J'ai une quinzaine de minutes pour vous parler de J.C. Decaux dont vous rappelez mademoiselle
qui l'a été précurseur en son temps, c'est-à-dire en 1964, quand il a inventé un concept
qui depuis s'est développé dans plus de 4000 villes dans le monde et près de 80 pays,
le concept étant de déployer des services utiles aux citoyens, aux citins d'un, avec
un modèle de financement par la publicité. Donc vous voyez ici des abribus parisiens
des années 70, évidemment cette vision depuis a été développée sur de nombreux autres
mobiliers pour en faire de cette entreprise le numéro 1 mondial de 100 secteurs. Alors
je rappelle que c'est toujours une entreprise familiale détenue par la famille Decaux,
à la très grande majorité, et que nous avons désormais une société qui présente environ
3,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an pour environ 13 000 collaborateurs.
Alors sur cette petite image vous voyez que dans le temps, évidemment les services
ont évolué, on parle de l'abribus de 1964 que vous avez à l'extrême gauche de cette
timeline, mais évidemment vous reconnaissez un certain nombre de mobiliers qui pour la
plupart ont été inventés par l'entreprise, qu'il s'agisse des flèches directionnelles,
qu'il s'agisse des sanitaires à entretien automatique, des vélos en libre-service qui
sont un sujet d'actualité, comme vous le savez, pour aller jusqu'à aujourd'hui un
modèle de développement des grands digitaux, à peu près partout sur la planète. Alors
évidemment le mobiliers urbains des années 60 et 70 a beaucoup évolué pour intégrer
désormais des technologies, pour intégrer un certain nombre de devices qui vont permettre
de capter des données. J'y reviendrai tout à l'heure rapidement, mais je voudrais
d'abord rappeler qu'évidemment la ville est le lieu sur lequel nous sommes développés
et vous ne pourrez pas quitter cet amphithéâtre sans croiser un mobiliers de J.C. Decaux à
moins de 2 ou 300 mètres, qu'il s'agisse d'une colonne Maurice, d'un mobiliers urbains
d'information avec ce concept de service toujours utile à chacun d'entre vous.
Alors évidemment la ville aujourd'hui doit faire face à des défis considérables, je
le rappelais, nous sommes dans 4000 villes, toutes n'ont pas le même niveau de développement,
de maturité, mais ce qu'on voit surtout c'est que la ville aujourd'hui représente
une occupation de 2% de la surface de la Terre et on sait que très bientôt dans les années
30, 2030, pratiquement les deux tiers de la population vivra en ville ce qui pose
évidemment un certain nombre de sujets liés à l'urbanisation, d'autant plus que en
plus de concentrer les richesses, de plus en plus massivement ces villes concentrent
évidemment aussi massivement les émissions de CO2 par exemple ou la consommation d'énergie
qu'on imagine assez simplement. Alors notre rôle est de vous apporter des villes
toujours plus durables, toujours plus agréables, vous avez ici sous les yeux le nouvel abri
voyageur de Paris que nous avons renseigné pour 15 ans en 2016, donc vous les avez avec
vous jusqu'en 2031, nous sommes sur des marchés publiques qui sont des contrats longs généralement
entre 15 et 30 ans selon les villes, avec une logique évidemment depuis maintenant
une quinzaine d'années déco-conception des mobiliers pour qu'ils soient intégralement
recyclables, qu'ils consomment le moins d'énergie possible, que tous nos fournisseurs soient
tracés depuis le plus petit quel que soit sa situation en France ou en Europe jusqu'à
la fin de vie des mobiliers ou des pièces détachées dont je pourrais dire un mot si
vous le souhaitez. Alors voilà un exemple parlant d'efforts de nos ingénieurs, nous
avons environ 160 ingénieurs qui travaillent à plaisir en région parisienne et vous
avez ici la différence de consommation entre l'abri voyageur que nous avons déposé
il y a un an environ au profit de ce nouveau et vous voyez qu'en termes d'économie
d'énergie les chiffres sont considérables que nous nous engageons fortement puisque
100% de ces mobiliers sont reliés à de l'électricité qu'on appelle verte et qu'évidemment
tous sont entretenus à l'eau de pluie, jamais avec de l'eau publique, alors comment
on fait, nous avons des citernes dans toutes nos agences où les colonnes moris que vous
voyez à Paris, ce que vous ne voyez pas en réalité, c'est que ce flux central récupère
l'eau de pluie et qu'il y a un petit robinet en bas où nous ça nous permet de récupérer
l'eau pendant la nuit pour aller nettoyer les mobiliers environnants. Alors évidemment
les nouvelles technologies font leur apparition désormais dans la ville avec des villes
de plus en plus connectées, des villes de plus en plus digitales. Voilà un nouvel
exemple de service, on pourrait se demander que vient faire J.C. de Co dans le fait d'offrir
du wifi gratuit sur l'intégralité de l'avenue des Champs-Élysées. Pour nous c'est le même
modèle où vous offrez un des services qui vous simplifie la vie en ville gratuit avec
un financement publicitaire, sinon que là on est sur de la publicité digitale pour
faire simple, sur les 1,6 km qui sépare l'étoile du rond-point des Champs-Élysées, désormais
le wifi est gratuit pour les 100 millions de visiteurs qui rejoignent les champs chaque
année, en très haut débit, sans limite de durée, sinon que quand vous allez ouvrir
ce wifi vous aurez une page d'accueil publicitaire qui va financer le service, c'est toujours
le même principe, mais nos études montrent que c'est pratiquement l'un des premiers
services que vous attendez dès lors que vous êtes en mobilité, c'est d'avoir accès
au réseau. Donc nous faisons aussi bien avec du wifi gratuit qu'avec ce qu'on appelle
