Donc je vais du coup me présenter, je suis Michel Phop, le responsable de la toute nouvelle
équipe innovation et prospective qui a été mise en place le 4 janvier dernier, donc
effectivement c'est tout récent et j'ai donc la lourde tâche de remplacer Lionel Sushé pour cette
présentation introductive. Je vais bien évidemment commencer par remercier les
organisateurs des mardi de l'innovation pour nous avoir invité à présenter ce sujet et donc
personnellement marchiger et Sylvie Borsakian. Voilà donc je vais effectivement essayer d'être
relativement bref et de ne pas impléter sur les présentations de mes successeurs qui vont vous
présenter l'avenir. Je vais plutôt vous, j'ai pris le parti de vous présenter l'innovation telle
qu'elle a eu lieu dans les années précédentes et essayer d'en dériver des enjeux pour l'innovation
littérieurement. Alors ça va un peu vite pour moi là. Est-ce qu'on peut revenir en arrière sur le
transparent? Nous y voilà. Donc le dernier magazine Knys Mag titré en octobre 2015 donc
innovation un booster pour l'emploi avec une première page qui moi me rappelait en fait des
années assez anciennes me rappelait la coopération avec les soviétiques et les photos étant noir
et blanc renforcés effectivement ce statut c'est ce qui m'a donné aussi l'idée de regarder en
arrière l'innovation et avec quel partenaire nous travaillons. Donc dans son éditorial le président
du Knys nous rappelait donc innovation et emploi sont les deux enjeux qui structurent notre stratégie
et que nous sommes face à un nouveau paradigme avec de nouveaux entrants des possibilités multiples
d'acteurs au niveau public comme au niveau privé et que ça nécessite de multiplier nos actions
en interne pour faire face à ces changements et puis il faut donc le Knys pour le secteur spatial
soit un vecteur d'innovation pour l'ensemble du secteur et pas uniquement pour lui en tant
qu'entité pour créer une dynamique d'emploi au niveau national. Alors donc je vous l'ai dit
j'ai pris le parti pris d'une perspective historique et j'ai essayé aussi de traiter
différents types d'innovation alors pour nous l'innovation ça se définit évidemment à
post-sérieux c'est une quelque chose qui a changé et qui en plus a atteint sa cible a eu un succès
donc ça se détermine à post-sérieux il y a souvent des choses qui n'aboutissent pas et c'est
pour ça qu'il faut que j'ignite les transferts que je suis remonté aussi loin donc le premier
satellite de télécommunications européen bilatéral entre l'allemagne et la france c'est
symphonie et il est assez paradigmatique puisque ils ron à la fois avec la coopération avec les
états unis dans le cadre d'un tel sat c'est une brèche dans dans dans le monde monopolistique
et en même temps c'est une un changement et un enjeu technologique important puisque c'est un
satellite qui pour la première fois pour un satellite civile va être stabilisé trois axes
alors stabilisé trois axes en orbite géostationnaire ça veut dire qu'au lieu de stabiliser le
satellite sur son orbite en le faisant tourner donc par un effet de toupis on le on le stabilise
autour de ses axes avec des roues qui sont à l'intérieur du satellite alors pourquoi est-ce
que ça c'est une innovation bien on le voit derrière c'est 100% des satellites de géostationnaire à
l'heure actuelle sont des satellites qui sont stabilisés trois axes donc en fait on a fait la
première mondiale sur le sujet et c'est devenu le standard autre autre élément d'innovation la
structuration du secteur industriel européen les acteurs qui ont fabriqué symphonie sont toujours
les acteurs dominants de la fabrication des satellites de télécommunications en europe avec
les booster en allemagne les plateformes intégrées à canne voilà donc on a un programme qui a
structuré l'avenir les 30 ans qui suivent et par ailleurs c'est en plus un satellite qui
deux par la contrainte des américains du monopole d'intelsat est resté un satellite expérimental
et l'europe les allemands et les français en fait on transformait ça en un satellite
précurseur qui qui a eu le record du monde de mission aval avec 140 missions impliquant 40 pays donc
que quand on parle de la valle en fait symphonie est déjà un exemple c'est déjà un exemple de
coopération avec des pays qui n'ont pas accès à l'espace et c'est déjà un exemple de toutes
les applications de type télé-éducation télémédecine synchronisation donc c'est vraiment
un satellite qui a qui est le précurseur pour l'ensemble de ce qu'on a fait dans les
