans faire du clavecin ou sans faire de l'improvisation au piano et j'essaye au mieux de concilier les deux.
Il y a beaucoup de projets en tête, notamment la direction, notamment la musique d'ensemble, la base continue au clavecin.
Quand j'étais enfant j'avais vraiment découvert le clavecin, je l'ai entendu à la radio donc je ne savais pas à quoi il ressemblait, j'avais que c'était un clavecin, je ne savais pas ce qui était joué.
Mais en tout cas je suis vraiment tombé amoureux du son d'instrument, j'ai tout de suite voulu faire ça.
Alors le rapport entre un sec entre la musique baroque et le jazz, en fait ce serait un peu le rapport entre la musique romantique et le rock, entre le reggae et la musique du Renaissance.
Ce sont deux styles qu'il ne faut pas dissocier puisque ça reste de la musique. Après moi c'est vrai que le clavecin et le piano m'ont orienté vers les styles plus spécifiques de la musique baroque avec le clavecin et du jazz et l'improvisation avec le piano.
Et je suis sûr que l'un comme l'autre réciproquement m'enrichissent dans la mesure où ça permet de découvrir un style plus en profondeur et du coup tout ce que ça contient, tout ce que ça demande, l'exigence que ça demande etc.
Donc je suis sûr que l'un apporte l'autre et puis le dénominateur commun, ça va être la liberté, la liberté que ces deux musiques apportent aux musiciens, à l'interprète.
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Pour moi la scène et le concert c'est primordial parce que je ne fais pas de la musique pour jouer pour moi. Il y a plein de gens, c'est le cas, ils aiment bien, ils ont une passion, il y a de la musique et puis ils rentrent chez eux, ils aiment à se faire plaisir à jouer de leur instrument.
Mais c'est vrai qu'un musicien a décidé un petit peu que la musique, ça allait être son métier, même si j'aime pas trop associer le musique et le beau métier, mais c'est quand même une réalité.
Et moi je trouve ça très important de jouer pour les gens, pour les gens qui veulent écouter cette musique et de pouvoir partager, de pouvoir, enfin, que la scène et le concert soit un moment de joie, de partage, voilà, un moment en fait assez simple, surtout très simple.
Ce ne soit absolument pas un moment compliqué, soit un moment agréable, soit un moment qui essaie, qui se veut un peu magique, qui se détache du quotidien, puisque la musique c'est un moment où, enfin, la musique c'est un art, un des rares arts où on joue à ce point là avec le temps, on défie à ce point là le temps.
C'est pour ça que je trouve que le concert peut donner, peut exprimer cette forme qui défie le temps et qui va jouer avec le temps et qui va donner du coup un moment à la fois déjà éphémère et puis vraiment instantané, unique et de contact direct avec le public, avec l'éditeur.
Et ça c'est quelque chose qui me plaît énormément et que j'ai envie de continuer parce que ça m'enrichit aussi beaucoup et puis j'ai besoin aussi de partager ça, de partager cet amour pour pas un peu clair que ça, ou le jazz quand je suis sur scène en jazz.
Et voilà, c'est des moments qui sont très importants dans la vie d'un miliciaire.
Merci beaucoup.
