En tout cas, tout ça est enregistré par Internet, donc vous avez plutôt les doubles numériques,
tout le monde saura peut-être.
Je sais pas si c'est une prise de vue du public, je parle pas vraiment.
En tout cas, on passe à la troisième conférence, le mobile et les réseaux de services informatiques.
Comme chaque fois, vous en avez maintenant l'habitude, je commence par Skyrock et tout ce que nous on fait sur le mobile.
On a 2,7 millions de visiteurs uniques chaque mois sur nos services et applications mobiles.
On a une application radio, on a une application de réseau social, on a aussi les bugs de Romano,
qui est un animateur qui était dyslexique.
C'est un des plus grands animateurs de radio en France, mais il continue à bafouiller.
On a mis tous ces bugs sur une application, on a vu ça des bugs et vous pouvez entendre ça et ça fait rire.
Et vous avez plusieurs centaines de milliers de téléchargements, comme quoi la France va bien.
Et c'est un truc qui tourne bien.
Vous avez Smax, ça c'est un nouveau succès.
C'est qui veut vous rencontrer dans un rayon de 100 mètres.
Je vous recommande cette application, c'est-à-dire les rencontres de proximité.
Tout se géolocalise.
Et puis Jambus, combien de sorties?
C'est en beta ouverte, c'est-à-dire en test public qui permet d'échanger des messages secrets
entre vrais amis qui sembleraient être quelque chose de naturel.
Mais vu les réseaux sociaux, quelle la plupart d'entre vous sont habitués, ça s'appelle une innovation.
Donc les services et les applications mobiles, c'est notre nouveau centre de gravité.
Donc on est vraiment en croissance là-dessus.
Et en fait, c'est l'internet de poche qui nous connecte en permanence au réseau.
Et c'est la mutation du terminal mobile,
se situe dans une mutation plus vaste qui va m'amener à parler quelques minutes des réseaux.
D'abord, il n'y a pas grand-chose à retenir de tout ce que j'ai dit là.
C'est deux, trois trucs, les données, le broadcast IP, etc.
Là, sur ce truc-là, c'est la loi de Metcalf.
Donc il y a un gars qui s'appelle Robert Metcalf, qui est l'inventeur du protocole éternet.
Le protocole éternet, c'est le protocole qui fait qu'une machine, avant de parler sur un réseau,
écoute si quelqu'un parle et ne parle que si personne ne parle sur la fréquence sur lequel il va parler.
Donc cette personne-là a fait fortune en inventant la politesse en informatique.
Et je pense que c'est pour nous un signe comme quoi on peut faire de l'argent avec beaucoup de choses et qu'on pourrait avec la politesse.
Alors, la loi de Metcalf dit que la valeur d'une machine connectée à un réseau
est égale au carré du nombre de machines connectées.
Ça veut dire quoi? Ça veut dire que si vous avez dix machines,
la valeur de chaque machine, c'est dix au carré, j'espère que les littéraires me suivent toujours,
donc ça veut dire cent.
Bon, maintenant, vous rajoutez une onzième machine, faite onze au carré, ça fait cent vingt et un.
Ça veut dire qu'en rajoutant une seule machine, vous avez 21% de croissance de valeur.
Et à l'Internet, il y a des centaines de milliers de machines qui se rajoutent chaque jour.
Ça vous donne donc l'idée de l'explosion de valeur.
Alors qu'est-ce que c'est cette valeur?
C'est quelque chose, en effet, qui est plutôt une valeur d'efficacité en quelque sorte.
C'est-à-dire que quand vous avez un téléphone, vous pouvez appeler qu'une personne,
il vaut moins que si vous pouvez appeler tout le monde.
On se rend compte à peu près comme ça, intuitivement.
Donc l'Internet permet des gains de productivité gigantesque,
ces réseaux permettent des gains de productivité gigantesque,
mais surtout Internet, parce qu'Internet est un réseau informatique.
Informatique, ça veut dire qu'il bénéficie d'autres lois qui disent notamment
que tous les deux ans a pris égal la capacité des processeurs, la bande passante, le stockage double.
Alors je vois un monsieur qui dit non, c'est pas exact.
Monsieur a raison, mais grosso modo, c'est à peu près ça,
et le grosso modo, c'est ce qui nous permet d'avancer dans un monde complexe.
Donc il y a une autre règle qui dit que tout corps plongé dans un réseau devient un réseau lui-même.
C'est-à-dire que la force d'Internet est telle, sa puissance, sa capacité à changer les choses est telle,
que quand vous connectez un réseau, vous devenez vous-même un réseau.
