Je démarre sur mon propos directement. On part sur la singulérité de l'enseignement
de l'escalade. En quoi est l'escalade par rapport à une autre activité? Pour le
professeur actif qui l'enseigne, il correspond à un réseau de contraint extrêmement chargé.
Le réseau de contraint est lié à un univers en trois dimensions. On n'est pas sous de
la plat avec une vision horizontale comme dans toutes les autres activités. On peut être un petit peu
l'annotation avec l'autre que la profondeur, mais on est véritablement à prendre en compte le bas,
l'horizontale, le milieu, c'est-à-dire un petit peu la motricité, le bas ce sera la sécurité,
les manœuvres de corps et le haut où se passent des choses un petit peu émotionnelles. Donc on est
pour un seul, une seule personne, du point de vue de l'espace en face de quelque chose à gérer
d'un point de vue visuel et les opérations mentales qui correspondent à ce que je dois
prendre en compte du point de vue de la sécurité, des manœuvres amétrisées, du point de vue de la
motricité, c'est-à-dire des chances à ressentir au niveau des placements et du point de vue des
manifestations émotionnelles, des élèves qui ne cessent de s'exprimer, puisque évidemment il y a
les aspects aériens et impressionnants. Toutes ces choses-là pour un seul professeur se relève
finalement peut-être d'un dépassement de sa capacité d'attentionnel. Alors je m'appuie,
c'était un peu la commande sur les études qui nous ont beaucoup pédés de Sperangio qui
travaillaient sur les contrôleurs aériens à une époque où elles m'ont donné des études sur
les experts qui nous permettaient de dire qu'au-delà d'un seul épreuve de concentration, il n'y avait
plus une possibilité de travailler lucidement et avec l'ambulance au-delà de ce seul. Il a appelé
plafond d'investissement quand il me dit. Cette étude de Sperangio sur les contrôleurs, alors les
contrôleurs aériens, attention, ils prennent très très fort. Je ne sais pas si vous en avez
connu, moi j'en ai connu. Il y en a une un jour, elle devait diriger 2 747 d'enfiettes de Bruxelles
et vous avez en une dimension sur un écran deux points lumineux qui se rapprochent et elle avait
merdé sur une consigne et les deux points lumineux se sont touchés. Dans la réalité du ciel, les
avions sont passés à 700 mètres l'un d'autre. Il n'y a pas une mort mais cette personne, le
choc émotionnel qui la subit dans le cadre de son travail, a dû arrêter un an en maison de repos.
Donc il y a ce côté conséquence extrême, si vous voulez, d'une consigne arrêtée qui est très
présente chez les contrôleurs aériens. C'était intéressant de vraiment étudier le truc à fond
chez les professeurs d'éducation physique, il y a cette imminence là, qui a été repris par une
chercheuse qui s'appelle Sylvie Pérez qui a regardé effectivement comment les gens géraient
ce seuil. Au-delà duquel vous ne pouvez plus enseigner parce qu'il y a trop de charges
attentionnées. Donc ces pressions-là, à un moment donné les experts peuvent la gérer à condition
d'éliminer dans un ordre très précis, point par point si vous voulez, des objectifs qui sont
secondaires. Alors les objectifs secondaires, ça on ne les voit pas prendre, on enlève des
objectifs opérationnels liés à la motricité, aux sensations fines de pieds, au relâchement des
bras, puis petit à petit on gère les émotions comme on peut parce que de toute façon l'objet
dialé pour le seul prof quand ça crie. Et puis à un moment donné il ne reste plus que la sécurité
et même la sécurité à gérer sur un ensemble justement, sur le plat, comme ça. Alors je vois
beaucoup de séances de PS en ce moment, je circule pas mal où je vois mes professeurs qui
passent de copes d'encordées pour vérifier si tous les gestes sont bien maîtrisés. On n'est que là
dessus. Et déjà le plafond d'investissement cognitif peut être un petit peu dépassé. Je rappelle
que les contraintes indépendamment de ces trois dimensions, c'est-à-dire le bas, le moyen et le
haut, un petit peu à l'envers comme ça, attention aux charges sur la nuque, je ne sais pas si vous
l'avez déjà ressenti, mais à un moment donné regardez beaucoup en haut, fait qu'il y a des pressions
sur le corps qui se traduisent de toute façon immanquablement en crispation. C'est crispation du
professeur à tout voir, à tout gérer. Je rappelle que c'est beaucoup d'informations, c'est chacune
des informations qui sont complexes parce qu'elle touche à plusieurs ressources chez l'élève et
que le ton pour les traiter est extrêmement court, vous êtes dans l'urgence à gauche, à droite etc.