30 dernières années en télécommunications dans un autre registre donc qui qui va nous amener à
qui est le le alors je l'ai mis dans ce sens là parce que l'accès à l'espace et normalement
j'aurais dû commencer par l'accès à l'espace mais il se trouve que hubert curien a déclaré
que symphonie était le père d'ariane et je me suis dit quand même à tout seigneur tout honneur
je vais quand même présenter symphonie avant ariane et personnellement je viens aussi du
domaine des télécom donc je me suis dit qu'il fallait aussi que je serve ma paroisse donc
aryanin et le programme aryanin est décidé parce que il faut il faut pouvoir accéder à un service
opérationnel commercial au niveau des télécommunications et pour ça il faut pouvoir lancer
sur des lanceurs européens puisque il y a un embargo américain qui interdit l'usage opérationnel
et commercial des satellites qui seraient lancés par leur lanceur c'est donc ça qui permet de
refédérer l'europe autour de la conception d'ariane et là donc évidemment l'innovation
aryan n'est pas un satellite aryanin et n'est pas une lanceur particulièrement innovant en
termes de technologie il a fallu évidemment rattraper la technologie américaine donc c'est ça
était innovant pour les industries européennes mais ça n'était qu'un rattrapage de technologie
en revanche le montage opérationnel avec la mise en place d'un opérateur commercial qui est
aryan espace dès le lancement du programme c'est à dire même avant d'avoir signé la convention
pour pour pour développer aryan et d'avoir l'argent pour le faire du point de vue des
partenaires européens on parlait déjà de la mise en place d'ariane espace et ça c'est c'est
réellement novateur et on sait quel succès aryan espace a eu dans les 20 ans qui ont suivi la
qualification d'ariane donc en 12 ans aryan a lancé 50% excusez-moi pour les fautes d'orthographe
50% des satellites commerciaux voilà donc nouvelle technologie et nouvelle innovation cette fois
si dans la façon d'exploiter un lanceur la vraie innovation sur aryan arrivera plutôt avec aryan 2
en fait en niveau d'innovation technologique du côté des concepts instrumentaux j'ai pris là
aussi un exemple l'instrument yazi donc l'instrument yazi qui est un spectromètre à
par transformé de fourrier basé sur le le principe d'un interferomètre de mickelson dont
on change la longueur d'un des bras pour pouvoir avoir une mesure spectrale et on exploite en
même temps le fait d'avoir le satellite qui défile pour avoir en même temps l'imagerie et
l'information spectrale de chacune des des points de l'image donc ce ce concept a été
mis au point en france sous maîtrise d'ouvrage du CNES et cette fois ci on est dans un montage
entre le CNES et le Metsat donc l'exploitant européen pour élaborer les données météo
de premier niveau et là on s'aperçoit que on est avec une précision de mesure qui est
incomparable par rapport à celle des des équivalents us on est deux fois plus précis que
les équivalents us de la même époque quand on met yazi en orbite et yazi en tant qu'instrument
contribue à 40% aux modèles des de prédictions météorologiques numériques ça c'est une
donnée Metsat donc en fait ça domine l'ensemble de tous les autres instruments en matière de
météorologie le dernier exemple que j'ai voulu prendre était au niveau système cette fois ci c'est
le système agnose donc un système d'augmentation au système gps donc les américains mettent en place
un système de localisation pour des besoins essentiellement militaires au départ et il dégrade
volontairement la précision qui peut être obtenue en dehors du territoire des états unis où si c'est
en dehors des états unis il garde la précision mais uniquement pour des acteurs de la défense
américaine donc le sur le les acteurs du CNES et de la DGAC donc l'aviation civile française
invente un concept de complément spatiale à la à la constellation gps donc qui consiste à faire
des mesures locales sur le territoire et à évaluer les erreurs du système gps et à diffuser
depuis un système géostationnaire l'information vers les utilisateurs d'une région donnée ce
qui permet donc de compenser cette dégradation volontaire du signal alors on diffuse pas
uniquement la dégradation comment contourner la dégradation volontaire on diffuse aussi des
compléments d'information pour corriger les perturbations qui interviennent sur le trajet
au niveau de l'atmosphère donc le comportement ionosphérique et par ailleurs on diffuse également
des signaux d'alerte au cas où une anomalie intervienne sur un un satellite donc des signaux
