Bonsoir à tous, une quinzaine de minutes pour vous présenter la science sur la station
spatiale internationale, ce qui n'est pas une ans à faire, même si ce n'est qu'un aperçu.
J'ai eu la chance de pouvoir faire deux missions spatiales, la première avant la station internationale
sur une station orbitale russe qui s'appelait Myr et j'ai fait un vol il y a une dizaine
d'années dans le cadre de la station spatiale internationale pour mettre en place le module
européen de la station depuis. La station a pas mal évolué et aujourd'hui c'est vraiment un
laboratoire scientifique dans lequel les astronautes jouent le rôle d'opérateur et de
sujets d'expérience également, mais comme je vais vous le montrer c'est beaucoup plus que ça,
les installations sont assez variées et situées à des endroits différents dans la
station à l'intérieur comme à l'extérieur. Donc ça va être assez rapide, je vais vous faire une
présentation d'abord de la station elle-même pour ceux qui ne se représentent pas exactement
ce que c'est comme satellite, il a fallu quand même 13 ans pour la construire et c'est là à peu
près l'état dans lequel se trouve aujourd'hui, c'est une photo qui date de 2011 mais elle n'a pas
vraiment changé la fin de la construction de la station, la construction s'est terminée vers le mois
de mai 2011 et depuis elle n'a pas beaucoup évolué. Donc elle a été construite principalement côté
non russe par grâce à la navette spatiale qui servait de cargo pour transporter les éléments de la
station et côté russe par des modules qui, eux, se faisaient leur rendez-vous et leur arrimage
directement à l'autonomie avec la partie russe de la station. Là j'ai mis quelques drapeaux pour
vous représenter les parties de la station et leur nationalité si on peut dire. Les éléments
européens comme vous le voyez sont à l'avant, c'est le module colombus qu'on a mis en place à l'avant
droite. Il se trouve ici, la partie japonaise se trouve ici sur la gauche, les éléments robotiques
canadiens sont ici, toute la partie centrale et les modules centraux ici c'est la partie américaine
et à l'arrière la partie russe avec en plus en 2011 un cargo européen qui s'appelait la TV. On a
la fabriqué cinq à l'Europe et ce cargo n'est plus produit aujourd'hui mais faisait partie des
éléments enfin en tout cas du savoir-faire et des fonctions que l'agence spatiale européenne
apportait à la station internationale. Voilà l'équipage actuel, alors là comme vous le savez,
il y a pas mal de bruit autour de la station depuis le mois de novembre 2017 puisqu'il y a un
français à bord, Thomas Pesquet, qui fait une mission longue donc de six mois et donc l'équipage
qui l'accompagne en ce moment, il y a pour l'instant il n'y a que cinq personnes à bord mais le nombre
standard c'est six en règle générale pour la station internationale. Quelques chiffres, on peut
dire que c'est à peu près la surface d'un terrain de foot, 420 tonnes, 400 km d'altitude, c'est très
près de la Terre en fait, et une vitesse de 28 200 kmh, ce qui permet d'avoir une période
orbital donc de faire le tour de la station à peu près 90 minutes. Voilà la forme qu'elle orbite,
en gros on survole d'une bande de la Terre qui se trouve entre plus ou moins 55 degrés d'attitude
et comme vous le voyez on ne va pas au niveau d'épaule. Voilà pour une présentation très rapide
de la station, quelques chiffres, alors quelques chiffres de statistiques, ce sont l'ensemble des
expériences qui ont été réalisées, enfin en tout cas le nombre des expériences qui ont été
réalisées depuis le début, alors ici on marque depuis 1998 mais en fait les expériences ont commencé
avec les premiers équipages qui est arrivé fin de l'an 2000 donc on a fait plus de presque aujourd'hui
2100 expériences plus que ça puisque ces chiffres datent de mars 2016 donc on doit être à peu près
aujourd'hui à 2200, 2300 et environ 3000 chercheurs qui ont participé à ces programmes d'expérience
de la station à travers le monde entier et 95 pays, donc vous voyez ça ce sera pour les 95 pays les
voici, donc tout ce qui est envers c'est des pays qui ont participé à la recherche et à l'éducation,
les skis en bleu, des pays qui ont participé aux activités éducatives donc principalement pour
les jeunes et les écoles. Quelques chiffres sur en tout cas les disciplines scientifiques qui sont
étudiées à bord de la station internationale, vous les avez donc ici dans le coin, en gros on peut
résumer à biologie, biotechnologie, l'observation de la Terre, les programmes d'éducation et puis
aussi évidemment médiatique, la recherche sur l'être humain puisqu'on a des êtres humains à bord
évidemment on va profiter de cette occasion pour faire de la recherche qui sera d'ailleurs utile
aussi pour l'exploration au futur, les sciences physiques et la technologie bien sûr et les
développement technologique. Alors pour vous donner une idée, alors la station internationale on peut
dire qu'il y a deux architectures différentes, il y a la partie russe qui en fait dérive de la station
Myr, l'ancienne station russe qui se trouve, alors l'avant est ici, l'arrière est ici, la partie russe
se trouve à l'arrière et la partie non russe se trouve vers l'avant. Pourquoi russe et non russe? Parce
que la partie non russe est plus intégrée sur le plan de l'architecture, sur le plan de l'utilisation
scientifique, sur le plan des systèmes de bord que la partie russe, c'est à dire que ce qu'on
appelle les segments, donc les éléments européens, japonais et américains sont beaucoup plus intégrés