Et c'est ce que disait Isabelle quand elle disait, les médias se divertissifient.
En fait, ils deviennent des réseaux, puisque tout devient un réseau.
Même les gens deviennent des réseaux.
Les documents sont devenus des réseaux, on appelait ça le web.
On parlait de l'Internet des objets, les objets se mettent en réseau.
Alors, face à cet extraordinaire gisement de productivité et de créativité qui en capte la valeur.
Le logiciel, c'est la première industrie d'Internet, c'est le logiciel.
Toutes les grandes sociétés d'Internet sont des logiciels qui bénéficient des faits multiplicateurs du réseau.
Un moteur de recherche, c'est un algorithme.
La vente en ligne, plateforme de vente en ligne, c'est un algorithme.
Un réseau social, c'est d'abord du code informatique.
C'est tellement important ce code informatique que vous avez des sociétés, je dirais pré-Internet,
qui se reconfigurent pour se réorganiser autour du réseau.
Une société comme FedEx, par exemple, qui est un empire de logistique,
c'est entièrement reconfiguré autour de son logiciel de suivi de colis.
Alors, vous souvenez de Microsoft et vous souvenez du fait qu'il y avait donc les machines qui valaient très cher,
puis le logiciel, du logiciel, bon, etc.
Et finalement, c'est le système d'exploitation qui a capté la valeur.
Donc, la valeur est passée de la machine au système d'exploitation.
Vous avez le même effet sur les réseaux.
La valeur passe des réseaux au service qui sont sur ces réseaux.
Et là, un petit mot d'histoire des télécoms,
quand même parce que ça préfigure bien la compréhension des choses.
Je prends le réseau téléphonique initial.
Vous avez ce qu'on appelle l'unité fonctionnelle.
Bon, le réseau téléphonique initial, c'est mettre des gens en correspondance par la voie.
Du combiné téléphonique, en passant par l'annuaire, en passant par l'ensemble du dispositif.
Tout ça, les propriétés du même acteur qui le gèrent,
comme étant un service intégré, c'est le service du téléphone.
On parle quasiment pas de réseau.
Bon, l'Internet arrive comme un parasite.
Au lieu de connecter des combinés téléphoniques,
on va connecter des machines.
Les premières personnes qui ont fait ça aux États-Unis ont été arrêtées.
On fait de la prison.
C'était un délit de connecter autre chose
qu'un téléphone sur le réseau bel.
Mais finalement, ça se développe quand même.
Et les ordinateurs ont commencé à se développer.
Vous vous souvenez peut-être du bruit, du modem, horrible.
Je me connecte à un truc analogique.
Donc finalement, les machines se sont connectées.
Et finalement, il y a des services qui sont développés.
Et on a dit, ben, c'est bien.
Oui, il y a les réseaux, il y a les opérateurs de télécom traditionnels.
Et puis, à côté, il y a des services internet.
Ce dont on s'aperçoit aujourd'hui, c'est que ces services internet réinvestissent les réseaux.
L'informatique distribuée que les Français appellent Cloud Computing.
Ou les Français avaient inventé un super mot qui était la télématique.
C'était à l'informatique à distance.
Bon, tous ces services-là, c'est à la fois du logiciel.
Et en même temps, des machines.
Quand aujourd'hui, vous faites une requête sur un moteur de recherche
et que vous avez 600 000 résultats en 0,27 secondes.
Vous avez en effet un algorithme qui est à l'œuvre.
Mais vous avez aussi des batteries de serveurs,
des logiciels de gestion de ces serveurs
qui sont partout et des fibres qui les connectent.
Donc en fait, on a à nouveau une fusion entre les réseaux et les services
que j'ai appelé le réseau logiciel
qui les amène d'ailleurs.
Et on le voit Google au Texas à faire du déploiement direct.
Et donc on voit bien qu'on a une nouvelle logique
qui est en train de se mettre à l'œuvre.
Alors cette nouvelle logique, ça s'appelle la loi de Metcalf.
Je reviens restreinte.
Vous souvenez la loi de Metcalf générale.
Tout ce qui se connecte prend le carré de la valeur de la machine connectée.
La loi de Metcalf restreinte dit que la valeur d'un service
est proportionnelle au carré du nombre de services auquel il est intégré.
Alors, exemple concret, vous avez la carte.
Vous avez la meilleure application de carte.
Elle vaut plus si elle est bien connectée à un service de navigation,
si elle est même connectée au Canada Address,
au moteur de recherche, au portefeuille électronique,
au système d'exploitation, bien entendu, et au terminal.