C'est comme un moment donné, pour une classe normale, une classe pas agitée, la bonne classe,
celle qui n'existe pas, au fait à la limite, il y a déjà un dépassement du seuil, de plafond
cognitif, d'investissement, du professeur. Donc un moment donné le professeur est obligé de prendre
des décisions qui n'ont rien à voir avec des décisions de contenu, de pédagogie, d'enseignement,
une bonne décision pour dire je dois fonctionner normalement, c'est-à-dire des décisions d'économie
de soi, pour éviter la crispation personnelle dans l'action de son métier. Cette crispation,
cette tension interne du professeur en général se contagie à 200 % sur les êtres. Quand vous avez
un professeur qui ne l'est pas peur à son élève, ne l'est pas peur quand il l'entend l'élève.
Ça veut dire qu'on vous transmet plus l'émotion dans le ton que le message du même contenu dans
la consigne. Donc à un moment donné, on a des gens qui courent à gauche et à droite pendant des heures,
le son après le son et qui à un moment donné ne peuvent pas tout gérer. Alors évidemment,
cette crispation, elle est liée à être détendue puisque l'objectif suprême de l'enseignement
d'escalade, tel que nous on le voit de l'université, ce serait quand même le relâchement, la fluidité,
la zénatitude, l'élévation, l'inspiration vers la lumière, la hauteur, le petit bout de ciel
au molécules d'air, pulme, inhère pour chacun de nos élèves. Ça, on n'a pas, on a la crispation en
bas comme ça. Et cette focalisation sociale que nous on a dans les formations, c'est d'éviter
précisément, précisément, cette espèce d'extrême de la contraction isométrique. La contraction
isométrique, c'est le régime de contraction qui produit beaucoup de lactate. Il ne produit pas
n'importe où le lactate, le produit là, dans les bras, les bras. Vous avez déjà vu un bras
d'enfant? Vous avez regardé mon bras d'enfant? Un bras d'enfant, d'élèves, très faiblement
vasclamé. Le réseau capillaire est infini. Ça veut dire que les lactates ne sont pas résorbés,
ils restent. Et vous avez donc des gens qui sont au blocage crispation par rapport à tous
des systèmes des contenus pédagogiques, soutenus par un professeur, pas complètement détendu là,
il fait bien ce boulot, mais quand même, ça se transmet. Et à un moment donné, on a finalement
tout l'inverse de ce compte, recherche, affronté avec ces gens. Et au-delà du relaxement, évidemment,
c'est plaisir. Et le plaisir, bon bah, il y a déjà eu des rapports internes qui circulent,
bim, bim, bim, moi, je regarde, je le lis. Des enfants dégoûtés d'un escalade quand ils arrivent
au monde. Pas que un ou deux. Beaucoup. Par rapport à tout un tas de choses. Mais quand même,
ils n'ont donné ces réseaux de contraintes, faits sur eux et on va à l'inverse de ce qu'on veut,
c'est-à-dire le relâchement. Alors, ça, si en fait, il y a une singularité de l'escalade qui
posait par tout un contexte d'action, je ne parle pas du fait qu'on est collé à un mur, qu'on n'a pas de recul,
qu'on ne peut pas tout voir, que le bruyant de l'escalade, on est arrivé à des zones de décidèlement des
études, on montrait ça, qu'on dépassait le bruyant ambiant, qu'on pouvait connaître dans les piscines,
avec le matériel, avec des panneaux qui sont très, très raisonnants, évidemment des gens qui se
crient dessus pour couvrir la distance. C'est la distance, pas n'importe laquelle, pas horizontal,
verticale. Quelqu'un qui vous crie quelque chose, qui relève d'une consigne, d'un encouragement,
partie d'en bas, à haute voie pour couvrir le bruyant ambiant, c'est forcément encore quelque
chose qui est retu, reçu comme une augmentation de l'isolement, de la peur et puis du stress.
Stress à mort, ça soint que le bruyant est resté de toute gymnase quand on fait de l'escalade.
Attention, le bruyant ambiant est plus dilué quand on entraine, c'est avantageable,
participation extrême, liée à un contexte sur lequel on ne peut pas trop jouer. Alors évidemment,
les asques qui ont été déjà soulevées sur la diminution des defectifs, puis surtout sur un
petit peu le partage des lieux d'exercice, le partage, c'est-à-dire partir un petit peu
sur le bloc, diminuer sur le bloc, rester un petit peu sur le mur, faire du travail un petit peu en
bas de voie, etc., c'est évidemment des asques de solutions, mais n'empêche que le professeur
est toujours dans cette obligation de fonction distribuée, partagée sur plein d'autres choses.