sur le plan architectural, sur le plan des systèmes de bord alors que les russes amènent une
architecture et des éléments qui viennent de leur ancienne station, donc il y a une différence à ce
niveau-là. Il y a aussi une séparation, on pourrait dire, entre l'utilisation, ce qu'on appelle
l'utilisation, ce sont les expériences scientifiques en fait, côté russe et côté non russe, donc
il y a aussi beaucoup de coopération entre les partenaires. Ce que vous voyez ici sur la partie
russe, la partie non russe, je vais essayer de me limiter à ça dans cette présentation, vous avez
les modules laboratoires qui sont dans ces cadres jaunes ici, donc le module laboratoire européen,
japonais et américain qui sont les centres principaux de recherche pour tout ce qui
est à l'intérieur de la station. Alors c'est assez modulaire, il y a à l'intérieur, c'est ce qui
représentait sur ces éléments ici, il y a des espèces d'armoires, on l'appelle ça des racks,
qui sont des racks soit pour les systèmes de bord, soit pour la recherche scientifique et donc tout
ce qui est mentionné dans ces rectangles ou dans ces schémas, ce sont les racks scientifiques,
donc vous voyez qu'il y en a huit dans le module européen, neuf dans le module japonais et douze
dans le module américain. Ces racks sont reconfigurables, c'est-à-dire que c'est vraiment des
installations scientifiques qu'on peut reconfigurer pour faire de nouvelles expériences. Donc voilà
un exemple, par exemple ici c'est le laboratoire européen biologique qui s'appelle Biolab et qui
est celui qui est dans le module européen colombus et qui est donc la propriété de l'ESA, mais il
existe aussi dans le module colombus des éléments américains comme par exemple ici des racks
consacré à la recherche sur l'être humain et qui constitue aussi d'ailleurs des installations
pour la surveillance médicale des astronautes. Comme je vous l'ai disais tout à l'heure,
il y a aussi des expériences à l'extérieur de la station, donc vous voyez ici toutes les
plateformes, l'extérieur qui peuvent accueillir des expériences, voilà par exemple les plateformes
à l'extérieur de colombus, je vais vous montrer quelques images tout de suite, et les plateformes
américaines qui se trouvent réparties sur la poutre principale de la station. Voilà le module
européen colombus, les plateformes dont je parle se trouvent ici, donc il y a quatre
endroits où on peut placer des expériences sur le module européen, deux ici sur cette
plateforme et deux dans la plateforme du bas. Comme à l'intérieur de la station ces plateformes
peuvent être reconfigurées, on peut installer de nouvelles expériences, par exemple cette expérience
qui se trouve en haut là sur le toit du module colombus, c'est une expérience d'observation du
soleil qu'on avait installé lors de l'installation du module en 2008 et qui a fonctionné jusqu'au
début de cette année, qui va être remplacé. Voilà la partie, le petit balcon japonais,
c'est pas un jardin japonais, mais c'est un petit balcon japonais, où là aussi il y a des
endroits, enfin des emplacements où on peut mettre des expériences ou alors d'autres
choses, des équipements et vous voyez qu'il y a aussi tout autour du balcon des expériences également
qui peuvent être soit japonaises, soit américaines, soit celles de notre partenaire si possible.
Quelques expériences scientifiques, c'est une expérience de science de physique, de physique
des matériaux qui était installée en 2013 par un astronaute allemand qui s'appelle Alexander
Gerst, vous voyez sur cette photo. Donc c'était une reconfiguration assez importante de l'un
des rack scientifiques à l'intérieur du module Columbus. Ici c'est, vous reconnaissez peut-être
Thomas Pesquet, donc il fait une expérience de physiologie, c'est un équipement qui permet de
mesurer l'atrophie musculaire entre autres et le, comment dire, les performances physiques des
astronautes dans un contexte de microgravité. Alors c'est une grosse expérience, vous savez,
vous voyez qu'elle a été déployée ici et qui doit être ensuite remballée lorsque l'expérience
est finie. Donc il y a beaucoup de travail de configuration ou de déconfiguration. Une autre
expérience qui est amenée par le CNES, donc expérience française dans le cadre du vol de
Thomas Pesquet sur la physique des fluides à l'intérieur de réservoir. Donc c'est le cylindre
que vous voyez ici et qu'on peut exciter ses réservoirs et enregistrer à l'aide de caméras
les, comment dire, le comportement des fluides à l'intérieur. Expérience américaine de sphère
que l'on peut piloter avec différents types de matériel ou de logiciels et ici Thomas Pesquet
et son collègue Shane Kimbrough se trouvent dans le module japonais, le Kibo. Equipement de
recherche, alors ça sont des écographes dans le module Columbus également qui servent à la fois
la recherche médicale et au suivi médical des astronautes. Dans le cadre de la recherche
médicale, ici par exemple c'est un instrument beaucoup plus simple qui permet de faire de la
mesure quelque chose qui paraît simple mais pas très facile à réaliser lorsqu'on est en
apesanteur là qui permet de mesurer la masse des astronautes. Expérience astrophysique à
l'extérieur de la station c'est l'AMS alors c'est le spectromet alpha magnétique donc c'est une
expérience en fait sur la physique des particules qui est dans le principal investigateur est un
prix Nobel et qui regroupe 16 pays différents qui participent à cette cette expérience.