aujourd'hui les micro relais, vous avez ici un abribus à Amsterdam, vous avez un petit
boîtier qui a été entouré ici pour vous, que nous avons ajouté à quoi sert ce boîtier,
vous avez à l'intérieur des micro relais, des toutes petites antennes qui permettent
d'avoir le très haut débit dans un rayon de 100 mètres environ, et donc là c'est
un système locatif, c'est-à-dire que des opérateurs de telco vont nous payer un loyer
pour réberger cette petite antenne qui va venir à très faible émission, mais qui va venir
permettre l'accès au réseau quand il n'y a pas les très grandes antennes sur les toits
qui sont de plus en plus difficiles à placer en centre-ville. Alors évidemment nous travaillons
aussi beaucoup sur des systèmes autour de la mobilité durable, donc ici un exemple
à Los Angeles, mais je voudrais rappeler qu'au-delà de Vellib que nous avons lancé
il y a dix ans à Paris et qui est aujourd'hui une référence mondiale en termes de mobilité,
nous avons le même concept dans 80 villes dans le monde et dans 13 pays, là encore,
notre modèle massivement, mais pas exclusivement, est un financement du service par la publicité,
en revanche par exemple à Dublain ou à Nancy, c'est un système locatif, c'est-à-dire
qu'il n'y a pas de publicité reliée au service. Alors à Paris évidemment pendant
dix ans on m'a posé la question, quand je rappelais que Vellib était financé par la
publicité, en fait c'était la publicité sur le mobile urbain, et non pas sur les
vélos, publicité non autorisée à Paris, et donc le nouveau contrat, comme vous le
savez peut-être, est cette fois dissocié de la publicité, donc pour le contrat qui
sera maintenant attribué pour les 15 ans à venir, le modèle sera un financement par
le syndicat Vellib Autolib et par les recettes d'élocation et des abonnements, là encore
je rappelle que depuis dix ans les recettes d'élocation et des abonnements allaient
être à la Ville de Paris, donc les 18 millions d'euros environ que paient les abonnés,
29 euros par an ou 1 euro 70 par trajet n'étaient pas pour J.C. De Combe et pour la Ville,
ce qui en a fait un service bénéficiaire chaque année pour la Ville, j'aime bien
le rappeler. Alors évidemment, il y a une nouvelle génération de vélos en libre service
que vous avez sous les yeux qui remplacera le moment venu dans un certain nombre de
villes, les vélos actuels, donc un vélo plus connecté, un vélo plus léger, un vélo
avec un système inviolable, parce que c'est vrai que nous avons eu à faire face en
particulier à Paris, à un niveau de vol et de vandalisme très élevé, voilà cette
nouvelle génération de vélos à la fois mécaniques et assistants électriques a été
dessiné par Philippe Stark pour voir le jour dans un certain nombre de villes. Et puis
nous essayons de vous apporter systématiquement des services toujours plus complets, toujours
plus permanents puisque la ville ne s'arrête plus jamais aujourd'hui, c'est ce qu'on
appelle la Ville 24-7 pour vous donner toujours les moyens de vous informer, les moyens de
vous déplacer, les moyens de vous abriter. Alors ce qu'on ne sait pas toujours, c'est
que nous sommes également actionnaires majoritaires de Média Kiosk et que donc nous allons changer
les 400 Kiosks de Paris. Et nous avons commencé avec le premier rue d'Alésia, vous allez
sur place et vous verrez le nouveau concept de Kiosk de presse avec de nouveaux services,
désormais vous pouvez entrer dans le Kiosk, ce qui n'était pas le cas avant, pour essayer
de relancer ou en tout cas d'accompagner la vente au numéro qui est évidemment aujourd'hui
beaucoup en difficulté avec ce que l'on sait sur la lecture de la presse papier. Et donc
nous considérons que la Ville est aujourd'hui avant même les réseaux sociaux virtuels
que vous occupez largement, la Ville est le premier réseau social où l'on se rencontre,
où l'on discute, où l'on débat, et nous avons ici un exemple de ce réseau social,
et nous construisons de plus en plus un dialogue dans la Ville avec des écrans digitaux où
il y a de l'interaction possible, du temps réel possible, vous avez ici quelques exemples
de campagnes traditionnelles des collectivités puisque je rappelle que la loi impose sur
ce type de mobiles urbains que la moitié du temps soit pour la collectivité et la
moitié du temps pour la publicité, la publicité finançant l'intégralité de l'installation,
de l'entretien, de la maintenance, et donc les villes communiquent beaucoup évidemment
sur leur propre actualité. Des villes de plus en plus ouvertes où les données sont disponibles,
prenons le cas des vélos en libre-service partout dans le monde, nous avons ouvert
ces données à toutes les start-up qui souhaitent les exploiter, les utiliser pour lancer des
applications, pour lancer des services dédiés, nous considérons que c'est une force que
d'ouvrir ces données pour enrichir les services, et nous sommes évidemment partenaires par
exemple de Data City pour montrer en quoi la donnée peut améliorer aujourd'hui la
connaissance, l'information en ville sur de nombreux mobiliers. Vous devez savoir par
exemple qu'une grande majorité des mobiliers parisiens aujourd'hui disposent de bicones
qui vont permettre à terme si tant est que cela soit autorisé de transférer des messages
contextuels aux individus et seulement aux individus qui le souhaitent. Voilà donc une
ville que nous avons construite pour vous avec des mobiliers qui vous aident, qui vous
rendent la ville plus confortable, et j'espère que pour les décennies à venir, nous serons
encore très présents avec vous à Paris comme ailleurs. Voilà, je vous remercie pour votre
attention.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
