Alors moi je dis des choses comme j'ai envie de dire, parce que différents races, ça peut faire rire des gens, c'est bon, parce que quand tu t'appelles Godard, quand tu t'appelles un tel, les gens écoutent.
On invite toujours les mêmes personnes à rajouter, tu vois, parce qu'ils ont des phrases toutes faites, pas Godard, parce que Godard a la valeur des mots que tu vas voir.
Moi il m'a donné un rôle merveilleux, parce que c'est quelque chose de vrai. Julio Assa il a montré un vrai boxeur.
Pourtant je boxais pas dans le film, il aurait pu prendre un acteur, mais il a compris ce que c'était un boxeur, que c'était un enfant.
D'abord c'est pas pour rien qu'il me fait sucer du chocolat dans le détective, il fait manger du toblorone comme ça, et puis il lui fait parler un peu comme un enfant.
Il a fait voir vraiment un beau boxeur.
Pour faire de la boxe pour être un champion il faut être beau, comment tu esquives pas les coups si tu regardes ta gueule dans une glace et puis tu te dis je suis un vilain, je peux y aller, je prends des coups, c'est pas la place d'un champion.
Tous les grands noms de la boxe c'était des mecs beaux, parce que si tu respectes pas tourner, tu peux pas esquiver les coups et quand il passe c'est des points pour l'adversaire.
Les mecs comme Belmondo, je rends hommage au bonhomme, au talent et tout, Jean-Paul c'est un mec super.
D'abord on parle de la même chose, on a les nécassés, c'est un mec à donner d'abord au métier, tu vois, je peux pas oublier le pireau le fou, je me suis retrouvé dans ce film, tu comprends?
Tu sais, il y a des personnes qui n'aiment pas la boxe, on peut pas leur reprocher, tu comprends? Mais il faut respecter quand même l'art.
Et bien quand tu vois un mec boxer comme Cassus Clét, c'est un danseur, c'est beau un boxeur, c'est beau.
Si un truc est dur faut pas y toucher, dur c'est souffrance, j'aime pas la souffrance, j'aime pas.
C'est beau une caméra, c'est sensuel tu vois, j'ai besoin de la sentier, je dois savoir qu'elle est là.
Un acteur c'est un fou, c'est un fou mais qui n'est pas feignant, un mec t'a choisi de se couper tout et de rien malgré tout, de tout regarder, de tout voler, de tout aller chercher en compte soi-même pour interpréter.
Mais le danger c'est que tu vas perdre le danse, parce que où sont tes vraies valeurs quand rien ne t'appartient parce que tout s'interprète.
Moi je dis un truc, je cherche pas le contact avec les gens du métier.
Il y a des gens du métier que j'aime, j'aurais bien voulu passer un mois chez Orsan Welles.
Il y a des gens chez qui j'aurais désiré être balayeur sur le film de Fellini.
Pas aux Lignes mais comme ça j'aurais adoré.
Mais le contact, moi j'aime pas les milieux, moi j'ai boxé, il y avait le milieu de la boxe, j'étais jamais avec, jamais.
Devoir la boxe c'est parce que t'es obligé de regarder les gens dans les yeux et tu dois savoir si l'adversaire est venu pour toucher un peu de pognon, se coucher ou s'il va te bouffer.
Et les yeux pour moi c'est très important parce que ça reflète, c'est un gars mais tu les vois.
D'abord je suis jamais avec des gens depuis les yeux.
En général tous les gens que je fréquente qui sont près de moi, ils ont toujours de beaux yeux.
Tiens t'as qu'à avoir un mousse, regarde les yeux qu'il a, il est, on dirait qu'ils sont maquillés ces yeux.
Et dans les films sans parole, tout passe, la joie, le rire, l'émotion, tout ça, pourquoi?
Parce que l'instrument de l'acteur c'est ses yeux, c'est ses yeux tout.
Et de savoir, de savoir interpréter.
Si moi je te regarde, il n'y a pas de son, si je te regarde d'une façon comme ça, pour te dire il va se passer quelque chose où je vais te frapper,
alors pourquoi tu m'as fait ça, un regard de coquière, tristes, tout s'interprète par le regard.
J'ai rencontré un mec qui m'a donné quelque chose de merveilleux, un sens au travail.
Et là je me suis investi, j'ai été obligé de bosser, alors je me suis dit ici il y a des mecs comme José, Pinero,
il y a certainement des choses intéressantes à faire avec ce métier.
Et là depuis j'ai envie, j'ai envie, ça ne pourra jamais oublier la boxe, mais c'est un autre combat.
Je crois qu'on a dit pas mal de choses mon pote, on a dit pas mal de choses, ce qu'on n'a pas parlé c'est des enfants, de mon enfant.
Il y a une journaliste, une fois elle m'appelle, elle a dit je vais faire une photo pour journal de parent de vous et de votre enfant.
Je lui ai écouté, je vous le passe, il avait deux ans et la prochaine fois elle a fait pfff, bon je lui dis il ne veut pas.
Je crois que c'est le passé, je crois que c'est le passé.
Je crois que c'est le passé, je crois que c'est le passé.