d'intégrité donc l'ensemble de ce concept a fait l'objet d'une de soumission dans les
stands dans les instances réglementaires notamment de l'oci et donc est devenu un standard mondial ce
qui a fait que d'ailleurs que le premier premier système qui a été mis en œuvre de manière
opérationnelle n'a pas été le système européen agnose parce qu'on a mis beaucoup de temps à le
déployer et surtout à le certifier pour un usage en aviation civile mais a été un système américain
qui évidemment est sur le même standard et donc est co et compatible du point de vue des
couvertures et donc quand on part en avion d'un côté on utilise agnose quand on est en Europe
et on finit avec OAS quand on arrive aux états unis donc là encore une innovation qui a finalement
contribué à ce que les américains supprime ce qui s'appelait la sélective availability ils ont
arrêté de dégrader la précision du gps puisqu'il y avait un système qui permettait de le compenser
donc voilà quelques exemples de ce que je pourrais les multiplier à foison mais ça me permet de
montrer dans différents domaines comment le CNES a poussé l'innovation dans les dernières années
alors qu'est ce que je l'en retiens en termes de caractéristiques communes de ces programmes et bien
c'est que ils correspondent tous à une prouesse technique dans dans le je l'ai expliqué pour la
stabilisation 3d dans un cas mais on va si on reprend le cas d'egnose on est dans le premier
système temps réel en termes de segment sol spatial il doit réagir en six secondes pour pouvoir
diffuser une un événement sur la non intégrité du système gps les performances qui sont atteintes
dépasse de loin celle des systèmes similaires même le système agnose est meilleur aujourd'hui sur
certains registres que le système OAS actuel développé par les états unis et donc il est
mis en place à travers une coopération ils sont mis en place à travers des coopérations avec des
acteurs émergents donc on voit symphonie et fait en franco allemand yasi c'est la première c'est
le premier satellite défilant de météorologie de metzat et on travaille avec les opérateurs
chargés de l'exploitation a rien espace on contribue même à les mettre en place avec
a rien espace et metzat mais on a aussi franc télécom qui s'implique sur la partie satellite
symphonie on s'inscrit dès l'origine dans un cadre international dans une stratégie
d'autonomie on voit bien que à chaque fois c'est pour chacune des technologies chacun des services
on cherche à garder une autonomie stratégique sur les moyens et on est très structurant pour
l'industrie européenne alors du côté du coup et des calendriers en l'occurrence ce sont des
problèmes qui sont longs il dure 10 ans 8 ans pour le problème symphonie ils sont coûteux c'est
évidemment à l'échelle de la proeste technique qui est demandé quand je dis coûteux c'est plusieurs
centaines de millions de francs de l'époque jusqu'à plusieurs milliards de francs pour l'initiative
d'Ariane et donc dans le rapport à l'usager en fait s'il y avait le souci de prendre en compte la
phase d'exploitation de mettre en place l'exploitant premier niveau en l'occurrence on s'est arrêté
systématiquement à l'exploitant premier niveau on s'est arrêté à e-metsat on n'a pas descendu la
chaîne de la valeur pour aller jusque aux usagers de bout de chaîne on reste dans un secteur
spatial conçu comme étant un secteur autonome avec sa propre dynamique comme vécu comme étant une
infrastructures dont sur laquelle s'appuyeront des services mais développé et conçu en tant
qu'infrastructures et dans le le contexte qui qui s'offre à nous maintenant c'est ça qui va
falloir probablement changer c'est ce rapport aux usagers le le spatial n'est plus un secteur
totalement autonome il est de plus en plus un secteur qui va devoir s'y brider avec les autres
autres secteurs de l'économie en télécommunications il n'y a déjà plus de il y a transparence entre
les réseaux spatiaux et les réseaux terrestres dans tous les domaines nous allons devoir penser
dans une dans un schéma hybride et plus dans un schéma autonome nous allons devoir penser dans un
schéma réactif et dans un schéma à moindre coût pour l'accès à des technologies innovantes donc
je ne sais pas comment on va le faire puisque ce sont mes mes collègues qui vont vous présenter
dans les différents secteurs dans lesquels on nous investissons que ce soit l'air été l'innovation
dans les lanceurs le transfert de de technologie où les usages et la conception de système à
travers les usages voilà je vous remercie pour votre attention