Donc on voit bien qu'on a aujourd'hui devant nous des systèmes
qui sont en train de se mettre à l'œuvre.
Et ces systèmes-là, en fait, coordonnent des services.
Et vous le voyez aujourd'hui avec Google, par exemple,
qui a le système d'exploitation Android,
qui développe les terminaux Nexus,
qui a racheté Motorola, qui va lancer des lunettes.
Microsoft, avec son système d'exploitation, Windows,
la Xbox, Surface, c'est lié avec Nokia.
Apple, l'IOS et évidemment toute la gamme iPad,
iPod, iRegret Steve, iCloud, iTunes.
Et puis enfin Amazon, qui a sorti le Kindle
et qui prépare, semble-t-il, une box télé.
On voit bien que chacun des opérateurs
est en train de recréer des systèmes fermés.
Ce qui est très intéressant, c'est que l'Internet
système général ouvert entre pairs
génère au départ une asymétrie extraordinaire
entre, je dirais, clients et serveurs.
Et en second lieu, génère des systèmes fermés.
Alors en quoi est-ce que c'est à ce point important,
c'est que je vais vous donner un exemple dans les transports.
Aujourd'hui, vous avez un centre de société
qui travaille sur les systèmes d'exploitation des véhicules.
Les systèmes d'exploitation des véhicules,
il est capital, puisque demain,
vous allez retrouver dans le véhicule toutes
vos habitudes médias que vous avez dans votre réseau informatique.
Donc finalement, vous allez avoir une extension informatique.
Dans cette extension informatique,
est-ce que vous allez avoir la carte du célèbre moteur
de recherche ou une autre?
Vous voulez quand même la carte sur laquelle
vous avez toutes vos habitudes.
Donc au final, entre votre terminal
où il y a déjà la carte et la voiture,
il y a des grandes chances que vous vouliez avoir la même chose
et que vous alliez vers le véhicule
qui vous proposera la même chose.
Maintenant, si tout le monde est sous Android,
vous continuez à vous naviguer,
mais Android a énormément d'informations
qui sont collectées à ce moment-là.
Il est normal que ça soit lui qui gère
la signalisation routière.
Il est normal que les feux rouges
soient gérées de la même manière.
À partir du moment où vous gérez les feux rouges,
non plus en fonction de la taille
des voies entrantes et sortantes,
mais en fonction du trafic réel,
vous gagnez 40% de trafic.
Donc il est normal que quelqu'un qui a commencé
avec les téléphones finit
par être gestionnaire de trafic urbain.
Mais aussi,
aujourd'hui, on dit que c'est génial,
j'étais sur mon iPad
et j'ai vu les petites trucs rouges
le trafic en temps réel.
Très bien, c'est une étape extraordinaire
par rapport à je vais à l'aveugle avec mon GPS
là où tout le monde est allé, parce que ça vous a tous le même logiciel.
Là, c'est bien d'avoir la gestion en temps réel.
Mais la gestion, comme 90%
des gens, lorsqu'ils parcourent un trajet,
c'est un trajet qu'ils ont déjà fait.
Et qu'on peut avoir toutes les informations
sur les trajets qu'ils ont fait. Donc on anticipe le trafic.
On sait que monsieur Machin va là.
Donc à une limite, on peut le guider.
On peut anticiper le trafic.
Mais on peut dire aussi qu'il y a
tel projet immobilier qui est très très important,
ce serait pas mal que les gens passent devant quand même.
Donc on devient urbaniste
et on est partis d'un téléphone.
C'est là la puissance de ces systèmes fermés
est telle, parce que
non seulement il nous
il nous crée une identité qui n'est pas la nôtre
mais ils vont changer
aussi notre environnement.
Alors le réseau logiciel
je suis désolé de finir
sur une note. Le réseau logiciel
absorbe les télécommunications
évidemment puisque le carnet d'adresse
c'est les télécoms.
Les commerces, les banques, les médias,
tout ce qui est transaction est absorbé par ça.
Et bien entendu la santé
sans arrêt,
toutes vos informations de santé vont être
collectées, l'éducation, les transports,
l'énergie, etc. Et chaque fois
c'est le même atout décisif.
C'est la connexion aux autres services.
Donc comment allons nous tous
réagir par rapport à ces
écosystèmes, ces réseaux
de services informatiques.
C'est la troisième révolution
le temps des intégrateurs de services
en réseau. Voilà. C'était
à peu près, j'ai laissé du temps que mon
manquette de temps j'étais un peu plus vite, mais voilà
en un peu moins d'une heure, les trois révolutions
je vous remercie.