Voilà donc je vais avancer un petit peu essayer de ne doit plus me rester beaucoup de temps je
pense mais la deuxième partie alors je vous ai présenté ici la recherche scientifique mais
fondamentale si on peut dire en tout cas la science générale mais la l'ISS la station
internationale il y a un point de la recherche qui est faite à bord qui est aussi pour préparer
l'exploration au futur et c'est ce que je vais vous montrer dans les transparents suivants on fait
par exemple des démonstrations technologiques pour l'exploration ici c'est un une expérience
de l'ESA l'aptique l'aptique c'est ce qui connaissent pas c'est le toucher donc le ici c'est un
retour d'effort avec du comment dire des gens qui se trouvent au sol et à travers des des réseaux
particuliers qui sont représentatifs de ce qui peut être un réseau spatial ou ce que
sera un réseau dans le cadre de l'exploration spatiale on essaie de de commencer des études par
exemple dans le domaine de l'aptique ça peut être utile par exemple pour la pour l'exploration
au futur pour les pour les robots pour des contrôles de de robots par exemple sur les sur
la surface de notre planète depuis l'orbite une expérience ici de la nasa c'est un module alors
je vous le voyais ici en haut à droite je sais pas si on le voit très bien un module
gonflable un habitat futur donc c'est une démonstration technologique là aussi pour des
futurs habitats qui qu'on pourra utiliser dans le cadre de l'exploration lorsque on veut lorsqu'on
parle d'exploration il faut aussi on parle aussi de maturation et d'amélioration de la fiabilité
des systèmes de bord par exemple ici c'est dans le cadre de la l'épuration du gaz carbonique
qui est quelque chose de très important qui a pris l'importance en plus avec la station
internationale on s'en est rendu compte que c'était un paramètre très important sur les
performances des astronautes donc on développe et on étudie des équipements nouveaux pour
améliorer l'extraction du gaz carbonique de l'atmosphère de la station autre problème qui
ont été découverts dans le cadre de la station internationale le dégradation de la vision pour
les astronautes c'est quelque chose qui est sous surveillance assez serré en ce moment
enfin depuis quelques années et donc il y a de plus en plus d'équipements à bord qui permettent
de faire une une suivie constante de l'état des yeux des astronautes et de la possible
dégradation de la vision alors on pense que c'est lié à la pression intracranienne donc qui
augmente ré en micro gravité en aposenteur et qui créeraient des problèmes sur la partie
arrière de l'œil au niveau du d'une era optique donc pas mal de moyens qui ont été mises en place
pour surveiller cette la vision et l'état des yeux des astronautes et ça bien sûr c'est très
important dans le cadre de l'exploration future ici ces expériences un peu plus exotiques c'est
une expérience appel airway monitoring donc qui est une qui a pour objet de mesurer le comment
le le taux de monoxyde d'azote dans la fonction respiratoire et qui peut être un comment dire
un élément qui permet de mesurer en tout cas d'anticiper des des inflammations au niveau au
niveau respiratoire c'est quelque chose qui pourrait être très important par exemple dans le cas
de l'exploration de planète avec la présence de poussière par exemple dans les dans les atmosphères
voilà donc ça c'était Samantha Christopher et une astronaute italienne de l'ESA qui prépare
l'expérience dans le le sas américain et ici tim copran est un stunt américain qui réalise
l'expérience en pression réduite autre expérience et je terminerai par là dans les
cadres des opérations future aussi il y a la robotique une expérience qui appelle météro et
qui qui est une coopération entre les dites entre différents partenaires voyez ici et
nasa le dr qui le centre aérospatial allemand et l'agent spatial russe pour contrôler des
des robots vous voyez sur une planète x depuis l'orbite donc depuis l'orbite de la planète en orbite autour de la planète donc c'est
quelque chose qui prend aussi beaucoup d'importance dans le cadre de la préparation des explorations
futures par les en utilisant la station spatiale internationale et ici c'est l'astronaute
en astronaute anglais britannique de l'ESA team pic qui contrôle ses véhicules sur à partir de
ordinateur à bord de la station dans le module européen colombus voilà je crois que je terminerai
par là j'essaie de ne pas être trop long j'espère que ça vous donnera ça donner un panorama à peu
près complet de ce qui se fait bien sûr plus tard je serai prêt à répondre à vos questions si vous
en avez merci