Donc peut-être l'idée d'être à plusieurs pour encadrer, ça c'est une évidence. Alors après,
il y a tout ce qui se passe du point de vue des contenus pédagogiques maintenant qui vont peut-être
eux non plus, pas tout à fait dans le sens du relâchement de l'élève sur les prises,
pas tout à fait dans le sens. Alors nous, en tant que formation, on a une ligne pédagogique très
claire, très assumée, voilà, terminée, avec les collègues avec qui je travaille. Je rends hommage
à Jean-Claude Salomou, plus de 40 ans d'expérience, tu comprends plus tout à fait les termes modernes,
mais qui a son expérience de terrain, puis sa sensation des choses et des choses. Et Claude Vigier
aussi, à qui je rends hommage, pareil, plus de 40 ans, je suis de Benjamin. On échange beaucoup
sur ces choses-là, évidemment, avec le rectorat, l'inspection, etc. Et là, nous, clairement,
on a pris, il y a deux grandes écoles, on va dire, sur le renseignement d'Escala, on a pris
une option, on n'est pas sur la pédagogie, mais alors pas du tout, et je ne veux pas engager une
polémique, mais on a choisi cette ligne-là dans nos formations. On n'est pas du tout sur la pédagogie
des attaches multiples sur le corps. Pédagogie des attaches multiples sur le corps, vous allez dans
certains gymnases, certains collègues, puis il y a une partie du matos, c'est les bandos, c'est
les phylapons, c'est les liens pour les poignets, et c'est un ensemble de contraintes qu'on va mettre
sur le corps de l'élève afin de lui faire émerger la réponse motrice souhaitée. On est en
contradiction totale avec le levelet de la CIA2. Adapter, c'est déplacement, un environnement. Là,
c'est s'adapter à des liens. Pourquoi on est contre ça? Bon, évidemment, ponctuellement,
sur dix minutes, je remonte sur les yeux, puis partir sur des sensations fines, etc. Mais tout ralentit le geste. On est sur la
graine française à l'ancienne, à la patrique, c'est-à-dire très doux, très soupe, très sensoriel,
très intellectuel, mais au blocage. Je rappelle le bras des enfants. On cherche à éviter l'isométrie.
L'isométrie, quand on graine bien et un petit peu dynamique et un petit peu dans le geste, malgré tout,
est encore très présente. C'est quand même, en fait, dans la définition de ce qu'elle a. On voudrait une
graine qui pète, un petit peu plus jeune, plus rafraîchissante, plus enjouée, plus vecteur de
plaisir, avec des enchaînements très dynamiques, avec un rapprochement vers la piémétrie, puis beaucoup
de relâchement, puis du jeu. Garder les enfants dans les parcs publics, urbains, dans toutes les
grandes villes. Ce ne sont que des agréons, on grimpe. On descend sur le cul en lui sent. Peut-être qu'il n'empêche
ce sont quelles agréons, ils ne font pas les jeter. On a dit, jeter, attention, on attend le niveau
confirmé pour attaquer le jeter. Et peut-être qu'il faut que vous ayez deux branches en branches sur les
agréons, etc. Et attention, ils le font bien. Il y a le brisser, il y a le tirer, il y a la fixation
foveillade sur la pièce d'arrivée, il y a tout ce qu'il faut. Donc, on est parti sur cette idée-là,
mais si on met des bandons dans les yeux, si on met la fameuse situation, il suffit d'appeler
le filaplomb qu'il prend pour savoir si le bassin va bien s'installer. On ne sait pas si c'est la personne.
J'ai déjà vu des filaplombes qui bougaient tellement qu'ils s'attachaient avec le filaplomb
de votre à côté. Il faut intervenir, parce qu'il y a des nœuds qui se font. Donc, plus, j'ai vu
une situation où on s'accroche les poignets, que si je lève le bras à l'autre, il s'attire, donc
on passe le blocage en dessous du niveau de l'épaule. On est, si vous voulez, des artifices qui
s'éloignent même de la définition de l'escalade en adaptation à un support varié, effectuant,
intéressant. On peut tout faire avec le support. Donc, pour nous, notre ligne, c'est si on veut un guidage
ou un pointage beaucoup plus précis, puis pas trop, qui perd de temps avec une fixation vers le contrôle
des pieds, on va jouer sur les prises. Une petite prise, on va jouer sur la distance, sur leur forme,
sur leur grain, sur leur touchée, sur des choses comme ça. Et donc, on a pris véritablement cette
option avec tout l'ensemble des professeurs de Grenoble, sur une pédagogie où véritablement les
supports sont travaillés, sont renouvelés, sont enrichis avec tous les partenaires qu'on pouvait
faire pour faire en sorte que la personne puisse faire émerger la réponse motrice à partir d'une
adaptation à quelque chose qui poursait naturellement par un support aggrappé. Donc ça, c'est notre ligne
pédagogique, dans l'idée, évidemment, de libérer une gestuelle qui aura beaucoup plus peut-être
vers la grimpe slovene ou la grimpe américaine, charmale, rien à la foutre. J'ai vu des situations où,
attention, il y avait des gaines posées sur les chevilles pour écouter une clique. Si, alors,
je dis pas le bordel qui vient, pour savoir si la pose de pied sera bonne. Bon, il y a tout un
enchaînement comme ça. Nous, on s'est positionné comme ça. On assume que ça marche plutôt pas.
Alors, je voudrais terminer, évidemment, la formation initiale. On en parle beaucoup. On se dit,
on va faire des professeurs compétents à Grenoble. On est gâtés. On a quand même 30
salaises en milieu urbain par lesquelles on peut aller à pied, en vélo ou en train de grimper sur
des vrais rôtés. C'est pas plus beau du monde. Et alors, tenez-vous bien. On a donc 200 heures
pour les spécialistes. Je sais pas où j'en suis. 200 heures pour les spécialistes pour avoir la
part professionnelle, spécialiste, escalade. Première, deuxième, troisième année. Après,
direction PAPES. On va cibler un petit peu. C'est plus une formation. C'est une préparation aux épreuves.
Et puis, on a nos spécialistes. Et puis, après, il y a des étudiants qui, de toute façon, doivent
passer par les escalades. Il y a énormément de stages. Et puis, il y a environ 60 heures,
70 heures, de formation niveau 1, niveau 2, L2, L3 sur nos étudiants avec des murs moins gestueux,
magnifiques au niveau majeur. Et on fait notre petite formation, pédagogie, etc. Là-dessus.
Alors là, vous avez égolé. Exemple, formation de PAPES, c'est à lui. Formation de PAPES pour
l'épreuve d'escalade. Je n'ai plus un seul SP. Il n'y en a plus de 15. Plus un seul SP qu'est là.
Ils sont tous partis pour d'autres métiers, d'eux, guils ou autre chose. C'est tous les gens qui viennent
des autres sports qui ne sont pas au PAPES, qui ne sont pas proposés comme le ski. Dernier année.
Ou alors, qui ont fait d'autres sports à ppn avant. Ça veut dire qu'ils ont le choix dans la
formation UFRAPS, entre l'ACO, entre le VTT, entre le ski de fond, enfin toutes les activités de
l'intens, etc. Donc, ils ne sont pas forcément passés par l'escalade. Ils arrivent au PAPES, on va prendre
l'escalade. Bon, formation de PAPES, c'est ce que c'est. Les épreuves écrites d'abord. L'histoire.
Attention, histoire. Je vous dis, professeurs, cultiver. Donc, quasiment, il faut aussi ça, huit mois de
préparation à l'histoire. Après, passe le cap des écrits. Et au boulot.
Un mois et demi pour les former, poser preuve d'escalade au PAPES pour que ça soit des bons
professeurs. Je vais vous dire, ce n'est pas satisfaisant. Non, mais non, si, si, on vous connaît,
je suis pas mal comme prof. Là, je ne peux pas amener. Attention, ils peuvent avoir des très
bonnes notes au PAPES. Quand vous êtes un bon formateur, c'est quand, gros, vous avez calibré les
questions que je vais aller poser, mais puis que vous savez, en gros, où on allait les regarder,
les évaluer. Vous les formez pour ça. N'empêche que vous, vous savez très bien derrière, ça donnera pas
quelque chose de ce qu'ils se donnent. Donc, on n'est pas satisfait de la formation qu'on donne et,
malgré tout, on se donne du mal dans toutes les directions. Mais moi, je n'ai que des anciens
badmintonneurs qui ont mal au dos, des skieurs et, ouais, des autres blessés, des autres activités
qui viennent en escalade pour que je les forme au professeur. Dans la spécialité des escalades.
Et après, il y a aussi la formation, alors là, c'est juste comme ça. J'ai un mois et demi et ils sont
crevés et il y a l'éliminant du concours caractère. Voilà la réalité des choses. Alors, évidemment que
il faudra se tourner vers des documents très bien établis, comme le travail énorme qu'ils ont fait
Dominique et Jérôme, comme les protocoles de sécurité. Ça nous aide énormément parce que,
au final, ça reste des documents de cours et de formation. Même s'ils sont un petit peu épais et
que, bon, dans l'utilisation, il faudra peut-être un petit peu écrimer un peu pour que ça soit
plus efficace. Là-dessus, qu'est-ce que je voulais dire? On a évidemment votre accord et puis là-dessus,
après, il faut évidemment de formation continuer, mais très très épaisse. Tous les gens qui sont
bien formés à l'escalade ne se retrouvent pas au professeur en bout de quatre ans. Voilà ce que
je veux dire pour vous.
